. ; l ; X il ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE ADMINISTRATION des ANNALES : 136. Boul. Saint-Germain, PARIS (6-). - Tél. GOBELÏNS 18.57. RÉDACTION des ANNALES: 42*., rue de Bourgogne. PARIS (7«) COMITÉ DE RÉDACTION M M . ANDRÉ, président, m rATlOlH ai;ku>'0miquk8 Relgique Etats-Unis Crande-Rretagne Correspondants étrangers M M . De Vuyst. /ta/10 D r J. G. Lipman. Pays-lias Sir Daniel Hall. Suisse MM. Pr. Carlo Mensio D r van Rijn. V. Du8erre. PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1 884 par fascicules de 5 à 6 ffttlMon. formant chaque année un volume d'environ 500 paR»B, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antérieures (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : l rc , T, 3\ 4", 5" sé- ri" , peuvent être obtenues au prix do 24 fr. pour une année isolée I. a collection entière est cédée avec une remise de 25 °/ . ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE Fondées en xes-4 t»-A.ï* LOUIS G-HA-NIDE A.XJ PUBLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES XXXIX» ANNÉE — 1922 <*, LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 136, boulevard Saint-Germain, PARIS (VI e ) 39 ; année N° 1 Janvier-Février 1922 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE Fondées eint ise<* F.A.R LOUIS Q-RA.NDEA.U PUBLIEES SOUS LES AUSPICES DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ORGANE DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES SOMMAIRE Pages Avis aux Abonnés 1 Rapport au Président de la République et Décret sur la création d'un Institut des Recherches agronomiques 1 A. Demolon. — Détermination de la concentration en H ~\- ions par la méthode colorimétrique . — Application à l'étude de la réaction des sols (avec 6 figures) 20 Ototzky. — Les eaux souterraines et les agents météorologiques. — Température du sol. Pression atmosphérique et précipitations . 39 Revue Agronomique 53 Bibliographie 57 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, rue des Beaux-Arts, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : b, rue des Beaux- Arts. PARIS (6-). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42»». rue de Bourgogne. PARIS (7-). COMITÉ DE RÉDACTION M M . G. ANDRÉ, présitlent, G. BERTRAND, DEMOUSSY, A. LAURENT LECLAINCHE, P. MAHSAIS, NOTTIN, SCHBIBAUX MM. P. NOBLESSE ET J.-L. VAN MELLE Ih'ilacteur en chef : ALBERT BRUNO mnmuR OKWillAL MS stations agronomiques PRIX DE L'ABONNEMENT Les Annale» de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depui> 1884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, otc. Un an : 30 fr. — Etranger : 36 fr. Les .iiin.'.s Mité ie nés (sauf 188-'* et 1885 incomplètes) : V" , T, 3\ 4", &• î-é- rie it être obtenues eu prix de 24 fr. pour nno année isolée. La colloction entière est cédée avec une remise de 25 °/ . AVIS AUX ABONNÉS Nous nous excusons auprès de nos lecteurs du retard qu'ils ne manque ront pas de constater dans la publication de ce premier fascicule de l'année 1922. Mais nous avons l'espoir qu'ils s'en trouveront bientôt largement dé- dommagés. A dater du l' 1 janvier 1922, les « Annales de la Science Agro- nomique Française et Étrangère» deviennent l'organe de l'Institut des Re- cherches Agronomiques institué par la loi de Finances de 1921. De ce fait, les possibilités de documentation scientifique tirée des meil- leures sources françaises et étrangères vont se trouver progressivement accrues dans une large mesure. Les questions relatives aux maladies des plantes et aux parasites consti- tuant le domaine des «< Annales des Epiphyties », la totalité des autres sujets revient aux seules « Annales de la Science Agronomique ». Notre Comité de Rédaction s'enrichit du concours de MM. les professeurs ftabriel Bertrand, Leclainchc et Schribaux dont les noms sont suffisamment connus de nos lecteurs pour qu'il S'»it superflu d'insister. MINISTERE DE L'AGRICULTURE CRÉATION d'un INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES RAPPORT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Paris, le 26 décembre 1921. Monsieur le Président, Si la science agronomique, ayant percé le mystère de la vie des plantes, était arrivée à ce point de perfection que. les lois qui régissent la grande industrie biologique, c'est-à-dire l'agri- culture, nous fussent désormais connues, il n'y aurait plus à se préoccuper que d'en diffuser la connaissance par les meilleures et les plus rapides méthodes d'enseignement. Il n'en est pas ainsi. ASN. SCIEXCE AOROX. 1022 1 INNALES LA SCIENCE AGRONOMIQUE néralisi - - léjà r un : notre pro- duction -, . t. ainsi que les ofl; es ag oient ai tivement. M Je problèmes nt encor» résoudre, dont peut être poursuivi»- avec fruit que par les méth' s s actions et laboratoires amén _ les ] - - i phys _ - - i! ural. R< végéî • animales plus produetiv- i; re la fertilité des a par l'étude mici - i himique et physique des terres et - 1; de lutte à empli «ntre les mata- ssent . $ degrés rs, -ur toutes sur notre oheptt-1: Il - principes d'une alimentation rationnelle de un en vue d'un» 1 meilleure utilisation pr ■ _ La m <»ir un service de recherchée - ntitiq . j appliq< griculture s'inu - le Parlement l'a compris puisqu'il a déci-ie que. sur les us inscrits au cha- piti get du : ini- ; \j: ulture (offices a_ coles) de 2 -omrae d - millions serait affectée aux nt il s'agit. Ce vote a »*ntrainé l'insertion dans la loi de final ernière,d< l'art i 79 tient, en substance, it propose le G< uvernement en déposant, le 31 juillet et créai ion d'un institut d< \er- nomiques doté «le la i i ivib- ito- irtiele âv 1 • le it ion et les : ionnement dudit institu - —destinées nn» ruent, j'ai i ur. d'accord M. haute sancti ut pour objet l'organi- $ rech» agronomiques sur les bâl 1- Insth - ite du ministre de rAgricul- INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 6 ture, d'admini&trer l'ensemble des stations et laboratoires dépen- dant actuellement du ministère de l'Agriculture ou subvention- nés par lui (Direction des services sanitaires et scientifiques et de la répression des fraudes), auxquels viendront s'ajouter les établissements que l'Institut jugera utile de créer. Tous les frais d'entretien ou de construction sont à sa charge; de même, il se substitue au ministère de l'-Agriculture pour sub- ventionner les stations et laboratoires appartenant à d'autres administrations où se poursuivent des recherches intéressant l'agriculture, et pour accorder des missions aux savants qui se livrent, à titre personnel, à des recherches du même ordre. L'Institut a, d'autre part, pour mission essentielle, de coordon- ner les efforts des techniciens, de provoquer les recherches, d'orienter le personnel des laboratoires vers les problèmes dont la solution paraît susceptible d'utilisation pratique immédiate et non vers la science spéculative; dans ce but, il organise une bibliothèque centrale avec un service de fiches documen- taires destinées à être fournies, sur leur demande, aux divers laboratoires et stations, et il publie un recueil des travaux scientifiques donnant, chaque année, l'état de la science, tant en France qu'à l'étranger. Le personnel actuel des stations et laboratoires comprend un cadre de 115 fonctionnaires, dont le statut a été fixé par le décret du 25 août 1921, et un certain nombre d'auxiliaires, variable avec les besoins du service. Il ne sera rien changé à l'égard du personnel titulaire, qui continuera à être rétribué sur les crédits du budget du ministère de l'Agriculture, mais sera placé sous l'autorité du directeur de l'Institut; le tableau d'avancement sera annuellement dressé par le Conseil d'administration de l'Institut qui, le cas échéant, fonctionnera comme Conseil de discipline. Par décret contresigné par le ministre des Finances, le cadre des agents titulaires pourra être augmenté au fur et à mesure des besoins qui résulteront de la création de stations nouvelles. Quant au personnel auxiliaire actuel, il cessera d'être rétribué directement par le ministère de l'Agriculture et relèvera doréna- vant directement de l'Institut. Il fera partie du personnel auxi- liaire temporaire des stations et laboratoires dans les conditions 4 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE fixées par le second des projets de décrets ci-joints. C'est au moyen de ce cadre auxiliaire qu'il sera pourvu, en partie, an fonctionnement des nouvelles stations et des nouveaux labora- toires qui seront créés par l'Institut. En dehors du personnel techniq.ue ci-dessus, l'Institut aura un personnel administratif propre, constituant son service cen- tral et comprenant, notamment, un directeur et un agent comp- table. Il s'agit d'un personnel peu nombreux, dont le statut est également fixé par le même projet de décret et qui, nommé par le ministre, sera rétribué directement aussi par l'Institut. Il est prévu que la plupart des emplois dont il s'agit pourront être remplis, au moins provisoirement, par des fonctionnaires appartenant au ministère de l'Agriculture et auxquels s'appli- queront les règles du cumul. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'hommage de mon respectueux dévouement. Le Ministre de V Agriculture, E. Lefebvre du Prey. Le Président de l.v République Française, Sur le rapport du ministre de l'Agriculture, Vu l'article 79 de la loi de finances du 30 avril 1921, portant création de l'Institut des Recherches agronomiques et ainsi cornu : « Il est institué au ministère «If l'Agriculture un office chargé de développer les recherches scientifiques appliquées à l'agri- culture, en vue de relever et d'intensifier la production agricole. « Cet organisme, qui prend le nom d' «Institut des recherches « agronomiques », est doté de la personnalité civile et de l'auto- nomie financière. « Un décret rendu sur les propositions du ministre de l'Agri- culture et du ministre des Finances réglera l'organisation et les conditions du fonctionnement de cet institut et déterminera la nature 1 us un des suffrages exprimes, la voix du président étant prépondérante. Art. 9. — Les délibérations du Cnm.il d'administration ne INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES / sont exécutoires qu'après approbation par le ministre de l'Agri- culture. Art. 10. — Les marchés concernant Y Institut des recherches agronomiques sont passés dans les formes et conditions prescrites pour les marchés de l'Etat. Art. 11. — Le Conseil d'administration choisit, chaque année, dans son sein, trois de ses membres pour former une com- mission de surveillance chargée de vérifier, toutes les fois qu'il le juge utile, l'état de la caisse et la bonne tenue des écritures ou de déléguer un de ses membres à cet effet. Le ministre de l'Agriculture peut faire opérer les mêmes véri- fications par un ou plusieurs agents habilités par lui, définitive- ment ou temporairement, dans ce but. Art. 12. — Le Conseil se réunit sur la convocation du prési- dent aussi souvent qu'il est nécessaire, mais au moins une fois par semestre. La convocation devra indiquer les questions sur lesquelles le Conseil d'administration sera appelé 3 délibérer et il ne pourra être apporté de modifications à cet ordre du jour, que sur la demande écrite de trois membres et après avis conforme des autres -membres présents à la réunion du Conseil. Art. 13. — Chaque année, le Conseil d'administration adresse au ministre de l'Agriculture, dans le courant du mois de juin, un rapport général sur l'état de l'Institut, le fonctionnement des services, les résultats obtenus pendant l'exercice précédent et les améliorations qui pourraient être apportées au fonctionne- ment de l'Institut. Art. 14. — Le directeur de l'Institut est nommé par décret, sur la proposition du ministre de l'Agriculture. Art. 15. — Le directeur représente l'Institut en justice et dans les actes de la vie civile. Il peut, sans autorisation du Conseil d'administration, faire tous les actes conservatoires, agir en référé et passer les marchés dont le montant n'est pas supérieur à 10.000 francs. 8 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE CHAPITRE II DU PERSONNEL \kt. 16. — Les nominations, avancements et mutations du personnel des stations et laboratoires sont faits dans les formes prévues aux décrets concernant ce personnel. Art. 17. — Un personnel administratif chargé de seconder le directeur est mis à sa disposition et placé sous son autorité; il est rétribué sur le budget de l'Institut des recherches agro- nomiques. Les cadres, les traitements et les indemnités du personnel administratif sont fixés par décrets contresignéspar les ministres de l'Agriculture et des Finances. Art. 18. — Dans la limite des crédits dont il dispose, l'Institut des recherches agronomiques peut, sur décision du Conseil d'ad- ministration, employer et mettre à la disposition des stations et laboratoires un personnel d'agents temporaires dont les émo- luments et indemnités sont fixés par décrets contresignés par les ministres de l'Agriculture et des Finances. CHAPITRE III DE L'ACCEPTATION DES LIBÉRALITÉS Art. 19. — L'acceptation des libéralités faites par actes entre vifs ou testamentaires au profit de l'Institut des recherches agro- nomiques, est autorisée par décret du Président de la République, rendu en Conseil d'État, sur la proposition du ministre de l'Agri- culture, après avis du Conseil d'administration de l'Institut. Il sera procédé pour l'irisl nui ion desdites libéralités conformément aux dfeposil ions de l'article 3 de l'ordonnance du 14 janvier 1831. Art.' 20. — Lorsque les dons et legs ont été faits sans affecta- tion délerminée, l'emploi en est réglé par le décret d'autorisa- tion. INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 9 Organisation financière de l'Institut des recherches agronomiques CHAPITRE IV DES RECETTES ET DES DEPENSES Art. 21, — Le budget de l'Institut des recherches agrono- miques est divisé en budget ordinaire et budget extraordinaire. Les recettes du budget ordinaire se composent : 1° Des subventions annuelles de l'État inscrites au budget général du ministère de l'Agriculture ; 2° Des subventions et fonds de concours de toute nature, ayant un caractère annuel et permanent, provenant de départe- ments, de communes, d'associations syndicales ou autres, ou de particuliers ; 3° Des revenus des biens; 4° Du produit de la vente des publications de l'Institut ou des stations et laboratoires; 5° Du produit des analyses ou des travaux scientifiques effec- tués à titre onéreux pour les particuliers, par les laboratoires et stations suivant tarifs fixés par le Conseil d'administration; 6° De toutes autres ressources d'un caractère annuel et per- manent. Art. 22. — Les dépenses du budget ordinaire comprennent : 1° Les impositions établies par les lois; 2° La rémunération du personnel de l'Institut prévu aux articles 17 et 18 du présent décret; 3° Les frais d'administration y compris les jetons de présence et frais de déplacement des membres du Conseil d'administration; 4° Les frais de location, d'entretien de bâtiments, de mobilier, de matériel et produits de laboratoires, de chauffage, d'éclairage; les frais d'impression, de bureau, les dépenses de bibliothèque de l'Institut et de ses stations et laboratoires; 5° Les frais de missions; 6° Les subventions à des établissements dans lesquels se poursuivent des recherches scientifiques intéressant l'agriculture; 7° Toutes autres dépenses d'un caractère annuel et permanent. 10 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Art. 23. — Le budget extraordinaire comprend : En recettes : 1° le produit des emprunts; 2° Le prix des biens aliénés; 3° Les subventions, dons, legs, libéralités et fonds de concours de toute nature provenant de départements, de communes, d'associations syndicales ou autres ou de particuliers, ayant un caractère accidentel. En dépenses : les dépenses temporaires ou accidentelles impu- tées sur une des recettes énumérées ci-dessus ou sur l'excédent de recettes ordinaires, y compris le service des emprunts. Art. 24. — Toutes les dispositions relatives au contrôle des engagements de dépenses s'appliquent à l'Institut des recherches agronomiques. CHAPITRE V DU VOTE ET DK L'APPRORATION DU RUDGET Art. 25. — Le budget, préparé par le directeur, est présenté au Conseil dans la première quinzaine de novembre pour l'année à venir. Dans la quinzaine suivante, il est transmis pour appro- bation au ministre de l'Agriculture et au ministre des Finances. Les modifications au budget de l'exercice en cours sont votées au mois de mai; elles sont délibérées et approuvée» dans les mêmes formes. CHAPITRE VI DE l'0RD0NNAN( I:MI:NT, DU RECOUVREMENT ET DU PAIEMENT Art. 26. — La durer «les périodes complémentaires de l'exer- cice s'étend jusqu'au 31 mars pour l'ordonnancement et jusqu'au 30 avril pour le recouvrement et le paiement. \kt. 27. — Le directeur est ordonnateur des dépenses. Il est suppléé, «'ii cas d'absence ou d'empêchement, par un assesseur Dommé par le ministre de l'Agriculture. Art. 28. — Les recettes et les dépenses sont effectuées par l'agent comptable chargé seul, et sous sa responsabilité, de faire boute diligence poui assurer la rentrée des revenus et des créan- ces, legs, donations et antres ressourcesdu budget de l'Institut, INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 11 de l'aire procéder contre les débiteurs en retard aux exploits, significations, poursuites et commandements à la requête du directeur et d'acquitter les dépenses mandatées par celui-ci. Indépendamment de la surveillance qu'exercent, sur ces opé- rations, le directeur et le Conseil d'administration, ainsi que l'Inspection des associations agricoles et des institutions de cré- dit, l'agent comptable est justiciable de la Cour des Comptes et soumis aux vérifications de l'Inspection générale des Finances. 11 fournit, en garantie de sa gestion, un cautionnement dont le montant est fixé par une décision concertée entre le ministre des Finances et le ministre de l'Agriculture. Il est nommé par décret sur la proposition du ministre de l'Agriculture et du ministre des Finances. Il est révocable dans la même forme. En cas de maladie ou d'absence autorisée, il peut se faire remplacer par un fondé de pouvoirs muni d'une procuration régulière et agréé par le directeur de l'Institut. Art. 29. — Dans chaque laboratoire ou station, un agent spécial, désigné par le directeur de l'Institut, peut être chargé, à titre de régisseur et à charge de rapporter dans le mois à l'agent comptable les acquits des créanciers réels et les pièces justifica- tives, de payer au moyen d'avances mises à sa disposition les menues dépenses de l'établissement. Ces avances ne doivent pas excéder 3.000 francs. Aucune nouvelle avance ne peut, dans les limites prévues par le paragraphe ci-dessus, être faite par l'agent comptable qu'au- tant que les acquits des créanciers réels et les pièces justificatives de l'avance précédente lui ont été fournis ou que la portion de cette avance dont il reste à justifier a moins d'un 'mois de date. Art. 30. — Les sommes qui seraient perçues à l'occasion des opérations effectuées pour le compte des particuliers dans les conditions prévues à l'article 21 peuvent être perçues, dans chaque laboratoire, par le régisseur prévu à l'article précédent, moyennant la délivrance aux parties d'une quittance détachée d'un registre à souche et à la charge de versements à l'agent comptable tous les mois, et plus fréquemment s'il en est ainsi décidé par le directeur de l'Institut. 12 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Art. 31. — L'agent comptable est soumis, pour tout ce qui o'est pas prévu au présent décret, aux mêmes règlements que les comptables du Trésor. Art. 32. — Les fonds libres de l'Institut sont versés en compte courant au Trésor, sans intérêt. Art. 33. — La partie de l'excédent des recettes sur les dépenses à la clôture de l'exercice, qu'il n'est pas nécessaire de maintenir aux fonds libres pour les besoins du service courant, est portée à un fonds de réserve et employée en rentes sur l'État, en obli- gations nominatives des grandes compagnies de chemin de fer ou en valeurs garanties par l'État autres que les bons de la dé- fense nationale. Les prélèvements à effectuer sur ce fonds de réserve sont décidés par le ministre de l'Agriculture, après avis du Conseil d'administration. Les titres sont conservés par l'agent comptable. Art. 34. - Les oppositions sur les sommes dues par l'Institut sont pratiquées entre les mains de l'agent comptable. CHAPITRE VII DES COMPTES Art. 35. — Le compte du directeur et les comptes deniers et matières de l'agent comptable sont soumis, chaque année, avant le 1 er juillet, au Conseil d'administration. Les comptes de gestion de l'agent comptable indiquent la distribution par exercice des faits de recettes et de dépenses. Le compte du directeur est soumis à l'approbation du ministre avant le I er août qui suit la clôture de l'exercice. Les comptes de l'agent . omptable sont établis en double "xpédition; lune de ces expéditions, visée par le ministre de l'Agriculture, est déposée au greffe de la Cour des Comptes avec pièces justificatives à l'appui, dans le courant du mois de septembre qui suit la clôt ure de Kexercice. INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 13 CHAPITRE VIII DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES Art. 36. — La forme des budgets et des comptes de l'Institut, la tenue des livres et des écritures, la nomenclature des pièces justificatives de recettes et de dépenses, ainsi que les états de comptabilité à adresser périodiquement au ministre de l'Agricul- ture et au ministre des Finances et, en général, les mesures d'exé- cution du présent décret, seront déterminées par des règlements arrêtés de concert par les ministres de l'Agriculture et des Finances. Art. 37. — Le ministre de l'Agriculture et le ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécu- tion du présent décret, qui sera publié au Journal officiel. Fait à Paris, le 26 décembre 1921. A. MILLERAND. Par le Président de la République : Le Ministre de V Agriculture, E. Lefervre du Prey. Le Ministre des Finances, Paul Doumer. Le Président de la République Française, Sur le rapport du ministre de l'Agriculture, Vu l'article 79 de la loi de finances du 30 avril 1921, portant création de l'Institut des recherches agronomiques; Vu le décret du 26 décembre 1921, relatif à l'organisation de l'Institut des recherches agronomiques et, notamment, ses articles 14, 16, 17, 18 et 28; Décrète : Art. 1. — Le personnel du service administratif de l'Institut des recherches agronomiques comprend : 1 directeur; 3 rédacteurs; 1 chef de bureau; 2 sténo-dactylographes ou dames 1 agent comptable; employées; 1 sous-chef de bureau; 2 gardiens de bureau. 14 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Art. 2. — Les traitements de ce personnel sont fixés comme suit : Directeur 25.000' Chef de bureau : l«classe 18.000 2 e classe 17.000 3^ classe 16.-000 '» e classe 1T..000 5 e classe T.. 000 Sous-chef de bureau ou agent comptable : l re classe 1'. .000' 2 e classe 1:5.000 3 e classe 12.000 '.- classe tl.ÔOO I iédaeteurs : l re classe 11.000 f 2 e classe 10.000 3 e classe 9.000 4 e classe 8.000 5 e classe T. f 6 e classe 6.000 sténo - dactylographes oudann's employées : l re classe 7.000 2 e classe 6.500 3 e classa 6.000 4 e classe 5.500 5 e classe 5.000 6 e classe 4.500 7 e classe 4.000 Gardiens de bureau : l re classe 5.200 2 e classe 5.000 3 e classe '..800 4 e classe '. . 600 5 e classe '..'.00 6e classe '..200 7 e classe '..000 8 e classe :;.800 Art. 3. — A l'exception du directeur et de l'agent comp- table, dont le mode de nomination fait l'objet de dispositions spéciales, le personnel administratif de l'Institut des recher- ches agronomiques est nommé par arrêté du ministre de l'Agri- culture. L'emploi de chef de bureau, de même que celui de sous-chef de bureau, esl attribué soit à un agent du service adminiptratif de l'Institut inscrit au tableau d'avancement pour ce grade, soit à un fonctionnaire de l'Administration centrale du minis- tère de l'Agriculture du même grade ou inscrit au tableau d'avancement pour ce grade. Ce fonctionnaire i ontinue à ap- partenir à son corps d'origine et y conserve Bes droits à l'avan- cement. Les rédacteurs sont recrutés parmi les rédacteurs ou assimilés du ministère de l'Agriculture. Ils continuent à appartenir à leur corps d'origine et y conservent leurs droits à l'avance- ment. INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 15 Les sténo-dactylographes sont recrutées parmi les sténo-dacty- lographes des divers services du ministère de l'Agriculture. A défaut de candidats, il est pourvu aux emplois de rédacteur ou de sténo-dactylographe par voie de concours dont les condi- tions sont fixées par le ministre de l'Agriculture. Les fonctionnaires et agents du ministère de l'Agriculture nommés à un emploi de l'Institut entrent dans la classe corres- pondante au traitement égal ou immédiatement supérieur à celui qui leur était attribué dans leur précédent emploi. L'an- cienneté acquise par eux dans la classe à laquelle ils apparte- naient dans cet emploi entre en compte dans le délai nécessaire à leur première promotion. Art. 4. — Le personnel nommé après concours est assujetti à un stage d'une année pendant laquelle il reçoit une allocation égale au traitement de la dernière classe de l'emploi occupé. Les mêmes dispositions sont applicables aux gardiens de bureau. A l'expiration du stage, le chef de service présente un rapport sur la conduite et la manière de servir du stagiaire qui est titu- larisé, s'il y a lieu, à la dernière classe de son emploi. Lorsque le rapport n'est pas favorable, le stagiaire peut être immédia- tement licencié. Il peut également être licencié au cours du stage. Art. 5. — Pour le personnel du service administratif, les avancements de grade et de classe ne peuvent être accordés que dans la limite des effectifs et des disponibilités budgé- taires. Un tableau d'avancement, valable pour l'année suivante, est arrêté à la fin de chaque année par le Conseil d'administration de l'Institut et soumis à l'approbation du ministre de l'Agricul- ture. Ce tableau comprend un nombre de candidats en rapport avec les disponibilités budgétaires. Aucun employé ne peut recevoir d'avancement de grade ou de classe s'il n'est porté sur ce tableau. Toute nomination à un grade supérieur se fait à la dernière classe de ce grade. Le sous-chef de bureau ne peut être promu chef de bureau que s'il compte au moins deux ans d'ancienneté 16 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE dans la 3 e classe et douze ans de services administratifs valables pour la retraite. Les rédacteurs ne peuvent être promus sous- chef de bureau que s'ils comptent au moins six ans de services en qualité de rédacteur soit à l'Institut, soit au ministère de l'Agriculture. Dans chaque emploi, l'avancement a lieu d'une classe à la classe immédiatement supérieure. Nul ne peut être promu à la classe supérieure s'il n'a au moins deux années de services dans la classe qu'il occupe. Poui les emplois inférieurs à celui de rédacteur, les avancements de classe sont conférés à raison d'un tour au choix et d'un tour à l'ancienneté Pour les autres emplois, les avancements de classe ont lieu exclusivement au choix. Art. 6. — Les agents du service administratif de l'Institut peuvent obtenir un congé annuel de quinze jours sans retenue de traitement. En cas d'absence pour cause de maladie dûment constatée, ils peuvent être autorisés à conserver l'intégralité de leur traitement pendant un temps qui ne peut excéder trois mois. Pendant les trois mois suivants, ils peuvent obtenir un congé avec la retenue de la moitié au moins et des deux tiers au plus de leur traite- ment. Dans le cas particulier de maternité et à titre exceptionnel, la durée du premier congé est de droit fixée à six semaines. Le point de départ de ce congé est déterminé par un médecin dési- gné par le directeur «le l'Institut sur la demande de l'employée intéressée. Art. 7. — Indépendamment du personnel du service adminis- tratif de l'Institut et du personnel titulaire des stations et labo- ratoires dépendant de l'Institut, il peut être employé dans le service administratif ou dans les Stations el laboratoires, suivant les besoins et dans la limite des crédits affectés à cet objet, un personnel recruté à titre temporaire de directeurs, chefs de tra- vaux, préparateurs, commis, dames employées, hommes ou femmes de service, grooms, messagers et ouvriers spécialisés. Art. 8. — Les agenls auxiliaires recrutes ;i titre temporaire sont nommés e1 rémunérés dans les conditions suivantes : INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 17 1° Directeurs, chefs de travaux et préparateurs. Les directeurs, chefs de travaux et préparateurs sont nommés par le ministre de l'Agriculture, qui fixe, pour chaque cas, l'al- location à attribuer dans les limites ci-après : Directeurs, de 300 à 1.250 francs par mois; Chefs de travaux, de 300 à 1.000 francs par mois; Préparateurs, de 300 à 900 francs par mois. 2° Employés et agents de service. Les employés et agents de service sont nommés par le direc- teur. Ils reçoivent, par journée de travail, les salaires ci-après : Commis et dames employées, de 12 à 18 francs (par augmenta- tions successives de l f 50); Hommes ou femmes de service, de 12 à 15 francs (par aug- mentations successives de 50 centimes); Grooms (au-dessous de seize ans), de 4 à 5 francs (par augmen- tations successives de 50 centimes); Messagers (au-dessus de seize ans), de 6 à 10 francs (par augmen- tations successives de 50 centimes). Toute nomination se fait au salaire de début. Les avancements ont lieu d'un échelon de salaire à l'échelon immédiatement supé- rieur. Nul ne peut être promu à l'échelon supérieur s'il n'a pas au moins deux ans de service dans l'échelon qu'il occupe. 3' Ouvriers spécialisés. * Les ouvriers spécialisés sont nommés par le directeur, qui fixe le taux de leur salaire, exclusif de toute indemnité, d'après les conditions locales et par comparaison avec celui pratiqué dans les industries similaires. Ce taux, fixé à la journée ou à l'heure, e&t débattu chaque fois qu'un ouvrier spécialisé est embauché. Art. 9. — Le cas échéant, les règles restrictives du cumul des traitements de plusieurs places, emplois ou commissions, ainsi que les règles restrictives du cumul d'un traitement et d'une pension sont applicables aux émoluments prévus par le présent décret. ANN. SCIENCE AGKON. 1922 2 18 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Art. 10. — Les traitements et salaires fixés par le présent décret sont exclusifs de toute gratification. Aucune indemnité, aucun avantage accessoire, de quelque nature que ce soit, ne pourra être attribué aux agents de l'Institut qu'en conformité d'un décret contresigné par le ministre des Finances et publié au Journal officiel. Art. 11. — L'agent comptable peut recevoir, en sus de son traitement, une indemnité de 2.000 francs par an pour la véri- fication financière des comptes des stations et laboratoires admi- nistrés par l'Institut et pour indemnité de caisse. Les frais de déplacement du personnel de l'Institut sont réglés d'après les tarifs et conditions fixés, pour chaque grade corres- pondant, par le décret relatif aux frais d'inspection, de tournées et de missions des fonctionnaires et agents du ministère de l'Agriculture. Art. 12. — Les agents du service administratif ne sont pas soumis pour la retraite au régime de la loi du 9 juin 1853 sur les pensions civiles. Les conditions suivant lesquelles une pension de retraite est constituée à leur profit sont déterminées confor- mément aux dispositions de l'article 10- §§ 3 et 4 de la loi du 5 avril 1910 sur les retraites ouvrières, par un décret contre- signé par le ministre de l'Agriculture, le ministre du Travail et le ministre des Finances. Les agents auxiliaires temporaires dont les emplois sont prévus à l'article 7 sont soumis au régime des retraites ouvrières et paysannes. Toutefois, les fonctionnaires et agents gui, avant d'entrer à l'Institut, étaient placés sous un régime de retraite spécial, conti- nueront à bénéficier de ce régime. Art. 13. — Les mesures et les peines disciplinaires applicables au personnel de l'Institut des recherches agronomiques sont les suivantes : 1° La répri mande; 2° L'avertissement avec l'inscription au dossier pouvant en- traîner l'inaptitude à l'avancement pendant la durée d'une année; 3° La rétrogradation d'une ou plusieurs classes ou la rétro- INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 19 gradation à la l re classe de l'emploi immédiatement inférieur; 4° La révocation. La réprimande est prononcée par le directeur de l'Institut, après avis du chef de service sous les ordres duquel l'agent se trouve placé. Les autres peines sont prononcées par le ministre de l'Agri- culture, après avis du Conseil d'administration, l'intéressé ayant été entendu dans ses moyens de défense ou dûment appelé. Toutes les pièces communiquées au Conseil sont tenues à la dis- position de l'intéressé. Le procès-verbal de la séance dans laquelle l'intéressé a comparu ou, s'il y a lieu, sa défense écrite, accom- pagnent nécessairement le rapport soumis au Conseil par le ministre. Dispositions transitoires. Art. 14. — Il pourra être dérogé aux dispositions des articles b, 5 et 8 pour l'organisation du service dans les six mois qui sui- vront la publication du présent décret. Art. 15. — Le ministre de l'Agriculture et le ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécu- tion du présent décret, qui sera publié au Journal officiel. Fait à Paris, le 26 décembre 1921. A. MILLERAND. Par le Président de la République : Le Ministre de l'Agriculture, E. Lefebvre du Prey. Le Ministre des Finances, Paul Doumer. DÉTERMINATION DE LA. CONCENTRATION EN H + ions PAR LA MÉTHODE COLORIMÉTRIQLE APPLICATION A L'ETUDE DE LA RÉACTION DES SOLS Par A. DEMOLON DIRECTEUR DE I.A STATION AGRONOMIQUE DE i/AISN'E On peut déterminer rapidement et d'une manière suffisam- ment exacte la réaction d'un milieu par l'emploi des indicateurs colorés. Cette méthode peut en général être substituée à la me- sure électrométrique précise dans la détermination de la con- centration en H + ions dont nous avons montré ailleurs ( \ ) l'inté- rêt. Nous l'envisagerons ici principalement dans son application au sol après avoir rappelé les notions générales nécessaires à la compréhension du sujet. I — CONCENTRATION EN H + IONS DES SOLUTIONS 1° Définition de Ph. — La loi d'action de masse appliquée aux solutions aqueuses peut s'écrire en considérant que les pareu- (.1 )( H_) thèses expnment les nmcentrations = K(K = II- M constante de dissociation). Pour l'eau K l<> : . D'autre pari La conc< bration olé- cules non dissociées (H 2 0) pouvant, être regardée comme cons- tante, il s'ensuit que l'équilibre des solutions aqueuses peut être repi par la formule (H +.) X (OH ) = 10 u . D'une solu- (1) A n a. & ■ i, 2, ] 9 lit. DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H + IONS 21 tion (THC1 normale à une solution de soude normale supposées toutes deux complètement dissociées la valeur de (H + ) passera donc de 10° ou 1 (normale) à 10 ~ u . Les chimistes ne dépassant guère les liqueurs ceritinormales, on voit que tout l'intervalle compris entre 10 -2 et 10 ~ 12 échappe à la titrimétrie habituelle. L'allure de la courbe (fig. 1) montre qu'il est commode pour les çtt/m N/io Fig. i. — N/iu H/m Variations de Ph avec la concentration des solutions acides ou basiques fortes. mesures effectuées dans cette région de substituer aux abscisses ./ . 1 les ordonnées, c'est-à-dire le logarithme vulgaire de . On ë 8 (H + ) représente cette valeur par le symbole pH ou Ph. Cette nota- tion introduite par Sorensen est aujourd'hui d'usage courant. Remarquons en passant que le log. de 2 étant 0,3, une solution de Ph = n + 0,3 aura une concentration double de celle qui correspond à Ph = n. De même Ph = n + 1 correspond à une concentration décuple de Ph = n. 2° Dissociation. — La loi précédente, dans le cas d'un acide AH, (A_)(H.) = K, et si on désigne par S la quantité totale devient (AH) d'acide libre ou salifiée on peut remplacer (A H), quantité non dissociée, par S — (A_). La formule précédente devient alors ~ = — — — . Or, ~ = a représente le coefficient de dis- S K ± ( H + ) S sociation de l'acide. Si a = 1/2, il en résulte que K = (H + ). Donc le milieu de la courbe de saturation, c'est-à-dire le point de demi- 22 ANNALES I>K LA SCIENCE AGRONOMIQUE transformation, est tel que pour ce point la concentration en H -h ions est égale à la constante de dissociation. Ce fait a une importance pratique considérable au point de vue qui nous occupe; nous y reviendrons. Remarquons en outre qu'on peut établir la courbe de dissociation d'un acide ou d'une base en calculant les valeurs de Ph en fonction de a lorsqu'on connaît la constante de dissociation K de l'acide ou de la base envisagés. 3° Dilution. — Dans la plupart des cas une dilution modérée ne modifie la valeur de Ph que d'une façon insensible. Le fait peut être expliqué théoriquement. Nous nous bornerons à indi- quer qu'il a été vérifié par de nombreux expérimentateurs. Quand on opère sur des solutions complexes renfermant des acides faibles peu dissociés en présence de leurs sels qui le sont fortement et principalement au voisinage de la neutralité, une dilution de 5 ou 10 ne changera pas sensiblement les résultats. Remarquons que la légitimité de cette dilution est admise de- puis longtemps par les chimistes qui diluent les liquides colorés qu'ils ont à titrer (vin par exemple). Cette considération rend possible la mesure de la réaction des solutions des sols qu'il est impossible d'obtenir à l'état naturel. 4° Substances « tampon ». — Si nous ajoutons à un litre d'eau pure de Ph = 7 1/10 de centimètre cube, soit sensiblement deux gouttes d'HCl de décinormal, la concentration devient sensible- 1 . „ ment -— soit Ph = 5, ce qui représente une variation considé- rable. Si l'on répète la même opération avec un milieu renfer- mant des matières protéiques ou certains sels, du bouillon de viande par exemple, la variation de Ph est insignifiante. Les substances « tampon » ont la propriété de s'opposer aux variations brusques de réaction du milieu OÙ elles sont dissoutes par addition progressive d'acide ou d'alcali. La ligure ci-contre (2) Schématise l'allure «le h < mirbe suivant I» c;i\ Sans l'emploi de solutions de cette nature, l'instabilité serait telle que toute déter- mination deviendrait i m possible dans la zone que nous voulons explorer. Les solutions -n .piestion peuvent renfermer des acides mélangés à leurs sels de soude, carbonique, citrique, acétique, DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H + IONS 23 lactique, phosphorique, phtalique, des aminoacides (glycocolle), des albuminoïdes. C'est le cas des humeurs, des liquides de l'or- ganisme tels que le sang, du lait, des sucs végétaux, etc. L'action tampon pour une solution d'un acide en présence de son sel est surtout marquée dans la zone des Ph suffisamment voisins de celui qui correspond à la constante de dissociation de l'acide considéré. On voit donc qu'il est possible, en se guidant Fi(j. q. sur les constantes de dissociation, de combiner des solutions tam- pons correspondant aux diverses régions de l'échelle des Ph. Sôrensen en a donné trente formules et il en a été proposé depuis beaucoup d'autres utilisant principalement l'acide chlor- hydrique, l'acide phosphorique, l'acide acétique, l'acide citrique, l'acide borique, l'acide phtalique et leurs sels. Nous verrons plus loin le rôle capital de ces solutions type dans la mise en œuvre de la méthode colorimétrique. 24 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Il — GÉNÉRALITÉS SUR LES INDICATEURS COLORÉS Un indicateur coloré peut être défini : une substance qui change de constitution et en même temps de couleur, quand le milieu où elle est dissoute varie dans sa concentration en H -+- ions (phénomènes de tautomérisme). Il ne faudrait pas s'imaginer que ce changement se produit nécessairement au point Ph — 7 qui sépare la zone d'acidité de la zone d'alcalinité. Entre les deux teintes extrêmes correspondant à des Ph définis pour chaque indicateur mais variable avec chacun d'eux existe un intervalle de virage avec modification graduelle de la teinte 'par mélange des deux nuances précédentes. Si dans la pratique titrimétrique les virages qualifiés nets, c'est-à-dire les meilleurs, paraissent brusques, cela tient aux conditions spéciales dans lesquelles or se place intentionnellement; nous avons vu en effet la variation considérable de Ph consécutive à l'addition d'une seule goutte de solution N/10 en milieu aqueux. Ostwald avait admis qu'un indicateur coloré est un acide ou une base faible ayant une coloration différente de son cation ou de son anion, les ions H et OH étant incolores. Bien que cette hypothèse doive être tenue pour inexacte, l'expérience montre que les indicateurs monoacides ou monobasiques suivent dans leur changement de couleur la loi de dissociation ionique pré- . ,. K cedemment indiquée a = — — — , où a représente le coeffi- cient de dissociation de l'indicateur, c'est-à-dire la fraction pour cent existant soit sous la forme acide, soit sous la forme alcaline de colorations distinctes. ( )r il est facile d'avoir une détermina- tion expérimentale de K; il suffît pour cela, comme nous l'avons vu, de déterminer le Ph delà solution donnant le demi-virage d'obtention facile. On peut donc tracer la courbe donnant Ph en fonction de a. La figure ci-contre (fig. 3) montre le parti qu'on peut tirer de cette courbe pour deux indicateurs, l'un basique, le rouge de méthyle, l'autre acide, le rouge de phénol, ayant leur demi-virage, le premier à 5,1, le second à 7,9. Ces deux points étant placés au centre de la courbe, les divers Ph se déduisent DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H + IONS 25 immédiatement en fonction du taux de dissociation. Il faut d'ailleurs renverser le sens des Ph croissant suivant le cas pour ces deux indicateurs de catégories différentes. 90 ^ _.._ ^ M fl? A3. 70 Z?. a §60 ê;. 1 1 o 3so 50 5 ^J u U, 1 $50 20 3S, 3& *2 ^ ^ 10 fh m Vc i/et tns dt I 6Ï » i 1 1 ' J î < y • ( ; i i < ' < « | ► ^ : < 1' i Mi 7 ; 2 3 ♦ 5 /»o< y^€ 1 c/( i me 1 » 6 7 g / 8 ? 2 3 rouge de phénol Fig. 3 (d'après von Alstine). On remarquera que dans sa zone centrale la courbe peut être assimilée à une droite, d'où proportionnalité entre les Ph et la fraction dissociée; ceci justifie la méthode de Gillespie que nous exposerons plus loin. D'autre part, pour des raisons d'ordre optique, la partie de la courbe où les variations colorées présentent pour l'œil une 26 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sensibilité suffisante se trouve décalée vers la région de moindre dissociation. Bref, la zone d'utilisation pratique de la plupart des indicateurs ne dépasse pas en Ph 1,5 à 2 unités. Le tableau schématique de la figure 4 situe un certain nombre d'indicateurs dans leur zone d'ntilisabilité, le sens des Ph croissants variant, pourcentage de ( demi-virage ) dissociation Fig. *. Intervalle de virage de quelques indicateurs. comme nous l'avons déjà indiqué, suivant qu'il s'agit d'un com- posé acide ou basique. Pour certains indicateurs polyacides ou polybasiques les lois précédentes ne sont plus strictement exactes. Dans le cas des 8ulfonephtaléines par exemple, il existe deux fonctions acides, l'une sulfonique, l'autre phénolique. Cette dernière, la plus impor- tante au point de vue colorimétrique, présente un coefficient de dissociation beaucoup plus faible que la première et il en résulte pratiquement que les courbes précédentes sont encore valables. DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H -j- IONS 27 III — TECHNIQUE COLORIMÉTRIQUE Elle est basée sur les propriétés générales que nous venons d'exposer concernant les conditions de virage des indicateurs. Des causes d'erreur dans l'emploi de la méthode colorimétrique. — Si l'indicateur donne lieu dans la solution étudiée à des phé- nomènes d'absorption qui tendent à le faire disparaître, les intensités de coloration se trouvent modifiées et les comparai- sons ne sont plus valables. Ceci se produit surtout avec les ma- tières protéiques, mais il faut en tenir compte également pour les sols dont le pouvoir absorbant s'exerce fortement à l'égard de certaines matières colorantes. Nous y reviendrons plus loin. La concentration en sels exerce aussi une influence perturba- trice. L'addition d'un sel même parfaitement neutre modifie Ph. Le tableau suivant de Prideaux. donne l'ordre de grandeur de la correction en présence de chlorure de sodium et pour une solu- tion tampon de phosphates. Concentration N/2 5 »/oo Paranitrophénol +0,15 » Alizarine (ac. suif unique) . . . +0,26 0,02 Rouge neutre — 0,09 Acide rosolique +0,06 » Phénol phtaléine +0,12 +0,05 Cette considération a une certaine importance pratique dans le cas qui nous occupe., car on peut être tenté, pour obtenir des solutions limpides, de substituer à l'eau distillée une solution de chlorure de potassium capable de coaguler l'argile. A la condi- tion que la concentration ne dépasse pas 1 %, l'erreur serait en général suffisamment faible pour pouvoir être négligée dans le cas de solutions ordinaires. Il n'en est pas de même pour les sols. En résumé, il convient de choisir des indicateurs pour lesquels les erreurs soient relativement faibles et, le cas échéant,, d'en tenir compte au moyen des tables de correction qui ont pu être dressées par comparaison avec la méthode électrométrique. Du choix des indicateurs. — Parmi le nombre considérable 28 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'indicateurs proposés une sélection s'imposait qui fut réalisée par Sôrensen en 1910 suivant les principes précédemment expo- sés. Voici la liste des vingt indicateurs recommandés par ce sa- vant à la suite d'un travail d'élimination poursuivi avec une rigueur scientifique remarquable. 1. Violet de méthyle 0,1- 3,2 2. Mauvéine 0,1-2,9 3. Diphényl-amino-azo-benzène 1,2-2,1 4. Tropéoline 00 1,4-2,6 5. Dipnénylamino-azo-métabenzène sulfonique 1,2-2,3 6. Benzylanilino-azo-benzène 2,3-3,3 7. Benzylanilino-azo-parabenzènesulfonique 1,9- 3,3 8. Métachlorodiéthyl-anilino-azo-parabenzène sulfonique. . . 2,6-4,0 9. Diméthylanilino-azo-benzène 2,9-4,0 10. Méthylorange 3,1-4,4 11. a-naphtylarnino-azo-benzène 3,7-5,0 12. a-naphtylamino-azo-parabenzène sulfonique 3,5-5,7 13. p-nitrophénol 5,0-7,0 14. Rouge neutre 6,8-8,0 15. Acide rosolique 6,9-8,0 16. Tropéoline 000 7,6-8,9 17. Phénolphtaléine 8,3-10,0 18. Thymolphtaléine 9,3-10,5 19. Jaune d'alizarine G .' . . . 10,1-12,1 20. Tropéoline 11,1-12,7 Plus récemment, le groupe des phénosulfones phtaléines a fourni aux savants américains toute une série d'indicateurs par- ticulièrement brillants et commodes qui ont été mis dans le commerce, mais qui, jusqu'ici, ne sont point encore d'obtention facile pour nos laboratoires, ce qu'on peut regretter (1). Voici par exemple, la série de Clark et Lubs qui, comme on le constatera, couvre tout le champ des Ph à explorer : Teinlei exirômes Intervalle de virage (Pli) Bleu de thymol rouge-jaune 1,2-2,8 Bleu de phénol brome jaune-bleu 3,0-4,6 Rouge de méthyl rouge-jaune 1,4-6,0 Pourpre de crésol brome. . . . jaune-pourpre 5,2-6,8 Bleu de thymol brome jaune-bleu 6,0-7,6 Rou;/>' de phénol jaune-rouge 6,8-8,4 Rouge de crésol mune-rouge 7,2-s.s Bleu de thymol jaune bleu .s, 0-9, 6' Crésolphtaléine Incolore-rouge s. 2-9, 8 (l) Cel article êtail écril quand nous avons constaté, à l'Exposition du meeting de la Société de Chimie industrielle, que les établissements Kuhl- iii nui avaienl mis au point, sous la direction de M. Agulhon, la série com- plète des nouveaux indicateurs du groupe des Bulfone-phtaléines. Les Station agronomiques ne pourront que Be réliciter de voir cette lacune COIllld DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H + IONS 29 Ceux que nous avons employés personnellement et qui sont d'obtention facile sont les suivants : Méthylorange : solution aqueuse à 0,01 % Ph : 3,1 à 4,4, 10 gouttes pour 10 centimètres cubes. P nitrophénol : dissoudre 1 gramme dans 50 centimètres cubes alcool à 95°, compléter à 100 centimètres cubes avec eau dis- tillée. — Employer 10 gouttes pour 10 centimètres cubes. Ph : 5,0 à 7,0. Rouge de méthyle : 20 milligrammes dissous dans 25 centimètres cubes alcool puis addition de 25 centimètres cubes eau distillée : 10 gouttes pour 10 centimètres cubes. Ph 4,4 à 6,0. Acide rosolique : 40 milligrammes dissous dans 25 centimètres cubes alcool 95°, puis addition de 25 centimètres cubes eau distillée. — Employer 10 gouttes pour 10 centimètres cubes. Ph : 6,5 à 8,0. Phénolsulfone pntaléine : sel monosodique, solution aqueuse à 0,01 %, soit une ampoule pour usage hypodermique diluée à 60 centimètres cubes avec eau distillée. — 10 gouttes pour 10 centimètres cubes Ph 6,8 à 8,4. Nous avons également introduit dans nos essais la teinture de campêche préconisée par Rabaté, mais nous avons jugé préfé- rable de lui substituer une solution hydroalcoolique d'hématéine ou d'hématoxyline, principes colorants actifs de cette teinture. L'intervalle de virage utilisable s'est montré compris entre 6,5 et 8,0, il est donc comparable à l'indicateur précédent. Nous verrons plus loin l'intérêt de cet indicateur en ce qui concerne les sols. On peut réaliser une première mesure approximative de Ph en notant la teinte de deux indicateurs convenablement choisis. Une acidité légère par exemple comportera une teinte jaune à la fois pour le rouge de phénol et pour le rouge de méthyle. On pourra se guider sur le tableau suivant : Echelle colorimétrique pour première approximation. Hématéine Kouge de phénol Ac. rosolique U de méthyle P nitrophénol R Congo Ph = 8. violet rouge rouge rouge violacé » » » Ph = 7. rouge vin saumon vieux rose » jaune vert Ph = 6. brun orange jaune brun clair jaune jaune pâle Ph = 5. jaune » jaune rose incolore écarlate Ph = 4. » » » rouge incolore violet Préparation des solutions tampon type. — Nous nous borne- rons à indiquer la préparation de deux solutions tampon qui 30 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 6ont relativement simples pour un chimiste et qui suffisent dans la très grande majorité des cas puisqu'elles embrassent une éten- due allant de Ph = 8,3 à Ph = 3,6. 11 convient de noter d'ail- leurs que c'est là la seule partie un peu laborieuse du travail, les mesures colorimétriques étant ensuite très rapides. Toutes ces solutions doivent être préparées avec une eau bi- distillée bien neutre. Elles peuvent être conservées assez long- temps à l'abri de la lumière; elles doivent demeurer parfaitement limpides. Chaque flacon sera muni d'une pipette individuelle de 10 centimètres cubes graduée en dixièmes. 1° Solution NI 15 phosphate monopotassique (A). — Ce sel qui cristallise enhydre renferme 52,2 % en P L '0\ On l'obtient facile- ment en faisant recristalliser le produit commercial qu'on des- sèche dans le vide. On vérifiera l'absence de toute trace de sulfate et de chlorure. La perte au feu doit être de 13,2 %. On fera dissoudre 9& 078 par litre d'eau. 2° Solution NJ15 phosphate disodique (B). — Sorensen recom- mande, pour éviter l'inconvénient de l'efllorescence propre au sel à 12H"0, d'utiliser le phosphate sec à 2H 2 que nous avons obtenu assez facilement de la manière suivante : on place le sel cristallisé finement broyé en couche mince sur une feuille de papier dans une étuve à culture réglée à 37° et renfermant un tube humidifieur. Au bout de cinq à six jours on vérifie que le produit garde un poids constant. Sa perte au feu doit être de 25,28 %, et la teneur en P 2 5 de 39,89 %. On dissoudra lier 876 par litre. Nous avons trouvé plus rapide d'utiliser le sel à 12H 2 qu'on obtient avec les garanties désirables en procédant comme l'in- dique Denigès : on fait dissoudre 50 grammes de sel du com- merce dans 100 grammes d'eau bouillante; on filtre et on aban- donne à la cristallisation jusqu'au Lendemain; on décante les eaux-mères et on dessèche rapidement les cristaux entre des doubles de papier filtre. Pour conserver ces cristaux sans qu'ils B'effleuriBse t on les place dans un Flacon à largo goulot muni d'un bouchon traversé par un tube à <'ss;iis renfermant un peu d'eau et muni latéralement d'un petit orifice par lequel s'éta- DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H -f IONS 31 blit la communication avec l'atmosphère intérieure du flacon; celle-ci demeure ainsi constamment saturée de vapeur d'eau. On dissoudra 23% T 866 de ce sel par litre d'eau. On s'assurera par un titrage que cette solution renferme bien comme la pré- cédente 4** 738 P-O 5 par litre. Le tableau ci- dessous indique comment, en mélangeant les solutions A et B, on peut obtenir toute une série d'étalons. A B Ph cm 3 10 cm 3 8,3 0,25 9,75 8,1 0,5 9,5 7,9 1,0 9,0 7,7 2,0 8,0 7,4 3,0 7,0 7,15 4,0 6,0 7,0 5,0 5,0 6,8 6,0 4,0 6,65 7,0 3,0 6,5 8,0 2,0 6,25 9,0 1,0 5,9 9,5 0,5 5,60 9,75 0,25 5,30 3° Solution acéto- acétique de Walpole (G). — On prépare une solution N/5 d'acide acétique (12 grammes par litre) et une solution d'acétate de soude (27 gT 2 par litre, sel crist. à 3 H 2 0). Le tableau ci- dessous indique à quelles valeurs de Ph correspon- dent les divers mélanges. c. acétique Acétate de soude Ph cmc cmç 18,5 1,5 3,6 17,6 2,4 3,8 16,4 3,6 4,0 14,7 5,3 4,2 12,6 7,4 4,4 10,2 9,8 4,6 8,0 12,0 4,8 5,9 14,1 5,0 4,2 15,8 5,2 2,9 17,1 5,4 1,9 18,1 5,6 Les solutions acéto- acétiques ne seront utilisées que pour les liquides nettement acides; les solutions de phosphates serviront au contraire au voisinage de la neutralité. Ces diverses solu- 32 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE tions étalons étant établies, on pratiquera un dernier contrôle : on réalisera par la méthode indiquée plus loin la teinte de demi- virage de quelques indicateurs pour lesquels on connaît le Ph correspondant. On réalisera d'autre part ce Ph avec les solu- tions types; on devra obtenir l'égalité de teintes pour les deux cas. Technique colorimétrique. — Comme matériel nous utilisons des tubes à essais en verre blanc de 160/15 qui sont préalable- ment soumis à l'essai de sélection suivant : on verse dans cha- cun d'eux 15 centimètres cubes d'eau et on ne prend que les tubes affleurant à la même hauteur. Si on veut garder quelque Coupe - - Fenêtres - -cloison destina i é maintenir les tubes Plan O O O O O Observateur Pig. 5. temps des solutions étalons donnant des teintes typr, il est indis- pensable d'utiliser Le verre neutre servant à la fabrication des ampoules pharmaceutiques. ( )ii s'assure une série de supports en bois à un rang de tubes; chacun servira à un indicateur spécial et comportera de 0,2 en 0,2 les diverses tri nies obtenues avec les solutions-types de Ph connu. Autrement dit, chaque support constituera une échelle type. Dans la méthode à deux tubes sans solutions types nous uti- lisons un comparateur qu'il est facile de construire soi-même et dont le croquis cote figure ci-conhv. Cet appareil permet de faire l'examen Boil en lumière directe, soit en lumière réfléchie DÉTERMINATION DE LA CONCENTRATION EN H -f- IONS 33 quand on l'incline à 45° sur ses supports après avoir placé sur la table une feuille de papier blanc. Les flacons de colorants sont munis chacun d'un compte- gouttes normal (20 gouttes par centimètre cube). On commence toujours par faire un essai qualitatif fixant l'ordre de grandeur de Ph et qui déterminera le ou les indica- teurs à adopter dans la mesure définitive, on comparera ensuite le tube étudié avec l'échelle type appropriée pour déterminer son rang et interpoler au besoin. On contrôlera le chiffre obtenu avec une deuxième échelle type chevauchant la première. Méthode du double tube. — Cette méthode, employée par Gil- lespie, permet d'éviter la préparation des solutions types. Elle repose sur les principes suivants :' 1° Toute teinte fournie par un indicateur peut être considérée comme résultat du mélange en proportions variables des deux teintes extrêmes données par cet indicateur, l'une en solution franchement acide, l'autre en solution franchement alcaline; 2° L'impression pour l'œil est la même, que ces deux teintes existent en mélange ou qu'elles existent dans deux tubes dis- tincts traversés successivement par les rayons lumineux, à la condition que la quantité totale de matière colorante soit la même dans les deux cas; 3° La proportion de chacune des deux teintes constitutives est fonction de Ph, ainsi que nous l'avons vu plus haut en étu- diant la dissociation des indicateurs. Dans un certain intervalle, la courbe peut être assimilée à une droite, d'où proportion- nalité entre Ph et le pourcentage de transformation de l'indica- teur. Nous employons la méthode de la manière suivante : nous utilisons des supports à deux rangs de sept tubes. D'autre part, on prépare les deux solutions suivantes : A, solution de HC1 N/10 diluée à l/20 e pour obtention de la teinte acide; B, solution N/20 de soude pour obtention de la teinte alcaline. On place 10 centimètres cubes de A dans tous les tubes de la première rangée et 10 centimètres cubes de B dans tous les tubes de la seconde rangée ; on verse un même nombre de gouttes d'un indicateur donné pour chaque paire de tubes. Nous avons AXS. SCIENCE AGROX. — 192l' • It. (le pliéunl Ac. rosolique P. uitrophenol II. (le met 8,3 7,1 6,8 5,6 8,1 7,0 6,6 5,4 7,9 £6,9 6,3 5,2 7,7 6,8 6,0 5,0 7,5 6,7 P5,7 4,8 7,3 6,6 5,5 4,6 7,1 6,5 5,2 4,4 34 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE donné plus haut ce nombre pour chaque solution colorante, soit dix gouttes par exemple. La répartition se fera comme suit : Rangée acide 2345678 gouttes Rangée alcaline 8765432 — Les Ph correspondants seront déterminés au moyen de la table ci- dessous établie comme il est indiqué plus haut. Paire 1 . — 2. — 3. — 4. — 5. — 6. — 7. L'hématéine n'a pas été introduite dans ce tableau en raison de sou instabilité en solution alcaline. Il faut se borner à utiliser cet indicateur avec les solutions tampon où sa stamTté se Dispositif de Walpoie montre suffisante. Le P. nitrophénol est au contraire particulièrement avantageux dans la méthode du double tube; cet indicateur est en effet incolore en solution acide, de sorte qu'on peut se borner à la ran- — ' gée alcaline. Autrement dit, Ph est Observateur sensiblement proportionnel à l'inten- lig ' ; site du la teinte jaune observée. La lecture se fait par la méthode Walpoie au moyen du com- parateur que nous avons décrit. Au centre, on place le tube à étudier et derrière lui un autre tube renfermant de l'eau; de chaque côté on dispose deux doubles tubes de l'échelle colori- métrique; après quelques tâtonnements généralement rapides on arrive à comprendre la teinte étudiée entre deux autres dont les Ph diffèrent de 0,2 ou bien à l'identifier avec un type de l'échelle qui donne le l'b cherché. • m o # <© - ^- BERTRAND (G.) el M m ' RoSBKBLATT. — Sur la présence générale du maniranése dans le règne régétal [C. R. .1""/. Sciences, t. CLXXIII, p. 333, REVUE AGRONOMIQUE 55 1921, et Soc. Chimique Fr., t. XXIX, p. 910 à 915, 1921). I. d. : 581.19. — Maumené, en 1884, avait signalé quelques organes végétaux ne contenant pa,s de manganèse; son procédé analytique étant insuffisant, les auteurs ont repris ses recherches. Aucune des exceptions signalées par Maumené ne peut être retenue. On doit donc admettre que la présence du manganèse est absolument générale chez les plantes. P. N. Zaepffel (E.). — L'amidon mobile et le géotropisme (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIII, p. 442, 1921). I. d. : 581.193.1. Jones (H. W.). — Distribution du fer organique dans les tissus végé- taux et animaux {Biochem. Journ., t. XIV, p. 654 à 659, 1920). I. d. : 581.19 : 546.72. SECTION XI — TECHNOLOGIE Supplée (G.-C). — Comparaison au point de vue nutritif des laits liquides et desséchés [Le lait, l re année, p. 321 à 331, 1921). I. d. : 63.71.0041.2. — La composition du lait de vache diffère notablement du lait humain : plus de lactose et moins de cendres, notamment moins de phosphate de calcium. Enfin, la caséine du lait de vache diffère de celle du lait humain au point de vue de la digestibilité des protéines du colostrum, de la précipitation de la caséine par les acides, ou de la coagulation par la présure. Les laits desséchés présentent de grands avantages sur les laits concen- trés au point de vue des manipulations, du transport et de la contamina- tion par les microorganismes. Certaines différences de qualité peuvent être décelées entre le lait liquide et le lait séché sur les cylindres chauffés : plus grande proportion d'acides gras dans la matière grasse du lait dessé- ché; les composés du calcium, du phosphore et du magnésium s'insolu- bilisent par la dessiccation, et la solubilité de la caséine est diminuée; une partie de cette caséine reste en suspension et peut être éliminée par la force centrifuge; il en résulte que la caséine ne peut plus former un caillé dur sous l'action de la présure. Enfin, les vitamines et les propriétés antiscorbutiques du lait préparé par dessiccation sur cylindres ne sont pas détruites ou du moins ne le sont que dans une faible proportion. Au contraire, on peut prévoir que ces pro- priétés sont détruites par le procédé dit du brouillard. P. N. Andoyer (G.I. — Détermination du mouillage et de l'écrémage sur des échantillons de lait altéré (C. R. Ac. Se, t. CLXXIII, p. 588, 1921). I. d. : 614.321 : 63.71. — ■ L'échantillon rendu légèrement acide par l'acide acétique est filtré sur filtre taré. Après lavage et sur des parties aliquotes du filtrat, l'auteur détermine : 1° les cendres solubles; 2° les matières albuminoïdes (Azote multiplié par 6,39). Le coagulum desséché est épuisé à l'éther, pesé après élimination des matières grasses et du solvant, puis incinéré. Ces opérations permettent la détermination du beurre, de la caséine altérée ou non et des cendres solubles et insolubles. On se trouve ainsi devant la composition du lait telle qu'on l'aurait obtenue avant altération, et il est possible de calculer le mouillage et l'écrémage. P. N. Trii.lat. — Emploi de l'aluminium dans les industries de fermentation, (1) Le numéro du Bulletin de la Société d'' Encouragement pour V Industrie Nationale dans lequel est contenue l'étude de M. Trillat est exclusivement consacré aux nouvelles applications industrielles de l'aluminium, du magnésium, du calcium et du sodium. 56 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE brasserie», etc., on laiterie, en fromagerie, cte. (1) {Bull. Soc. Encourag. p. Ind. Nat., ». CXXXIIL p. 813 à 840. 1921). I. d. : 63-71-72-73.0025 : 546.00. — La question dominante est l'usure de l'aluminium provenant des attaques ou des altérations qu'il subit. Ces altérations peuvent résulter de l'attaque rapide du métal sous l'action des acides et des alcalis, du contact avec l'eau ou avec les solutions étendues de sels, ou encore elles se produisent spontanément à l'air. L'auteur étudie l'aspect des différentes altérations el la composition du dépôt. L'altération de l'aluminium en contact avec l'eau dépend surtoutde l'importance du degré hydrotimétrique total de Peau., si aussi de l'absence ou de la présence d'air dissous. L'at- taque par les acides organiques est de l'ordre de grandeur de celle' que l'on obtient avec le cuivre. Autrefois, l'aluminium contenait comme impuretés du cuivre, du cal- cium et du sodium qui exerçaient une action néfaste sur l'aluminium. Actuellement, il n'y a plus que 0,5 à 2% d'impuretés constituées surtout par du fer et du silicium; d'après l'auteur, ces deux corps ne jouent pas un rôle aussi considérable qu'on l'a prétendu. L'aluminium s'altère aussi spontanément à l'air : seul l'aluminium renfermant du cuivre est altéré. Le laminage facilite l'attaque ultérieure du métal; le recuit diminue la rapidité et l'importance de l'attaque. Il est donc recommandable «le recuire tous les objets en aluminium, quoique cette opération diminue la solidité • les appareils. L'aluminium n'est pas toxique, quoiqu'on ait dit souvent le contraire; aussi peut-il être mis au contact des matières alimentaires sans aucun danger. Au sujet des ustensiles de cuisine, il faut préférer l'emboutissage méca- nique au repoussage; on reconnaît qu'un ustensile a été repoussé en ce qu'une règle droite ne s'applique pas le long des génératrices. L'aluminium peut être employé en brasserie; la dissolution de l'alumi- nium dans la liiere est comparable à celle du enivre. Les sels d'aluminium n'ont aucune action sur la multiplication de la levure ni sur l'atténuation ni sur la limpidité de la bière. Il existe trois types de cuves de fermentation en usage : les cuves simples en aluminium entourées d'une chemise de fer et les cuves de béton ou de briques recouvertes d'aluminium. Les usten- siles doivent être recuits à 100° s'ils ont une épaisseur d'au moins 2 milli- mètres; la surface doil être polie: les récipients non utilises devront être chés soigneusement el légèremenl graissés. L'usage de l'aluminium en laiterie se heurt* à une grande résistante. L'auteur répond ainsi aux objections i lassiquej : on construit actuellement des bidons suffisamment solides poui résister aux chocs; l'aluminium p'esl pas attaqué par le lait acidifié et ne communique aucun goût métallique: le pii\ élevé de l'aluminium est compense par l 'économie sur les transports résultant de la faible densité de ce métal. Les objets en aluminium doivent être rincés el égoutt On commence à employer l'aluminium en distillerie pour 1 1 construction d'apparcih distillateurs, de serpentins et de fuis pour le transport L'alu- minium n'est pas à conseiller au contraire pour les vins rouges et pour le rhum, l'aluminium précipitant le tanin. P. N. BIBLIOGRAPHIE Codanon (Georges). — Les vins et eaux-de-vie de vin de France. II. Payot, Paris, 1921 ; un vol. in-16 de 130 pages, broché 4 francs. I. d. : 66.32.324 (44) et 63.46 (44). Le voyage que M. G. Couanon, inspecteur général honoraire de la viti- culture, a entrepris de faire faire à ses lecteurs à travers le beau vignoble de France, voyage qui s'était arrêté à Nantes, avec le premier volume, reprend, dans le second, avec la visite des régions productrices de vins mousseux. Champagne, Touraine et Anjou, Saint-Péray, Gaillac, sont fra- ternellement groupés, le droit d'aînesse restant dévolu à la patrie de Dom Pérignon. L'histoire du vignoble champenois, des bords de la Marne et de la Vesle, de la Côte blanche d'Avize et de Cramant, la description des lieuxdits célèbres où le Pinot noir acquiert le maximum de qualités : Verzy, Verzenay, Ay, Bouzy, Ambonnay. etc., précèdent l'exposé métho- dique des opérations qui permettent de transformer le jus incolore des raisins à peau noire en un liquide doré, pétillant, d'une limpidité parfaite, qui est bien du « soleil en bouteilles », et qui réjouit le cœur, après avoir charmé la vue, l'odorat et le goût. Pressurage, fermentation du jus clair, assemblage des crus, soins donnés à la cuvée, tirage et prise de mousse en bouteilles, long séjour des vins sur lattes où ils mûrissent, en se chargeant d'acide carbonique, telles sont les opérations principales. Pour séparer le vin clair du dépôt qui s'est fait dans chaque bouteille, le long travail du remuage sur pupitres et le dégorgeage sont indispensables. Le dosage, avec la liqueur d'expédition rend parfait le roi des vins que les maisons d'Eper- nay et de Reims offrent aux gourmets du monde entier. Le grand Cham- pagne va porter au loin le renom de la doulce 'France; il contribue à la faire aimer. Une excursion particulièrement savoureuse conduit le lecteur en Gironde. Bordeaux, capitale de cette province viticole qui produit les Médocs, vins rouges inimitables, les, Sauternes, premiers vins blancs liquoreux du monde, les Graves, les Saint-Émilions, doit son renom au commerce de ces excel- lents produits. L'auteur montre le rôle que jouent le sol, le climat et les cépages dans la production des grands vins du Sud-Ouest; ce rôle explique la diversité des vins obtenus sur une superficie relativement restreinte. Les usages commerciaux spéciaux au Médoc, la classification des crus, dés châteaux, par les courtiers-gourmets, les soins si méticuleux donnés aux vins, le pittoresque des vendanges, décrits par l'auteur, augmentent l'intérêt de ce chapitre, déjà grand au seul énoncé des châteaux fameux : Margaux, Lafite, La tour, etc.. Il en va de même pour les grands crus de Sauternes : Château Yquem 58 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE le roi des vins blancs, Château-Clusiens, Château-Suduirant. suivis de beaucoup d'autres, défilent sous nos yeux. Puis, c'est le Saint-Émilionais, en terrain plus calcaire, dont les vins vont faire la transition avec les crus bourguignons, plus corsés, plus chauds que les vins bordelais : Château- Ausone, Chàteau-Pavie, et, dans les graves. Château- Figpae et (lin-val blanc sont cités en exemple. La Côte-d'Or, qui doit son nom à ses vignes dorées de Pinot . plant de luxe, auquel s'associe le Gamay, défile à son tour : Romanée-Conti. Cham- bertin, Clos-Vougeot, Ridiebourg. Musigny, Saint-Georges, Norton sont les chefs d'une grande famille de vins rouges exceptionnels. Montrachet, Perrière, Genevrières, Gouttes d'Or, Chariemagne, sont les princes des blancs. Pommard, Volnay, Meursault, les jolis noms et quels bons vins! Insensiblement, nous passons à la côte chalonnaise, appréciant les crus de Mercurey, de Rully, de \>- 60 i I même davantage. Quant aux lésions. qu'elles soient externes ou internes, notons seulement que, suivant 1rs produit- fabriqués H 1rs végétaux considérés, elles appa- raissent comme aiguës ou comme chroniques el qu'en général c'est rab- • rptiun par voir stomatique drs produits gazeux toxiques qui joue le rôle beaucoup le plus Important dans 1rs altérations observées sur les végé- taux. P. V. BIBLIOGRAPHIE 61 Gervais (Prosper) et Gouy (Paul). — L'exportation des Tins (Un vol. relié, 160 pages, chez Payot, 106, boulevard Saint-Germain). I. d. :. 66.32 : 382. Les auteurs, estimant que l'exportation des vins de France devrait avoir une grande importance dans notre balance commerciale ont étudié ce pro- blème avec le plus grand soin. Examinant d'abord le trafic international des vins, la tarification douanière des vins fins et ordinaires, et leurs rapports avec le marché intérieur, puis les obstacles à vaincre pour développer la consommation de nos vins à l'étranger, ils accusent nettement l'exagération des taxes douanières, restrictives pour les vins fins, et prohibitives pour les ordinaires. Une revision libérale de ces tarifs peut seule amener le résultat visé; il faut donc poursuivre cette revision par tous moyens, les avantages en seront considérables pour la Métropole et pour l'Afrique du Nord. Le cours des vins en sera plus stable. Les auteurs préconisent une propagande intense basée sur l'union latine : France, Espagne, Italie, ces trois pays producteurs étant également inté- ressés à obtenir ce que MM. P. Gervais et P. Gouy appellent la libération, l'émancipation du vin. L'ouvrage renferme une importante documentation chiffrée. Il est intéressant, au point de vue de l'expansion économique fran- çaise, et surtout à celui de la production vinicole. Piédallu (André). — L'élevage du lapin et la préparation des fourrures à la portée de tous (Office Agricole du département de V Hérault. Imprimerie Roumégous et Déhan, Montpellier, 16 pages, 1921.) I. d. : 63.692 et 675.6. Résumé des connaissances essentielles et suffisantes pour bâtir un clapier, le peupler, et l'exploiter dans les meilleures conditions possibles. Races, reproduction, élevage, engraissement, nourriture et boisson, litière, hygiène, maladies, parasites, sont passés en revue en douze pages. L'auteur, très compétent en matière de peaux et de fourrures, utilise quatre pages pour exposer les procédés simples qui permettront à tout amateur de convertir es peaux de ses lapins en très convenables fourrures. A. B. Cribier (Jean). — Sur la recherche de l'arsenic disséminé dans les médi- caments chimiques (Thèse de doctorat en pharmacie, Paris, 1921, Im- primerie Diéval, 57, rue de Seine, 128 pages, 189 références bibliographi- ques). I. d. : 543.4 : 546.19. L'auteur étudie les méthodes de caractérisation de l'arsenic par réduction directe à l'état métalloïdique, par production d'hydrogène arsénié qu'on décompose dans la technique moderne des appareils de Marsh, ou qu'on fait réagir sur le chlorure mercurique. Il examine ensuite les diverses réac- tions utilisables : sulfure d'arsenic, iodure d'arsenic, arsénite et arséniate d'argent, arséniomolybdate d'ammoniaque, arséniate ammoniacomagné- sien. Cette étude minutieuse confirme la nécessité de certaines précautions, mais rectifie des idées erronées généralement admises. L'auteur a mis au point une méthode originale. Il fait passer au maximum les métalloïdes susceptibles de produire une confusion, en utilisant le permanganate de potassium dont il détruit le léger excès par l'eau oxygénée. Il fait réagir l'hydrogène arsénié sur des bandes de papier réactif au chlorure mercurique, placées dans le plan dia- métral du tube de dégagement. Il développe et fixe à la fois les épreuves obte- nues par l'iodure de potassium. La méthode est sûre, sensible entre de larges limites (entre un dixième et un dix-millième de milligramme d'arsenic), elle est d'une grande simplicité d'exécution, et répond bien aux besoins des pharmaciens. 62 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Elle intéresse autant les chimistes de denrées alimentaires et les agro- nomes. Il est rare que des moyens aussi pratiques permettent d'arriver en analyse a autant de sécurité et de sensibilité. \. B. Coitcrikr (Gaston), ingénieur agronome, licencié es sciences. — Cours d'hydraulique, drainage et irrigations (degré élémentaire). Un vol. in-16 de 260 pages avec 66 figures dans le texte. Doin, Paris. Cartonné. 9 francs. I. d. : 68.18 : 63.14 : «212. L'hydraulique est le plus souvent considérée comme une science parti- culièrement théorique, et la lecture des ouvrages traitant cette question est presque toujours impossible à ceux qui ne possèdenl pas une solide culture mathématique et scientifique. Afin de faciliter l'application de la loi Astier, organisant, en France, l'enseignement technique et professionnel, la librairie G. Doin a créé une biblio.thèque spéciale dont les ouvrages permettront aux jeunes gens, destinés aux professions ouvrières, d'acquérir les connaissance.-. techniques nécessaires pour exercer leurs futurs métiers. L'auteur du cours d'hydraulique ci-dessus a donc laissé volontairement de côté toutes les questions que les mathématiques élevées seules peuvent résoudre et les démonstrations nécessitant la connaissance de l'algèbre et du calcul intégral. S'adressanl aux. élèves des écoles primaires supérieures ou des • airs complémentaires ruraux il n'a conservé que les formules simples, n'exigeant, pour être comprises et appliquées que des connaissances élé- mentaires, formules, du reste, sanctionnées par la pratique courante et qui sont employées dans la rédaction des projets. Des schémas simples illustrent le texte et en facilitent la compréhension. Chaque chapitre est accompagné d'un résumé et d'un questionnaire, ce dernier comportant quelques applica- tions donl la réponse numérique est donnée. L'auteur a voulu, avant tout faire un livre d'enseignement au style clair el simple et restant constam- ment pratique. Cet ouvrage sera particulièrement util»' à ceux qui aspirent à devenir les collaborateur- des ingénieurs du Génie rural qui, depuis quel- ques années, rendent de signalés services a l'agriculture française. Le lec- teur trouvera, dans ce livre, qui sera suivi d'un cours moyen, des notions d'hydraulique (pressions, vases communicants, corps flottants, etc.). d'hydrodynamique (écoulement de l'eau, orifices, ajutages, déversoirs, conduites de canaux), une partie descriptive (moteurs hydrauliques, roues turbines, machines elévatniresj, e1 enfin, une parle- purement agricoli (drainage, irrigations, élude d'eau, adduction d eau). A.NDR] (Gustave). — Chimie agricole, Chimie du vol. Deux vol., 2° édit. 21). Encyclopédie agricole Wery, chez Baillère, 328 pages e1 297 pa I. d. : 88.118 (02). La Chimù ■'<■ de M. <'■. André a trouvé en France un accueil mé rite; la première partie, Chimie Végétale, doit bientôt être rééditée, c'est maintenant la Chimie du Sol, renouvelée, qui est o fierté aux agronomes. Depuis la mort de Dehérain il avail bien paru quelqu - livres sui la chimie agricole, mais il nous manquail un traité général qui, en expo sanl les doctrines admi es aujourd'hui, fût la continuation de l'œuvi d'enseignement de Boussingault, de Schlœsing et de Dehérain. Nul mieux que le Bavant professeur de l'institul agronomique n'étail qualifié pour implir cette lâche. Pour r un tel i nsemble de connaissances sans laisser entraîner a de trop I- numération il fallait Les qualité ivail el d'érudition qui sont la marque île l'auteur. I recherches exécutées depuis quelques années 3on1 eu nombre for- midable; pour que •■• livre fût ;i u courant il a fallu dépouiller tons ces tra- BIBLIOGRAPHIE 63 vaux, dont la plupart sont en langues étrangères, puis, au milieu de la masse malheureusement trop grande de mémoires d'intérêt secondaire, choisir ceux qui font réellement avancer la science. Si, dans certains pays, le nombre de travailleurs qui s'occupent d'agronomie est grand, et si les publications sont nombreuses, il faut bien reconnaître que leur intérêt n'est pas toujours tel qu'ils doivent trouver place dans un ouvrage comme celui-ci. Et en somme, peu de chapitres ont subi d'importantes modifica- tions. Les notions que nous avions sur les propriétés physiques des terres n'ont pas beaucoup changé; elles ont cependant profité des recherches des phy- sico-chimistes sur les colloïdes. En examinant les nombreuses méthodes proposées pour l'analyse phy- sique des terres, on arrive à cette conclusion que rien ne vaut encore la méthode de Schlœsing; l'analyse mécanique et l'analyse minéralogique peuvent néanmoins rendre des services. Au point de vue chimique les constituants de fa terre utiles aux plantes sont assez bien connus, mais nous ne sommes guère* plus avancés qu'il y a vingt ans sur leur assimilabilité, et l'interprétation de l'analyse chimique d'une terre est toujours aussi délicate; elle est ici l'objet d'une discussion serrée, appuyée sur l'exposé préalable du pouvoir absorbant. Les progrès de la chimie physique ont naturellement trouvé des applica- tions en chimie agricole, en particulier en ce qui concerne le caractère acide ou basique des sols; et l'édition actuelle présente ici une importante addi- tion. Après avoir passé en revue les nombreux procédés destinés à mesurer l'acidité ou l'alcalinité totale d'une terre, l'auteur décrit les méthodes phy- siques qui s'appuient sur les travaux de Sôrensen et fournissent la concen- tration en ions hydrogène. Il est, en effet, reconnu aujourd'hui que les pro- cessus biochimiques sont sous la dépendance du degré de dissociation élec- trolytique des corps en solution. Plantes supérieures, microorganismes, diastases sont très sensibles à la réaction du milieu; une connaissance plus approfondie de ce sujet -conduira certainement à d'utiles résultats. Par exemple l'emploi continu de certains engrais peut modifier désavantageu- semènt la réaction d'un sol, et être la cause d'une stérilité qui pourra être corrigée par des amendements appropriés. Il y a peu de contributions nouvelles aux connaissances que nous possé- dions sur les transformations amenées dans les sols par les divers micro- organismes; les boues activées encore incomplètement étudiées, au: ont peut-être un rôle à jouer dans la nitrification des terres. La notion de vitamines, sortes de catalyseurs organiques de nature mal connue, indispensables au développement et à l'équilibre physiologique des animaux, vient d'être étendue aux plantes par Bottomley, sous le nom (Vauximones. De l'exposé qu'en fait M. André il semble que la question soit encore trop peu avancée pour que nous puissions prendre position. A côté des substances utiles aux plantes le sol peut en renfermer de nui- sibles, la question des poisons des sols est déjà ancienne. Si la fatigue des terres peut, dans certains cas, être rapportée à la pénurie d'aliments, il semble bien que souvent elle doive être attribuée à une véritable intoxica- tion du sol causée par l'accumulation de déchets organiques des cultures antérieures. Mais il y a une autre manière d'envisager la fatigue des sols. Russell a montré dans ces dernières années que le fonctionnement et le développement des bactéries utiles des terres pouvaient être gênés par la présence d'autres êtres vivants, en l'espèce par des protozoaires. D'où la pratique de la stérilisation partielle des sols par des antiseptiques faibles, destinés à tuer les protozoaires sans détruire les microorganismes bienfai- sants. Les résultats obtenus dans ce sens de divers côtés paraissent très encourageants, et il faut savoir gré à l'auteur de nous les faire connaître. 64 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE On voit par cet exposé rapide de quelle importance et de quelle complexité sont les problèmes qui se présentent en agriculture; remercions M. André du labeur qu'il s'est imposé pour les porter à notre connaissance. Nous devons le louer aussi de l'impartialité dont il fait preuve dans ses citations d'auteurs : il rend justice à tous les chercheurs, quelle que soit leur nationalité. C'est un compliment qu'il est malheureusement impossible de faire à beaucoup d'écrivains étrangers, même appartenant à des nations amies. Il est regrettable que les dimensions limitées de ce traité n'aient pas permis l'addition d'une bibliographie qui serait fort utile aux chercheurs; sur ce point nos publications sont tropsouvent inférieures aux publications étrangères. Regrettons aussi que l'éditeur ait jugé bon de partager cet ouvrage en deux volumes, sépares par une coupure mal placée, et souhaitons que pa- reil inconvénient ne se retrouve pas dans la prochaine édition que M. André nous promet de sa « Chimie Végétale ». l # Maquenne, Membre de l'Académie des Science». Rabaté (R.), ingénieur agronome, inspecteur général de l'Agriculture. — La Destruction des mauvaises hérites. Brochure de 164 pages, Paris, Librairie Agricole de la Maison Rustique, 26, rue Jacob. I. d. : 08.259. La question qui fait l'objet de ce livre présente une importance énorme en raison des dégâts causés dans toutes les cultures par les plantes sauvages, concurrentes ou parasites des espèces cultivées, et une nécessité primor- diale, car toutes améliorations agricoles risquent d'être vaines si les terres ne sont pas dans un état de propreté suffisant. L'auteur passe en revue les moyens préventifs, les moyens mécaniques, les mesures administratives et les moyens chimiques. Bien que des études méthodiques complètes n'aient pas été faites jusqu'ici pour déterminer les meilleures armes que peut fournie l'arsenal de la chimie, un assez grand i ibre de produits ont été essayés dans la pratique avec des résultats va- riables; l'auteur résume les résultats connus et insiste spécialement sur les sels de fer, les sels de cuivre, le bisulfate de soude el l'acide sulfurique. • /est jusqu'ici ce dernier produit qui a donné les résultats les plus éco- nomiques et les plus efficaces. Sous l'impulsion de l'auteur il a été employé avec profit dans le Sud-< >uest et dans le centre de la France : la technique de son emploi est suffisamment précisée pour éviter tonte difficulté et tout accident. Les constructeurs ont de leur côté mis au poinl une série d'appa- reils a dus on montés sur roues, qui permettent des applications larges et rapides; ces appareils sont décrits. L'ouvrage est Complété par mie revue des mauvaises herbes des champ.-. des prairies naturelles et artificielles, et par l'étude de la toile avoine, si difficile à combattre el dont la destruction poseavanl tout, comme conclut M. Rabaté, des problèmes d'assolemenl et de travail du sol. A. B. Le Gérant : J. C< >.MBK. im-RIMERlE IH ll'.KIl-IKTRAI I T, >AV T-P OU— - I II \-Hnl m. 39 e année N° 2 Mars-AvriL 1922 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE PONDBE8 Eisr 1.884 ï».a.i* LOUIS C3-R.^^.I^"X5 E -A.TT PUBLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES SOMMAIRE Pages Pierre Lame. — La Plaine Niortaise (Bas-Poitou) (avec G planches hors texte) 65 Ch. Brioux. — Dosage de l'acide phosphorique et de la potasse dits « assimilables » dans les terres arables (avec 2 tableaux) .... 82 Revue Agronomique lOl Bibliographie 128 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, rue des Beaux-Arts, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : 6, rue des Beaux- Arts, PARIS («•). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*-, rue de Bourgogne, PARIS (7e). COMITÉ DE RÉDACTION M M . G. ANDRÉ, président, G. BERTRAND. DEMOUSSY, A. LAURENT LECLAINCHE, P. MARSAIS, NOTTIN, SCHRIBAUX MM. P. NOBLESSE ET J.-L. VAN MELLE Ri'dacteur en chef : ALBERT BRUNO R (;É>ÉnAL DE< -:\;10>- AGROMHIIQUES Correspondants étrangers : Belgique Etals-Unis Grande-Bretmj' <■ MM. De Vuyst. D r J. G. Lipman. Sir Daniel Hall. Italie. . . . Pays- lie* MM. Pr. Carlo Mensio. D r van Rijn. V. Duserre. PRIX DE L'ABONNEMENT Les Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antérieures (sauf 1884 ef 1885 incomplètes) : V, T, 3°, 4% 5* sé- ries, peuvent être obtenues au prix de 24 fr. pour une année isolée. La collection entière est cédée avec une remise de 25 ° - LA PLAINE NIORTAISE (BAS-POITOU) Par PIERRE LARUE AVOCAT DOCTEUR DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE PARIS INGÉNIEUR-AGRONOME A GURGY-SUR-TONNE I. d. : 63 : 55 (44:62). Ses compartiments agricoles. — Gâtine, Plaine, Marais, telle» sont les trois divisions classiques de la région poitevine ven- déenne. Dans les Deux-Sèvres, la Gâtine occupe en particulier l'arron- dissement de Parthenay. Elle est constituée par des schistes et * des granits. Si l'on veut une comparaison empruntée au bassin parisien, ce serait le Morvan au Sud-Ouest, le Segala. La « Plaine » est constituée par des plateaux calcaires (fig. i) où s'encaissent les vallées. Elle correspondrait à la Bourgogne d'une part, aux Gausses d'autre part. Mais la faible altitude au-dessus du niveau de la mer, 5o à i5o mètres, ne permet pas à la Sèvre Niortaise de former des gorges comparables à celles du Tarn et du Lot. Le Marais commence en aval de Niort pour s'élargir dans la Vendée au pied de l'étroite plaine qui borde la Gâtine, entre Fon- tenay et Luçon. La plaine poitevine la plus fertile est celle de Niort. La plupart des descriptions disent que ce n'est pas une plaine nue, qu'il y a des haies, des arbres. En réalité, elle comprend des comparti- ments très différents et qui n'ont guère qu'un caractère commun : la richesse du sous-sol en calcaire. Nous tâcherons de faire comprendre les différences extrême- ANN. SCIENCE AGBON. — 1922 5 66 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ment importantes au point de vue agricole entre ces divers compartiments. Mais, auparavant, nous devons limiter notre Plaine (fig. 2) et indiquer son climat. Au nord, la Gâtine choit dans la Plaine vers Champdeniers suivant la faille de La Chapelle-Bâton. Cette faille est une des nombreuses cassures rectilignes de 20 à 100 kilomètres dirigées de l'est-sud-ouest à l'ouest-nord-ouest vers la Bretagne et qui déterminent des compartiments dans la plaine de Niort. Mettant en contiguïté des argiles avec des calcaires par exemple, elle contribue à la variété de culture et à la fertilité. La faille de La Chapelle-Bâton se continue par celle d'Exireuil jusqu'à La Mothe-Saint-Héraye où elle laisse à l'est la plaine de Lezay. Au sud, la limite de la Plaine Niortaise est un peu artificielle. Nous adoptons l'arête nord du plateau qui sépare le bassin de la Sèvre de celui de la Charente, et porte la forêt de Chizé. Cette ligne, qui a la même direction que les plis et failles, suit la vallée de Gript. A l'est, nous nous limitons au plateau de l'Hermitain et à la vallée de la Belle; de La Mothe-Saint-Héraye à Celles et Brioux. Cette ligne évite le plateau de Melle, où les calcaires sont le plus souvent recouverts de terres à châtaignier. A l'ouest, la Plaine se distingue nettement du Marais couvert de canaux. Au nord-ouest nous lui donnons une limite arbitraire, correspondant à peu près avec celle du département de la Vendée, de Benêt à Saint-Pompain. Au delà, c'est la plaine de Fontenay-le-Comte. Ce périmètre détermine une forme à peu près carrée d'une trentaine de kilomètres de coté. La superficie est de 1.025 kilo- mètres carrés, soil roa.5oo hectares entièrement cultivés. La plaine de Niort se trouve contenue dans la carte d'état- major de La Kochelle à l'échelle «le 1/320 000 e et presque entiè- rement dans le quarl de feuille au 1/80 ooo* renfermant Niort. Les deux cartes d Y-lat-major ont d'ailleurs été richement illustrées par le Service géologique des Mines. C'est grâce aux travaux de M. Welsch, l'éminenl géologue de Poitiers, que nous ;i\imin \n clair dans les contrastes d'une plaine que ses descrip- tion-, uniformisaient par trop. LA PLAINE NIORTAISE 67 Le climat. — Bien que la différence d'altitude (i5o mètres environ) ne soit pas considérable entre la Plaine et la Gàtine, non plus que la différence de latitude, la nature du sol s'ajoute à ces facteurs pour établir un contraste. La descente sur la Plaine Niortaise offre quelque analogie avec l'ouverture sur le Midi qui apparaît en quittant le granit limousin pour les coteaux de Brive à Souillac. Mais le climat de Niort est plutôt tempéré que chaud, grâce au voisinage de la mer. Sa température moyenne, n°9, coïncide avec la moyenne générale de la France. C'est aussi la moyenne du mois d'octobre. D'après Passerat qui a étudié l'ensemble des plaines poitevines (Thèse, Paris, in Revue annuelle de Géographie, 190g), les écarts de température de janvier ne dépasseraient guère 12 degrés de part et d'autre du zéro et l'on compterait quarante et un jours de gelée seulement. Le chêne prend ses feuilles le 23 avril. Les mois d'été sont chauds : 18 à 20 degrés sans grands écarts dans la température diurne. Les vents d'ouest dominent au printemps et en été. Malgré cela les pluies sont rares en juillet et août. C'est que les vents sont réguliers, ce qui empêche toute condensation. Le maximum absolu des pluies a lieu en octobre. Le mois de mai est égale- ment pluvieux. Les vents de l'Océan amènent de la rosée et des giboulées qui entretiennent fraîches les cultures d'arrière-saison sans empêcher les récoltes. Les pluies d'octobre permettent les labours. Les semailles d'automne peuvent être gênées par les pluies excessives en novembre, et la floraison du blé par les pluies de mai. Mais ce climat est favorable aux prairies, aux plantes sarclées et aux céréales de printemps. Le caractère méridional de la flore s'accuse par la présence de lauriers-roses, de figuiers dans les jardins et l'extension de l'érable de Montpellier. La limite septentrionale de cet arbre au feuillage trilobé coïncide exactement avec celle de la Plaine Niortaise. '38 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Par méridional, il ne faudrait pas comprendre « méditer- ranéen ». Il y a une grande dillérence entre la Provence qui reçoit r>oo à 600 millimètres d'eau par grosses averses et la Plaine qui en reçoit 800 à 900 millimètres à peu près également répartis suivant les mois puisque la chute d'octobre n'est que le double de celle de juillet. La neige est rare et sans importance, ce qui permet d'avoir des toits très plats. Divisions de la Plaine. — D'un point élevé de Niort, on peut apercevoir vers le nord l'horizon boisé de la Gàtine, vers le sud des lignes horizontales successives manifestant les terrasses dont nous allons parler, vers l'est une plaine aboutissant à un massif également boisé d'allure irrégulière et vers l'ouest les plateaux nus dominant le Marais noyé dans le feuillage. I. fcm venant de la (ïâtine, on descend dans les vallées basiques à fonds schisteux, à flancs marneux, séparant des portions de plateaux de calcaire massif : oolithe ferrugineuse du bajocien plus ou moins recouverte d'argile rouge. C'est la région entre Plaine et Gâtine limitée au nord par la faille de La Chapelle-Bâton et ses cassures annexes vers Champdeniers. La superficie est de r3o kilomètres carrés. Cette région porte vers l'est un appendice de 3o kilomètres carrés constitué par la cuvette de Sainte-Eanne où un effon- drement entre deux l'ailles rectilignes distantes de 5 kilomètres a permis à l'érosion de respecter des calcaires marneux du cal- lovien, de l'oxfordien ou du calcaire lacustre tertiaire (éoeène). La Sèvre a profit é du peu de dureté des couches pour y élargir son lit. Il en résulte une vallée verdoyante qui constitue une oasis entre, la Plaine proprement dite et le damier (\vs terres fortes (marnes oxl'ordiennes) de Le/;i\ . Cette cuvette ou plutôt cette auge \;i de Saint-Maixent à La Mothe-Saint-Héraye. II. — La Plaine Niortaise proprement dite est la région des plateaux de calcaire massif bajocien supportanl le plus souvent les moellons oolithiques plats du bathonien donnanl par décal- ciGcation une terre rougi' ;'i cailloux blancs, la terre de groie proprement dite. Les cailloux sont assez petits pour ne pas gêner la culture, ;iu>si cette région est-elle nue, sauf sur les flancs des LA PLAINE NIORTAISE 69 vallées généralement sèches où s'établissent des murs, des haies, des vergers, et a fortiori dans la vallée de la Sèvre qu'alimentent de fortes sources, et dans celle du Lambon, cours d'eau discon- tinu. Les gens du pays ne désignent comme plaine que les parties dénudées. Quittant les flancs liasiques du plateau de Soudan pour gagner La Mothe, un habitant nous dit : « Au détour de ce chemin, vous trouverez la plaine; c'est-à-dire vous verrez clair! » La Plaine proprement dite a une surface.de 4oo kilomètres carrés, y compris les vallées qu'elle renferme. Son altitude est de 5o à 120 mètres. III. — Vers sa, partie orientale, grâce à un relèvement des couches profondes, à un pli relevé de l'écorce terrestre dit anti- clinal, le terrain liasique s'est fait une place au soleil (fig. 3). Il en résulte une région que nous qualifions de plateau, eu égard à son altitude moyenne : ioo à 190 mètres, mais qui constitue en réalité une sorte d'éventail de vallées au fond desquelles coulent de menues rivières aboutissant à la Sèvre. Nous lui donnerons le nom de Plateau d'Aigonnay parce que cette commune en occupe le centre. Les sommets sont couverts par les terres à châtaignier. Cette essence croît magnifiquement dans la forêt de l'Hermitain... mais ce n'est plus la Plaine. Les étages alternativement gréseux, calcaires et marneux du lias donnent une grande variété culturale et permettent la dissé- mination des habitations qui se concentrent au contraire autour des sources ou des puits dans la Plaine. IV. — Les localités de Benêt, Saint- Florent, Prahecq et Brioux-sur-Boutonne jalonnent une dépression de calcaire mar- neux callovien, suivie par la voie ferrée de Fontenay à Ruffec par Niort. En bordure de cette dépression, les marnes oxfordiennes se relèvent un peu, formant une première terrasse sans que cette fois les failles entrent en jeu. Les faciès sont d'ailleurs à peu près les mêmes : terres fortes de couleur foncée, en grande partie pâturées, entourées de haies avec têtards de frênes et d'ormes. Mares et puits nombreux. La superficie intéressée par cette dépression que nous qualifierons de callovienne est de [25 kilomètres carrés. V. — A partir de cette zone, les affleurements se suivent régu- 70 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE lièrement vers le sik! dans leur ordre naturel formant la ceinture de terrasses du bassin d'Aquitaine sans que les fractures viennent contrarier leurs contacts normaux. Aussi de vastes étendues offrent-elles des caractères uniformes. De L'uniformité ne naît pas seulement l'ennui, mais jusqu'à un certain point L'infertilité lorsqu'il s'agit de terres trop sèches ou trop calcaires. Les manies oxfordiennes esquissent, avons-nous dit, uuc pre- mière l errasse. La seconde terrasse, beaucoup plus étendue, est formée de calcaire rauracien. Elle domine d'une vingtaine de mètres la terrasse précédente en s'élevant elle-même (le 3o mètres à L'ouest vers Saint-Hilaire-la-Pallud sur Le .Marais, à 5o mètres près de Frontenay-Rohan-Rohan, et 75 mètres à Saint-Martin-de-Berne- goue au-dessus de Prahecq. Occupée par une terre perméable, elle n'est guère habitée. C'est une vraie « plaine » au sens strict. Elle était autrefois viticole. Sa superficie est de 2.')0 kilomètres carrés. Au sud, formant la troisième terrasse vue de Niort, s'étendent les marnes crayeuses du séquanien, peu fertiles et boisées en partie : forêt de Ghizé. Leur altitude est fort variable. Elles ap- partiennent surtout au bassin de la Charente et non à la Plaine Niortaise. Sur cet étage s'étendaient autrefois partie des vignobles des « bois ». Leur surface est bien restreinte aujourd'hui. Par ses produits la vache laitière ne. fait «lu reste pas regretter la vigne et Le cognac. Si maintenant nous rassemblons par genre de terre les compar- timents déterminés dans la plaine de Niort, nous trouvons 6i5 kilomètres carrés occupés par ta plaine dénudée proprement dite, formant deux plateaux séparés par la dépression callovienne à aspect de bocage et portant, en appendice au nord et à l'est, une zone de a 85 kilomètres carrés occupée parles terres variées • 1rs schistes primaires, du lias, de l'oolithique inférieur el du tertiaire. La plaine proprement dite n'occupe qu'un peu plus de la moitié de la plaine de Niort. \miis allons pénétrer plus intimement dans chacun des com- partiments ;iinsi déterminés afin de noter les différences dans la LA PLAINE NIORTAISE 71 nature du sol, la répartition des eaux, l'aspect général, les routes, les villages, les industries et spéculations agricoles ou forestières. Les sols. — Dans la plaine de Niort affleurent surtout les tables bathoniennes qui donnent par décalcification un sol argileux rouge, peu épais et encombré de cailloux calcaires blancs ne dé- passant guère le volume du poing. C'est la terre rouge de groie type rappelant la terre de causse du Sud-Ouest. La plaine rauracienne renferme des terres analogues mais moins argileuses et moins ferrugineuses, de couleur « terreuse » et non rouge. Entre les deux types de terre se placerait la groie recouvrant le calcaire massif du bajocien. Elle est moins rouge que celle du bathonien et borde celle-ci dans toutes les vallées. « Les groies n'existent que sur les calcaires susceptibles de se diviser en plaquettes. » (Passerat.) En passant au callovien, formé de calcaire plus marneux, la teinte vive disparaît complètement pour tendre vers le jaune brunâtre. Sur Foxfordien la couleur se fonce, les cailloux deviennent plus petits. Il en est de même sur les marnes du lias qui offrent en outre une richesse chimique plus grande. Quant aux marnes du séquanien limitant notre région au sud, elles donnent des sols tellement crayeux et chlorosants qu'on se croirait dans la Champagne Pouilleuse. Ce sont effectivement des terre de « Champagne » au sens large du mot. Sur les confins nord-est de la région étudiée, les affleurements de bathonien calcaire à silex sont recouverts d'une terre de décal- cification profonde ne laissant que des argiles rouges exception- nellement perméables avec des silex impurs qualifiés de chailles. C'est la terre rouge à châtaignier homologue des argiles à silex de la craie. Les enclos. — Aux différents affleurements correspondent éga- lement des natures différentes de clôtures pour les champs. La plaine bathonienne est la seule entièrement nue sauf quelques haies d'épines et quelques noyers autour des villages. 72 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE La plaine rauracienne renferme un plus grand nombre de vieux noyers ou cerisiers, vestiges des anciennes plantations dans le vignoble. Le pêcher, pourtant très en honneur, ne vit pas vieux et ne saurait avoir subsisté depuis trente ans. Les affleurements bajociens ont lieu le plus souvent à flanc de coteau. Ils donnent des cailloux plus volumineux que les autres étages du jurassique, aussi les champs y sont-ils fréquemment entourés de murettes en pierre sèche oolithique. à cassures' rec- tangulaires (fig. 4)- Sur les affleurements basiques, les arbres et les haies sont irré- gulièrement disséminés. Les marnes toarciennes en comporte- raient bien, mais la richesse des palmes est telle qu'on se dispute le terrain et préfère parfois les clôtures en fils de fer. Sur les calcaires gréseux du lias inférieur et les schistes du fond des vallées existent au contraire des haies opulentes d'essences variées. Ces haies constituent la règle sur les marnes oxfordiennes où l'orme et le frêne exploités en têtard constituent le seul combus- tible des fermiers. Ce sont elles qui donnent, pour le passant, l'aspect de bocage alors que l'aviateur ne voit qu'un damier cultivé ou pâturé. Sur le calcaire marneux du callovien, la pierre est moins rare. Les haies y sont souvent doublées par des murettes en pierre sèche dont les éléments sont plats. 11 existe aussi des murs dans certaines zones oxfordiennes. Les moellons durs sont à surface corrodée, à cassure grise. D'après M. Welsch, ce sont des spongiaires caractéristiques de l'oxfordien supérieur et qualifiés d' « aigrains ». Sur les calcaires crayeux du séquanien et par extension sur le calcaire marneux mètres. Les eaux de la plaine oolithique s'arrêtent sur le toarcien (lias supérieur), celles de la plaine rauracienne sur les marnes oxfor- LA PLAINE MORTAISE 73 diennes. Elles forment des rivières souterraines qui débouchent en sources énormes au fond des vallées. Le calcaire que renferme ces eaux assure leur limpidité qui n'est pas toujours synonyme de pureté. Mais cette question nous entraînerait trop loin. M. Queuille a réuni de nombreux documents analytiques et plu- sieurs auteurs ont décrit les sources alimentant Niort (le Vivier) dans les Bulletins de la Société scientifique des Deux-Sèvres. Dans l'anticlinal liasique et la région entre Plaine et Gâtine, les niveaux d'eau sont, on le conçoit, très variables. Il suffit d'un îlot bajocien sur les marnes toarciennes pour don- ner naissance à une petite source alimentant un hameau à flanc de coteau, comme la Fontaine de l'Eglise à Chavagné. Mais les besoins du bétail deviennent tels qu'on doit suppléer à l'insuffisance des puits et des sourcettes locales en allant puiser aux eaux de fond de vallée pendant les mois de septembre et d'octobre. Le callovien étant marneux renferme quelques mares et sources (fig. 5) qui peuvent tarir à l'automne. Si l'on creuse un puits, on ne peut avoir un débit suffisant qu'en traversant le bathonien pour rencontrer des fissures aquifères, et parfois aussi le bajocien jus- qu'à la nappe supra-toarcienne. Dans les bassins dont les marnes calloviennes recouvrent la partie centrale, les eaux infiltrées à un niveau supérieur dans les calcaires bajociens peuvent refluer en hiver et au printemps per ascensum, ce qui donne lieu à des sources jaillissantes à Villiers-en-Plaine et à Prahecq (Fosse de Paix). Les marnes oxfordiennes sont assez compactes pour retenir les eaux superficielles dans les puits peu profonds. Aussi sont-ils nombreux. A Bessines, presque chaque maison possède le sien. Les villages se disséminent et s'allongent sur les arêtes du plateau en terrain relativement sain et au voisinage des affleurements pierreux. Les cultures. — La plaine proprement dite est le pays des céréales et des plantes sarclées qui alternent avec les prairies artificielles de légumineuses : luzerne, sainfoin, trèfle. On pousse ces dernières jusqu'à la graine dans la plaine bathonienne. Après les céréales, les machines battent les graines en oc- tobre. 74 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE L'orge de printemps est une variété à deux rangs dite bail- large. Les cultures méridionales poussent une pointe dans la plaine niortaise par le maïs, grain cultivé à grand écartemenl et écimé en septembre. Les épis achèvent de mûrir et. sèchent appemlus aux murs à partir d'octobre. I /humidité du climat et l'abondance du bétail bovin ont un témoin dans le topinambour. La vigne est rare. En dehors des enclos situés près des villages et le plus souvent plantés de novers très distants, il n'y a de prairies naturelles qu'au fond des vallées. Sur le lias du plateau d'Aigonnay et la région entre Plaine et Câline de Champdeniers à Saint-Maixent, les cultures sont infi- niment variées. Aux précédentes s'ajoutent les vergers de pom- miers et de tous arbres fruitiers, les prairies naturelles fauchées ou pâturées, la vigne sur les coteaux bien exposés. Dans la dépression callovienne s'étendent surtout des pâtures gui occupent aussi les flancs des terrasses marneuses oxfordiennes. Sur les plateaux, les terres labourées occupent des surfaces plus restreintes. Le trèfle y semble plus répandu que la luzerne. La pomme de terre et le topinambour y craignent l'humidité. Sur la terrasse rauraeienne, on retrouve maïs, céréales, topi- nambour. La vigne s'étend en [daine par îlots témoins de son ancienne importance. Elle est plantée à grande distance, i m 7oà 2 mètres, et tenue liasse sur un ou deux fils de fer. Les essences forestières. — Dans tout»' la région envisagée, il n'y a pour ainsi dire point de bois. < >n n'a même pas piaulé des carrés destinés à remiser If gibier comme en Beauce ou en Brie. Il est vrai que le pays esl plus accidenté t'f que les murs et les haies sont nombreuses. Ce n'est qu'aux confins «le la Plaine de Niort que se trouvent la forêt de l'Hermitain, formée «le châtaigniers avec un peu de chênes, et lu forêt de Chizé qui étend jusqu'en Charente-Inférieure ses hêtres tordus el --••s érables «le Montpellier mélangés de chênes h d'alisiers. LA PLAINE NIORTAISE 75 L'aspect des deux forêts, Tune sur les terres rouges à châtai- gnier, l'autre sur les marnes tendres du séquanien, est tout diffé- rent. Les bois sont de belle venue dans la première. Dans la seconde ils forment difficilement des beaux arbres. Mais le bois de chauffage est excellent. On en fait des fagots à deux liens ren- fermant du bois de moulée servant à alimenter la ville de Niort. Quant aux ruraux, ils emploient surtout les essences tendres qui poussent dans les vallées et les pousses des ormes et des frênes exploités en têtard comme les saules dans d'autres pays. Sur la plaine rauracienne et séquanienne, les haies d'érable remplacent avantageusement les dangereuses épines. Leur exten- sion serait à souhaiter. On pourrait aussi employer le cerisier de Sainte-Lucie (Cerasus Mahaleb) qui forme des haies destinées à fournir le chauffage sur les bords graveleux du Rhône, près de Lagnieu (Ain). La guerre ayant raréfié le charbon et les bois, l'attention doit être apportée sur les essences constituant les haies des pays de bocage. Il semble aussi qu'on pourrait consacrer certains arbres à la production du bois d'oeuvre en se contentant de ne pas les élaguer. L'orme et le frêne sont excellents pour le charronnage et les aéroplanes. Sur la bordure des terres à châtaignier, à l'est de Saint-Maixent, nous avons observé le mélange du noyer et du châtaignier à fruits. Il s'agit d'arbres plantés. Le noyer nous paraît moins exclusif comme terrain que le châtaignier. Autrement dit le châ- taignier ne croîtrait pas bien en terrain calcaire, le noyer peut croître en terrain siliceux. Élevage. — Dans toute la région, la spéculation principale consiste dans la production du lait pour les beurreries coopéra- tives. Le beurre est d'autant plus fin que le terrain est plus sain et chimiquement riche (acide phosphorique). C'est pourquoi les beurres de la plaine bathonienne au nord de Niort sont les plus réputés. Les beurreries se limitent à la Plaine et au Marais. La race bovine parthenaise est presque exclusivement maintenue malgré ses imperfections au point de vue de la viande. Il suffit 76 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE parfois de 17 ou 18 litres de lait pour faire un kilogramme de beurre. Les troupeaux sont conduits chaque jour à la pâture, ce qui est un facteur de qualité pour le lait. Gomme bœufs de trait on élève quelques « salers ». Les résidus de laiterie servent à alimenter les porcs. Quelques chèvres noires suivent chaque troupeau. Leur lait est employé à la fabrication de fromages carrés, surtout sur le plateau d'Aigonnay et dans la cuvette de Sainte-Eanne (fromage de la Mothe). L'élevage du Mulet est également cantonné dans la Plaine, il ne s'étend ni dans le Marais ni dans la Gâtine. D'après Passerai, il se limite au sud à Lonlay, Aulnay, Chef-Boutonne; à l'est à Givray, Gençay, Luzignan, Vouillé, Thénezay, Airvault; au nord à la plaine calcaire. Le Mouton n'est pas aussi répandu qu'il pourrait l'être dans des terres aussi saines. Haut sur pattes postérieures, il ne semble pas très sélectionné (fig. 6). L'entraînement vers la production du beurre est tel que les autres branches de l'élevage ne progressent guère. Industries extractives. — La pierre calcaire étant abondante, des carrières sont ouvertes partout. Il arrive que les proprié- taires, creusant leur cave, extraient les moellons nécessaires pour la maison. On exploite dans le bajocien la pierre de l aille de calcaire ooli- ihique la plus employée dans la région. Le bathonien à « chailles » siliceuses est partout extrait pour l'entretien des routes. Le calcaire oolithique lieni bien au four et donne une chaux grasse employée en amendement sur la Gâtine. Des fours jalon- nent la limite nord de la Plaine. Le calcaire marneux du Uauracien exploité par exemple à Frontenay-Rohan-Rohan, se délite au four et donne de la chaux hydraulique. Les argiles les plus employées pour la tuile sont les marnes grises oxfordiennes. Gomme la pierre esl abondante, on ne moule guère «(rf^» 1 ( Oblilhe ) _^y le Marais y \p Niort \ — ^ /T ^^X \. ^ pi . . Fronlenay-F-F X' 5 , ^ 1 f \ Cr/Jcj* i / Plateau \ Mcllc ^-^^ Mauze ^X\_ '""X \ 4r Échelle: Torèt \ ■v. «3 B"îoLUK - sur - Boutonne Chizé V, Fig. 2. COMPARTIMENTS DE LA PLAINE DE MORT (P. L.) SUPERFICIES A._ fn/rr Plaine et Gàtwe /130 1 "" B . Plaine pp' /./e .. hoo C .Plateau liàatùfue a 'flrionnav 125 D - Dépression Çallovtenne . . .... 125 Z-. Plaine rauracienne 2 15 T - Cuvrlte de S'' tanne 3o Total -lo25 - S!?r\ ^ESQUISSE GÉ0L06I0UE DU BASSIN DU LAMBON fr. awe ""'--- "«"g"" - "^ ,. f + * r f + *-~.j » >- jgfcy nS ■~-9 + oTriotn r -i- V ^ T -_2L p t t.- ;-, o lauche ' „ ; * si; *>: '.♦ + •* + <■ i „ >. , ., Ç$hZ «iw ( T;T+.v - *>?»*•■»* Is&BBaST: lé* *- 4- • +-- _0//« ;■ &///<•. Points d jixsorplf o n - Résurgences -jr} Baiocien \ 1 Arçi/e3 tertt&tres Fig. :;. LA GÉOLOGIE DE LA PLAINE OOLITHIQUE ET DU PLATEAU LIASIQUE (D'après Henri Sauvaget, Soc. hist. et se. Deux-Sèvres.) - a s 1 •o s o - - o u a. I» a - 3 & w C V y. o > a 0. 4j S '— S. a. *a '5 «■< *^ V) O) iç S U O '3 ij _ç J "3 o O 0) . O 5- Cî Q Ol 'JJ Cd 'S. V) —1 H^ 0> v; J ï- 3 5 ^ 5° C w w u *j s O X M V. a # c z, '■£- 3 O 3 u Z S & 6> r- P 5J3 O A H c •s § ■■? «5 3 61 y. U y. o S o 73 LA PLAINE NIORTAISE 81 Gomme améliorations à introduire, nous ne voyons à première vue que des distributions d'eau et des hangars plus spacieux. Les distributions permettraient d'économiser sur le temps de puisage et d'écarter les villages. Tel moyen cultivateur aurait intérêt le plus souvent à construire à flanc de coteau, vers la sortie de l'agglomération, une ferme spacieuse où ses attelages puissent manœuvrer facilement, où toute la récolte puisse être abritée et battue à temps perdu. La canalisation d'eau lui éviterait la creusée onéreuse d'un puits. La situation en pente serait utilisée pour le déchargement des récoltes et l'assainis- sement. On voit encore trop de charrettes à vaches ou à bœufs employer une heure au moins à aller chercher de l'eau vers les bords boueux de la fontaine. Une meilleure utilisation des arbres des haies permettrait d'avoir davantage de bois de chauffage et, en outre, du bois d'oeuvre. AÏ5. SCIKSCE AGBOK. 19Ï2 DOSAGE DE L'ACIDE PIIOSPHORIQUE ET DE LA POTASSE DITS « ASSIMILABLES » DANS LES TERRES ARABLES (l) Par GH. BRIOUX INGÉNIEUR AGRONOME DIRECTEUR DE LA STATION AGRONOMIQUE DE LA SI.IN L-INI KIII Kl lu I. d. : 63. 113. 3. L'analyse chimique des terres arables, après avoir suscité beaucoup d'espoirs et joui d'une grande vogue, est tombée quelque peu en défaveur auprès des agronomes et auprès des chimistes eux-mêmes, parce que l'on s'est peu à peu aperçu que, telle qu'on l'exécute habituellement, elle est loin d'être un guide toujours sûr pour juger de l'opportunité de l'apport de tel ou tel engrais. Trop souvent ses indications un peu sommaires se sont trou- vées contredites par les résultats observés dans la pratique, aussi certains, poussant la critique à l'extrême, sont allés jusqu'à lui dénier toute utilité. C'est qu'en effet la plupart des analystes se bornent encore à déterminer le stock des quatre principaux éléments fertilisants : azote total, puis acide phosphorique, potasse et chaux solubles dans les acides concentrés et bouillants, qui constituent la réserve alimentaire du sol, laquelle ne deviendra disponible ipie peu à peu, et dans un avenir indéterminé. Certes il est bon de connaître l'étendue de cette réserve nutri- tive, mais sa connaissance n'a qu'une utilité pratique très relative s'il nous est impossible d'évaluer d'une façon tout au moins (1) Communication présentée à la section d'agronomie . 1.000 p, 1.000 Acide phosphorique total 1,06 1,78 Acide phosphorique assimilable, soluble dans l'acide <• i t ri. | ii«- ;'i 1 "/ () . ".'178 o.'|i»3 (1) Journal of the Chemical Society, vol. LXV, mars iH.j'), et Annales Agronomiques, tome XX, 1894. ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 85 Pour l'acide phosphorique total, le rapport des chiffres trouvés dans les deux sortes de parcelles est de i à 1,7, tandis que pour l'acide phosphorique assimilable, le même rapport est de 1 à 6. On constate donc que l'enrichissement du sol en acide phos- phorique est mis en lumière d'une façon beaucoup plus nette par l'attaque à l'acide citrique faible que par l'attaque à l'acide chlorhvdrique concentré et bouillant. Des chiffres du même ordre furent trouvés pour la potasse. En comparant les résultats des analyses aux résultats cultu- raux obtenus dans les diverses parcelles d'expériences à la suite de l'application des engrais phosphatés et potassiques, B. Dyer arriva à cette conclusion que la solution d'acide citrique à 1 °/ paraît agir sensiblement de la même façon que le dissolvant naturel que possèdent les plantes, et il admit les règles suivantes pour l'interprétation des résultats de l'analyse. Interprétation des résultats. — Pour produire de bonnes récoltes de céréales, une terre arable ordinaire doit contenir au moins 0,10 °j 00 d'acide phosphorique soluble dans l'acide citrique à 1 °/ ; pour les plantes racines, plus exigeantes que les céréales, il faut une dose d'acide phosphorique sensiblement plus élevée. En ce qui concerne la potasse, on peut admettre sensiblement les mêmes limites, bien qu'il soit plus difficile de prévoir si l'ad- dition des sels potassiques sera avantageuse ou non. M. Garola, qui a appliqué la méthode B. Dyer à l'analyse de la terre de ses champs d'expériences, élève un peu les limites adoptées par l'agronome anglais. D'après lui ( x ), pour le blé et les céréales en général, lorsqu'on ne trouve que 0,1 à 0,2 °/ 00 d'acide phosphorique assimilable, on ne doit pas hésiter à utiliser largement les engrais phosphatés; mais l'emploi de ces mêmes engrais cesse d'être avantageux, au point de vue économique, quand les sols contiennent plus de o,3 °/ 00 d'acide phosphorique soluble dans l'acide citrique. Quant à la potasse, elle devient nécessaire lorsque la terre n'en renferme, sous forme assimilable, que 0,1 5 °| 00 et au-dessous. Nous avons adopté ces règles d'interprétation depuis plusieurs années; elles nous paraissent concorder d'assez près avec les (1) Les Engrais, par Garola (Encyclopédie agricole). 8G ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE résultats que donnent les engrais dans les terres analysées, à condition f/ue celles-ci ne soient pas calcaires. Nous estimons en effel que la méthode de B. Dyer n'est réelle- ment pratique que pour des terres non \calcaires ou très peu cal- caires. D'après certains traités de Chimie agricole, il faut, lorsque la terre est calcaire, et c'est l'opinion de B. Dyer lui-même, ajouter à la solution d'acide citrique à i °/ une quantité supplé- mentaire d'acide, correspondant à la quantité de carbonate de chaux à neutraliser. D'autres auteurs pensent qu'il est préférable d'accepter la cause d'erreur, légère d'après eux, due à la présence d'un excès de carbonate de chaux, et de ne pas ajouter un supplément d'acide citrique. Nous ne partageons pas cette manière de voir susceptible, lorsque l'on se trouve en présence de terres quelque peu calcaires, de conduire à des erreurs d'interprétation inadmissibles. Les chiffres suivants en font foi; ils s'appliquent à des terres renfermant de 9G à 260 °/ 00 de carbonate de chaux. Nous avons, dans un cas, attaqué les 200 grammes de terre par la solution d'acide citrique à 1 °/ sans nous préoccuper de la teneur des diverses terres en GaOCO' ; dans l'autre cas, nous avons introduit dans la solution une quantité supplémentaire d'acide citrique, correspondant au carbonate de chaux contenu dans chaque terre. Voici les résultats trouvés, pour 1.000 de terre. i i ncur du sol Attaipic par l'acide ■zotlqae concentra .fcii.i'i la jiiir 1 iuuu 1 iiii<|ir' .1 1 «/o Nnméroi 5ms ulariliM ITMllblf 1TM satura lun préalable i|',.r'lr.' •-11 CaOCOi pao» K<> du ci In p»o* ire K 10 du calcaire I' -'O'. K-'O p. 1.000 1 93,0 1,77 1,60 0,1)5(1 O.O. r H) C»/|75 o,i3i 2 96,3 6,12(1) 0,8l 0,06 1 0,088 i,4i5 0, t33 .'{ 1 . 3,5 2,1'.' 1,25 o. i5/} M. Iig o,63a 0,1 <"u 4 !•:>.:< 1 M 2,20 0,022 0,1 o,ai5 o,aa6 5 [66,0 1 ,68 I.7S 0,0.'!.') o,o53 0,46a 0, i3i 6 6,0 '.'7 0,6a 0,l57 0, 101 0,100 7 a 60, 7 8,90 1,80 0,119 0,190 1,080 U,-.'2.'{ On voit que si pour la potasse soluble les chiffres trouvés (i) Terra de jardin. ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 87 ne sont pas excessivement différents dans l'un et l'autre cas, bien qu'ils varient parfois du simple au double, il n'en est pas de môme pour les teneurs en acide phosphorique assimilable qui varient, pour quelques terres, du simple au décuple et même plus, sous l'influence de la saturation préalable du cal- caire. Les différences que nous signalons ci-dessus sont déjà sen- sibles lorsque les terres analysées ne renferment que 3 à 4 °/o de carbonate de chaux; il en résulte que pour les terres calcaires, la méthode de B. Dyer ne peut pas être interprétée d'après les bases que nous avons mentionnées plus haut. D'autre part, pour les terres renfermant i5 à 20 °/ de calcaire ou plus, et elles ne sont pas rares dans certaines formations géologiques, le dosage devient délicat et incertain en ce sens que le citrate de chaux formé, peu soluble, enrobe les grains de calcaire et rend leur attaque complète longue et difficile; en outre, les évaporations et calcinations subséquentes doivent être surveillées de près. Pour ces diverses raisons, nous avons renoncé à l'emploi de la méthode à l'acide citrique pour le dosage des éléments assi- milables dans les terres calcaires, et nous avons été amenés, par là même, à étudier comparativement une méthode dont le principe est dû à M. Th. Schlœsing fils, et dont les détails d'application ont été fixés par un savant hongrois, le D r Alexius de Sigmond. M. Th. Schlœsing, au cours de ses belles recherches sur la solubilité des phosphates du sol dans l'eau ou dans les acides très dilués, a trouvé que l'on peut distinguer dans un sol, deux catégories de phosphates assez nettement séparées : l'une soluble dans une liqueur azotique d'une acidité finale voisine de 1 à 2 dix-millièmes d'anhydride azotique libre, l'autre com- mençant seulement à se dissoudre à partir d'une acidité voisine de 1 millième ('). Il constata en outre que l'acide phosphorique dissous en premier lieu doit appartenir, dans les sols, à des phosphates à base de chaux, de magnésie ou d'alcalis, à l'exclusion des (1) C. R. A. S., 1899. Tome CXXVIII, p. ioo/j. J 88 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE phosphates à base de fer et d'alumine, qui ne se dissolvent qu'au delà d'une acidité de i millième. M. Schlœsing ajoute : « Les terres cédant le plus d'acide phosphorique aux acides très faibles, de i à 2 dix-millièmes d'acidité, sont aussi celles qui en cèdent le pins à l'eau ordi- naire, et par suite aux dissolutions qui les imprègnent dans les champs. On est porté à conclure, de ce qui précède, que l'acide phosphorique de ces dissolutions naturelles doit pro- venir essentiellement des phosphates de la première catégorie qui vient d'être distinguée. » M. A. de Sigmond, reprenant les essais de M. Schlœsing, vérifia l'existence des deux catégories de phosphates, et trouva que pour 12 terres sur i/j, le taux des phosphates dissous resta invariable pour des acidités finales comprises entre 1 dix- millième et 1 millième de Az'O 5 par litre. En outre, opérant sur une centaine d'échantillons de terre dont les besoins en acide phosphorique étaient vérifiés par des expériences culturales selon la méthode de Wagner, il constata que s'il n'y a pas de lien constant entre la teneur en acide phos- phorique total et les exigences des terres en engrais phosphatés, il y en a un très étroit, au contraire, entre les mêmes exigences et la teneur du sol en acide phosphorique de la première caté- gorie définie plus haut, et il a déduit de ses essais des règles d'interprétation que nous mentionnerons plus loin. Pour pouvoir tirer parti de ces règles, nous avons adopté dans tous ses détails le mode opératoire décrit par M. A. de Sigmond dans les Annales de la Science agronomique (tome II, 1906, pages l\ot\ et suiv.). C'est en somme la méthode de M. Th. Schlœsing, appliquée de telle sorte que Yti<-i finale des solutions obtenues soit toujours comprise entre 200 et 1 .ooo milligrammes d 'anhydride azotique par litre, et de préférenee aux environs de 5oo milli- grammes. On utilise une solution titrée d'acide nitrique dont 1 centi- mètre cu\u> équivaul ;'t 100 milligrammes de Az*0 5 , et une solution de potasse dont 1 centimètre cube équivaut à 10 milli- grammes de Az 2 5 . ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 89 Mode opératoire. — Voici, très sommairement, le mode opé- ratoire suivi. Après avoir déterminé comme l'indique M. A. de Sigmond (/) la basicité latente de la terre, due aux carbonates et aux sili- cates facilement décomposables, basicité qui penne I de calculer la quantité d'acide azotique titré à utiliser pour l'attaque de la terre, on introduit 25 grammes de terre fine sèche dans un flacon gradué de i litre; on y ajoute 200 à 3oo centimètres cubes d'eau distillée, puis, peu à peu, si la terre est très calcaire, la quantité d'acide azotique titré nécessaire. On agite, et quand toute effervescence a cessé, on complète à 1 litre avec de l'eau distillée, on bouche et l'on agite pendant une demi-heure dans un appareil rotatoire. Après seize à vingt heures de repos, on agite de nouveau pendant une demi-heure, on filtre, et sur une prise d'essai de 25 centimètres cubes, on détermine l'acidité de la solution. Si elle n'est pas comprise entre 200 et 1.000 milligrammes de Az 2 5 par litre, on est obligé de faire une nouvelle solution, en employant un peu plus ou un peu moins d'acide titré. Avec un peu d'habitude, il arrive assez rarement que l'on ait à recommencer l'opération. On prélève finalement 800 centimètres cubes de la solution filtrée correspondant à 20 grammes de terre, et l'on y dose l'acide phosphorique d'après le procédé usuel. Par cette méthode de dosage qui décompose préalablement tout le carbonate de chaux du sol, on dissout généralement, pour des terres de fertilité égale, mais de plus en plus riches en GaOCO 2 , d'autant plus d'acide phosphorique que la terre est plus calcaire, parce que l'acide phosphorique du sol se trouve normalement allié, d'une façon plus ou moins intime, au carbonate de chaux. Nous avons observé le même fait pour la méthode B. Dver appliquée aux terres calcaires. On ne peut donc songer à interpréter les résultats de l'ana- lyse d'après une base invariable pour toutes les terres, cal- caires ou non. A. de Sigmond fut amené à subdiviser toutes les terres qu'il étudia par ce procédé, en un certain nombre de catégories, (1) Se reporter aux Annales de la Science Agronomique, 1906, p. 4°4- 90 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'après leur basicité, et il put fixer, d'une façon approchée, pour chaque catégorie, la limite maximum de P 2 O s assimilable au-des- sous de laquelle les engrais phosphatés produisent un effet utile. Nous avons résumé les conclusions de son travail dans le tableau ci-dessous, et nous avons indiqué, en face des chiffres relatifs à la basicité, la teneur approximative correspondante du sol en CaO CO\ Subdivisions Limites de basicité an milligrammes de Ai-'O r > Teneur approximative en CaO< <> .000 à 18.000 et plus. 0,9 a i,5 1 ,5 à 12,0 12,0 à 65,0 et plus. 45 60 75 27 6 27 49 ! Il résulte des chiffres ci-dessus que pour des terres un tant soit peu calcaires, c'est-à-dire renfermant plus de 10 à 12 °/ de carbonate de chaux, l'addition des engrais phosphatés est géné- ralement inutile lorsque la dose d'acide pliosphorique assimilable s'élève à 75 milligrammes pour 100 grammes de terre, soit à <>,7 5 °/oo- Lorsque la basicité est très forte, M. A. de .Sigmond estime que la limite maximum d'acide pliosphorique soluble pourrait même être portée jusqu'à o,85 ou 0,90 °/ O0 . Au contraire, pour les terres peu calcaires ou non calcaires, cette limite est sensiblement abaissée. Anah/srs effectuées à la Station agronomique de Rouen. — Nous avons étudié de notre côté la méthode Schlcesing - de Sigmond eu la faisant porter sur un assez grand nombre de terres plus ou moins riches en carbonate de chaux, analysées en môme temps par la méthode Bernard Dyer et par la méthode officielle des stations agronomiques. Bien que A. de Sigmond n'ait pas fait porter ses recherches sur la potasse dissoute par l'acide azotique faible, et par consé- ( 1 ) Millitjnimmi's de Az 2 05 nécessaires pour saturer la basicité latente île 20 < t r de terre. ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 91 quent n'ait pas formulé de conclusions en ce qui concerne la potasse assimilable du sol, nous avons déterminé aussi les doses de cet élément fertilisant dissoutes par l'acide azotique d'une concentration voisine de o,5 °/ 00 . Les résultats obtenus pour trente-trois terres très diverses sont condensés dans le tableau ci-contre où les terres sont clas- sées par catégories de basicité croissante. Les analyses ont été effectuées avec le plus grand soin, par M. Marais, préparateur à la Station agronomique. Un second tableau se rapporte à vingt-deux terres calcaires pour lesquelles la méthode B. Dyer n'a pas été appliquée. Comparaison des résultats fournis par les deux méthodes, pour l'acide phosphorique assimilable. — Pour la comparaison des résultats obtenus, ne considérons tout d'abord que les terres des deux premières catégories, c'est-à-dire les terres non cal- caires ou peu calcaires, dont la basicité n'excède pas 600 ; leur teneur en carbonate de chaux est inférieure à 1 °/ . Nous constatons que la méthode B. Dyer donne des résultats beaucoup plus élevés en général que la méthode Schlœsing-de Sigmond (nous verrons que c'est l'inverse pour la potasse). C'est que l'acide citrique à 1 °/ D est un bon dissolvant des phos- phates de fer et d'alumine, aussi bien que des phosphates terreux ou alcalino-terreux peu agrégés. Sir D. Hall et Demolon constatent dans leur ouvrage sur Le Sol en Agriculture que toutes les sortes de combinaisons phosphatées dont l'existence a été signalée dans le sol, semblent être représentées dans la solution citrique obtenue par le pro- cédé Dyer, car on y trouve, outre la chaux, de la matière orga- nique, ainsi que des sels de fer et d'alumine. Nous avons pu en faire la preuve pour la terre n° 1 du tableau, qui est une terre de jardin sablo-humifère très pauvre en chaux et à réaction acide. L'acide citrique à 1 °/ dissout 0,88 °/ 0o d'acide phosphorique assimilable, tandis que l'acide acétique, dans lequel les phosphates de fer et d'alumine sont insolubles, ne dissout à acidité moléculaire équivalente, que o,35 °/ 00 de P 2 5 , chiffre voisin de celui qu'a fourni la méthode Schlœsing (o,46 °/ o)« S'il est exact, comme on l'admet généralement, que les phos- 92 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dosage de l'acide phosphorique Table m n 1 I l 12 18 I I 16 16 17 Ifl 19 80 81 88 88 88 M M HOS .Ifs Ht U.RTINS 1. S46 11. 117 7.4U7 7.498 7. 196 7.061 6. 780 7.029 ■;.777 6.781 6.778 4.968 I 311 7.179 .M 6.048 L'.'» 86 6.111 -•7 • 89 . na PROVENAIS i: DES TERRI S ORIGINE GÉOLOGIQUE TENEUR en CaO CO-' pour 1.000 BASICITÉ il'apn's siavuNi) 1 Terres dont la basicité est inférieure à 300 Sotteville-lès-Rouen Saussaye Tbiédi vîii. i. Biesnil Ifasc&rol . Saint-Eustache-la-Forêt Sauu.ru tfont-Saint-Aignan La Brouette ( Iher) Sadroc, par I tonzenac (Com I i.i. Diluvimii sableux, Irrrc dp jardio. Limon des plateaux Limon d'argile à silex . . . . Id A silex M s.iiîit-i mies de < Irétol . . Saint-Eustacbe-la-Forêl . Riquier-ès-Plains . M Saint-Eustacbe-la-Forêl M 1 '.-" i. . - Ule 8' Laurent-en-Caux . Saint-Bustache la-ForÔi i . : beuf 8erv ille Bainte-Marguerite-sur-Mer . . . . Bainl I Fontaine . . . Bainte-Marguerite-sur-Mer . . . . Saint-Eustache-la-ForOt .... Saiiit-.MuriiiH tomom ill«'. . . Bainte-Marguorite-sur-Mer . . Ulon Arque*4a Bataille momiquc noy-le-Buffard f< >rni (Tard Orne Arquai la-BatalUe t..i . . . i te-Buffard Terrain.» primitifs, micascbites I.i I.l Néant M. Ifl. Id. I.I. I.i. Traces Néanl r.i. M. 140 146 165 ISO 190 860 280 270 290 295 2° Terres dont la basicité est Limon el argile à silex. I.l I.l 1.1 M I.l Limon Limon el argile a lilex. Limon des plateaux Limon .■! argile à Tr Ti I .i m I.l 1,1 ans 0,6 0,8 -M 0,8 0,s 1,1 ■ l.s S. 8 310 380 :tl(i 340 360 360 380 390 i M 500 510 570 3" Terres dont la basioité est 4° Terres dont la basioité est Ailnv 1..H el argile i silex Aboutis el argile a silex i.i ntea AUuvion h. lin 17,1 i 160 80, i 1 . L'L'.'l 86, i i 600 8.770 8 910 i i... . 5" Terres dont la basicité I.i 166,1 1.610 196, i 860,7 7 100 ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 93 et de la potasse assimilables. ÉLÉMENTS ASSIMILABLES POUR 1.000 DE TERRE FINE MÉTHODE SCHLCESING P2Q5 K-' O MÉTHODE BERNARD DYER P2Q5 K'-'O ÉLÉMENTS SOLUBLES DANS LES ACIDES CONCENTRÉS pour. t. 000 de terre fine P'2 Q5 K-i O milligrammes de Az'^O 5 pour 25 grammes de terre. comprise entre 600 et 900 : Néant. oomprise entre 900 et 4.000. 0,238 0,161 0,440 0,059 0,132 0,263 0,093 0,160 0,623 0,158 0,875 0,111 0,360 0,173 0,475 0,131 3,710 0,060 2,330 0,133 0,368 0,234 0,632 0,161 est supérieure à 4.000. 0,160 0,370 0,344 0,870 0,390 0,136 0,085 0,325 0,215 0,462 0,334 1,080 0,226 0,131 0,101 0,233 1,64 0,90 1,76 1,77 6,12 2,05 1,84 1,68 1,17 2,90 1,10 1,87 0,85 1,60 0,81 1,25 2,20 1,78 0,62 1,80 CaO 0,465 0,197 0,880 0,130 1,18 0,20 1,86 0,004 0,133 0,072 0,083 0,86 0,91 2,88 0,002 0,122 0,041 0,117 0,79 ,68 3,21 0,019 0,085 0,069 0,068 0,79 0,34 2,32 0,G52 0,249 0,184 0,116 0,93 0,47 0,65 0,021 0,145 0,175 0,063 1,19 0,72 1,76 0,071 0,133 0,172 0,097 0,61 0,45 3,30 0,012 0,310 0,128 0,327 1,60 7,99 1,34 0,012 0,360 0,091 0,276 1,11 4,S6 1,15 0,008 0,270 0,131 0,151 1,09 3,61 0,83 comprise entre 300 et 600. 0,107 0,142 0,201 0,088 1,00 0,51 3,39 0,030 0,157 0,118 0,083 0,89 0,57 3,15 0,019 0,130 0,099 0,093 0,96 0,65 2,88 0,032 0,166 0,134 0,127 1,00 0,82 3,07 0,035 0,169 0,117 0,097 1,09 0,76 3,55 0,022 0,169 0,096 0,077 0,86 0,45 3,99 0,013 0,180 0,086 0,104 0,97 0,68 3,25 0,045 0,145 0,197 0,073 1,29 0,53 3,63 0,115 0,168 0,307 0,112 1,33 0,96 3,88 0,011 0,175 0,130 0,110 0,99 1,17 6,57 0,017 0,190 0,075 0,078 0,89 1,34 7,71 0,036 0,202 0,101 0,137 0,86 1,34 8,52 0,048 0,073 0,279 0,083 1,33 0,80 s, 71 94 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ta a o S s» ce 3) I CJ '•H 8 •■■■>< ■c: co m -a o •c: --^ -13 0) i—i A «S en ta es a> en en rt ■u o eu CD o S S* •*« o si a, (0 o p. 0) T3 a> •d v & (8 m o Q — «- 1 O oo ce « OO ** o» >~ co — ooo'oooccf^t- -™ c 00 oo -r* i- O O O Ci ci - » - y. t* -r « ifl ce \z ci r* » a c» ■ 1 * p4 _ _ _ ,_, ^ ^ o*i O* O O © O i-fOOCOOïOO© • a - S ° o O Œ £T3 u ! \ h •- a zS? g . =" 1 4C -M '£> — « — r- iO n oooooot^woo f - 00 00 C. 'C CO *-C «O — • ift «nfO 1 *»^»-! « fl> t O r — -r-î" 1 -g : »-1 t-t -f iO r4 i-" O "lO — ' — ' — — — hOhNNNMW •u = •o \ ■ ^^ o o 1 i o r» r- o 'X> -i* co oo -r t*- o w «o f< >rï c-i .o •* •* i cr> o •"* Cite h o •'•îoo r-oi'-eoaooicicc 7 e — — *• t-t eo cq —cn o» — oa^(M ifleooNW-'-- l ^ o O O o o a o o. o o o oo ooooo oooooooo Y. "S 'f, f o \ o" o* »°TS f«© O i «1 a O t*- O O— -i—'OOCO — Ci-rOf^-OOO V: — — l— 00 t* co CO CO » h ifl o iO — t- r- — '^ Ci ^* f O a o O « 00 O O C- t-O O W ifi « »R -f ^ H f Cft CM >- CO ■■-: 8.- 1 - o O O S: s T3 S O O oc a K es a M \0 iO ift t- Cl :iO3'0N >0 O "M 'O O O tO iO 2 S- 1 ?i o o o h] « o a a o O O uO Ci DO «-< Q qq —• t- Oco ifî»cor-ao ccfOOiûOWO -* r- -ho CO CD iC5 'X o (M r- >o >- o eoco « ~4 Oi CO ttt CN 00 Cl — I- o \a —* ** oco h n o co «B O'-'00r-'X>o-î'»o i. •* a *3 r - -/ ■!e la rre de vieille ■ z 1 9 p '5 • ■- ■ s. ■ u a ' eo • o? 1 • M a . o o. ■ 1 ce p o •- o se o ■ ■ 5 01 B •4) O '3 es 01 V 3 O -•M 01 es p t r £ inn-i tourb lis des peu lis >i' [rie . . — - eo le s = a a ■c si r - H c .0 eS r; es C ► "S C ? g tf ® o es o g •5 sa » ,o — ,j ^* ex p 5» 3 o • " -< 5 -M S *"" C9 < "M « < - -- 1— «1 - -a " Uh — M M C O C! O • eu TJ •d a ■ 01 eu 01 es O M E u ■ H « j i 4) H ï G 'S. ^ ■%2 s- . c ■•= = a x — «y = y M ■« M i > O M K O Hirtrauvi tis-gaiUau o II S et C ^ il I 1 i •a e o «j o _ — s 1 a a Ci = _ _ — .. — aw x S i -i--^= ^c?>^k^- ■ 2 o ejoeN «x> >o oejs r-tiont- «mn^«œ-» ( c^ — _^ h « ?i :i D o^^-r — ^u>Cï s CO CO OO »- 1 - p i t m i _ t- t*- r* ?i i- r ~D i- r- l— r^ i- t- t- i- i- X t"- r- l— t- i- i- ■ a. O -« •>• eo t .0 «o h- oo ai O — - ' ..:i | ACIDE PHOSPHORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 95 phates de fer et d'alumine du sol sont moins facilement accessi- bles aux racines des plantes que le phosphate de chaux plus ou moins gélatineux, provenant de la rétrogradation de l'acide phosphorique soluble des engrais, on devrait en conclure qu'il y a là une cause d'infériorité de la méthode B. Dyer pour l'appré- ciation des terres manquant totalement de chaux, et dans les- quelles l'acide phosphorique des engrais rétrograde surtout à l'état de phosphates à base de fer et d'alumine. Quoi qu'il en soit, il est net que pour les terres dépourvues de carbonate de chaux, l'écart entre les deux méthodes est en général très considérable. Certaines terres de la première catégorie, les n os 2, l\, 8, 9 et 10 par exemple, ne donnent que des traces difficilement dosables d'acide phosphorique soluble dans l'acide azotique faible d'une acidité inférieure à 1 millième, tandis que l'acide citrique à 1 °/ dissout i5 à 20 fois plus d'acide phosphorique. Pour les trois dernières terres (n os 8, 9, 10) qui proviennent de la décom- position de micaschistes et sont très acides par manque de chaux, on trouve des teneurs en acide phosphorique total très satisfai- santes (1,09 à 1,66 °/oo). D'après la méthode officielle, on consi- dérerait même la terre n° 8 comme riche en acide phosphorique. La méthode B. Dyer leur assigne une teneur moyenne en P 2 0* assimilable; mais suivant l'interprétation de Garola, il est néces- saire de leur fournir des engrais phosphatés. Si on les juge d'après la méthode Schlœsing-de Sigmond, qui fixe pour les terres de cette catégorie un minimum d'acide phosphorique assimilable de 0,06 °/ O0 , on doit les considérer comme très pauvres en acide phosphorique soluble et leur faire un apport sérieux de scories de déphosphoration, indépendamment du chaulage qu'elles réclament. Ceci concorde avec les renseignements qui m'ont été fournis sur ces terres. Les terres n os 2, 3 et 4 dérivées du limon des plateaux présen- tent une richesse moyenne en acide phosphorique total (0,79 à 0,86 °/ 00 ), mais elles se montrent pauvres en acide phosphorique assimilable d'après la méthode à l'acide citrique, et très pauvres d'après la méthode à l'acide azotique dilué. Par contre, la terre n° 7, d'une teneur plus faible en acide phosphorique total, se montre assez riche en acide phosphorique 9(3 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE soluble dans l'acide citrique et dans l'acide azotique faible. Elle a certainement moins besoin d'engrais phosphatés que les terres précédemment citées; ce qui nous montre une fois de pins l'insuf- fisance de la détermination de l'acide phosphorique total. Si nous passons à l'examen des résultats fournis par les terres de la deuxième catégorie dont la basicité varie de 3oo à Goo, nous pouvons faire les mêmes constatations. Tontes ces terres présentent une teneur en acide phosphorique total sensiblement uniforme, puisque les extrêmes sont o,83 et r ,33 °/ 00 , cependant les nues sont riches et les autres pauvres en P 2 5 assimilable. La terre n° 19 est une très bonne terre à lin et à colza du canton de Goderville, abondamment fumée aux engrais phos- phatés; la méthode B. Dyer donne une teneur élevée en acide phosphorique assimilable, 0,307 o / 00 , que Garola considère comme la limite au-dessus de laquelle l'emploi des engrais phosphatés n'est plus économique pour les céréales; dans cette terre les betteraves, le lin, le colza se trouvent encore très bien de l'emploi des superphosphates. La méthode à l'acide azotique très dilué nous indique une teneur de 0,1 15 °/ 00 de P 2 0* soluble qui, d'après de Sigmond, est nettement inférieure à la limite maximum de o,3o °/ O0 au delà de laquelle les phosphates ne produisent plus d'effet pour les terres de cette basicité. Dans l'ensemble, les chiffres fournis par la méthode Schlœsinq sont encore très inférieurs à ceux que donne la méthode B. Dyer et présentent des écarts beaucoup plus prononcés, allant du simple au décuple. Pour les terres légèrement calcaires donl la basicité est com- prise entre 900 et 'i.ooo, et pour les terres plus ou moins lorte- ineni calcaires de la dernière catégorie, les quantités d'acide phosphorique assimilable trouvées Boni nettement supérieures à celles que nous avons notées pour les terres non calcaires. Pour que les résultats fournis par la méthode \)\*'i et parla méthode Schlu-sinq fussent comparables entre eux, nous avons eu soin d'ajouter à la solution d'acide citrique à 1 °/ une dose d'acide citrique complémentaire, équivalente à la quantité de carbonate de chaUA à décomposer. Nous constatons que l'acide citrique à 1 °/ manifeste encore ACIDE PHOSPIIORIQUE ET POTASSE ASSIMILABLES 97 vis-à-vis des phosphates du sol un pouvoir dissolvant supérieur à celui de l'acide azotique très dilué, mais les écarts s'atténuent et ne varient plus guère que du simple au double. Pour les terres des n os i!\ à 33, trois seulement peuvent être considérées comme ne réclamant pas d'engrais phosphatés, si nous adoptons les limites maxima de 0,60 et 0,76 °/ 00 de P^O 5 assimilable indiquées par de Sigmond. La terre n° 28 est d'ail- leurs très riche en acide phosphorique total et assimilable; c'est la terre du jardin de la Station agronomique, qui faisait partie autrefois des jardins de l'ancien asile Saint- Yon. On trouve là un exemple frappant de l'accumulation de l'acide phosphorique pro- venant de fortes fumures organiques au fumier répétées pendant de longues années; par contre, on peut constater que la dose de la potasse est restée tout à fait insuffisante. Si nous jetons en dernier lieu un coup d'œil sur les terres du tableau 2, dont la plupart sont très calcaires, et pour lesquelles nous n'avons appliqué que la méthode officielle des stations agronomiques et la méthode Schlœsing-de Sigmond, nous trou- vons 8 terres sur 22 qui sont très riches en acide phosphorique assimilable et pour lesquelles l'apport des engrais phosphatés ne paraît pas indiqué. Les terres 3, 4 et 7 sont des terres de jardin pour lesquelles on peut faire la même observation que précédem- ment. Je manque de renseignements sur l'origine géologique des terres 18 et 19 qui proviennent de 1 Oise. Les terres 20, 21 et 23, prélevées sur le territoire de la com- mune d'Eu, sont des terres labourables reposant sur des éboulis de la craie marneuse cénomanienne, notablement plus riche en P 2 5 que la craie blanche du sénonien. Sur ces terres très cal- caires, renfermant de 4- r » à 65 °/ de CaO CO% on peut considérer l'apport d'acide phosphorique complémentaire comme peu utile pour les céréales ; j'ai conseillé d'essayer l'action des superphos- phates sur les plantes sarclées. Par contre, les terres 1 et 2, 5, 6 et 10, renfermant une bonne dose moyenne d'acide phosphorique total, variant de i,3i à 1,88 °| 00 , se montrent très pauvres en acide phosphorique assi- milable. Les autres terres sont intermédiaires, mais réclament également l'apport de superphosphates. ■AJÎN. SCIENCE AQKON. — 1922 7 98 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Résultats concernant la potasse assimilable. — Il nous reste à examiner les résultais fournis par les deux méthodes étudiées pour le dosage «le la potasse dite assimilable ». Là, les écarts de dosage constatés sont beaucoup moins prononcés que pour l'acide phosphorique assimilable, vraisemblablement parce que la potasse entre dans des combinaisons beaucoup moins variées • pie l'acide phosphorique. L'acide citrique à i °/ , qui est un meilleur dissolvant de l'acide phosphorique du sol que l'acide nitrique à o,5";,„„ est, par contre, un moins bon dissolvant de la potasse, qui est surtout alliée à des silicates. Pour nos terres de limon et d'argile à silex pauvres en chaux et de faible basicité, on trouve parfois moitié moins de potasse soluble à l'acide citrique que de potasse soluble à l'acide azotique faible. La même observation peut être faite pour les terres à forte basicité', pour lesquelles on constate en outre que la dose de potasse dissoute est loin de croître proportionnellement à la dose de calcaire solubilisé- comme cela a lieu pour l'acide phospho- rique. Pour toutes nos terres analysées parles deux méthodes, la moyenne de potasse assimilable trouvée est de 0,188 par la méthode Schlœsinq et de 0,121 par la méthode B. Dyer; ou. si l'on ('(jale à i la dose de potasse dissoute par l'acide citrique à 1 °/ , on trouve en moyenne r,55 de potasse soluble dans l'acide azotique d'une acidité- comprise entre 0,5 et 1 °j 00 . Rarement il y a égalité de potasse dissoute. La grande majorité des terres que nous avons examinées et (pu appartenaient soit au limon des plateaux, soit à l'argile à silex ou aux éboulis calcaires des pentes, peuvent être considérées comme pauvres on seulement d'une richesse tout à fait moyenne en potasse soluble dans les acides concentrés bouillants, d'après l2 A.NNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Engels (O.). — Sur la composition chimique et la valeur comme fourrage des feuilles et des menues branches d'un certain nombre d'arbres à diffé- rentes périodes de la végétation [Landw. Versuch. Sun., t. XCVII, p. 293- 356. 1921) (I. d. : 68,6,048 : 63.49). — La valeur nutritive des feuilles h des menues branches des arbres esl plus grande au printemps qu'en été; il en est de même de la digestibilité. La valeur nutritive est compa- rable ;i celle i aux 'ii<\ re .. mais il peul être donné aux chevaux el aux bovidés. P. N. Hoi illier. — Observations sur la transpiration végétale et son influence sur l'alimentation des nappes et des courants souterrains {Bull, Chi/n. Sucrerie et Distill., I. XXXIX, p. 97, 1921) (I. d. : 68.112.2). — L'auteur résume les expériences qu'il a faites à la Station hydrologique d'Abbeville. Elles ont porté sur des terrains naturels découpés en blocs d'environ 400 ki- los de terre placés dans des caisses en ciment armé. Ces caisses furent pesées chaque matin depuis le 21 juin 1906 jusqu'en août 1914. Les diffé- rences de poids entre les caisses ne pouvaient résulter que des modifica- tions dans la teneur en eau produites par les pluies, par l'évaporation directe et par la transpiration végétale. Les eaux de drainage étaient recueillies el mesurées, les variations mé- téorologiques lurent enregistrées. Les observations mit porté sur le blé avec ou sans engrais, Tavoine, les prairies artificielles, la betterave, le gazon et la jachère. Pendant la saison froide, de novembre à mars, l'évaporation constatée pour chaque caisse esl sensiblement constante (0 à -jn millimètres d'épais- seur d'eau par mois). \ partir du mois d'avril, le sol nu et la jachère ne perdent au maximum que xo millimètres d'eau par mois alors que les caisses en culture peuvent perdre près de -iio millimètres, différence qui correspond à 1.200 mètres cubes par hectare. Pis blés, les prairies artificielles transpirent au maxi- mum en avril-mai, l'avoine en mai, la betterave vient beaucoup plus tard, en juillet-août. Les prairies artificielles, la luzerne eu particulier, évaporent une quan- tité d'eau formidable (293 millimètres de plus que la jachère en 1910). Des comparaisons ont été laites entre ces caisses et des caisses enter- rées OU des parcelles témoins dans les champs. Les cultures ont un déve- loppement identique ci il n'a jamais été nécessaire d'ajouter de l'eau d'arrosage aux sols en expérience malgré la sécheresse de l'été. P. N. Ll Chai ELI BR. — Emploi de la paille pour la fabrication du papier blanc Icad. d'Agriculture, séance du 10 novembre 1921 1 [h d. : 68.81.197 : 676.2). — Li mévente des pailles peut conduire noire pays ;'i une bonne solution de la irise dit papier; l'agriculture française doit demande!' a la crise du papier de la délivrer de la mévente ^'^ paille . La fabrication de- pâtes de paille blanchies peul s'effectuer ainsi : io Icilos de paille oui coupés en petits morceaux e| placés dans ton litres d'eau avec 16 a PS kilos de soude; on cuit a l'ébullition pendant huit heures. on écrase 1rs nœuds par un broyage convenable. Le rendement en pâte est 37 II est néce oie davoir des pailles exemples de mauvaises herbes qui forment de- iinuils dans la pâle. i tuteur indique par quelques chiffres les bénéfices que laisserai! cette fa bru a tion tentée par une coopérative agricole. I . N. Pichot (Olivier). Le llrésil [Économiste français, 17. 24, 12, 1921 REVUE AGRONOMIQUE 103 I. d. : 63.198.4 (81). — Sur un territoire de 8.497.540 kilomètres carrés, le recensement de 1920 a compté 30.645.296 habitants, soit moins de 4 habi- tants par kilomètre carré. Cette situation peut nuire à la mise en valeur agricole du pays. Production du café, déficitaire en 1920-1921, a été de 7.143.000 sacs, nombre le plus faible des vingt dernières années. Production du caoutchouc : situation mauvaise. Coton : production déficitaire en 1920 à cause des ravages du curciquéré, de la chenille rose et du broca. Une conférence cotonnière internationale est envisagée à Rio-de- Janeiro. Cacao : récolte 1920, environ 1 million de sacs. Tabac : culture florissante dans les Etats de Espirito-Santo et de Bahia; production annuelle, près de 50 millions de kilos. Sucre de canne : en 1919-1920 près de 400.000 tonnes (la production moyenne annuelle étant seulement 300.000 tonnes). Maïs : 5 millions de tonnes en 1918. La récolte du riz a été en très forte augmentation par suite des pluies abondantes au cours de 1920. Le Brésil produira bientôt assez de blé pour sa consommation. Exportation des bois : 151.000 tonnes en 1918. L. R. Dufrénoy (Jean). — La sélection des blés résistant aux rouilles {Rev. Gén. des Sciences, 15, 2, 1922) (I. d. : 63.311 : 63.242) (Puccinia). — Rappel de l'existence de trois espèces de Puccinia s'attaquant au blé. Blés résistant aux rouilles obtenus par M. Schribaux par croisement de Riéti avec des blés du Sahara indiqués par M. Ducellier, lesquels rouillent très fortement en France. Existence de races de Puccinia s'attaquant à des races de blé, conduisant à penser que c'est sur place que doivent être conduites les sélections de blé résistant pour la race de Puccinia existant dans la région envisagée. Intérêt des recherches de M. Beauverie sur le mécanisme de la réceptivité des plantes. L. R. Legendre (D r Jean). — Rôle du lapin et autres animaux domestiques dans la défense contre les moustiques {La Nature, 3, 12, 1921) (I. d. : 63.692 : 5957165). Payen (Edouard). — L'organisation professionnelle agricole dans le Plateau Central {U Economiste français, 24, 12, 19211 (I. d. : 334.6 : 63). — Des- cription du développement pris par les associations agricoles et, en par- ticulier, compte rendu sommaire des opérations de la Coopérative agricole Rouergue-Auvergne-Gévaudan, à Rodez, de la Société d'exportation des produits agricoles du Plateau Central, des diverses caisses de crédit. L'en- semble de ces associations en pleine prospérité et plusieurs pouvant servir de modèle à des créations analogues. L. R. SECTION II — AGRICULTURE COLONIALE Pieraerts (J). — Le souchct comestible. Données botaniques, chimi- ques, culturales et commerciales {Agronomie coloniale, n° 37, janvier 1921). (I. d.: 63: 325.3^ — L'auteur, qui est chef du Service chimique au ministère des Colonies de Belgique, est resté en France pendant la guerre. Il a été chargé d'une mission au cours de laquelle il a pu étudier, d'une manière complète, la culture du sonchet comestible {Cyperus esculentus L.) en Espagne. Son étude sera utile, surtout, aux agriculteurs de notre Afrique du Nord. Une des boissons les plus estimées durant l'été, par toutes les classes de la société, dans la région de Valence, est Yorchata, qui se prépare au moyen de chufas ou tubercules de souchet comestible. On peut également en obtenir de l'huile. Ce petit tubercule se trouve, à Paris, chez les marchands de produits alimentaires exotiques. C. C. 104 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Riootard (M.). — Composition de terres à canne à sucre «les Vntilles Françaises (Agronomie Coloniale, n° 38, février 1921) (I. d. : 68.343.1 (729). — Au cours d'une mission agricole aux Antilles, l'auteur a réuni un certain nombre d'échantillons de terre prélevés dans les plantations de canne. Des données fournies par les analyses effectuées en France, il résulte que les plantations de canne se trouvenl sur des terrains renfermant un stock important d'éléments fertilisants, donl une faible partie est utilisable immédiatement par les plantes. L'acide phosphorique assimilable, en parti- culier, s'y trouve souvent en quantité notoirement insuffisante; il en est de même de presque toutes les terres rouges tropicales riches en ter ei dé- pourvues de chaux. C C. J u m ii.ii (H.). — L' « Eazomalana » de l'ouest de Madagascar (Agro- nomie Coloniale, n° :;8. février 1921) (I. d. : 63.49 (691). — L'auteur est pro- fesseur à la Faculté des Sciences de Marseille et directeur du Musée colonial de cette ville. Il s'intéresse plus spécialement, depuis de longues année aux végétaux utiles de Madagascar. 1/ Hazomalana »(Hernandia Voy- roni ./uni.), grand arbre à feuilles caduques, atteint 68 à80 centimètres de diamètre sur une douzaine de mètres de hauteur. Son bois est d'un beau jaune, maillé, imputrescible, léger, se travaillant facilement. Il dégage une odeur rappelant celle du camphre, d'où le nom de faux-camphrier que lui donnent les colons. La partie charnue des fruits contient, en même temps qu'un principe rubéfiant, une essence d'odeur forte e1 agréable. Les graines sont oléagineuses. Gel arbre mérite d'être étudié au poihl de vue écono- mique. G. C. Houard (A.). — Sur l'« Irvingia GabonensisH. Bn. » au Dahomey [Agro- nomie Coloniale, n° M, mars 1921) (I. d. : 68.418 (6(»8). — Arbre assez commun au Gabon, avec la graine duquel les indigènes fabriquent ce que l'on appelle le chocolat pahouin ». < m a songé à utiliser, en chocolaterie, la matière grasse de cette graine pour remplacer le beurre de cacao. M. Houard donne des renseignements très complets sur les variétés à'Iroingia (labo- nensis du Dahomey, où il a été directeur de l' agriculture, sur le rendement des arbres en fruits, et de ces derniers en amandes (partie utilisable). La conclusion est que, pour le Dal ley au moins, l'extraction des amande.-. des fruits, constitue actuellement un travail long ei onéreux, pas en rapport avec la valeur sur place du produit marchand. De SmiNAY (P.). — Les Cucurbitacées tropicales [Sechium edule StvX Çhayotte-Chouchou (. Igronomie Coloniale, n° 39, mars 1921) il. d. : 63.513.s| •'. . L'auteur, qui est Mauricien, a été l'élève de notre regrel té compatriote l'h. Boname. Vprès avoir fait paraître une magistrale étude sur la i aune ;i BUCre de l'île Maurice . il a entrepris la publication d'une série d'arti- cle- but les curcurbitai êes des régions chaudes. Son travail c mence par l'étude de la Chayoîte, que l'on cultive un peu en Espagne, en Vlgérie et dans un certain nombre d'autres pays, au Mexique notamment. La partie alimentaire de la plante u moins garnies de piquants. \ la Réunion on extrait des tiges de la [liante un textile, d'un blanc argenté, se présentant sous forme de rubans plats et que l'on désigne sou le nom de paille de chouchou . We< cette paille on fait sur plaie diffé- rais objets et, en France, on remploie en i hapellerie. C. < , RlGOTARD (L.). — L'Acacia Farneshma \\ ilil.. plante à tanin (Agronomie REVUE AGRONOMIQUE 105 Coloniale, n° 39, mars 1921) (T. d. : 63.342.44). — Dans les jardins des régions chaudes, on rencontre presque partout cet élégant arbrisseau dont les fleurs jaunes, en boules, répandent dans l'air un parfum si agréable. M. L. Rigolard, qui s'en était procuré des gousses au Maroc, a constaté qu'elles contenaient23,2 % de matières fixables par la peau. Dans les pays où cet acacia forme des peuplements denses il pourrait donc être intéres- sant d'en récolter les gousses qui trouveraient un débouché en tannerie. C. C. Ghalot (G.). — Principales exportations dos colonies françaises en 1919 {Agronomie Coloniale, n° 39, mars 1921) (I. d. : 325.3 : 382). — Travail qui montre, colonie par colonie, quels ont été les principaux produits exportés en 1919. Ges produits ont été classés en : produits d'origine ani- male, produits d'origine végétale comprenant les céréales, les denrées dites « coloniales » de consom-mation, les épices et aromates, les substances oléa- gineuses, les essences, les textiles, les tinctoriaux et tannants, les caout- choucs, gommes ou résines, les plantes médicinales, les bois et enfin les produits d'origine minérale. Statistiques présentées d'une manière très claire. G. G. Vayssière (P.). — ■ Le « Ver rose » de la capsule du coton {Agronomie Coloniale, n° 40, avril 1921) (I. d : 63.341.13 : 63.27). — L'auteur a eu à s'occuper d'abord d'une manière bénévole, et ensuite officiellement, de l'étude des ennemis animaux des cultures des régions chaudes et des moyens qui peuvent être employés pour réduire leurs dégâts. Le « ver rose » de la capsule du coton apparaît comme le plus grand fléau de la culture du coton. G'est le Pink Boll Worm des Anglais et des Américains. Ce parasite, qui est la chenille d'un petit papillon, Pectinophora (Gelechia) gossypiella Saund., a pu être mis, par l'importance de ses dégâts, sur le même plan que le Phylloxéra. Toutes les mesures capables d'empêcher son introduction dans les pays où il n'existe pas encore devaient donc être prises d'urgence. Étant donné que la larve se nourrit aux dépens des graines, il était tout indiqué d'interdire, dans les colonies françaises qui s'intéressent à la culture du coton, l'importation de graines égyptiennes, ce pays étant contaminé depuis longtemps. L'étude de M. P. Vayssière renseigne, à l'aide de belles planches, sur le « ver rose », montre ses dégâts, et indique les moyens de protection à employer. Il n'est pas douteux qu'elle rende de bons services à tous ceux qui sont appelés à s'occuper de la cul- ture du coton dans nos possessions d'outre-mer. G. G. Thillard (R.). — La Culture du tabac de Sumatra au Cameroun {Agro- nomie Coloniale, n° 40, avril 1921) (1. d . : 63.346.11 (671) Avant la guerre, les Allemands avaient entrepris, dans leur colonie du Cameroun, d'importantes cultures de tabac, qui fournissaient déjà des quantités non négligeables d'un tabac très apprécié en Allemagne. Après la conquête du Cameroun, M. R. Thillard qui s'y trouvait mobilisé, après avoir été inspec- teur d Agriculture en Afrique Occidentale Française, reprit cette culture de tabac, et obtint des résultats tout à fait encourageants. Il a résumé ses observations. Depuis, l'auteur est retourné au Cameroun pour continuer à s'occuper de la même question. Tout porte à croire que l'on pourra y obtenir, avec des graines provenant de Sumatra, un excellent tabac de cape, ce qui dimi- nuera d'autant les achats que nous devons faire à l'étranger. C. C. Chalot (G.). — Utilisation des coques de cocos pour la dessication du coprah {Agronomie Coloniale, n° 40, avril 1921) (I. d. : 63.4139). — Le co- prah est un produit des colonies françaises qui en ont exporté plus de 15.000 tonnes en 1919. Le coprah, amande séchée de la noix de cocos, est la base de la fabrication des beurres de cocos : végétaline, cocose, etc. Actuelle- L06 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ment, cesonl les Établissements français de l'Océanie qui en exportent le plus. Ce coprah, pour être exporté, doit être desséché au soleil jusqu'à en- viron 6 % d'eau. Quand le soleil n'est pas suffisant, il faut recourir à des séchoirs artificiels: il esl tout indiqué de se servir des coques de noix de cocos, qui constituent un excellent combustible, suffisant à lui seul pour dessécher les amandes. Toutefois, comme les fumées de coques de cocos sont riches en créosote, il faut s'assurer du bon fonctionnement des séchoirs. C. C. Panisset (L.). — La Peste bovin» 1 | . agronomie Coloniale, n° 41, mai 1921) (I. «I. : 614.9). — Dans ces dernières années, ta peste bovine a éprouvé le bétail de l'Afrique Occidentale Française. Tout le parti qu'en pleine guerre on espérait pouvoir tirer de ce bétail s'esl évanoui. La peste bovine peut compter au premier rang parmi les maladies des bovidés coloniaux. Le bœuf, le zébu, le buffle y sont surtout exposés. L'auteur indique les prin- cipaux caractères de cette grave affection et les moyens de Lutter contre elle par une série de mesures. Parmi ces dernières, la vaccination par le sérum des animaux ayant résisté à une première atteinte de la maladif. puis qui ont, été traités à diverses reprises avec du sang virulent, est ca- pable de prévenir la peste bovine et de guérir les cas déjà déclarés. C. I !. Rigotard (M.). — Le Bétail à lu Guadeloupe [Agronomie Coloniale, n° 42, juin 1921) (I. d. : <>:$.«')•_' (729). — Les animaux domestiques : chevaux, bœufs, porcs, moutons, n'existaient pas à la Guadeloupe, lorsque Christophe Colomb découvrit les Antilles. Ils lurent importés d'Europe au fur et à mesure des nécessités. Ces animaux subirent l'influence du milieu; cer- tains continuent à dégénérer. En employant les moyens connus il serait facile d'améliorer le bétail dans cette colonie des Antilles. C. ('.. Amman il (L.) et Ammann (P.). — Utilisation des « Cu-Nau » ilu Tonkin en ilistilli'rii' [Agronomie Coloniale, n" iS, juillet 1921) (I. d. : 68.342.44 (599). — Chaque année, depuis longtemps, notre Indo-Chine exporte, en Chine, environ i.000 tonnes de tubercules de divers Dioscorea utilisés pour la teinture qu'ils fournissent. La plante qui fournit cette matière première n'est malheureusement pas cultivée. Après avoir constaté que ce tubercule pouvail également servir en tan- nerie — il contient JU % de matières absorbables par la peau les auteurs ont montré qu'il pourrait aussi fournir de l'alcool. De leurs essais il résulte que des cossettes de Cu-nau ayant perdu, par épuisement à l'eau, leur tannin, ainsi que toutes leurs matières solubles, ont fourni l'.t % d'alcool pur. avec une matière première renfermant 14,53 ",, d'humidité. Il sera peut-être possible «l'en tirer parti dans l'avenir, surtout si la cul- ture des Dioscorea à Cu-nau pouvail être pratiqué n grand. G. G. Bi rtin j \.). — Les Bols coloniaux (Agronomie Coloniale, n" 13, juillet 1921) l. il. : 68.49 : 325.3). — La France possède d'immenses richesses forestières dans ses colonies, notamment ;i la Côte d'Ivoire et au Gabon et pourtant, d n'y a pas longtemps encore, elle importait dans ces colonies. riches en essences (h; toutes sortes, des bois de Norvège, d'est (pie. a part quelques bois commp l'okoumé et l'acajou d'Afrique, qui étaient exportés par grosses quantités, on ignorait la composition de la forèl tropicale africaine. Les différents travaux que \1 \ lie Min a publiés sur cette impor- tante question des Lois coloniaux ■ ont largement contribué a la faire mieux connaître au point de vue pratique. Comme forestier d a surtout recherché les usages auxquels peuvent prêter ces bois, dont les différent- emplois possibles devraient êtte vul- garisés. Au lieu d'importer dans la métropole une ou deux essences fores- tière seulement, il faudrait arriver :i en taire utiliser une quinzaine, par exemple. | )e cette manière, la forèl tropicale pourrait être exploitée d'une REVUE AGRONOMIQUE 107 manière rationnelle pour le grand bien de nos forêts métropolitaines dont certaines ont payé un large tribut à la guerre. G G. Rigotard (M.). — Les Abris dans les plantations de cacaoyers et caféiers de la Guadeloupe (Agronomie Coloniale, n° 44, août 1921) (I. d, gQ*34g*oi \ (729). — Un certain nombre de cultures tropicales doivent être abritées contre le. soleil et contre les vents. Certaines essences doivent être absolu- ment écartées de cet usage. MM. Rigotard cite celles qui sont le plus communément employées à la Guadeloupe pour atténuer l'action du vent et ombrager, surtout à l'état jeune, les plantations de caféier et cacaoyer. C. G. Chalot (G.). — Les « Mauvaises odeurs » de la vanille (Agronomie Colo- niale, n° 45, septembre 1921). — Pour des raisons, encore mal connues, il arrive que des vanilles provenant de nos grands centres de production : îles de l'Océan indien et Tahiti, dégagent des odeurs créosotées et de pru- neaux cuits. L'auteur, qui s'est fait une spécialité des questions intéressant la vanille, cite les hypothèses possibles pour essayer d'expliquer la cause des « mauvaises odeurs » de la vanille et sollicite la collaboration des pré- parateurs locaux pour élucider les différents points sur lesquels il attire l'attention. Les vanilles dégageant des odeurs spéciales étant toujours dépréciées sur les marchés, la suppression de ces odeurs particulières, en partant de leurs causes, éviterait d'assez grosses pertes d'argent aux plan- teurs de vanille. G. G. Gattefossé (J.). — Les Végétaux aromatiques de Madagascar (Agronomie Coloniale, n° 46, octobre 1921) (I. d. : 63.345.21j. — Si la flore de la grande Ile commence à être assez bien connue, il n'en est pas de même des ' usages auxquels peuvent se prêter certains végétaux. L'auteur, qui est un spécialiste des plantes à parfum, s'intéresse à l'étude de toutes celles qui peuvent fournir des matières premières à la parfumerie. Dans cet ordre d'idées il a pu examiner, déjà, des matériaux provenant de Madagascar. Mais, pour que des études de ce genre puissent avoir des conséquences pratiques, il faudrait qu'elles pussent porter sur des quantités assez im- portantes, une centaine de kilos, de feuilles, de graines, etc., suivant les végétaux considérés. . M. Gattefossé voudrait pouvoir entreprendre ces études et, pour cela, disposer des moyens d'action nécessaires. C. C. Ripeau (F.). — • L' « Hevea » en Bolivie (Agronomie Coloniale, n° 46, octobre 1921) (I. d. : 63.347.3). — Cet auteur a séjourné longtemps en Bolivie où il s'occupait surtout de la récolte du caoutchouc. Il connaît admirablement la question et donne des renseignements sur les différentes espèces d'Hevea, et sur le produit qu'elles fournissent. La meilleure qualité de •caoutchouc d' « hevea » provient d'une région de faible altitude, située à 2.000 kilomètres de la mer. Il décrit le travail des seringueiro allant à la recherche des « heveas », à leur saignée, à la récolte du latex et à sa préparation. G. C. Chalot (C.) et M u<î Bonny (R.). — Composition de la Papaye (Agronomie Colonial-, n° 46, octobre 1921) (I. d. : 63.348.9). -- La papaye est un fruit commun dans toutes les régions chaudes. Il est agréable et de plus facilite la digestion. Les auteurs font connaître sa composition et donnent des indications, peu connues, sur la récolte du suc de papayer dont on extrait la « papaïne », ferment digestif actif, ayant des propriétés analogues à celles de la pepsine. G. G. Chalot (C). — Sur l'amélioration de la cannelle de Madagascar (Agro- nomie Coloniale, n° 47, novembre 1921) (I. d. : 63.345.35 (691). — Notre Indo-Chine et Madagascar exportent beaucoup plus d'écorces de cannelle 108 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE que la France n'en consomme. Malheureusement, cette cannelle qui pro- vient en général du tronc ou des grosses branches d'arbres âgés D'est guère appréciée que par les Asiatiques el par les Fabricants d'essence. La cannelle recherchée par la distillerie, la pharmacie el même l'épicerie arrive de Ceylan. où elle est obtenue par l'exploitation de jeunes tiges de canneliers ayant environ dix-huit mois seulement. On pourrait opérer de même dans nos colonie. c. G. ZoLLA (D.). — La Culture dos arachides aux États-Unis (Agronomie Coloniale, n° 48, décembre 1921) (1. d. : »>:{.:{4:_\ 1 7 (78). — Actuellement, l'arachide constitue la principale culture du Sénégal, mais rien n'a encore été fait pour l'améliorer. Le travail du sol y est insuffisant; la sélection des semences n'y est pour ainsi dire pas pratiquée par les indigènes; aussi les rendements sont-ils peu élevés. Il faut pourtant noter qu'une station de l'arachide vient d'être créée au Sénégal. L'auteur résume tout ce que les Américains ont fait aux États-Unis dans cet ordre d'idées. C. G. Pamsskt (L.). — A propos du traitement des maladies à trypanosomes des bovidés «lu Cameroun (Agronomie Coloniale, n° 48, décembre 1921) (I. d. : 614.9 (671 1. — Consulté par un correspondant du Cameroun, sur le traitement à appliquer aux animaux piqués par la « mouche > et qui suc- combent par la suite aux atteintes des maladies à trypanosomos, l'auteur indique les traitements qui peuvent être suivis d'après l'expérience acquise dans des régions analogues. C. C. Rigotard (M.). — Importance de la sélection du cacaoyer (Agronomie ("oloniale, n° 48, décembre 1921) (I. d. : 63.346.24). — Jusqu'à ces derniers temps, on peut dire qu'aucune sélection sérieuse n'a existé a la base des grandes cultures coloniales (caféier, cacaoyer, etc.). On reconnaît mainte- nant, dans les colonies françaises, l'importance et la nécessité de la sélec- tion. L'auteur, qui a vu les plantations de la Guadeloupe, indique com- ment la sélection du cacaoyer devrait être pratiquée. C. C. Prescott (James-Arthur). — Sûmes observations on the gTowth of maize in Earypt (Observations sur le développement du maïs en Egypte). — Sultanic Agricultural Society (Terhnica! Section) Bulletin n° 7 , 1921 (I. d. : 68.315.1. [68]). — L'auteur a suivi la croissance de pieds de maïs, pendant diverses périodes de deux ou trois jours, au moyen d'un appareil enregis- treur; les courbes ainsi obtenues ont permis de calculer la croissance par heure et de tracer une courbe indiquant la vitesse de croissance par heure au cours de l'expérience. Cette courbe montre deux maxima par jour, l'un le malin, l'autre le soir; pendant la nuit el pendant la forte chaleur de midi, la vitesse du développement est minima. Dans une autre série d expériences, l'auteur a mesuré quotidiennement la croissance depuis la germination jusqu'à la récolte. La courbe indiquant li croissance par jour est comparée a celles des températures, de l'état hygroscopique de l'air el de l'humidité du sol. Les irrigations activent la croissance quand elles ont lieu à la Qn d'août ou en septembre, c'est-à-dire quand la température moyenne diminue et que l'humidité de l'air aug- mente. Lorsqu'on maintient constante l'humidité du boI en faisant de nom- breuses irrigations, on obtient un meilleur rendement l ti.u'e etjépi) que lors- qu'on fait des irrigations normales. Enfin, une question importante ivi celle de la «laie des semailles, t i rendement en grains est maximum lorsque les semailles ont eu lieu le 13 juil- let : il représente encore 90 % et plus de ce maximum lorsque l'en» m< ment a été effectué entre le 15 juin el le I er août. L'auteur a comparé la durée de croissant e suivant l'époque des Bemaflles; le minimum correspond REVUE AGRONOMIQUE 109 encore à l'ensemencement fait en juin ou en juillet. Là encore on retrouve un rapport avec les conditions météorologiques, le mois de juillet corres- pondant au maximum de température. P. N. Martin. — La Culture du tabac à Madagascar {Bull, économique de Ma- dagascar, 1 er trimestre 1921, p. 187 à 195) (I. d.: 63.346.11 [69]). — L'auteur a la certitude que des centres de production très importants peuvent être établis. Mais il est indispensable de créer un service de culture pour faire l'éducation des planteurs, des centres où les tabacs seront reçus avant fermentation et payés immédiatement, des magasins pour établir les masses de fermentation et emballer les produits. P. N. Note du directeur des Travaux publics concernant le programme des grands travaux à entreprendre à Madagascar dans une période de quinze ans (Bulletin économique de Madagascar, 1 er trimestre 1921, p. 39 à 90 et 2 e trimestre 1921, p. 77 à 89) (I. d. : 33 [69]). — Madagascar, pays aussi grand que la France, la Belgique et la Hollande réunies, ne comporte que 3.500.000 habitants répartis sur le territoire d'une façon tout à fait irré- gulière. Cette considération doit guider ceux qui cherchent à résoudre le problème du développement économique du pays. Sauf des raisons exceptionnelles, la colonisation ne peut se développer qu'à proximité des régions à forte densité de population. La main-d'œuvre disponible pour les travaux publics est très limitée. Alors que l'entretien d'une route coûte 1.000 francs par an et par kilomètre, chaque kilomètre de voie ferrée rapporte annuellement 6.000 francs à la colonie. D'autre part, le transport sur route est très onéreux à Madagascar et immobiliserait une main-d'œuvre importante. Aussi n'envisage-t-on pas le développement du réseau routier d'intérêt général, mais considère-t-on le rail comme le seul moyen de transport à grande distance. Le programme tracé dans cette note comporte l'établissement de voies ferrées reliant les régions de production à un port fluvial, relié lui-même à un port maritime par un service de transports fluviaux en attendant que l'on ait les ressources en argent et en main-d'œuvre pour achever la voie ferrée jusqu'à la côte. Ce programme est étudié en détail par une série de notes. P. N. • Galtié (L.). — Aménagement et mise en valeur des terrains marécageux de la côte est de Madagascar (Bull, économique de Madagascar, 1 er trimestre 1921, p. 177 à 185) (I. d. : 63.142 [69]). — Le succès de l'opération réside bien plus dans la mise en valeur progressive des terrains récupérés que dans l'exécution du drainage. Les terrains submergés sont très riches; seule l'acidité du sol est à craindre; des moyens de culture appropriés diminuent peu à peu cette acidité. L'auteur a entrepris à la station de l'Ivoloina une série de travaux d'aménagement de terrains submergés et il fait l'exposé des observations enregistrées et des déductions qu'on peut en tirer. P. N. SECTION III — CHIMIE Mannich (C.) et Lenz (Kathe). — Sur une méthode polarimétrique de dosage de l'amidon en solution dans du chlorure de calcium (Annales de la Brasserie et de la Distillerie, 20 e année, p. 17 à 25, 1921). (Id. : 547.664 : 581,192). — Les auteurs ont déterminé la rotation spécifique de divers amidons dissous à chaud dans le chlorure de calcium en solution concen- trée; tous les amidons étudiés ont une même rotation spécifique : a D = + 200°. Voici comment les auteurs opèrent pour doser l'amidon dans la farine : 110 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 2« r 5 de farine sont bien mélangés avec l (| centimètres cubes d'eau: on ajoute 60 centimètre cubes d'une solution de CaCl a à 67 %, 1 centimètre cube d'acide acétique à 0,8 % ël l*« m porte le mélange à l'ébullition pen- dant quinze minutes. \\>\i- refroidissement, on ajoute 5 centimètres cubes d'une solution à 20 ",, de chlorure d'étain dans du chlorure de calcium, on amené à 100 cen- timètres cubes avec la solution de chlorure de calcium, on filtre el on t'ait la lecture polarimétrique. L'angle observé, multiplié par 10, donne direc- tement la proportion centésimale d'amidon dans la farine. P. N. CoPAl \ (II.). Procédé rapide pour doser l'acide phosphorique [C. R. Aead. Sciences, l. CLXXIII, p. 656 à 658, L921) (I. d. : 548.7 : 68,162 t 7). — Quand l'acide phosphorique, additionné d'un autre acide, es1 agité avec de l'éther el un molybdate alcalin, il se forme de l'acide phosphomolybdique qui s'unil a l'eau el à l'éther pour former un liquide jaune, dense, non mis- cible à son eau mère. L'auteur, dans un appareil construit spécialement, produil celte réac- tion et lit le volume occupé par la liqueur phosphomolybdique bous la solution aqueuse et l'éther en excès. L'avantage de cette méthode réside dans sa rapidité : à partir du mo- ment où la liqueur à doser est prête, il suffit d'un quart d'heure pour con- naître sa teneur en P 2 6 . La réaction tombe en défaut quand la liqueur contient des citrates. P. N. Coppktti. — Dosage de l'acide sulfureux i Inn. < 'himie . Vnalytique, t. III. p. 327, 1921 el Annales des Falsifications, IV année, p. 336, 1921) (I. d. : 548.1). La méthode usuelle du dosage de l'acide sulfureux est celle de Haas; lorsqu'un la transforme en méthode volumétrique, il se présente un grave inconvénient résultant d'une perte d'iode. L'auteur a réussi à éviter ces pertes au moyen d'un appareil spécial décrit dans l'original. P. N. Gadais (L.). — ■ Dosage du soufre dans les pyrites (Ann. Chimie Analy- tique, t. III, p. 330, 1921) (F. d. : r>4:{.7). — Comparais les résultats obtenus par diverses méthodes; critique de ces méthodes. P. N. ROSE (A.-R.J. — Inversion el dosage du sucre de canne (Jauni. Biol. Chem., t. MA I. p. 52'.» à 535, L921) il. d. : 548.8). Emploi de l'acide picrique pour l'inversion. Zbnghblis m!.-D.). — Une nouvelle réaction de l'ammoniaque (Ç. H. Acad. Sciences, t. CLXXIII, p. 153, 1921 I. d. : ">l.'{.7). - L'auteur emploie un réactif composé par le mélange d'une solution à 20% de nitrate d'argent avec in>i^ volumes de formol commercial. Des traces d'ammoniaque font apparaître une couche très mince d'argent métallique formant miroir. P. Y Bordas (F.) et Touplain (P.). Degrés denslmétrlqnes, définition el étude des méthodes de mesure (Bull. Soc. Encourag. />. Ind. nationale, t. CXXXIU, p. 1052 a 1074, 1921) (Ld.: 642.8 et 545.6 . La loi du 2 avril 1919 et le décret du 26 juillet 1919 onl défini les unités M. T, s. et les unités ('.. G. s. il est important que toutes ces définitions soient mieux connues et observées dans les milieux scientifiques et industriels. Les auteurs tonl une étude complète des notions de masse et de poids, de litre et de de< i II I . ■ t I . eulie, el de del|s|le et <|e masse xperiliqile. < )|| « ' • 1 1 1 1 O II (i enéralemenl ces grandeurs voisines et c'est là une source d'erreurs. La graduation arbitraire de Baume est tolérée ' titre temporaire; les auteurs considèrent qu'il y a là une faute très grave, car la graduation Baume varie d'un pays a un autre. La détermination densiinétrique est elle-même deln ate la le, ture doit REVUE AGRONOMIQUE 111 être généralement faite en dessous du ménisque; des erreurs peuvent résulter de la forme du ménisque qui est influencée par les impuretés contenues dans le liquide. Les balances aérothermiques sont plus exactes que les densimètres et donnent sensiblement les mêmes résultats que les picnomètres. P. N. Muttelet (CF.). — Recherche des matières grasses végétales dans les matières grasses animales : essai à l'acétate de phytostérine après précipi- tation avec digitonine (Annales des Falsifications, 14 e année, p. 327 à 333, 1921) (I. d. : 543.9 : 63.7 : 614.31). — Dans ce procédé, on utilise la partie relativement faible des matières grasses naturelles qui échappe à la sapo- nification. Cet insaponifiable contient des substances complexes dénom- mées stérines, dont les propriétés varient suivant que le corps gras est d'origine animale ou d'origine végétale. Les matières grasses animales contiennent de la cholestérine, composé ter- pénique, non saturé, ayant une fonction d'alcool secondaire monovalent. Cette fonction alcoolique permet de former un acétate de cholestérine qui fond à 114° ou 114° 3. Les matières grasses végétales renferment des phytostérine s ou phytos- térols analogues, mais pas identiques à la cholestérine. Les acétates de phy- tostérines fondent entre 124° et 138°. La cholestérine et les phytostérines donnent un composé insoluble avec la digitonine cristallisée extraite des graines de Digitalis purpurea. Nous renvoyons au mémoire pour le détail du mode opératoire qui com- prend les opérations suivantes : 1° Saponification de la matière grasse par une lessive alcoolique de po- tasse, et précipitation des acides gras en décomposant le savon formé par de l'acide chlorhydrique. Les stérines restent avec les acides gras que l'on sépare du liquide aqueux ; 2° Précipitation du digitonide, en ajoutant dans les acides gras fondus une solution alcoolique de digitonine; la précipitation dure trois quarts d'heure. On recueille le précipité sur un filtre; on le lave au chloroforme chaud, puis à l'éther; 3° Préparation de l'acétate de stérine par ébullition, dans l'anhydride acétique, du précipité précédemment recueilli. Par refroidissement les acé- tates de stérine cristallisent, mais il est préférable de les précipiter par addition d'alcool à 50°. Le précipité est lavé à l'éther, puis dissous dans l'alcool absolu à chaud. Par refroidissement on obtient des cristaux assez purs pour servir à la détermination du point de fusion; 4° Détermination du point de fusion dans un tube capillaire plongé dans un bain d'acide sulfurique. • L'auteur a essayé par cette méthode plusieurs graisses animales et végé- tales. Le procédé permet de déceler 10 % (et même 5 % dans certains cas) d'un corps gras d'origine végétale. P. N. Muttelet (C.-F.). — Nouvelle méthode pour la recherche de la graisse de coco dans le beurre de vache (C. R. Acad. Se., t. CLXXIV, p. 220, 1922) (I. d. : 543.9). — L'auteur a montré précédemment (Voir ci-dessus) que l'on peut déceler dans une graisse animale la présence d'une graisse végé- tale en utilisant le fait que le corps gras végétal introduit dans la graisse animale une phytostérine que l'on caractérise par le point de fusion de son acétate. Des nouvelles recherches de l'auteur il résulte que : 1° On obtient avec les beurres purs d'origine française, un acétate de cholestérine dont le point de fusion oscille entre des limites très voisines : 113° 6 à 114° 2, mais qui reste toujours inférieur à 114°5; 2° Avec les beurres additionnés de graisse de coco, on obtient des mé- 112 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE langes d'acétates de cholestérine et de phyl'i-ierine dont le point de fusion va en s'élevant de 114° 6 avec 5 % de coco, jusqu'à 1 18° pour 30% de coco. On peut donc par cette méthode déceler l'addition de graisse de coco, même à la dose réduite de 10 %. P. N. Behre (A.). — Dosage du glucose, du lévulose, «lu saccharose et de la dextrine dans un mélange (Zeitschrift /. Unt. V. ?Jahr und Genus.ennettant de peser l'eau contenue dans les combustibles, en évitant la cause d'erreur due à la distillation de l'anthracène. P. N. Kling (A.) et M. et M me Lassieur. — Appareil pour la détermination de la concentration d'une solution en ions hydrogène; application à la recherche des acides minéraux dans le vinaiure (C. R. Acud. Sciences, t. CLXXIV, p. 165, 1922) (I. d. : 543). — Description d'un dispositif pour mesurer la force électromotrice d'une pile constituée par l'électrode d'hy- drogène baignant dans le liquide d'expérience, une liaison liquide et une électrode auxiliaire (calomeli. Le vinaigre présente un exposant d'hydro- gène assez fixe, non en rapport d'ailleurs avec son acidité. La présence de très petites quantités d'un acide minéral abaisse l'expo- sant d'hydrogène d'une façon qui permet de déceler cette fraude. P. N. «iiaja (J.). — La Zymase et la fermentation alcoolique [Annales de la Brass. et de la Distill., 19'- année, p. 323, 339 et 357, 1921) (I. d. : 589.91). — Depuis la découverte de Biichner, on considère l'activité fermentaire de la levure vivante comme due à l'action d'un ferment, la zymase. 11 est cependant à remarquer que le pouvoir fermentaire d'une préparation de zymase ne correspond qu'a une très faible partie de celui possédé par la levure dont on a extrait la zymase, environ 5 %. L'auteur a étudié l'action du toluène sur la zymase et sur la levure vivante. 11 est parti de levure au repos ou de levure en pleine activité. Il est impossible d'admettre que Le toluène ait une action quelconque sur ta zymase, que l'endotrypsine attaque la zymase sans attaquer l'invertine dans le sue île levure, ni mie la levure vivante puisse produire rapidement les quantités de zymase absentes dans Les préparations toluénisées. En résumé, l'hypothèse qui veul que la zymase suit le seul agent chargé de la fermentation alcoolique dans |,i levure vivante n'est pas SOUtenable a l'heure présente. La majeure partie de L'activité fermentative de la levure vivante est due à une cause encore inconnue. P. V Chaston (Chapman). - Les RHeroorganismes et quelques-uns de leurs emplois Industriels (trois conférences raites à la Royal Society of \it\> [Annales de l■! 161, 1921-1922] (I. d. : 5HiU>5). \i i i:i ao, Eli infi in ii et Sandbbbg. — Nouveaux stimulants de !a 1er mentation alcoolique [Biochemische Zeitschrift, t. CXXI, j». 215, 1921) d. d. : 689.91). La plupart des catalyseurs stimulanl la fermentation REVUE AGRONOMIQUE 113 alcoolique possèdent une propriété commune, celle d'être réduits facile- ment, ce qui explique leur rôle comme récepteurs d'hydrogène. A côté de ces substances, il y en a beaucoup d'autres qui ne possèdent pas cette pro- priété. Les expériences des auteurs montrent que les dérivés puriques accélèrent la fermentation alcoolique. L'adénine, l'hypoxanthine, la xan- thine, la guanine, la théobromine, la caféine sont des catalyseurs assez énergiques pour le suc de levure, plus énergiques que l'acide nucléique. L'acide urique, les urates et les saponines sont favorables. Certains acides galliques qui sont toxiques pour la levure vivante, stimulent l'action du suc de levure. P. N. Baker (J.-L.) et Éverard (H.). — Les Amylases des céréales : le seigle (Journ. Chem. Soc, t. CXIX, p. 805 à 809, 1921) (I. d. : 581.197). — Le grain de seigle possède un pouvoir saccharifiant analogue à celui des grains germes. L'amylase du seigle non germé transforme l'empois d'amidon en amylodextrine et en maltose, comme le fait l'amylase de l'orge non germée. L'amylase du seigle germé donne une dextrine réductrice non fermentescible et du maltose; il ne se forme pas de maltodextrine comme il s'en produit passagèrement dans l'action du malt d'orge. P. N. Javillier (M.). — ■ Les Réactifs biologiques en chimie (Bull. Soc. Chimique, t. XXIX, p. 1037 à 1052, 1921) (T. d. : 58.11.97). — Conférence faite devant la Société chimique de France sur les applications en chimie des diastases ou des microorganismes qui les sécrètent. Mendolesi (G.). — Action de la pression sur la vitesse de l'hydrolyse par la pepsine, la trypsine et la diastase (Biochemische Zeitung, t. CXV, p. 85, 1921) (I. d. : 58.11.97). — Sous une pression de cinq atmosphères, il y a accélération de l'hydrolyse; la pression de dix atmosphères donne également une accélération, mais moins grande que celle obtenue à cinq atmosphères. P. N. Effront (J.). — Sur les propriétés distinctives des amylases de diffé- rentes provenances (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 18, 1922) (I. d. : 58.11.97). — Pour doser le pouvoir liquéfiant des amylases, l'auteur a employé une méthode nouvelle basée sur l'action coagulante de l'iode sur l'amidon. Les amylases de différentes provenances se distinguent par le rapport entre leur pouvoir liquéfiant et leur pouvoir saccharifiant, par l'in- tensité de leur pouvoir saccharifiant, par leur température optima, par leur action à la température de 20° et par leur résistance aux tempéra- tures de 70°, 95° et 100°. La salive et les diastases des herbes, portées à la température de 60° et plus, montrent une très grande sensibilité aux effets de la filtration : le passage par les pores du filtre régénère dans certains cas l'activité affaiblie sous l'action de la chaleur; dans d'autres cas, il con- duit à une action diamétralement opposée. P. N. Biedermann (W.). — Le Constituant organique des amylases et la véri- table nature de l'autolyse de l'amidon (Annales de Brasserie et Distillerie, 20 e année, p. 125, 1921) (I. d. : 58.11.97). — La salive humaine renferme, à côté de mucine et d'albumine, une protéine spécifique qui précipite par l'alcool et peut ensuite se redissoudre dans l'eau. C'est à cette substance que l'activité amylolytique de la salive semble être liée ; elle est composée d'une albumose combinée avec une albumine véritable; elle se comporte d'une manière caractéristique vis-à-vis de l'acide nitrique, de l'acide chlo- rhydrique et de l'acide picrique. Le pouvoir diastasique de la salive est directement proportionnel à la quantité de cette albumose. ANN. SCUWTCE AGEON. — 1922 8 114 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Une substance analogue a été rencontrée dans l'extrait de malt, dans le blanc d'œuf et dans la gomme arabique. L'auteur admet que cette sub- stance constitue la partie organique de l'amylase, qui n'est active qu'en présence de sels activants. Cette substance commence à se détruire à 60°. P. N. Colin (H.) et \l lle Chaud un. — Sur la loi d'action de la sucrase : vitesse d'hydrolyse et réaction du milieu (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 218, 1922) (I. d. : 58.11.97). — L'activité des diastases hydrolysantes, de la sucrase en particulier, dépend de la réaction , ::<> octobre 1921) (I. d. : 881.2). - On sail comment l'in- dustrie a organisé des caisses de compensation pour permettre les alloca- tions Familiales (Voir ces Innales, 1920, p. 200). Trois caisses, de ce genre existenl pour l'agriculture : à Bordeaux, 29, rue Ferrère; à Paris, 10, rue d'Athènes; à Tours, 5 bis, rue Jules-Fa vre. Deux d'entre elles basent la compensation sur le nombre d'hectares. L'idée initiale peul d'ailleurs recevoir une forme spéciale pour chaque application : salaires payés, surface cultivée en distinguant ou non l;i na- ture des cultures, etc. i œ proposition de loi est en instance devant le Parlement, tendant à rendre obligatoire, pour tous les employeurs l'adhésion à des caisses de compensation. L'auteur souhaite que l'initiative privée rende inutile l'hv tervention'de l'État, Un organe d'étude et de documentation a son aie ., Paris 7, rue de Madrid, el fournil tous enseignements nécessaires en v le la création de eusses nouvell P. V m oh on (L. Étude «l'un système bancaire agricole et vitlcole [Revue à\ Viticulture, i. LV, p. 265, 282, 307 el 386, 1921 (£d. 882.71). — L'auteur REVUE AGRONOMIQUE 119 montre la nécessité et la possibilité de créer une banque agricole et viti- cole gérant les disponibilités des agriculteurs aux lieu et place des banques auxquelles ces disponibilités sont actuellement confiées. Ces banques assu- reraient des avances d'une part aux vignerons, d'autre part aux négociants, car les besoins du commerce et des vignerons sont complémentaires, ce qui permet de les satisfaire tous deux avec les mêmes ressources. Le problème agricole qui se pose à l'heure présente est celui de l'indé- pendance financière de l'agriculture. P. N. Mercier (A.). — Échanges ruraux individuels (La France Paysanne, n° 36, p. 7, 1921) (I. d. : 63.333). — Cet article constitue un véritable guide pratique pour les échanges ruraux. Il indique les conditions requises, les immunités fiscales, la rédaction de l'acte et les formalités requises; le cas des étrangers, celui d'une soulte, et les droits d'enregistrement. P. N. SECTION VII — ENSEIGNEMENT AGRICOLE ET RECHERCHES AGRICOLES Wery (Georges). — L'Institut National Agronomique (La Revue de France, l re année, p. 861 à 868, 1921) (I. d. : 63.071 : 378). — Le directeur de l'Institut national Agronomique expose le fonctionnement de l'École supérieure de l'Agriculture en France. En dehors des deux années d'études consacrées à l'obtention du diplôme d'ingénieur agronome, la loi du 2 août 1918 a créé des sections d'application où les ingénieurs se perfectionnent et se spécialisent. Malheureusement les bâtiments de la rue Claude-Bernard, à Paris, quoi- que agrandis en 1913, sont insuffisants à l'heure actuelle et l'Institut agro- nomique ferme ses portes, faute de place, à un trop grand nombre de candidats français ou étrangers. Il importe d'attirer vers nos écoles les étrangers qui fréquentaient autrefois celles de l'Allemagne et de l'Autriche. Aussi un nouveau bâtiment va-t-il être édifié qui comportera des amphi- théâtres plus vastes et des laboratoires plus grands. L'Institut National Agronomique sera bientôt à même de recevoir les jeunes gens qui désirent suivre son enseignement soit comme élèves réguliers, soit comme auditeurs libres. P. N. Dabat (Léon). — Le service des avertissements agricoles au ministère de l'Agriculture (Bull. Soc. Encourag. p. Ind. Nat., t. CXXXIII, p. 1075 à 1089, 1921) (I. d. : 63 : 551.5). —Dans la réorganisation des services mé- téorologiques en 1920, le service des Avertissements agricoles a seul con- servé son autonomie, ce qui était logique puisqu'il se borne à appliquer la physique et la météorologie à l'agriculture. L'objet de ce service est d'or- ganiser des stations régionales chargées de l'élaboration et de la diffusion d'avertissements pratiques permettant aux agriculteurs d'adapter leurs travaux et leurs méthodes culturales aux nécessités résultant de la situa- tion atmosphérique. Ce service comprend : un Comité technique, un service central d'inspec- tion à Paris, des stations de recherches, six stations d'avertissements (Rennes, Dijon, Saint-Julien-en-Genevois, Montpellier, Cadillac et Condom), un observatoire d'altitude (Mont-Aigoual), une station de recherches (An- tibes) ; de nouvelles stations vont être créées dans le Bordelais et en Auver- gne. A chaque station d'avertissement sont rattachés des postes météoro- logiques agricoles. pIL'auteur termine en exposant le fonctionnement de la station de Mont- pellier dont la création remonte à 1898. P. N. 120 INNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE SECTION XI — TECHNOLOGIE Ventre (J.). — Los utilisations possibles »lo la vendange en dehors de la production proprement dite de vin (Une brochure, 38 p., 1921. Coulet et Ois, éditeurs à Montpellier) (I. d. : 68.46.197.6 : 66.32). — Pour lutter contre la crise viticole, l'auteur propose de chercher hors de la production du vin proprement dit l'écoulement des produits en excès de la vigne. Le moment est favorable en raison des débouchés nouveaux : boissons à base de mistelles, de vins mi-fermentés. de vins cuits et de moûts concen- trés; vins sans alcool; eaux-de-vie et alcool de vin à haut degré, etc. La préparation des moûts stérilisés peut être réalisée au moyen de l'acide sulfureux. La dose de 1 % à 1,5 % est en général excessive si la sulti ta- lion a lieu quand les ferments ne sont pas actifs. Pour le débourbage d'un moût, 0,2 à <>,:» % suffisent. La stérilisation est obtenue s'il reste plus de 0,150 % d'acide sulfureux libre; comme les sucres se combinent à cet acide, il en résulte que la sulfitation devra être d'autant plus poussée que le moût est plus sucré. Dans la pratique, il convient de faire deux opéra- tions successives : le débourbage puis, après repos de vingt-quatre heures et soutirage, le mutage. Pour la consommation des moûts en nature, le mutage au soufre ne peut être effectué; il convient alors de stériliser le moût par la chaleur. Le point dangereux est de ne pas donner le goûi de cuit par un chauffage excessif, et d'assurer la conservation. Une exploitation a réalisé cette fabri- cation aux environs d'Arles; mais le procédé ne semble pas avoir grand avenir, en raison des aléas qu'il comporte. Les mistelles sont les produits obtenus par le mutage par l'alcool de moûts de raisins frais (mistelles blanches) ou de vendanges fraîches égrap- pées (mistelles rouges). Les mistelles 15/8 ont un degré alcoolique de 15° pour 8° apparent de liqueur, d'où une teneur élevée en sucre; le moût à L'origine doit peser 13° B. Le moût primitif doit être bien limpide; on y ajoute de l'alcool neutre le plus tôt possible (en attendant les agents de la Régie, on empêche la fermentation par 0,5 % de SO* liquide, préférable m métabisulfitê). Il y a toujours une perte d'alcool lors du vinage. Pour les mistelles rouges, l'auteur fait observer que la macération des peaux el des pépins occasionne une dilution assez sensible; le mélange de l'alcool e1 de la vendange foulée et égrappée présente une difficulté que de nombreux remontages arriveront seuls à vaincre; après trois on six semaines, on sor- tira le moût, el les marcs pressés sont distillés. Pour faire des moûts concentrés, on pari d'un jus limpide débourbé à l'acide sulfureux que l'on concentre dans des appareils à multiple effet; les appareils en cuivre ne sont pas attaqués, car il se forme un enduit pro- tecteur; la concentration peut être poussée à 30° B. sans craindre la cris- tallisation du glucose. Pour la préparation des sirops de raisin on décolore le jus m noir animal, on sature par le carbonate de chaux ei on concentre. Ces produits trouveraient des débouchés dans le sucrage des vendanges el dans la préparation des vins mousseux, si la législation était modifiée. L'auteur condamne la concentration par le froid qui exige des installations très onéreu La préparation des nnnits mi-fermentés, c'est-à-dire contenant 5° d'al- cool, est délie Me. (m opérer, i sur des vendanges très mûres, traitées par l'acide sulfureux (0,25 % ) que l'on pressera de façon à obtenir le maxi- mum de jus, D ob rvations de l'auteur il résulte que le degré alcoolique désiré sera atteint lorsque la densité du moûl sera égale aux 96 centièmes de la densité initiale du jus de raisin. La fermentation sera arrêtée par l'acide sulfureux à la dose de I gramme par litre. REVUE AGRONOMIQUE 121 La préparation des vins doux naturels est réglementée par les lois du 13 avril 1898 et du 15 juillet 1914. Dans les moûts contenant 36 à 40 % de sucre la fermentation est lente; elle pourra être activée par addition de phosphate d'ammoniaque. On peut aussi préparer ces vins doux par addi- tion de 6 à 8 % d'alcool. La fermentation doit être très lente pour obtenir des produits de qualité. Les vins cuits, autrefois préparés dans le Midi de la France, provenaient de la fermentation de moûts concentrés et désacidifiés. Les eaux-de-vie doivent provenir de vins et de marcs parfaitement sains. Les mauvais vins ne donnent que de mauvais alcools qui devraient être exclus de la consommation de bouche ; l'auteur souhaite que l'emploi de ces alcools soit autorisé pour le vinage à la cuve. P. N. Rousseaux (E.). — Étude des défauts et maladies des vins (Revue de Viticulture, t. LV, p. 446 et 470, 1921) (I. d. : 66.32.0046). — Revue d'en- semble de toutes les altérations et défauts des vins avec indication pour chaque cas particulier des caractères et des remèdes préventifs et cura- tifs. P. N. Mathieu (L.). — Reprise de fermentation (Revue de viticulture, t. LV, p. 295 et 335, 1921) (I. d. : 66.325.24). — L'élévation de température du vin en cuve, provoquée par la fermentation, peut ralentir l'activité des levures. Le vin s'éclaircit difficilement par suite de sa viscosité, et sa richesse en sucre est une menace pour la conservation du vin. Il est prudent de provoquer la reprise de la fermentation avant les froids, soit en réactivant par une aération les levures affaiblies, soit en introdui- sant des levures actives. Ces levures actives peuvent être fournies par un vin ou par le marc d'une autre cuve en pleine activité. Dans certains cas, il faut avoir recours aux levures achetées dans le commerce. P. N. Technique suisse des vins sans alcool (Revue de viticulture, t. LVI, p. 56, 1922) (I. d. : 66.32 (494). — Le broyage se fait sous des meules de pierre, car on prohibe tout contact avec le fer. Puis on emploie des pressoirs hydrauliques. Le jus traverse un serpentin d'aluminium noyé dans l'eau à 66° ou 70°; le contact dure une demi-heure. On entonne dans un muid de 15 à 20 hectolitres où l'on a fait préalablement le vide. Au bout d'un mois, on filtre à l'amiante et l'on met en bouteilles. Celles-ci sont pasteu- risées à 70° pendant une demi-heure, puis bouchées mécaniquement. On peut gazéifier par l'acide carbonique. P. N. Autoclaves pour vins mousseux (Revue de Viticulture, t. LVI, p. 57, 1922) (I. d. : 66.32.0044.22). — Cette note signale une installation faite à la Station œnologique d'Asti, comprenant trois autoclaves de tôle de fer émaillée pouvant résister à la pression de huit atmosphères. La fermen- tation dure quinze jours ; la clarification, quatre jours. P. N. Hopkins (R.-H.). — Les ions hydrogène dans la bière et le brassage (Ann. de Brasserie et Distillerie, 20 e année, p. 49, 65 et 81, 1921) (I. d. : 66.34). — Le mémoire commence par l'explication de la théorie des ions, par la comparaison de l'acidité et de la teneur en ions hydrogène, par la définition du symbole P H (exposant de la teneur en ions hydrogène; pour l'eau pure concentration en ions H = 10 - 707 , donc P„ = 7,07). Pour le brassage, il faut P H = 4,4 ou 4,5 (neutralité au méthylorangt ), ce qui correspond à l'optimum pour l'activité de l'amylase et "pour celle des enzymes prétéolytiques. On ne peut corriger la concentration en ions H par addition d'acide ou d'alcali, car le moût contient des substances dites « tampons ». Ces « tampons » sont des électrolytes amphotères (acides'ami- 122 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE nés) ou des mélanges de phosphates primaire et secondaire de potassium. Les petites quantités «le carbonate de chaux contenues dans l'eau de brassage provoquent la formation de ce mélange do phosphates primaire et secon- daire: le sulfate de chaux diminue au contraire le P„ en éliminant le phos- phate secondaire: le sulfate de magnésium agit comme celui de calcium à la condition que le phosphate de magnésium soit éliminé du moût encore chaud. Pour la coagulation des albuminoïdes au cours de l'ébullition, l'optimum est P„ = 5,2. Pendant la fermentation P„ tend à atteindre 4,5 ce qui empêche un grand nombre de bactéries; l'acide carbonique produit agil sur les phosphates secondaires pour donner des phosphates primaires. Dans le moût fermenté P H = •'«. - à .">. alors qu'une solution de sucre minéralisée a P„ = 2, 71 après fermentation. La différence est due aux « tampons » du moût de bière. La saveur et la stabilité de la bière sont en rapport avec la concentration en ions hydrogène. L'acidité au tournesol peut être considérée comme toxique pour les bactéries. La facilité pour une bière d'avoir le « trouble de protéine » peut être prévue par 1' « angle de titration » (angle formé par l'horizontale avec la ligne obtenue par deux mesures de P„ avant et après addition d'un volume connu d'eau de baryte); plus cet angle est petit, plus la bière est disposée à ce genre de trouble, plus elle a de bouche et de mousseux. P. N. Toubeai (M.). — ■ Le régime légal du lait écrémé [Le Lait, 1 re année, p. :ï77 à 386, 1921) (I. d. : 614.324). — La vente du lait écrémé dans des conditions telles que l'acheteur puisse croire qu'il s'agit de lait pur, cons- titue une fraude punie par l'article I de la loi du 1 ( ' r août 1005. Vu con- traire, la vente du lait écrémé, sous la dénomination bien apparente de lait écrémé, n'est pas un délit dans l'état actuel des textes. Il existe un grand nombre d'arrêtés municipaux ou préfectoraux régle- mentant la vente du lait écrémé; il serait très désirable qu'une réglemen- tation uniforme intervînt pour l'ensemble des communes et des départe- ments. L'auteur étudie les divers projets de loi déposés i ce sujet et le projet de règlement d'administration publique basé sur l'article 11 de la loi du 1er aou t ioor,. P. N. Beau (M.). — A propos d'une statistique laitière [Le Lait, l re année, p. '.26. 1921) (T. d. : 31. : 03.71.0022). L'Institut international «le Rome a publié récemment une statistique d'après laquelle le rendement d'une vache laitière serait excessivement faible en France par rapport à celui dans les autres pays. L'auteur montre uni' fuis «le plus que ÛOS statistiques officielles sont excessivement mal Faites «'t qu'il tant se garder d'en tirer des conclusions. A titre d'exemple il montre les invraisemblances publiées dans V Enquête sur r Industrie laitière, faite en 1903 par le ministère de r Vgriculture. P. N. Carbiei (F.) — Recherches sur le pouvoir réducteur aldéhvdique du lait (réaction de Schardinger) (LcLait. I ri> année, p. ',29 à 488, 1921) (I. d. : :>13.2 : 68.71.0028). - La réaction de Schardinger consiste en ceci : «m ajoute à 20 centimètres cubes de lait 1 centimètre cube d'un réactif composé d'une solution de bleu d«' méthylène additionnée «1«' formol; après agitation, le^tube esl porté au bain-marie entre 50° 55°; la décoloration apparaît après T deus a cinq minutes, feonelusions de l'auteur sont les suivantes : le pouvoir réducteur aldéhydique ^existe dans les laits de mélange (vachi mais 2 el des impuretés, le gaz contient les proportions voulues pour la réaction Y- -f- :{II 2 = 2 Nil 1 qui s'effectue en pratique à 200 atmos- phères environ. ^JLe gaz pauvre destiné a cette fabrication provient de gazogènes à coke; le gaz a IVau se fait exclusivement dans des gazogènes Pintsch dont l'au- teur donne un croquis et une description. Par tonne d'ammoniac il faut 1.050 mètres) cubes de gaz pauvre et 2.1 10 mètres cubes de gaz à l'eau. Hn quittant leurs gazomètres respectifs, ces gaz sont aspirés par des ventilateurs avec injection d'eau, passent dans kilos de pression, par mètre cube ,|,. mélange gazeux on doit ajouter i*« 36 de vapeur. L'auteur indique le schéma de la satura- tion et décrit les appareils. Les fours catalyseurs employés à Oppau sont de deux types différents; REVUE AGRONOMIQUE 125 ils sont jumelés. Le mélange Az 2 , GO 2 et H 2 est ensuite comprimé à 25 kilos et l'acide carbonique est absorbé par l'eau dans de grandes colonnes en tôle; le mélange hydrogène et azote est alors comprimé à 210 kilos et purifié par passage dans des colonnes arrosées soit avec du formiate de cuivre, (absorption du GO), soit avec de la lessive de soude (absorption du GO 2 ). La synthèse de NH 3 est effectuée à 550° sous 200 atmosphères. La tem- pérature du four est maintenue soit en utilisant la chaleur des gaz cata- lysés, soit en le chauffant extérieurement. L'auteur décrit ces fours, dont la réalisation présente des difficultés notamment par suite de l'attaque du fer par l'hydrogène. Le gaz catalysé est aspiré par des pompes, traverse l'absorption de l'am- moniaque et est refoulé vers les fours. L'absorption de l'ammoniaque est faite dans un système de tuyaux dans lesquels l'eau est injectée à 200 atmosphères et qui sont refroidis extérieu- rement; la séparation du liquide ammoniacal et du gaz résiduaire est effec- tuée dans des bouteilles. Ce gaz résiduaire, avant sa rentrée dans les fours, est enrichi en azote provenant de l'air liquide. Les gaz perdus au cours de la fabrication sont recueillis dans un grand gazomètre de 15.000 mètres cubes et ramenés à 200 atmosphères par plu- sieurs compresseurs. P. N. Fichte (F.) et Schaffner (E.). — Sur l'élimination du soufre des cen- dres de pyrites (Helv. Chim. Acta, t. III, p. 869 à 872, 1920) (I. d. : 661.632). — La réduction des cendres de pyrites dans un courant d'hydrogène vers 1.000° donne une meilleure élimination du soufre que le grillage supplémen- taire généralement pratiqué. P. N. Mariller (Gh.). — Sur une méthode de fractionnement des mélanges liquides et son application à la préparation d'un carburant national (C. R. Acad. Sciences, t. GLXXIII, p. 1087, 1921) (I. d. : 663.55 : 662.75). — La méthode assure le mélange de l'essence et de l'alcool sans solvant, par une déshydratation physique de l'alcool. En mélangeant de l'alcool à haut degré (95° G. L. par exemple) avec un carbure d'hydrogène, on obtient après repos deux couches superposées. Il suffit de mélanger à 15° G. 80 volumes d'essence de pétrole de densité 0,730 et 20 volumes d'alcool à 95° G. L. pour obtenir par décantation après repos 85 vol. 5 d'un liquide contenant environ 10 % d'alcool. La, couche inférieure qui contient toute l'eau appor- tée par l'alcool, est redistillée pour régénérer l'essence et l'alcool; mais cette distillation est très peu onéreuse, puisqu'il s'agit de ne remonter l'al- cool que de quelques degrés. On ajoute alors à l'essence alcoolisée les divers produits nationaux dis- ponibles : benzol, méthylène, éther, etc., et l'on obtient un carburant parfait. Le mélange doit être effectué à une température calculée dans chaque cas suivant la composition du carburant, pour que le produit final reste stable à la plus basse température que l'on puisse envisager pour son utilisation dans les moteurs. P. N. Janke (A.). — Les progrès récents réalisés en vinaigrerie (Ann. Brasserie et Distillerie, 20 e année, p. 53, 69 et 86) (I. d. : 66.324.2). — L'auteur indique les nouvelles variétés de ferments acétiques; il étudie ensuite les théories de l'acidification de l'alcool éthylique : à la théorie de l'oxydation, Wieland a opposé la théorie de la déshydratation. L'acidification a lieu en trois périodes successives : multiplication du ferment, formation d'acide lactique et d'acide acétique, destruction de l'acide acétique ; l'acide lactique se transforme en acide acétique. L'aldéhyde est également un terme intermédiaire de la transformation J26 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE de l'alcool. Les colloïdes favorisent Pacétification. L'acidification directe esl difficile et ne conduit pas à l'acide acétique. Divers antisep- tiques ont été étudiés. Les ferments acétiques ont besoin de phosphates de potassium et d'am- monium., de sulfate de magnésium et d'hydrates de carbone. L'auteur passe en revue lus méthodes d'analyse des vinaigres et ses falsifications. La conservation des vinaigres sera assurée par pasteurisation et par liltration. L'article se termine par des notes sur la protection des maçonneries contre les vapeurs acides, sur les accidents de fabrication par suroxydation, sur les conditions de température et d'aération. P. N. Bué. — Quelques mots sur la chaufferie (Bull. Assoc. Chimistes, Sucrerie et Distill, t. XXXV1I1, p. 506 à 510, 1921) (I. d. : 662,9).— Les pertes évi- tantes ou compressibles sont généralement de trois sortes; elles sont occa- sionnées : 1° par des rentrées d'air par les maçonneries mal entretenues ou par les obturateurs des organes des chaudières; 2° par un excès d'air admis a la grille; 3° par une combustion incomplète du charbon. Le con- trôle consiste à déterminer le poids des cendres et à les analyser, à analyser les fumées au sortir du foyer puis à la sortie des carnaux de la chaudière, à mesurer la température des fumées au sortir de la chaudière et après l'économiseur. L'auteur indique les divers appareils permettant de réaliser ce contrôle. Sur un exemple, il montre la façon d'interpréter les résultats de ce contrôle. I n contrôle bien compris peut permettre une économie de 25 à 30 sur la dépense de combustible. P. V • Delebarke. — Sur l'installation des appareils analyseurs continus de çuz earbouique (Bull. Assoc. Chim. Suer. Distill., t. XXXVIII, p. ,, "1 :| 473, 1921) (I. d. :GG'_\!t : 546). IIort. — Pour conserver les fruits (Le Petit Jardin, 28 e année, p. 331. 1921) (I. d. : 68.198.8). - Les fruits enveloppés de papier de suie se main- tiennent bien jusqu'à leur maturité et conservent leur fraîcheur; les poires se conservenl également dans des copeaux de peuplier. Dans la paille d'orge ou dans la menue paille de blé, tes fruits se conservenl moins bien. I )n conserve encore parfaitement les fruits dans du sable sec, en les mettant la queue en bas. P. N, Évesqi i. — Rapport sur le fonctionnement du service «les mines en 1920, à Madagascar (Bulletin économique de Madagascar, 2 e trimestre 1921, p. i "â a 203) d. d. : 668.6) • - De ce rapport, nous retenons que les travaux commencés sur l^s gisements carbonifères de Yanapera on1 été arrêtés, qu'il a été signalé La présence de nodules de phosphates minéraux d'une teneur variant de 'ta a 46%, mais qu'aucune recherche sérieuse n'a encore été faite sut ments assez irréguliers, qu'il n'y a pas d'espoir à fonder sur les bancs de grè pyriteux. Si les gisements miniers intéressant l'agri- culture t'ont défaut, il existe, dans notre colonie, d'autres richesses minières que non- n'.i\ "ii- pas à étudier ici. P. \. \Iam.i (Lucien). Les appareils modernes destinés an contrôle de lu combustion ei de la vaporisation (Bull. Soc. Encourag. />. Ind. Nat., t. CXXXIII, p. 1237 a 1321, 1921) l. d. : 621.1). Le contrôle de la chaufferie, Bouveni négligé dans l'industrie Iran. ose. sollicite l'at- tention depuis le prii élevé atteint par Les eombnetibli L'auteur décrit les appareils qui ont Qguré à l'exposition internationale de l'Office central de Cnauffe rationnelle | mars 192 1 , Les anah Le gaz peuvent être repartis en deux grandes classes, REVUE AGRONOMIQUE 127 suivant qu'ils servent à un contrôle intermittent ou à un contrôle perma- nent. Les analyseurs d'essais sont connus : appareils d'Orsat (Orsat-Sal- leron, Orsat-Vignon avec eudiomètre, Orsat-Lunge, appareils avec barbo- tage des gaz, etc.), doseurs d'acide carbonique. Les analyseurs automa- tiques de GO 2 sont basés sur les propriétés physiques des gaz plus ou moins chargés de GO 2 (densité, coefficients de transmission de chaleur mesurés électriquement, indices de réfraction, viscosité) ou sur l'absorption de CO 2 par les alcalis (mesure directe des variations de volume, mesure de la dépression causée par l'absorption, mesure de la variation de résistivité électrique de la solution absorbante). Nous renvoyons au mémoire pour la description de ces nombreux appareils. Les analyseurs continus permet- tent de calculer le volume de fumées correspondant à une unité de poids de charbon, de connaître exactement l'excès d'air et de se rendre compte s'il n'y a pas d'imbrùlés dans les fumées. Pour connaître la chaleur sensible emportée par les fumées, il faut aussi déterminer la température et faire usage de thermomètres et pyromètres : pyromètres à dilatation de solides, thermomètre à dilatation de liquides avec ou sans enregistreur, pyromètres à gaz, pyromètres à dilatation de vapeur, pyromètres calorimétriques, pyromètres à radiation totale dans lesquels on mesure soit une élévation de température, soit un phénomène de résistance électrique ou de force thermo-électrique, pyromètres optiques mesurant l'intensité des radiations rouges émises par les corps incandescents, pyro- mètres à résistance électrique mesurant la variation de résistance d'un fil de platine en fonction de la température, pyromètres thermo-électriques. De à 500° on emploie les thermomètres à dilatation de liquides, gaz ou vapeurs, ou les pyromètres à résistance. Le couple thermo-électrique ser- vira entre 500° et 1.200°. Les pyromètres à radiations, très peu précis, serviront aux températures auxquelles tous les corps se détériorent. Pour régler l'air admis dans le foyer, il faut connaître la différence de pression au-dessus et au-dessous du foyer; ces différences sont faibles et se mesurent avec des manomètres à eau; certains dispositifs permettent l'enregistrement; des exemples de diagramme montrent les conclusions qu'on peut en déduire. On peut mesurer les vitesses et les débits gazeux dans une conduite soit par mesure volumétrique, soit par mesure de la pression dynamique, soit par mesure de la perte de charge déterminée par une résistance; la troisième méthode est actuellement la seule employée dans l'industrie (tubes de Pitot, Darcy, Brabbée, pneumomètre, ajutage de Venturi, tube à diaphragme ou à registre, etc.). La mesure des poids de vapeurs est indispensable surtout dans les indus- tries chimiques; les compteurs à impulsion sont abandonnés, on utilise les compteurs à flotteur, les compteurs à diaphragme (Eckardt, Gehre, Alba. Kent). Pour connaître le rapport entre le charbon brûlé dans les chaudières et la quantité d'eau vaporisée, il est nécessaire de mesurer l'eau introduite par la pompe alimentaire. Les compteurs d'eaux peuvent être répartis en trois classes : compteurs de vitesse, compteurs volumétriques (à pistons, à roue ou bascule, à siphon intermittent), compteurs à déversoir. Le contrôle du charbon dépensé se fait le plus souvent en poids sur bascules à main ou sur bascules automatiques; mais il existe des appareils mesurant en volume le charbon passant sur les grilles mécaniques. L'ap- pareil conducteur de chauffe Niclausse avertit les ouvriers du moment des chargements. Le mémoire se termine par la description de quelques appareils indus triels pour l'analyse des combustibles et des eaux d'alimentation. P. N. BIBLIOGRAPHIE Lin d et (L.). — L'outillage de l'industrie chimique agricole et alimen- taire (Un vol. in-8 raisin de 310 pages, 112 fig. Léon Eyrolles, éditeur. Prix : 18 fr.) (L d. : 66.02 . Si les traités spéciaux décrivant une industrie particulière sont très abon- dants, il n'existait pas jusqu'ici d'ouvrage les résumant tous et faisan I ressortir l'analogie des appareils et procédés industriels employés dans des industries très dissemblables. Cette lacune est comblée par la publication faite par M. Lindet, membre de l'Institut, le distingué professeur de Tlns- titul National Agronomique. Ce volume s'adresse aux chimistes qui auront à étudier un procédé indus- triel ou qui seront chargés d'un service de recherches ou de surveillance dans une usine, aux directeurs d'usines, aux ingénieurs et aux contre- maîtres; ils y apprendront que tel appareil dont ils rêvent la construction ou l'emploi, existe et où il existe; ils pourront aussi détourner de sa desti- nation primitive un appareil ou un fragment d'appareil répondant à une nouvelle conception industrielle. La grande originalité de l'ouvrage réside dans la classification métho- dique des appareils, la première que l'on publie. L'ouvrage est divisé en quinze chapitres dont chacun représente l'ensemble des appareils servant à un même groupe d'opérations : division de la matière, concentration, distillation, etc. Chaque chapitre comporte des paragraphes et des sous- paragraphes qui rassemblent des appareils construits dans une même idée directrice. La description des appareils et dispositifs types est suivie d'exemples choisis dans l'industrie qui montrent aux lecteurs les diverses applications que l'on peut faire de ces appareils types ou d'appareils très voisins. Dans ces conditions, le livre n'est pas seulement un répertoire, un catalogue des appareils employés, mais aussi une revue rapide des opérations qui sont pratiquées dans toutes les branches de l'industrie chimique. I (ans un dernier chapitre, l'auteur décril les appareils destinés au contrôle et à la régulation «les opérations. Les uns sont des instruments de labora- toire ayant une destination spéciale et une allure industrielle; leur manie- ment n'est pas en général familier au chimiste. D'autres, disposés dans l'usine même renseignent à tout moment le chimiste ou le chef de fabrica- tion sur l.i marche d'un appareil. L'auteur a volontairement laissé de ente tous les appareils de l'industrie électro-métallurgique et électro-chimique ainsi que ceux destinés à la pro- duction de vapeur ou de force motrice. Les figures, dont le texte est accompagné, sont des croquis, dessinés par l'auteur lui-même, et tous établis a la même échelle, ce qui permet de rendre compte immédiatement des dimensions de l'appareil. P. V Le Gérant : J. COMBE IMI'ItlMEHIK IIKHbEll l I HUII I , * A M 1 -PAIU8-S1 HASIiiil m. 39" année PROPERTY OF M-Juin 1922 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE Fondées ejxt isa4 P.A.» LOUIB O-HANDEAU PUBLIÉES SOUS LES AUSPICES DU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES SOMMAIRE Pages Ch. Brioux. — Les terres acides du pays de Caux (avec l\ planches hors texte) 129 E. Saillard. — Les graines de betteraves à sucre 156 A. Petit. — Observations relatives à l'influence de V émiettement et du tassement de la terre sur ses conditions d'humidité 170 Revue Agronomique . . . 177 Bibliographie 191 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 5, rue des Beaux- Arts, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : 6, rue des Beaux- Arts. PARIS (6-). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*'., rue de Bourgogne, PARIS (7-) COMITÉ DE RÉDACTION MM G. ANDRÉ, président, G. BERTRAND, DEMOUSSY, A. LAURENT LECLAINGHE, P. MARSAIS, P. NOTTIN, SCHRIBAUX MM. P NOBLESSE ET J.-L VAN MELLE Rédacteur en chef : ALBERT BRUNO INSPECTEUR GÉNÉRAL DES STATIONS AGRONOMIQI !■> Correspondants étrangers : MM. MM. Belgique De Vuyst. États-Unis D r J. G. Lipman. Grande-Bretagne . Sir Daniel Hall. Italie Pr. Carlo Mensio. Pays-Bas D r van Rijn. Suisse V. Duserre. PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1 884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antérieures (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : l r *, 2 e , 3\ 4*. 5" sé- ries, peuvent être obtenues au prix de 24 fr. pour une année isolée La collection entière est cédée avec une remise de 25 °/ . LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX ÉTUDE SUR L'EMPLOI COMPARÉ DE LA CHAUX ET DES CRAIES BROYÉES POUR LA CORRECTION DE L'ACIDITÉ (1) Par M. GH. BRIOUX INGÉNIEUR AGRONOME DIRECTEUR DE LA STATION AGRONOMIQUE DE LA SEINE-INFÉRIEURK 1451) I. d. : 63. j-j (44.25) Il est, à l'heure actuelle, une question qui intéresse au plus haut point la prospérité agricole du département de la Seine- Inférieure et en particulier celle du pays de Caux, parce qu'elle est de nature à exercer peu à peu, si l'on n'y remédie, une influence néfaste sur les propriétés physiques et la fertilité des bonnes terres de limon qui constituent la richesse du plateau cauchois. Il s'agit de l'acidification lente et progressive d'un grand nombre de terres pour lesquelles les marnages, qui sont la règle depuis un temps immémorial, ont été négligés ou trop espacés, pour des causes multiples au premier rang desquelles on peut placer la crise de la main-d'œuvre spéciale, et les frais qu'entraîne actuellement l'établissement de nouvelles marnières. Le département de la Seine-Inférieure n'est pas seul, d'ailleurs, à souffrir de la crise des amendements calcaires ; toutes les régions dérivées des terrains primitifs, les régions où dominent le limon des plateaux et l'argile à silex, les régions sableuses, (i) Communication présentée au Congres de l'A. F. A. S. à Rouen (août iQ2i). Etude entreprise avec le concours de M. Sprècher, chef de laboratoire à la Station agronomique. ANN. SCIESCE AGRON. 1922 9 130 \NNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ont des terres qui manquent en général de chaux et elles éprou- vent aujourd'hui de grandes difficultés soit aYordre matériel, soit d'ordre économique, pour remédier à l'acidification du sol et s conséquences fâcheuses. C'est pourquoi nous avons pensé qu'il pouvait être bon de présenter à ce Congrès un exposé assez complet des essais que nous avons entrepris depuis 191 9 à la Station agronomique de Rouen, en vue d'étudier les sols acides, de déterminer d'une façon aussi approchée que possible leurs besoins en chaux, et de rechercher les moyens les plus pratiques et les plus écono- miques de remplacer l'ancien marnage à haute dose, partout où Ton est obligé d'y renoncer. Le pays de Caux. — Notre étude a principalement porté sur les terres du pays de Caux, parce que c'est la région naturelle du département qui souffre le plus de la crise du marnage. Le pays de (laux est ce grand plateau d'une altitude moyenne de i5o mètres, légèrement ondulé et coupé de vallées profondes, qui est limité au nord et à l'ouest par les falaises de la Manche, au sud par la vallée de la Seine et à l'est par les vallées de la Scie et de l'Austreberthe. Par extension, on donne parfois le nom de Caux à tout le pla- teau situé à l'ouest du pays de Bray. Au point de vue géologique, l'ossature du plateau cauchois est constituée par les puissantes assises du crétacé supérieur, dont les hautes falaises du bord de la Manche, avefc leurs lits de silex bien apparents, constituent de superbes coupes. La craie n'affleure que sur les flancs des vallons; partout ailleurs, elle est recouverte par une couche d'argile à silex d'une épaisseur variant de quelques mètres jusqu'à une tren- taine de mètres. Ses affleurements suivent toutes les sinuosités de la partie supérieure des vallons, et BOnt marqués par une zone de terrains caillouteux et pauvres généralement boisés. L'argile à silex esi recouverte à son tour par Le limon des plateaux, qui s'étale sur la majeure partie du pays de ('.aux. Ce limon, dont les COUehes s. .ni assez minces au voisinage immédiat «le h mer. atteint un maximum de puissance aux envi- LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 131 rons d'Yvetot et de Doudeville, où il a parfois de 8 à 10 mètres d'épaisseur. Son faciès est un peu sableux aux environs du Havre, de Fécamp, de Saint- Valéry, tandis qu'il devient argileux et'Iourd dans le voisinage de la vallée de la Seine ; mais là où il n'est ni trop sableux ni trop argileux, il constitue d'excellentes terres franches, très profondes, sans cailloux, où prospèrent les céréales, le lin et le colza. Cependant, au point de vue chimique, ces excellentes terres sont des terres incomplètes, dont la fertilité proverbiale n'a pu être maintenue jusqu'à nos jours que par des apports réguliers de marne. Le limon des plateaux, aussi bien que l'argile à silex, manque en général de carbonate de chaux. Les nombreuses analyses qui ont été effectuées depuis une trentaine d'années à la Station agro- nomique de Rouen décèlent rarement, dans les meilleures terres de limon très régulièrement marnées, plus d'un centième de car- bonate de chaux; le plus souvent, dans les terres qui ont gardé leur réaction alcaline, il s'abaisse à 2 ou 3 millièmes. Mais là où le marnage a été trop négligé, on ne trouve plus trace de carbo- nate, et le sol devient acide, au grand détriment de ses propriétés physiques et de sa fertilité. Pratique du marnage en Seine-Inférieure. — Depuis un temps immémorial, les agriculteurs du pays de Caux s'étaient rendu compte de la nécessité d'incorporer à leurs sols, à intervalles déterminés, une certaine dose de marne, ou de « marie », comme ils disaient autrefois, désignant sous ce nom la craie sur laquelle repose l'argile à silex. Le marnage était déjà pratiqué au Moyen Age et probablement même du temps des Romains, car Jules César qui traversa à plu- sieurs reprises l'ancien pays des Calètes, parle dans ses Commen- taires des paysans « qui fument leurs terres avec des pierres blanches ». La craie, improprement appelée marne dans notre région, peut s'extraire à ciel ouvert sur le flanc des vallons où elle affleure, mais elle est moins estimée, comme se délitant moins bien à l'air, que celle extraite par galeries souterraines. 132 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pour toutes les exploitations situées en plein plateau, on est d'ailleurs obligé de creuser des puits de marnière qui traversent le limon, l'argile à silex, et une épaisseur suffisante de craie [MMirylonnrr aux galeries d'extraction un plafond solide. La pro- fondeur de ces puits varie la plupart du temps entre 10 et 20 mètres, mais parfois, coin me aux environs de Fauville et d'Ourville, elle atteint jusqu'à !\o et 5o mètres. La marne esl remontée à la surface à l'aide d'un simple treuil en bois muni de deux grandes manivelles (Fig. r : Un puits de marnière). Dès le Moyen Age, les contrats de location spécifiaient à quelle date et sur quelle surface le fermier était tenu de répandre de la marne; dans la pratique du pays de Caux, comme les baux sont généralement par périodes de neuf ans, le marnage se fai- sait régulièrement tous les dix-huit ans ou vingt-sept ans, et le fermier entrant marnait toutes les terres de son exploitation pen- dant les trois premières années de son bail. La quantité de marne habituellement employée variait suivant la profondeur des labours, et suivant les habitudes locales, de i i"> à [\o mètres cubes par hectare. Mais trop peu d'agriculteurs peuvent encore, à l'heure actuelle, procéder à ces marnages réguliers, soit parce qu'ils ne trouvent plus d'ouvriers manieurs, soit parce que les propriétaires des fermes, auxquels incombent généralement les frais d'établisse- ment des marnières, reculent devant les frais nécessités par le percement de nouveaux puits. Il en résulte que beaucoup de terres du plateau cauchois n'ont pas reçu de marne depuis vingt à vingt-cinq ans, parfois plus, et sont maintenant à boni de inur- nage, suivant l'expression consacrée. Ces terres de limon démarnées, el plus encore les terres d'ar- gile à silex, deviennent difficiles à travailler, et peu perméables; des plantes calcifuges envahissent le sol, et l'on voit apparaître la petite oseille ou « surelle . la matricaire, le chrysanthème des moissons, les renouées, pendanl que la luzerne, la minette et le trèfle blanc disparaissent des prairies. Eo même temps la nitrifîcation se ralentit, ainsi que le travail des bactéries Gxatrices d'azote, parce que la réaction du sol ne leur est plus fa\ orable. Tout ceci est la conséquence de la décalcilication progressive LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 133 du sol sous l'influence des eaux d'infiltration chargées d'acide carbonique, et aussi sous l'influence des fumures. Nous ne nous étendrons pas ici sur le mécanisme de la déper- dition de la chaux, bien connu de tous nos collègues; qu'il nous suffise de dire que d'après des calculs basés sur la quantité d'eau qui tombe chaque année en Seine-Inférieure, et sur les fumures employées dans les bonnes exploitations, nous arrivons aux pertes suivantes en carbonate de chaux par hectare et par an : Perte à l'état de bicarbonate. 4 00 kilos Perte à l'état de nitrate . . • • i5o — Perte à l'état de sulfates et de chlorures. 200 — Total. .... 750 kilos Ce chiffre moyen de 750 kilos ne doit pas beaucoup s'éloigner de la vérité, et doit même être sensiblement dépassé pour les terres bien ameublies, recevant de fortes fumures organiques et minérales. Nous en avons une preuve indirecte si nous consi- dérons les habitudes locales relatives au marnage. La quantité minimum de 17 a 18 mètres cubes de marne répandue pour une période moyenne de vingt-quatre ans, représente 27.000 kilos de craie contenant environ 25. 000 kilos de carbonate de chaux pur. Comme au bout de vingt-quatre ans la terre est à nouveau envahie par l'oseille et que l'agriculteur reconnaît la nécessité d'un nouveau marnage, c'est que ces 25. 000 kilos de carbonate de chaux ont été entraînés ou sont passés à l'état de sels de chaux inactifs. La perte annuelle en carbonate de chaux serait donc de 20.000 : 24 = i.o4o kilos en chiffres ronds. En résumé, sous notre climat un peu pluvieux, c'est aux envi- rons de 1 .000 kilos par hectare et. par an que nous devons éva- luer la décalcification du sol, du fait de l'entraînement par les eaux d'infiltration ; c'est un chiffre considérable pour des terres naturellement pauvres en carbonate de chaux, et il est facile de comprendre combien est impérieuse la nécessité de marnages périodiques ou de chaulages, si l'on veut maintenir le sol en bon élat de fertilité. Réaction des sols décalcifiés. Les sols acides. — Alors qu'une 134 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE bonne terre franche suffisamment pourvue de carbonate de chaux présente toujours une réaction légèrement alcaline, les terres en voie de décalcification ou complètement décalcifiées deviennent d'abord neutres, puis franchement acides, dès que tout le cal- caire actif a disparu. On a pendant longtemps réservé le qualificatif de terres acides aux terres tourbeuses ou marécageuses, très riches en matières humifères, et présentant la propriété de rougir le papier de tournesol bleu. Dans ces terres, l'acidité est due presque exclu- sivement aux acides humiques non salures qu'elles contiennent en excès. Mais comme on a pu s'en rendre compte au cours de nom- breuses recherches effectuées au cours des quinze dernières années, il y a aussi des terres sableuses, limoneuses ou argi- leuses bien aérées, parfois assez pauvres en matières organiques, qui sont aussi plus ou moins fortement acides. Si on les agite avec une petite quantité d'eau, la solution obtenue est presque toujours neutre, tandis que si l'on applique du papier de tour- nesol bleu sur la terre maintenue humide, on le voit rougir lentement et plus ou moins fortement. Dans ce cas, l'acidité paraît intimement liée à la partie miné- rale du sol, et elle est due en grande partie à certains consti- tuants de l'argile, principalement à des silicates d'alumine hydratés, présentant des radicaux acides non saturés. Dans ces sols, l'acidité persiste, même après un lessivage prolongé, et si on les met en contact avec une solution d'un sel neutre comme le nitrate . août-décembre, page ;*.'î3. LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 137 Examen de quelques terres par la méthode Hutchinson o a •H P S5 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 U 15 16 17 18 19 20 21 22 23 PROVBNANCB DES TERRES Sotteville-sous-le-Val Colleville (marnée en 1916) . ; . Blainville-Crevon Pcrriers-sur-Andelle Saint-Martin-de-Boscher ville, Ha- meau du Genétais id. Yôbleron n° 1 » n° 2 » no 2 après chaulage. . . Colleville no 3 • no 8 Sotteville-lès-Rouen Motteville Terre prélevée de 0"> à 0™ 10. . Couche de 0™ 10 à 0"" 20. . Couche de m 20 à 0™ 30. . Couche de 0" 30 à 0™ 40 . . Sahurs Saint-Riquier-ès-Plains id. id. Saint-Eustache-la-Forêt id. id. id. (vieille prairie) Cailleville (près Saint-Valery-en- Caux) Hautot-sur-Seine ORIGINE GEOLOGIQUE Alluvions anciennes Limon des plateaux id. Alluvions Argile à silex Argile à silex sableuse Limon des plateaux id. id. id. id. Alluvions sableuses anciennes Limon des plateaux id. id. id. id. Argile à silex Limon des plateaux id. id. Limon et argile à silex id. id. id. id. Alluvions sableuses anciennes et argile à silex RÉACTIO N Alcaline id. id. id. Léger» alcaline Acide Très acide Acide Alcaline Indécise Acide id. id. id. id. id. Indécise Acide Neutre id. Indécise Neutre id. Acide Très acide Acide id. M < S© O o o * ri m 7 * 2 £ 2 U 17,60 4,85 3,58 11,00 3,82 0,98 1,20 1,50 » 2,85 1,72 1,85 1,95 1,86 2,04 3,63 3,98 1,16 2,55 2,21 3,07 2,70 3,19 2,03 1,26 2,13 0,65 Gr. 0,444 200 '842 » 263 550 342 441 504 384 288 I6t 336 112 148 056 » 103 473 640 504 0,868 s 2 fc __ 2 ft H Kil. 1.110 3.000 2.105 a 657 1.375 855 1.110 840 280 372 140 » 257 1.182 4.100 1.260 2.170 (1) Le poids de la couche arable d'un hectare est évalué à 2.500 tonnes. Pour nos calculs, nous admettons que la couche de terre arable sur 20 centimètres de profondeur, pèse par hectare 2.5oo tonnes, le poids spécifique apparent de la terre étant d'environ i,25. Si nous trouvons qu'un sol présente une acidité de 0,75 % évaluée en GaO, il faudra pour neutraliser une tonne de terre o k e 75 de chaux pure, et pour un hectare 2.5oo x 0,75 = 1.875 kilos correspondant à 3.35o kilos de carbonate de chaux. Cette méthode a servi pour tous nos essais, et en particulier pour l'étude de l'influence des divers engrais chimiques sur l'acidité des sols décalcifiés. ' 138 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Action des engrais chimiques sur l'acidité du sol. — Il n'est |t;is sans importance d'utiliser indifféremmenl tel ou tel engrais chimique but des sols manquanl de chaux. < >n s:i i ( depuis long- temps, surtout par les essais effectués en Angleterre à Rothamsted et à la ferme expérimentale de Woburn, que l'emploi continu du sulfate d'ammoniaque acidifie les sols pauvres en chaux au point de les rendre presque complètement stériles. En Amérique, Allison et Cook trouvèrent que l'augmenta- tion moyenne d'acidité produite par ioo kilos de sulfate d'am- moniaque demande, pour être saturée, environ ^o kilos de chaux. Nous avons nous-méme observé à la Station agronomique de Rouen, qu'au bout de huit mois de culture en pots, l'acidité d'une terre de limon du Pays de Caux, qui était primitivement .le 0,5g3, lut presque doublée et s'éleva à i,o35°/ o0 à la suite de deux applications successives de ?. grammes de sulfate d'ammo- niaque, [tour 6 k e5 de terre. Cette augmentation d'acidité, évaluée en chaux, correspond à 72 de chaux pour 100 de sulfate d'ammoniaque employé, chiffre liés voisin de celui trouvé en Amérique. Par contre le nitrate de soude, dont le radical acide est absorbé directement par les plantes, laisse dans le sol un résidu alcalin et n'accroît pas l'acidité du sol. Les cm frais potassique* ont une action acidifiante sensiblement moins prononcée que celle du sulfate d'ammoniaque ; quant aux superphosphates , contrairement à l'opinion généralement admise, ils ne modifienl pas l'acidité du sol, vraisemblablement paire que le phosphate acide de chaux rétrograde, lorsque la chaux fait défaut, sous forme de phosphates de fer et d'alumine, complète- ment insolubles, qui ne peuvent augmenter l'acidité propre du sol. • les faits sont mis en lumière par l'expérience suivante effec- tuée à l'aide d'une terre de liai >n assez fortement acide prove- nant des environs de Fauville : divers lots de f>oo grammes de cette terre furent addii ionnés respectivement de 1 gramme de superphosphate, de 1 gramme de nitrate de s le, de 1 gramme de sulfate d'ammoniaque et de 1 gramme de kaïnite ; on péserva un témoin sans engrais, et les divers lots, maintenus à un taux LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 139 d'humidité convenable lurent abandonnés pendant quinze jours pour laisser aux engrais le temps de réagir sur le sol. Puis l'acidité fut dosée dans tous les lots, par la méthode au bicarbonate de chaux. Voici les résultats trouvés ramenés !l I0PQ de terre sèche : Acidité par kilogranime exprimée en chiiux Témoin sans engrais. .....-.• ",87 5oo çjr terre -f- i OT superphosphate 0,80 5oo gr terre -(- 1 gr nitrate de soude. ......... "^{) 5oo gr terre + 1 gr sulfate d'ammoniaque 2 i9'- t 5oo gr terre + 1 gr kaïnite. 1,18 On voit que l'acidité est augmentée d'environ f\o °/„ pour le lot ayant reçu de la kaïnite, qu'elle est trois l'ois plus forte que dans le témoin, pour le lot avec sulfate d'ammoniaque, mais qu'elle n'a pas varié sensiblement pour les lots avec nitrate et superphosphate. Correction de l'acidité du sol. Chaulages et marnages. — En Seine -Inférieure, où les terres capables de s'acidifier par manque de carbonate de chaux reposent sur d'épaisses couches de craie, le remède n'est pas loin du mal, mais aujourd'hui l'extraction de la marne est devenue, comme nous l'avons expliqué, un problème difficile à résoudre pour beaucoup d'agriculteurs, surtout si l'on envisage les hautes doses que l'on est obligé d'employer. Aussi, comme l'emploi des amendements calcaires est une nécessité absolue pour le maintien de la fertilité de nos bonnes terres de limon, nous devons étudier les moyens de remplacer aussi économiquement que possible l'ancien système de marnage à haute dose, partout où il devient impossible d'y recourir. Nous avons donc été conduit à examiner comparativement les effets du chaulage et de l'emploi jusqu'ici peu connu en France des calcaires ou des marnes plus ou moins finement broyés, dont l'usage se répand de plus en plus en Amérique, au point d'y faire l'objet d'un commerce spécial. Composition des craies de la Seine-Inférieure. — La matière 140 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE première utilisée en Seine-Inférieure pour le marnage est d'une pureté remarquable, et répond assez mal au nom de marne, qui concerne en général des calcaires argileux, facilement délitables dans l'eau. La craie, elle, n'est pas délitable dans l'eau, mais, nouvelle- ment extraite, elle se délite sous l'action des gelées. Les couches de craie qui tombent ainsi le plus facilement en poussière sont les plus estimées pour le marnage. J'ai réuni, dans le tableau ci-après, les résultats de l'analyse d'une vingtaine d'échantillons de craies de la Seine-Inférieure et de quelques craies de l'Eure; ils se rapportent au produit dessé- ché à ioo°. Composition des craies ou marnes de la Seine-Inférieure et de l'Eure (i). N" 04 99 66 95 70 12 53 33 .'11 19 81 73 54 n.'i 1 1 9, I, o, I , I, 0, I, o. ', 0, o, 0, 3,88 b5,3o 7,02 1 ,3Q a,o8 1,96 OBSERVATIONS Très facilement délitable MagnMie 0,37 °/o 1 iraie marneuse liflttti : 0,.ï» 0/0 Unie eenum. ouiir Craie Hsnrlio mirrj'.lrr Id. 1 Iraie marneuse 1 1 1 Marnes léchées à ioo" NOTA, — Les marnes fraîchement extraites renferment de 17 à 1* d'eau de carrière, ce qui abaisse d'autant la teneur en carbonate de chaux, mois facilite le délilement, LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 141 Presque toutes ces marnes appartiennent à l'étage géologique du Sénonien inférieur : craie blanche à micraster (G 7 de la carte géologique du Service des Mines). Leur teneur en carbonate de chaux varie de 94 à 98 °/ , mais est le plus souvent voisine de 97 °/ . On y dose rarement plus de 1 / o de peroxyde de fer et d'alu- mine, et leur teneur en acide phosphorique est très faible. Trois échantillons seulement sur 22 contiennent 0,1 °/ d'anhy- dride phosphorique ; la dose la plus élevée, qui ne dépasse pas o,54 °/ j est fournie par la couche n° 7 de la carrière de Biessard. La marne fraîchement extraite des marnières souterraines ren- ferme de 17 a 18 °/ d'eau de carrière; à cet état, sa teneur en carbonate de chaux pur est d'environ 80 °/ . Il n'est pas de méthode sûre permettant de se rendre compte, au laboratoire, de la facilité avec laquelle la marne crayeuse se délitera sur le terrain; on ne peut la soumettre à l'épreuve de l'eau comme cela se fait pour les marnes argileuses. J'ai essayé divers procédés; le seul qui ait paru donner des résultats en rap- port avec l'aptitude au délitement, repose sur la plus ou moins grande facilité avec laquelle la marne, réduite en petits grains d'une grosseur déterminée et uniforme, se laisse attaquer par une solution d'acide acétique très diluée, avec laquelle on l'agite pendant un temps déterminé. On dose ensuite la quantité de car- bonate de chaux dissoute que l'on évalue en centième du carbo- nate de chaux total. J'ai trouvé des rapports variant de 19 à 60 °/ , mais ils oscil- lent en général entre 25 et l\o °/ . La marne n° 1 du tableau est celle qui fournit le rapport de 60 °/ ; elle se délite très facilement sur le terrain, d'après ce que m'a dit M. F. Lefebvre, ancien président de la Société centrale d'Agriculture de Seine-Inférieure. Si cette méthode ne donne que des indications approximatives quant à la faculté de délitement, elle m'a du moins montré la fa- cilité avec laquelle la craie, lorsqu'elle est divisée en petits frag- ments, se laisse attaquer par les acides faibles ; c'est déjà un ar- gument en faveur de son emploi sous forme divisée. Solubilité de la craie broyée dans l'eau chargée d'acide carbo- nique. — Aussi, avant d'entreprendre des essais de marnage avec 142 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE des craies plus ou moins finement broyées, nous avons cherché à déterminer la rapidité avec laquelle ces craies granulées peuvent agir pour saturer l'acidité des sols, leur action devant être pro- portionnelle à la rapidité avec laquelle elles se dissolvent dans l'eau chargée d'acide carbonique. La craie broyée servant à nos expériences fut séparée, par des tamisages successifs, en plusieurs lots de grosseur bien détermi- née. On obtint ainsi des échantillons homogènes plus ou moins grossiers que nous appellerons craie n°8, n° 12, n° 25, n°4o, n°6o, n° 80 et n° 100, suivant les tamis ayant servi à leur préparation. Ces numéros sont ceux donnés aux toiles des tamis par le commerce et indiquent le nombre de mailles au pouce linéaire de 25 mm 5. La craie n° 8 était formée de grains passant au tamis n° 6 et retenus par le tamis n° 8; leur diamètre variait de 3 à 4 milli- mètres ; la craie n° 25 était formée de grains de 1 à 2 millimètres de diamètre, passant au tamis n° 12 et retenus par le tamis n° 25 et ainsi de suite. La craie passant au tamis n° 100 se présentait sous forme d'une poudre tout à fait fine, comme les scories de déphosphoration. En vue de faire une comparaison, nous opérâmes en même temps sur un calcaire compact broyé et granulé, en l'espèce sur du marbre blanc. Pour les essais de solubilité, 2 grammes de chacun des lots de marne ou de marbre furent mis dans des flacons contenant un demi-litre d'eau chargée d'acide carbonique (i5o centimètres cubes d'eau distillée, plus 25o centimètres cubes d'eau saturée d'acide carbonique à la pression ordinaire). Les flacons étaient agités pendant une heure à l'aide d'un agitateur mécanique, puis l'on dosait le carbonate de chaux dissous. Voici les résultats trouvés : No 8 N° 1 a N 25 N° Un No 80 N° 100 Carbonate do chau\ dl JOUI marbre 20 orale granult- granulée millier. milligr. '7 224 •.ii 281 2 9 :;,., 55 ;;•■:; s 468 80 4g4 145 5l2 LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 143 On voit que la solubilité du marbre, qui est faible, augmente assez lentement suivant la finesse des grains; la poudre n° ioo commence cependant à être assez facilement attaquée. Par contre, la craie, à cause de sa porosité, se laisse beaucoup plus facilement dissoudre par l'eau chargée d'acide carbonique, et à partir de la poudre n° 60, nous avons une solubilité très élevée. Ces résultats nous montrent très nettement que l'activité chimique du carbonate de chaux, vis-à-vis des dissolutions du sol, est en raison inverse de sa dureté et en raison directe de son degré de finesse. * * * Action de la chaux et des craies broyées sur la nitrification. — Nous savons que la nitrification de l'ammoniaque et des matières organiques azotées du sol ne se fait bien qu'en milieu légèrement alcalin, et qu'elle est, sinon complètement arrêtée, du moins fortement entravée dans les sols acides. Nous pouvons donc nous rendre compte aussi de l'activité chimique de nos craies plus ou moins finement granulées, en les incorporant à dose égale, à un poids déterminé d'une terre franchement acide, additionnée de sulfate d'ammoniaque. La quantité d'azote nitrique formée au bout de quelques semaines devra être d'autant plus grande que les diverses poudres de craie auront plus complètement saturé l'acidité du sol. En même temps, on peut comparer l'action de la chaux vive ou éteinte à celle de la craie broyée. L'expérience fut entreprise avec une terre de limon, présentant une acidité de o,84 / 00 jSoit une exigence en chaux de 2.io5 kilos par hectare. Des prises d'essai de 4oo grammes de terre furent additionnées de 2 grammes de sulfate d'ammoniaque, et l'on incorpora ensuite intimement à chaque lot une dose de chaux ou de craie granulée équivalente à deux fois l'acidité du sol ('). L'humidité de la terre fut amenée à 18 °/ , et les divers échantillons maintenus à l'étuve à 25°, température très favorable au travail des ferments nitreux et nitriques. (1) 56 grammes de chaux pure correspondent à 100 grammes de carbonate de chaux. 144 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Tous les huit jours, la terre était remaniée, et l'humidité ramenée à 18 °/ . Les nitrates formés furent dosés après cinq semaines et après huit semaines. Voici les résultats obtenus : Terre témoin sans chaux ni craie Terre avec craie granulée n° Terre avec chaux éteinte Azote uitrique par kilo de terre 8 Bernai] après 5 semaines après les ii craie . . n° 8 . . • • 25 37 milligr. 6a milligr. io4 n° 25 . . n° Oo . . n° ioo . . • • •'7 128 i3o Oo — MM 4èo 47° — On voit que la dose des nitrates formés est proportionnelle à la finesse de la craie; après huit semaines, on trouve environ huit fois plus d azote nitrique dans les lots marnés avec les craies fines n° Oo et n° ioo que dans la terre témoin n'ayant pas reçu de chaux ni de craie. Par contre, après cinq semaines, la terre chaulée renferme deux fois moins de nitrates que la terre avec craie n° 6o et n° ioo; après huit semaines l'écart est encore très sensible. Ce résultat, qui peut surprendre au premier abord, s'explique très facilement par ce fait que la chaux, avant de se carbonater dans le sol, lui communique une alcalinité //■<>/> élevée qui est nuisible aux ferments nitreux et nitriques; ceux-ci ne reprennent toute leur activité qu'après transformai ion de la chaux en carbo- nate. Les résultats du tableau ci-dessus sont très caractéristiques et nous montrent que la craie pulvérisée, dès qu'elle atteint la finesse n° 6o, manifeste dans le sol une activité chimique com- parable à celle de la chaux. * * Action comparée de la chaux et des craies broyées, au point de vue de la correction de l'acidité du sol et du développement des plantes. — Après [es constatations que nous venons «le faire, il nous restait à entreprendre une Bérie d'expériences culturales pour nous rendre compte de la possibilité de rem- LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 145 placer au besoin la chaux, là où l'ancien marnage n'est plus praticable, par l'emploi de doses correspondantes de marne broyée, qui coûterait sensiblement moins cher que la chaux et exercerait sur le sol une action moins brutale. Nos essais furent effectués avec deux terres différentes prove- nant du Pays de Caux, la première, prélevée sur le territoire de la commune de Golleville, hameau de Vattecrie, par M. Depoilly, qui voulut bien m'en envoyer i5o kilos; la seconde, sensible- ment plus acide, prélevée à Yébleron par M. Houel, qui eut l'amabilité de me faire deux envois successifs. Différentes plantes furent mises en expérience, mais le plan des essais fut le même pour les deux sortes de terre et pour toutes les séries de pots. Les deux terres, rendues parfaitement homogènes, reçurent une fumure identique correspondant à 25o kilos de sulfate d'am- moniaque, 5oo kilos de superphosphate et 200 kilos de chlorure de potassium par hectare. Elles furent ensuite réparties, après chaulage ou marnage, dans des pots contenant chacun 6 k s 5 de terre; on réservait deux pots témoins, sans amendement calcaire, dans chaque série. La chaux fut incorporée au sol à une dose assez élevée, correspondant à 3. 000 kilos à l'hectare pour la terre de Colleville, et à une dose correspondant seulement à deux fois l'acidité pour la terre de Yébleron. Les craies granulées n os 8, 25, 60 et 100 apportaient une quantité équivalente de chaux pure (Ca 0). Durant la période végétative,, l'humidité des pots fut maintenue uniforme par de fréquents arrosages à l'eau de pluie. Après la récolte, dans deux séries de pots, on préleva des échantillons de terre pour y doser l'acidité finale par la méthode Hutchinson et se rendre compte, ainsi, de l'action de la chaux et des craies de différentes finesses vis-à-vis de l'acidité du sol. I. — Terre de Colleville. — Acidité initiale o,258 °/ 00 , correspondant à une exigence en chaux par hectare de 645 kilos. Chaux introduite (rapportée à l'hectare), 3. 000 kilos. i° Essais avec épinards. — Semis le 12 mai, récolte le 7 juillet. — Nous avons choisi cette plante en premier lieu parce qu'elle est très sensible à l'action de la chaux; comme la luzerne, elle ne pousse pas sur les terrains qui en sont privés. ANN. SCIENCE AGBON. — 1922 IX) «r. _-r. 35 3,20 64 5,70 107 n,4o 129 16,70 141 21,00 146 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Hi'oolte obtenue Amendement introduit "" — ■"* — "■ — " - Poids trais Poids soc Néant (Témoin) Craie n° 8. . • . . . . Craie n° 26. • ■ • Craie n° 80. . Chaux éteinte L'action de la chaux et des craies fines est extrêmement mar- quée sur ce sol légèrement acide ; la récolte est sextuplée pour les pots avec chaux éteinte; les craies agissent proportionnelle- ment à leur finesse; une photographie prise au début de juillet montre l'état de la végétation (Fig. 2). Si la période végétative eût été plus longue, il est probable que la craie n° 80, disposant de plus de temps pour agir sur l'acidité du sol, aurait produit le même effet que la chaux, comme nous le constaterons pour les autres plantes. 2 Essais avec trèfle incarnai. — Ces essais, que nous ne pûmes continuer jusqu'au bout, nous montrèrent l'extrême sen- sibilité des semences de trèfle incarnat vis-à-vis de l'alcalinité de la chaux. Nous dûmes recommencer deux fois les semis, parce que les plantules des pots chaulés restaient chétives et périssaient au bout de quelques jours. Les jeunes plantes poussant sur la terre acide témoin et sur la terre avec craie n° 8 et n° 25 étaient au contraire vigoureuses. Le fait est à retenir; nous avons indi- qué d'ailleurs, au début de cette étude, que le trèfle incarnat est particulièrement résistant à l'acidité du sol; c'est la légumineuse de choix pour les terres acides. II. Terri: de Ykdlkron. — Acidité initiale 0,842 pour 1.000, corres|>oiidant à une exigence en chaux par hectare de 2.100 kilos. Chaux introduite, à l'état de chaux éteinte ou de craie : quantité équivalente à deux fois l'acidité du sol. i° Essais avec pois des champs. — Semis le g mai, récolte le 22 juillet. Après la récolle des pois, la terre de chaque pot fut remaniée, et l'on sema du maïs le 5 août. Les pieds de maïs furent coupés le 2.3 octobre. On obtint donc deux récoltes successives. Des échantillons de la terre des pots Furent prélevés en décembre pour le dosage de l'acidité finale; voici les résultats trouvés : LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 147 Amendement introduit Néant (Témoin) Craie n° 8 . Craie n° 25 . Craie n° 6o . Craie n° ioo . Chaux éteinte . Pois des champs (Poids frais) gr. l48 i5g 182 182 I 9 I 188 Maïs (Poids frais) gr. 200,2 207,0 223,7 275,0 375,0 34l,7 Acidité finale par kilo de terre o,85o 0,537 0,345 — 0,012 — 0,242 — 0,370 Réaction alcaline L'effet de la chaux et des diverses craies sur le poids de la récolte fut moins prononcé que pour les épinards, mais néan- moins très sensible, surtout pour le maïs dont la production est presque doublée pour les pots ayant reçu la craie n° 100. Cette craie très fine produit d'ailleurs un accroissement de récolte légèrement supérieur à la chaux éteinte. Au bout de huit mois, l'acidité du sol n'a pas encore été com- plètement saturée par les craies n° 8 et n° 25. L'acidité est néga- tive, c'est-à-dire que la réaction est alcaline, pour la terre des pots ayant reçu les craies n os 60 et 80, ainsi que la chaux. Avec la craie n° 60, on a obtenu à peu de chose près la neutra- lité. 2 Essais avec luzerne. — Terre mélangée de deux envois ; aci- dité initiale légèrement plus élevée que pour les essais précé- dents et voisine de 0,90 pour 1.000. Mêmes doses de chaux et de craie. Semis : fin septembre 1919; récolte : août 1920. Amendement introduit Néant (Témoin). Craie n° 8 . Craie n° 25 . Craie n° 60 . Craie n° 100 . Chaux éteinte . Luzerne récoltée Poids frais Poids sec gr- 0,6 9,° 49,° 84, o 78,0 93,0 gr- 0,2 2,5 12,8 25,3 Acidité finale (Méth. Hutchinson) p. 100 ,9! 0, 7 3 0,41 23,30) -o,M 28,3 — 0,25 Réaction alcaline Les résultats obtenus sont aussi remarquables que pour les épinards. On voit que la luzerne est une plante extrêmement (1) Accident à l'un des deux pots. 148 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sensible à l'acidité du sol et qu'elle ne donne une récolte satis- faisant!' que pour 1rs terres à réaction nettement alcaline. La photographie ci-jointe permet «le se rendre compte de la différence de développement des pieds de luzerne poussant sur les divers pots | Fig. 3). Sur les pots témoins sans chaux ni marne, la luzerne, après avoir germé à peu près normalement , resta excessivement cliétive et la plupart des pieds moururent. Avec la craie n 6 qui ne sature qu'une minime partie de l'acidité, il y a un commencement de développement, mais très faible, tandis qu'avec les craies n os 6o et ioo ainsi qu'avec la chaux éteinte, qui saturent toute l'acidité, on avait finalement une végétation luxuriante. Si l'on totalise les résultats des trois essais faits avec la terre de Yéhleron qui était la plus acide, on trouve que pour les cul- tures de pois, de maïs et de luzerne, l'augmentation moyenne de récolte provoquée par les amendements calcaires, a été, par rapport aux témoins, de : Augmentation pour 100 Craie u° 8. 7..') Craie n° 25. 3o..i Craie n° 60. 53. 1 Craie n° 100. 84 . 7 Chaux éteinte 78, 5 En Amérique, J.-W. Whilc ('), opérant d'une façon analogue sur dix plantes différentes, obtint les résultats suivants : Augmentation pour 1O0 p:ir rapport ;ui liiiioin Calcaire broyé n° 8. 1,74 I ialcaire broyé 20. . 7-" ( .) Calcaire broyé n° *'»o. '■'•9° Calcaire broyé q° ioo, '',70 Chaux éteinte 35, 07 Les augmentations constatées sont également proportionnelles à la finesse des calcaires, et si le pourcentage des accroissements de récolte est moins élevé que celui que nous avons observé, cela (1 ) J. W. Wiuii . Bulletin i/jy de la Staiiou expérimentale de Pewrj Ivanie. LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 149 tient à ce que, parmi les plantes mises en expérience, figuraient le soja, le trèfle incarnat, etc., beaucoup moins sensibles que la luzerne, à l'action de l'acidité du sol; de plus, notre craie est beaucoup plus active que les calcaires broyés utilisés en Amé- rique. * * * Conclusion de ces essais. — Il résulte, de tous ces essais, que si l'on se place au point de vue spécial et pratique de la correc- tion de l'acidité des sols décalcifiés, la craie finement pulvérisée possède, à dose égale d'oxyde de calcium (GaO), une activité chi- mique sensiblement équivalente à celle des chaux vives ou éteintes du commerce, et nous pouvons conclure à la possibilité d'utiliser, concurremment à la chaux, des marnes broyées qui, à dose relativement faible, satureront rapidement l'acidité du sol et produiront leur plein effet dès la première année. Leur emploi est actuellement très répandu en Amérique où elles font l'objet d'un commerce spécial, parallèle à celui des chaux agricoles. On a reconnu qu'avec des calcaires tendres, il est inutile de pousser très loin la pulvérisation, celle-ci étant d'ailleurs d'autant plus coûteuse que l'on veut obtenir une poudre plus fine. Dans la pratique, on se borne à préparer des poudres tout venant, passant au tamis n° 8 (mailles d'environ 3 %), et l'on considère que l'activité du produit est proportionnelle à sa teneur en poudre fine passant au tamis n° 60. Les fabricants garantissent en général une teneur de 5o à 60 °/ de poudre fine, capable d'agir sur le sol dans l'année même. Il faut utiliser environ deux fois plus de calcaire broyé que de chaux, puisque, dans le carbonate de chaux, il n'y a que 56 °/ de chaux pure. * * * Doit-on abandonner l'ancien mode de marnage pour le rempla- cer par le chaulage ou par l'emploi des craies moulues? — En possession de ces données, et comme conclusion pratique de notre étude, il nous reste à examiner si, dans les conditions éco- nomiques actuelles^ les agriculteurs du département peuvent avoir intérêt à abandonner l'ancien mode de marnage à haute dose, effectué tous les vingt ou vingt-cinq ans, pour le remplacer 150 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE par le chaulage répété tous les trois ou quatre ans, ou par l'em- ploi de craies moulues que l'industrie pourrait préparer. Il me paraît évident que tous les propriétaires ayant des mar- nières en bon état, et disposant de la main-d'œuvre nécessaire, doivent continuer à marner comme par le passé. Autrefois, la marne revenait sur le terrain à 2 ou 3 francs le mètre cube; aujourd'hui, d'après les renseignements qui m'ont été fournis, il faut compter sur une dépense d'environ i3 francs par mètre cube. Si l'on marne à raison de 25 mètres cubes par hectare, la dépense sera de 325 francs, plus une certaine somme qu'il m'est difficile d'évaluer, pour frais d'entretien de la marnière. Admet- tons que la dépense totale s'élève à environ l\oo francs par hec- tare. Elle peut paraître élevée comparativement à ce que coûtait autrefois un bon marnage, mais il ne faut pas perdre de vue que cette dépense se répartit sur vingt ou vingt-cinq ans, ce qui fait une vingtaine de francs seulement par hectare et par an. Si l'on est obligé de forer un nouveau puits et de l'aménager suivant les prescriptions de l'arrêté préfectoral du i5 novembre 19 12, les frais seront sensiblement plus élevés ('), mais malgré tout, la dépense totale, ramenée à l'hectare marné, restera notablement inférieure à celle nécessitée par la succession des chaulagcs que l'on serait obligé de faire pendant la même période de vingt-cinq ans. Actuellement, par suite des hauts prix du charbon et de la main-d'œuvre industrielle, la chaux vive vaut de 1 10 à 120 francs la tonne ( 2 ) ; on en réclame quelquefois i3o francs; elle revient chez l'agriculteur au moins à ce prix. Un chaulage ordinaire exige de 1.200 à i.5oo kilos de chaux pour une période de trois ans, soit une dépense moyenne de 175 à 180 francs qu'il faudra répéter tous les trois ans, et je ne compte pas ici les frais de mise en tas pour l'extinction de la chaux, ni les frais d'épandage. La dépense; annuelle par hectare est donc notablement plus forte que pour le marnage. (1) In rullivalcur m'a «lit qu'on lui demandait /joô francs pour creuser un puits de marnière et en maçonner une partie, plus 12 francs par mètre cube de marne extraite. (2) Ces prix se rapportent à la fin de IÛJO et au début de 1921. LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 151 Mais si, au lieu du propriétaire qui a le temps pour lui et peut entreprendre des améliorations foncières assez importantes, nous considérons le fermier dont le bail n'a plus que quelques années à courir, le chaulage, malgré son prix de revient actuel, peut offrir des avantages sérieux, car il donne son plein effet dès la première année, et en trois ans une terre en bon état de culture, ne manquant que de chaux, a largement remboursé l'avance qui lui a été faite par un chaulage modéré. Certains même abusent delà rapidité d'action de la chaux pour mobiliser à leur profit les réserves du sol, mais nous n'avons pas à envisager ici ce cas trop spécial. L'emploi des craies pulvérisées, s'il se développe en Seine-Infé- rieure, comme il est à souhaiter, nous offrira un moyen terme entre le marnage et le chaulage, dont il ne présente pas les inconvénients. La chaux agit un peu brutalement sur le sol et demande à être utilisée avec discernement. Il ne faut pas oublier le vieux pro- verbe : « La chaux enrichit le père et ruine les enfants ». C'est que, par sa causticité, elle provoque la formation d'ammoniaque aux dépens des matières organiques azotées du sol et active considérablement leur décomposition. Elle s'attaque également aux silicates hydratées de l'argile et met une certaine dose de potasse en liberté. Son emploi répété et abusif, surtout s'il n'est pas accompagné de fumures suffisamment abondantes, est donc susceptible d'appauvrir le sol en humus et en éléments assimi- lables. La marne broyée, par contre, ne peut produire les mêmes effets caustiques que la chaux; elle ne peut décomposer les matières organiques et se borne à activer leur nitrification en donnant au sol une alcalinité favorable. Elle présente, comme la chaux, l'avantage d'agir sur l'acidité du sol et sur les récoltes dès l'année de son application, alors que le marnage ordinaire ne fait en général sentir ses effets que la seconde année. Au point de vue économique, les craies pulvérisées présentent aussi quelques avantages sur la chaux, bien qu'il faille les employer à dose double ; deux industriels du département com- mencent à en livrer à raison de 35 francs la tonne, et il semble que ce prix pourrait encore être réduit. 152 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Nous avons trouvé, dans un ouvrage de vulgarisation publié il y a quelques années en Amérique par le D r William Frear('), vice- directeur du Collège d'Agriculture de l'Etat de Pensvlvanie, des renseignements intéressants sur la préparation des calcaires broyés destinés à l'agriculture, et nous avons pu par son inter- médiaire, obtenir des catalogues illustrés de quelques firmes construisant des broyeurs spéciaux portatifs pour la réduction en poudre plus ou moins fine de la chaux cuite ou des pierres cal- caires. Ces broyeurs agricoles peuvent débiter de 4 à i5 tonnes par jour et nécessitent en moyenne une force motrice de 1 HP par tonne de calcaire broyée journellement. D'après des essais effec- tués dans le comté de Washington, le prix de revient du brovage serait de i dollar 5o, soit de 7 f 5o par tonne, pour un calcaire modérément dur. Dans l'Etat d'Indiana, où les applications de calcaire broyé se font à la dose moyenne de 2 tonnes par acre, soit environ 5.ooo kilos par hectare, pour une période de cinq à six ans, la poudre tout venant passant au tamis à mailles de 2 millimétrés donne d'excellents résultats, et coûtait en 1919, de 2 à 3 dollars, soit de 10 à i5 francs par « short ton » de 908 kilos. Le calcaire broyé est répandu à l'aide d'un semoir à engrais marchant à plein débit. En Seine-Inférieure on pourrait recommander une dose de 3.ooo kilos de craie broyée pour une durée de trois ans, sans compter la quantité nécessaire, au début, pour saturer L'acidité du sol, déterminée par l'analyse. Il est possible d'utiliser dans le même but les craies phos- phatées pauvres réduites en poudre fine, ainsi que les résidus provenant de l'enrichissement des craies phosphatées par lévi- gation. Ces résidus dosent de 7 à 10 "/,, d'acide phosphorique et 70 à 75 °/„ de carbonate de chaux finement divisé, susceptible d'agir rapidement sur l'acidité du sol. On en a obtenu celle année de très bons résultats dans notre département, résultats que nous attribuons surtout à l'action du carbonate de chaux. L'emploi régulier des scories de déphosphoratioo est aussi de (1) I> r W. Priar, Smir Soi/s and Liming, Harrisburg, igi5. Fig. i. UN PUITS DE MARNIÉRE AVEC SON TREUIL, A GODERVILLE À ; «_ f • ■ «,. ' , ,i , il - ,; ,, TnVt i " • ■■ ( ■ < ■ ■ i - , ' . Fig. 2. ACTION COMPARÉE DE LA CHAUX ET DE LA CRAIE BROYÉE A DIFFÉRENTS DEGRÉS DE FINESSE, SUR LES ÉPINARDS Fig. 3. ACTION COMPAREE DE LA CHAUX ET DE LA CRAIE BROYÉE A DIFFÉRENTS DEGRES DE FINESSE, SUR LA LUZERNE CULTIVEE EN TERRE ACIDE Fig. 4. BROYEUR POUR LA PULVÉRISATION DES CALCAIRES LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 153 nature à retarder l'acidification des sols; mais la dose de chaux active qu'elles apportent est loin d'être suffisante pour com- penser toutes les déperditions du sol en carbonate de chaux. Leur emploi n'exclut donc pas l'apport des amendements calcaires. Conclusions. — Il résulte de tout ce qui précède que la ques- tion du marnage ou du chaulage des terres naturellement pau- vres en chaux est de toute première importance, principalement dans le département de la Seine-Inférieure, où l'extraction de la marne est malheureusement devenue très difficile, sinon impos- sible, en beaucoup d'endroits. Emue de cette situation, la Société centrale d'Agriculture de la Seine-Inférieure a demandé au ministère de l'Agriculture de faire étudier, par le service du Génie rural, la possibilité de la création de coopératives de marnage, dont les marnières seraient pourvues d'un personnel fixe, travaillant toute l'année, et d'un matériel perfectionné permettant d'industrialiser en quelque sorte l'extraction de la marne. En outre, l'Office agricole départemental a décidé d'accorder une subvention assez élevée pour l'achat d'un broyeur spécial, car la continuation de l'extraction et le broyage de la craie pendant la belle saison, permettraient seuls d'utiliser toute l'année le personnel des marnières coopératives. • Nous espérons que les cultivateurs comprendront tout l'intérêt qu'ils ont à s'unir pour résoudre au moins partiellement la crise du marnage, dont ils sont les premiers à constater les effets néfastes. NOTE DE L'AUTEUR Depuis la rédaction de cet article, nous avons eu l'occasion de voir fonctionner dans une ferme du Pays de Caux un broyeur d'origine américaine spécialement construit pour la pulvérisation des calcaires destinés aux usages agricoles. Il fonctionne d'une 154 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE façon parfaite; son seul défaut, a notre avis, est de coûter trop cher à L'heure actuelle, à cause du change et des frais de transport. Le principe de l'appareil est le suivant : dans un tambour surmonté par une trémie d'alimentation et constitué par des plaques d'acier cannelées intérieurement, tourne, à la vitesse de 1.200 à i.ôoo tours par minute, un axe portant plusieurs disques sur lesquels sont accrochées des pièces rectangulaires d'acier durci pouvant osciller autour de leur point d'attache. Ces pièces d'acier, tournant à la même vitesse que l'axe, cons- tituent autant de marteaux puissants qui pulvérisent presque instantanément les fragments de calcaire ou de craie que l'on jette dans la trémie. A la partie inférieure du tambour se trouve une grille à bar- reaux d'acier plus ou moins écartés les uns des autres, selon que l'on veut obtenir une poudre plus ou moins fine. Ce genre de broyeur effectue donc à la fois une pulvérisation et un tamisage grossier, ne laissant passer que des fragments dont la grosseur maximum dépend de l'écartement du barreau de la grille. On utilise généralement des grilles n° 8 ou n° 12 (à espaces vides de 1/8 ou de 1/1 2 de pouce linéaire). La craie provenant d'une carrière à ciel ouvert, et dont l'humi- dité ne dépasse généralement pas 5 à C °/ , peut passer directe- ment au broyeur sans l'engorger, mais la craie des marnièrea souterraines, dosant de i5 à 18 °/ d'eau et parfois plus, encrasse presque instantanément les grilles, de sorte que le broyeurbourre. Dans ce cas, la craie doit être extraite d'avance et mise en tas pour sécher pendant la belle saison, jusqu'à ce que son humidité soil tombée à 8 °/ environ. I ('habitude, les craies de surface, faciles à extraire à ciel ouvert, a Banc de coteau, oe sont pas utilisées pour le marnage, parce qu'elles se délitent mal sous l'action des gelées et restent en blocs dans les champs. Mais, grâce au broyage, elles peuvenl être utilisées au même titre que les craies souterraines, et elles ne aécessitent en général aucune dessiccation préalable. Le broyeur donl nous donnons ci-joint une photographie est l'un des plus petits modèles utilisés en Amérique ; il pèse environ 5oo kgs et peut broyer de 800 à 1.000 legs de craie à l'heure. Celle-ci doit être préalablement réduite en fragments de la gros- LES TERRES ACIDES DU PAYS DE CAUX 155 seur du poing ; pour limiter l'usure des marteaux, on élimine autant que possible les silex, mais ceux qui passent par mégarde sont broyés aussi facilement que la craie. Un moteur à essence d'environ 10 chevaux est suffisant pour actionner le broyeur. A la ferme où nous l'avons vu fonctionner, on utilise comme moteur un tracteur agricole. La poudre obtenue contient en moyenne 5o°/ de craie fine passant au tamis n° 60 et capable d'agir l'année même de l'application. PRINCIPAUX TRAVAUX CONSULTÉS Pagnoul. — Analyse des terres. Veitch. — Comparison of Methods for the Estimation of Soil Acidity (Journ. Amer. Chem. Soc, vol. 26, n° 6, 1904). Russel (Edward J.). — Soil Conditions and Plant Growth (Londres). Frear (D r William). — Sour Soils and Liming (Harrisburg, Etats-Unis). Schorey (Ed. G.). — The Principles of the Liming of Soils (Farmers' Bul- letin 921). Spurway (G. H.). — Soil Acidity and the Hydrolytie ratio in Soils (Journ. of Agr. Research, vol. 11, n° 12, 1917). White (J. W.). — The Relative Value of Limestone of Différent Degrees of fineness for Soil Improvement (Bulletin n° 149 of the Pensylvania Agri- cultural Exp. Station). Bouyougos (George). — The Freezing Point Method as a New Means of Determining the Nature of Acidity and Lime Requirement of Soils (Tech- nical Bulletin n° 27 ; Michigan Agr. Collège). Jones (G. H.). — Method for Determining the Lime Requirement of Soils. (Journ. Assoc. Off. Agr. Chem., vol. 1, n° 1, igi5). Scharp et Hoagland : Acidity and Adsorption in Soils as Mesured by the Hydrogen Electrode (Journ. of. Agr. Research, vol. 7, n° 3, 1916). Gillespie (L. 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Troje a dit en substance (M : On a commencé à faire de la sélection à Klein- Wanzleben en 1859. « A ce moment, on a fait le choix des mères, non seulement d'après la forme des racines, comme on l'avait l'ait ailleurs jusqu'à cette date, mais aussi d'après leur poids spécifique. « t'e poids spécifique était déterminé par immersion - Zackerindustrie, a ' /ji. du g juillet 1 LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 157 « En 1862, on a commencé à employer le saccharimètre pour l'analyse des jus. « En 1879, la détermination du sucre dans la betterave par la méthode d'extraction fut appliquée pour la première fois à la sélection, et ce fut à Klein- Wanzleben. C'est seulement vers 1890 que Vilmorin suivit cet exemple. « Il a fallu de longs essais pour pouvoir construire un foret qui donne une pulpe fine représentant la betterave sans endom- mager celle-ci. C'est seulement à l'aide de ce foret, qui fut rendu pratique en 1887, que l'analyse directe de la betteras^e par diges- tion aqueuse à froid devint possible. » Et plus loin : « Tout d'abord, on ne faisait pas l'examen de chaque betterave dans sa descendance ; mais bientôt on a reconnu que souvent les bonnes qualités des mères ne se transmettent pas par hérédité, ou ne se transmettent que pendant un petit nombre de géné- rations, alors que pour d'autres individus les choses se passent autrement. « A partir de ce moment ( x ),le point important de la sélection n'a plus été le choix des mères au laboratoire, mais le contrôle plus étendu, dans des champs d'essais, de la puissance héré- ditaire, et le choix des familles qui transmettent leurs caractères. » Si M. le capitaine Troje avait simplement rappelé ce qui a été fait à Klein-Wanzleben, il n'y aurait rien à dire ; mais en mêlant le nom de Vilmorin à son exposé, et surtout en le citant seule- ment sous la date de 1890, il a élargi la question, et c'est à ce sujet que je voudrais présenter quelques observations. Je m occuperai seulement de l'historique des méthodes de sélection. Je fais d'abord remarquer que Louis de Vilmorin n'a jamais pratiqué l'extraction alcoolique, du moins à ma connaissance. Sur ce point, la documentation que possède M. Troje paraît donc être en défaut. (1) M. Troje ne dit pas à quelle date 011 a commencé à pratiquer la sélec- tion individuelle à Klein-Wanzleben; mais, d'après son exposé, on devine que ce n'est pas avant 1890. 158 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE D'ailleurs, la méthode d'extraction alcoolique est une méthode délicate, longue et coûteuse, qui n'a pu rendre que peu de ser- vices en matière d'analyses de sélection. Mais là n'est pas la question. * * * A lire le travail de M. le capitaine Troje, on voit qu'il n'a pas connaissance de la communication qui a été faite par Louis de Vilmorin à l'Académie des Sciences de Paris le 3 novembre i856 et dont on peut trouver le texte dans les Comptes rendus de cette Académie, année i856, page 871. Comme les universités allemandes reçoivent les Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, il est facile de consulter cette communication, en Allemagne même. Elle est intitulée : Notes sur la création d'une nouvelle race de hctteraue à sucre. Considérations sur l'hérédité dans les végétaux, pat Louis de Vilmorin. Je ne veux en extraire que les passages principaux : les voici. « La méthode usitée dans les fabriques de Magdebourg pour connaître le poids spécifique des racines au moyen de liquides salés de densité connue a été mon point de départ. « Ayant reconnu, à la même époque, que l'enlèvement d'une pièce cylindrique pouvait, moyennant quelques précautions faciles à observer, ne pas nuire à la conservation de la racine, j'ai adopté le sondage des racines au moyen d'un tube coupant et la pièce ainsi enlevée a été pesée au moyen d'une série de vases contenant des liquides sucrés de densité connue. « Ces méthodes, qui avaient été celles des deux premières années de l'expérience, ont donc dû être abandonnées et rem- placées, en i85a, par celles Fondées sur l'appréciation de la densité du jus lui-même, obtenue par déplacement en y pesant un petit lingot «l'argent d'un volume connu. « Ayant donc maintenant à la fois un moyen très rapide et très correct d'apprécier la densité du jus «1rs racines sur les- quelles j'opère, j'ai pu aborder a\ec assurance l'étude de la ques- LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 159 tion fondamentale de cette expérience : celle de la transmission héréditaire de la qualité sucrée. « J'emploie à dessein ce dernier mot, parce que de nom- breuses vérifications m'ont prouvé que dès que l'on arrive dans les densités moyennes et à plus forte raison dans les densités élevées, la proportion relative de matières denses solubles, étrangères au sucre qui peuvent se trouver dans le jus, suit une marche décroissante, si bien qu'en soumettant les densités observées à une correction uniforme et égale à celle que fournit la moyenne des observations, on est toujours sûr que la richesse réelle est supérieure à la richesse calculée. « Or, cette transmission s'est opérée à un degré qui a dépassé mon attente : ainsi, dès la deuxième génération, j'ai vu la moyenne de quelques-uns des lots descendant de plantes riches s'élever au niveau des maxima de la première année. En conti- nuant cette marche, j'ai vu naître, à la troisième génération, des plantes dont le jus marquait la densité 1,087, ce 4 U ^ répondrait (sans correction) à 21 °/ de sucre et d'autres lots dont la moyenne a fourni 1,075, qui répondrait de même à 16 °/ . « Le fait de la transmission héréditaire de la qualité sucrée est donc positivement acquis maintenant, et la possibilité de fixer une race riche ne fait plus de doute. « Mais il s'est présenté, relativement à cette faculté de trans- mission, des exceptions remarquables qui jettent un grand jour sur la question générale de la transmission des caractères dans les végétaux. « Ainsi, pour la première année de l'expérience, et lorsque j'ignorais par conséquent complètement les qualités qu'avaient pu posséder les ancêtres ( r ) des plantes sur lesquelles j'opérais, (1) « La puissance de transmission des caractères étant le point essentiel à déterminer, on conçoit combien il était nécessaire de récolter séparément les graines de chaque plante. Cela m'a amené à posséder un état civil et une généalogie parfaitement correcte de toutes mes plantes depuis le commence- ment de l'expérience. Cette méthode, un peu minutieuse, mais qui ne pré- sente aucune difficulté quand une fois on a adopté un cadre bien régulier, est la seule qui permette de voir clair dans les faits qui se rapportent à l'hérédité. « Les végétaux dans lesquelles les deux sexes sont réunis dans le même individu sont, du reste, admirablement propres à l'étude des questions de cette nature. » 160 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE il m'est arrivé de conserver, pour la reproduction, des racines d'égale richesse el de voir que la descendance de ces racines donnai l : Tantôt un lot à moyenne très élevée et sans écarts prononcés; « Tantôt, avec une moyenne plus basse, des écarts considé- rables produisant ainsi des maxima exceptionnels; « Tantôt enfin des lots décidément mauvais et dont la descen- dance devait être complètement abandonnée. « C'est surtout dans la première catégorie, celle des [.lantcs à faibles écarts et à moyenne élevée, que je me suis attache à choisir mes étalons reproducteurs; et je vois, par la suite des semis faits dans cette direction, que la moyenne s'élève succes- sivement, en même temps que Ta moyenne continue à monter bien que d'un mouvement pins lent qu'au début... J'ai donc l'espoir d'arriver, dans quelques années, à la création d'une race de composition constante, c'est-à-dire dans laquelle toutes les racines de même poids contiendront la même proportion de sucre. » Voilà donc les passages principaux de la communication de Louis de Vilmorin à l'Académie des Sciences. Par la communication qui précède, on voit que Louis de Vil- morin, déjà en i856 ou avant i856 : i° Déterminait la densité du jus des betteraves avec un linrjot d'argent et' eu opérant sur le jus d'un morceau de betterave enlevé à l'emporte-pièce ; 2° Déterminait la relation entre la densité du jus et la richesse saccharine des jus; 3° Indiquait que certaines racines transmettent leurs carac- tères à leurs descendants tandis que d'antres ne les transmettent qu'imparfaitement ; 4° Recommandai! et appliquait la sélection individuelle et la sélection par famille avec livre généalogique. Ce sont bien là les méthodes qui onl été adoptées à Klein- Wanzleben, mais plus tard, sûrement pas avant l85o. < lommenl Louis de Vilmorin déterminait-il le rapport entre la LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 161 densité et la richesse saccharine des jus, ou plutôt la richesse saccharine des jus? J'ai demandé à la maison Vilmorin si elle a conservé des notes à ce sujet. M. Jacques de Vilmorin a bien voulu me montrer les cahiers de laboratoire de la station de Verrières, où son grand-père notait ses observations. Ces observations remontent à l'an- née i853, du moins celles relatives à la betterave à sucre. J'y ai vu que Louis de Vilmorin déterminait la richesse saccharine du jus en s'aidant du saccharimètre Soleil qui avait été inventé en France en i846, et du rotatomètre Biot qui avait été inventé en France en i835. Je rappelle, en passant, que la Société d'Encouragement à l'industrie nationale, qui existe encore aujourd'hui, avait donné, en i848, un prix à Soleil et à Clerget : à Soleil pour son sacchari- mètre, et à Clerget pour ses méthodes d'analyse des substances saccharifères par l'application du saccharimètre Soleil; et un prix de 1.000 francs à Bareswill pour son procédé de dosage du sucre au moyen d'une liqueur cuivrique. Il ne faut donc pas s'étonner que Louis de Vilmorin ait eu à sa disposition le saccharimètre Soleil et le rotatomètre Biot. Voici les observations que j'ai relevées dans les cahiers de Louis de Vilmorin à Verrières : 3 e cahier, page i32 (notes écrites de la main de Louis de Vil- morin), i er décembre i853 : Comparaison entre la densité et le degré saccharimétrique par polarisation : « Une betterave blanche depuis quelques jours dans le labora- toire. Le jus donne au lingot 3,o3i. Température ro°3. « 80 centimètres cubes de jus plus 9 centimètres cubes de solution d'acétate de plomb basique plus 1 1 centimètres cubes d'eau. Filtré. La rotation au saccharimètre est 57 A ajouter pour le i/5 d'eau et d'acétate 11 Soit ~68^ a 68 correspondant, dans la table Clerget, à 1.1,2 de sucre par litre. » 3 e cahier, page i35 : essais au saccharimètre Biot. ASN. SCIENCE AGRON. — 195(2 U 162 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 3* cahier , page i38 : comparaison des indications fournies par le lingot et le saccharimètre Soleil. 3* cahier, page [63 : analyse d'une racine (5 janvier i854)- Le jus filtré est passé à la fois dans l'instrument Soleil et dans l'instrument Biot. Le e cahier du laboratoire donne, à la date du 19 novembre i856, sous le titre de « Saccharimétrie du jus de betteraves sondées », toute une série d'analyses de jus de betteraves. Inutile de continuer ces citations. Enfin, dans une note écrite de sa main et reliée avec un exem- plaire de la communication de son père, Louis, à l'Académie des Sciences en i856 (que possède la bibliothèque de Verrières), Henry de Vilmorin indique les dates suivantes, pour la sélection des betteraves à sucre de Verrières : i85o. Sélection d'après la densité de fragments de racine. i852. Sélection d'après la densité des jus. i85r>. Une polarisation de contrôle est adjointe. 1874. Sélection par la saccharimétrie (polarisation du jus). i8yo. Sélection par la diffusion aqueuse à froid. Ainsi donc, dès i856, c'est-à-dire trois années avant que la maison Klein- Wanzlëb en commençât à s'occuper de la sélection (au bain salin), Louis de Vilmorin avait fait connaître — décou- vrit peut-on dire — la sélection individuelle et la sélection par famille que devait plus tard adopter la maison de Klein-Wanzle- bcn, et dès i853 il se servait du saccharimètre Soleil et du rota- tomètre Biol dans son laboratoire de Verrières pour doser la teneur en sucre des jus en vue d'études sur la sélection. D'ailleurs, M. le professeur Maercker, de Halle-sur-Saale, ter- minait de la façon suivante son septième rapport sur les résultats des essais cnltiiianx qu'il avait institués dans la province de Saxe sur différentes variétés de betteraves suCrières (Voir la MagdeburcjiècheZeitung 188G, u° 55 j h 56i) : « ("est avec nue très grande satisfaction que, par le présent tableau, on peut se rendre compte des progrès importants qui ont été accomplis, dans ces dernières années, par la sélection allemande «les graines de betteraves, car il n'existe, à propre- ment parler, aucune mauvaise sélection parmi celles qui ont été soumises au contrôle. Il s'agit seulemenl <\*' sélectionneurs LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 163 sachant produire des betteraves plus ou moins bonnes, mais toutes bonnes, ceci, malgré tout, n'a rien qui puisse surprendre, car la graine qui a servi aux essais provenait partout, en seconde génération, de betteraves-mères qui avaient été choisies d'après la polarisation; mais les chiffres prouvent qu'avec cette méthode on est dans la bonne voie, et il serait injuste de passer ici sous silence que nous devons cette méthode à M. de Vilmorin. » Gomme on le voit, les observations de M. Maercker confirment les notes de Louis et de Henry de Vilmorin, et elles remontent à l'année 1886. En terminant, je veux faire remarquer que l'emploi du saccha- rimètre n'est pas, à proprement parler, le nœud de la sélection. On trouvera peut-être demain (') un autre appareil, plus simple, permettant de déterminer plus facilement et plus rapidement la richesse saccharine des betteraves. D'ailleurs, comme le dit M. Troje, le point important de la sélection n'est pas le choix des mères au laboratoire. La véritable sélection, c'est le choix des mères d'après les ré- sultats qu'elles donnent dans les parcelles d'essais, d'après la façon dont elles transmettent leurs caractères à leurs descendants, en d'autres termes, c'est la sélection individuelle, c'est la sélec- tion par famille, et les principes de la sélection individuelle et de la sélection par famille ont été posés par Louis de Vilmorin dans sa communication de i856 à l'Académie des Sciences. Ce sont ces méthodes que la maison de Klein-Wanzleben a adoptées plus tard; mais la paternité en revient à Louis de Vil- morin et il était nécessaire d'apporter cette rectification à la note de M. Troje. La communication de Louis de Vilmorin en i856 a ouvert une voie nouvelle aux méthodes de sélection, non seule- ment pour la betterave, mais aussi pour toutes les plantes de culture. Elle a été le point départ des grands progrès qui ont été réalisés pendant ces cinquante dernières années par la sélection individuelle, par la culture pedigree ou par la culture généalo- gique (car ces expressions sont équivalentes). B) Méthodes d'amélioration des semences. — Les méthodes (1) On parle d'employer le réfractomètre. 164 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE d'amélioration des semences couramment employées à l'heure actuelle sont : i° La sélection individuelle, ou la sélection pedigree ou culture généalogique ; 2° La sélection en masse ; 2° L'amélioration par croisement ou hybridation» Ces méthodes ne s'excluent pas. Souvent, au contraire, on les emploie parallèlement et on partage entre elles le travail d'amé- lioration des semences. Ainsi que je l'ai dit dans une communication à l'Académie d'Agriculture (année 19 19) beaucoup de producteurs de graines de betteraves à sucre, aussi bien en Allemagne qu'en France, ont employé exclusivement et pendant longtemps la sélection en masse pour améliorer leurs semences. Cette méthode peut donner une amélioration; mais l'améliora- tion est lente. Elle est quelquefois accompagnée de reculs tem- poraires. C'est la méthode par sélection individuelle qui doit venir en tête du travail d'amélioration par sélection. Une fois qu'on est en possession de lignées pures (dans bien des cas, c'est là une expression qu'il ne faut pas prendre au point de vue absolu), alors on peut continuer le travail en faisant intervenir l'hybrida- tion, la sélection en masse, etc. La Commission d'amélioration des graines de betteraves à sucre instituée au ministère de l'Agriculture en 191 7 et dont je suis le secrétaire général, a organisé un concours avec prix de 20.000 francs entre les maisons françaises de production. Comme M. Jacques de Vilmorin fait partie de cette Commis- sion, la maison Vilmorin n'a pu se faire inscrire parmi les candi- dats au prix de 20.000 francs; mais elle a offert à la Commis- sion de montrer son laboratoire en marche, ses méthodes de travail, etc. La sous-commission du prix de ao.000 francs, composée de MM. Schribaux, Krug et Saillard, s'est donc rendue à Verrières pendant la période d'activité du laboratoire de sélection, en jan- vier 1918. Un rapport de cette visile ;i été inséré dans la bro- chure qu'a publiée la Commission des graines de betteraves en i.9"9« LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 165 On y trouve des courbes fort intéressantes concernant les ri- chesses et les poids des racines. Je suis retourné cette année à Verrières pendant la période d'activité du laboratoire. Les travaux de sélection et d'analyse étaient dirigés respectivement par MM. Meunissier, génétiste, et Gazaubon, chimiste. Ils occupaient une trentaine de jeunes filles. On y faisait en- viron mille analyses par jour et par foret-râpe. M. Jacques de Vilmorin a bien voulu faire rassembler et me com- muniquer les résultats qui ont été obtenus cette année sur un lot de betteraves de la variété Vilmorin B. Je l'en remercie vivement, d'autant plus que ces résultats portent sur plus de 3.ooo racines provenant du même champ, ce qui permet d'en tirer une vue d'ensemble qui est plus instructive que s'il ne s'agissait que de quelques dizaines de betteraves. Les 3.o88 racines analysées se classent de la façon suivante : a) Richesse saccharine des racines. Betteraves à 16, 5 et 17 °/o de sucre. 26 racines — 17,5 °/o de sucre . 3o — — 18 % — 63 — — i8,5 0/0 — .............. i53 — — 19 °/o — . 35g — — 19,5 °/o - . 678 - — 20 0/0 — 709 — — 20,5 °/ — 629 — — 21 °/ — 33i — — 21,5 0/0 — .............. 83 — — 22 °/ et au-dessus de 22 °/ . 27 — Total. .... 3. 088 racines b) Poids des racines. Racines pesant 4 00 9" r ( et fractions) 10 — 5oo — 201 — 600 — 388 — 700 — . 670 — 800 — 5io — 900 — 5oo — 1 .000 — 334 — 1.100 — ......... 211 — 1.200 — 137 — 1 .3oo — 90 — 1.400 — • 58 — i.5oo — 28 — 1.600 — ............... 19 — 1.700 — i5 — 1.800 — ............... 6 — 1.900 — ..... 1 — 2.000 — . 1 166 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Le nombre des betteraves pesées dépasse le nombre des bette- raves analysés parce que pour quelques betteraves il y a eu des lectures difficiles au polarimètre. Avec ces résultats, on a dressé deux courbes et un tableau : i° La courbe des richesses, les richesses étant portées sur l'axe horizontal des abscisses et le nombre de betteraves de chaque richesse sur l'axe vertical des ordonnées ; 2° La courbe des poids, les poids étant portés sur l'axe hori- zontal et le nombre de betteraves de chaque poids sur l'axe des ordonnées ; 3° Un tableau rassemblant les indications de poids et de richesse. Ces résultats permettent quelques observations générales qu'il est utile de mettre en lumière : i° Ce sont les betteraves contenant de 19,5 à 20, 5 °/ de sucre qui sont les plus nombreuses. Elles représentent 65 °/ du lot tout entier. La proportion de betteraves ayant plus de 20, 5 °/ de sucre atteint i5 °/ ; celle des betteraves ayant moins de 19,5 de sucre atteint 20 °/ . Le sommet de la courbe représentative correspond à la richesse 20 °/ environ. 2 Ce sont les racines pesant de 600 grammes à 1.000 grammes qui sont les plus nombreuses. Elles représentent environ 77 °/° du lot. C) Esais culturaux en France sur les graines et les betteraves à sucre. — Depuis iqi4 nous n'avions pas fait d'essais culturaux sur les variétés de betteraves à sucre. .Nous les avons repris en 1920, avec le concours de quelques fabricants-agriculteurs, de façon à continuer ceux que nous avions faits chaque année de igof) à igi/|. Connue d'habitude, ces essais onl porté sur des variétés fran- çaises et des variétés, étrangères. Ces xariétés sont les suivantes (par ordre alphabétique 1 : Variétés françaises : Bourdon, Legland, IVfennesson et Gaillol (variété \>, Say, Tézier (Drôme), Vilmorin (variété 15). Variété étrangères : Rabbelghe et Giesecke, Schobbert, Wo- hanka, Buczinski el Laczinski; italienne (Barbe Marini). LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 167 Les échantillons de graines nécessaires aux essais ont été pré- levés dans une fabrique de sucre sur des quantités importantes contenues dans des sacs plombés d'origine authentique. Ils représentent donc des graines commerciales au sens propre du mot. Les échantillons de graines ont été adressés aux expérimenta- teurs sous des lettres, sans aucune indication de variété. Les essais ont été institués suivant le plan que nous avions adopté pour des essais analogues avant 1914» Pour éviter les causes d'erreur dues aux conditions de culture, à l'échantillonnage, etc., nous faisons nos essais dans une dizaine de champs (sept au minimum), et à chaque variété nous donnons, dans chaque champ, une étendue de 8 à 10 ares en une ou deux parcelles. Au moment de la récolte, on nous envoie de chaque champ des échantillons de 5o à 60 betteraves (par variété) qui sont toutes prélevées de la même façon et suivant les indications données par notre laboratoire. Après nettoyage, les betteraves de chaque parcelle, d'essais sont comptées et pesées en bloc. On fait ensuite le dénombrement des betteraves fourchues, racineuses, irrégulières. Nous déterminons la richesse saccharine par la méthode de double digestion aqueuse à chaud Dégener-Saillard. Parmi les sept fermes qui ont fait nos essais de l'année 1920, il y en a quatre qui ont envoyé des échantillons complets. L'une d'entre elles n'a pu prélever aucun échantillon ; dans une autre, le champ s'est montré peu homogène ; enfin, une dernière n'a pu prélever des échantillons que sur dix variétés (au lieu de n). Dans ces conditions, il me semble imprudent de publier main- tenant des résultats détaillés : le nombre de champs n'est pas assez grand pour atténuer les causes d'erreur dues à l'échantil- lonnage, aux différences éventuelles de sol, etc. Cependant, nos essais ne sont pas perdus pour autant. Il sera possible de prévoir, pour les essais de 192 1, les mêmes variétés que celles qui ont été essayées en 1920, et alors, pour établir les moyennes, nous nous servirons des résultats de 1921 et de ceux de 1920. Les moyennes de 192 1 n'en seront que plus probantes. Il peut être intéressant de savoir si les six variétés françaises 168 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE considérées en bloc ont donné de meilleurs résultats que les cinq variétés étrangères considérées en bloc. Comme nous avons quatre champs d'essais complets, les variétés françaises reviennent dans vingt-quatre parcelles (6 par champ) et les variétés étrangères dans vingt parcelles (5 par champ). D'autre part, dans la pratique, on sème souvent des mélanges de variétés et les variétés que nous avons essayées sont très souvent employées. Voici les résultats moyens auxquels nous sommes arrivés en partant des richesses saccharines trouvées à notre laboratoire et des pesées qui ont été faites à la bascule de la fabrique pour les récoltes de chaque parcelle : Sucre pour ioo kg de betteraves ... Récolte à l'hectare (passée à la bascule). Poids de sucre par hectare 6 variétés françaises '7, 6 9 35,973 kg 6,383 5 variétés étrangères '7,9 8 35,o5/j kg 6,3o2 Nous somme arrivés à des résultats comparatifs du môme ordre en tablant sur les quantités moyennes de sucre contenues par racine. Voici ces quantités moyennes : l'oids moyen d'une racine Richesse saccharine moyenne des racines Sucre contenu dans une racine 6 variéti> françaises 050 gr ■7>J 11O 6 varit'-tés étrangères Ô22 gr 17.98 1 1 1 Les deux groupes de betteraves se sont donc montrés équiva- lents dans la pratique. Il faut noter qu'en rapportant à 1 hectare les résultats de pesée obtenus dans 8 à 10 ares, on arrive généralement à un rende- ment par hectare supérieur au rendement réel, mais cela n'em- pêche pas de l'aire des comparaisons. J'ai «lit pins haut que nous avons compté pour chaque variété, et pour chaque parcelle, le nombre de betteraves racineuses ou de forme régulière. LES GRAINES DE BETTERAVES A SUCRE 169 Voici les résultats moyens qu'a donnés ce dénombrement : Betteraves Betteraves rftcineuses de forme régulière pour 100 pour 100 6 variétés françaises ......... 26 45 5 variétés étrangères . 33 43 Les autres betteraves, sans être racineuses, étaient de forme irrégulière. Ici encore, les six variétés françaises, considérées en bloc, se sont montrées équivalentes (voire même supérieures) au cinq variétés étrangères. OBSERVATIONS RELATIVES a l'influence de L'ÉMIETTEMENT ET DU TASSEMENT DE LA TERRE SUR SES CONDITIONS D'HUMIDITÉ Par A. PETIT ['HllFESSEl.H C11KF DE SERVICE A L'ÉCOLE NATIONALE I)'llOHI I':UI.TIUE DE VERSAILLES I. d. : 63.1122 Les observations qui vont être rapportées ont trait à l'influence de l'émiettement et du tassement i° sur ïa circulation capillaire de l'eau dans le sol, et 2° sur le pouvoir d'imbibition de la terre. Ces deux points vont être examinés successivement. i° Influence de l'émiettement et du tassement sur la circulation capillaire de l'eau dans le sol. — On sait que Fameublissement du sol, par les nombreuses lacunes qu'il y détermine, a pour ellet d'y ralentir le mouvement capillaire de l'eau, et que c'est préci- sément pour cette raison que le binage protège, dans une cer- taine mesure, l'humidité de la terre contre Pévaporation, au profit «le la végétation. Mais l'ameublissement du sol atteint des états fort variés, en ce sens que l'émiettement de la terre, qui est sou principal but, y est poussé plus ou moins loin, suivanl les circonstances. J'ai tenu à me fendre compte expérimentalement des consé- quences que peut avoir, pour la circulation capillaire de l'eau, le degré d'émiettemenl atteint dans le travail mécanique «le la terre. Dans ce but, une terre de nature un peu argileuse fui d'abord passée au tamis à mailles de i millinièlre, pour en éliminer les INFLUENCE DE l'ÉMIETTEMENT DE LA TERRE 171 éléments grossiers et obtenir une masse homogène ; puis elle fut humectée, malaxée et abandonnée à Pévaporation. Dès qu'elle fut ressuyée, elle fut émiettée, et, lorsqu'elle fut sèche à l'air, elle fut partagée, au moyen de divers tamis, en un certain nombre de lots, d'après les dimensions de ses agrégats. Chacun de ces lots fut introduit sans tassement dans un tube de verre de 4 centi- mètres de diamètre intérieur, fermé à une de ses extrémités par un morceau de gaze. Les tubes ainsi préparés 1 furent placés, en même temps, verticalement, sur un même bain d'eau, afin d'y observer comparativement la vitesse d'ascension capillaire de ce liquide. Voici les hauteurs d'imbibition, en centimètres, relevées à divers intervalles de temps : de temps i5 minutes 2 heures . 8 — i jour. . 2 jours . 4 — Dimensions des agrégats de terre Terre 5 à 20 2 à 5 1 à 2 Au-dessous milli- milli- milli- de non tamisée mètres mètres mètres 1 millimètre 3,0 3,3 4,2 8,3 » 6,5 7,° 8,0 i8,5 10,0 9^° 9,8 11,2 27,5 12,5 n,5 i3,o i5,o 35,5 l6,5 i3,o i5,o 17,5 4i,o 20,0 i5,o '7,5 20,5 45,o 23,0 Ces résultats montrent que l'ascension capillaire de l'eau est d'autant plus lente que les miettes de terre sont plus grosses. Mais on remarque que l'obstacle que crée ainsi l 'ameublissement du sol à ce mouvement diminue considérablement lorsque les agrégats de terre ont moins de 1 millimètre de diamètre. C'est qu'alors les interstices qui les séparent sont assez ténus pour que l'eau s'y élève par capillarité, tandis que lorsque les agrégats sont plus gros, elle ne passe guère d'une miette de terré à la voisine que par leurs points de contact. Il en résulte que le binage, pour être très efficace, ne doit pas pulvériser la terre, ne doit pas Vêmielter finement. On voit, d'autre part, que la terre non tamisée, mélange de miettes de toutes les grosseurs examinées, se comporte plutôt comme les agrégats de diamètre supérieur à 1 millimètre ; il est vrai que l'ascension capillaire de l'eau y doit dépendre surtout de la proportion dans laquelle s'y trouvent les agrégats ténus. Il va 172 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sans dire que, dans le binage, cette proportion doit être aussi faible que possible. En ce qui concerne l'influence du tassement, on admet, sans aucune restriction, que plus il est énergique et plus l'eau che- mine rapidement par capillarité dans la terre. On va voir que cette opinion générale n'est pas d'une exactitude absolue. La terre de l'expérience précédente, passée au tamis à mailles de i millimètre, fut placée dans les tubes de verre précités de deux façons : dans un cas, elle y fut introduite sans aucun tasse- ment, et dans un autre, elle y fut versée par couches successives et y fut tassée aussi fortementque possible par des chocs répétés. Les tubes ayant été disposés verticalement sur un bain d'eau, les hauteurs d'ascension capillaire suivantes y furent relevées : Intervalles de temps 3o minutes i heure . 5 heures. 9 — • 24 - • 48 - . 7° — • Terre non tassée centimètres 8,0 21,8 27,0 36,8 45,o 5o,3 Terre tassée centimètres 4,5 0,5 i4,3 i8,5 27,9 35,8 4i,8 Il résulte de ces observations que le tassement a ralenti nota- blement l'ascension capillaire de l'eau dans la terre. Sans nul doute, cet effet est dû à ce que le tassement, en diminuant la section des espaces capillaires, a accru les frottements de l'eau contre leurs parois. La même expérience fut répétée avec la même terre passée au tamis à mailles de :>. millimètres, c'est-à-dire présentant des espaces lacunaires plus grands. Voici les résultats obtenus : Intervalles de temps 1 heure 1/2 5 heures . '.» — 24 - . 48 - . 70 — . Terre non tassée centimètres ia,o i8,5 ai, 2 2 7 .S 32,0 34,8 Torro tassée centimètres 7,5 1 2 , r> 17,0 26,0 33,5 3 7 ,8 INFLUENCE DE L'ÉMIETTEMENT DE LA TERRE 173 Cette fois, le tassement n'a ralenti l'ascension capillaire de l'eau que dans les premières heures ou, pour mieux dire, dans le voisinage immédiat de la nappe d'eau, jusqu'à une dizaine de centimètres environ de cette nappe. Ensuite, il a, au contraire, accru beaucoup le déplacement capillaire de l'eau, de telle sorte qu'au bout de quarante-huit heures, la hauteur d'imbibition était plus grande dans la terre tassée que dans la terre non tassée. Il est hors de doute qu'avec des agrégats de terre de plus en plus gros, l'influence favorable du tassement sur le mouvement capillaire de l'eau se manifesterait de plus en plus tôt, c'est-à- dire de plus en plus près de la source d'humidité. Il est de même à penser que si l'on faisait usage de colonnes élevées, on arriverait aussi, avec des terres à agrégats ténus, à constater cette même influence favorable du tassement à partir d'une certaine hauteur. On peut, d'ailleurs, déjà remarquer, dans l'expérience avec la terre passée au tamis à mailles de i millimètre, qu'entre quarante- huit et soixante-dix heures après le début des observations, l'eau s'est élevée de 5,3 centimètres dans la terre non tassée et de 6 centimètres dans la terre tassée. Mais voici des résultats très nets, obtenus par l'emploi d'une longue colonne et une observation plus prolongée, avec la terre passée au tamis de i millimètre de maille : Intervalles de temps Terre non tassée Terre tassée centimètres centimètres 2 heures 16,0 n,o 7 — 2 7> 2 2I ,8 i jour 4o,o 36,4 2 jours 48,7 4 7 ,4 3 — 53,7 54,3 4 — • • • 5 7 ,o 5q,4 5 — 60,0 64,0 6 — ........ 62,3 67,8 7 — • 64,5 71,0 Le tassement étant probablement un peu moindre cette fois que 'dans la première expérience, l'ascension capillaire de l'eau était déjà devenue plus rapide dans la terre tassée avant vingt- quatre heures d'attente, et, à partir du troisième jour, la hauteur d'imbibition de la terre tassée dépassa de plus en plus celle de la terre non tassée : la différence, de 0,6 centimètre le troisième our, était de 6,5 centimètres au bout de sept jours. 174 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE J'ai déterminé l'humidité de cette terre à diverses hauteurs, après Uil séjour suffisant sur un bain d'eau; elle était de 27,8 °/„ jusqu'à une hauteur de 20 centimètres, de 26,9 °/ de 20 à 3o cen- timètres, de 24,0 °/ de 3o à 4o centimètres, et de 21,9 °/ de /jo à 5o centimètres. Il résulte donc de ['expérience précédente qu'avec cette terre, lorsqu'elle est finement émiettée, au point de traverser un tamis à mailles de 1 millimètre, le tassement y augmente le déplace- ment capillaire de l'eau lorsque la distance à une nappe souter- raine est supérieure à une trentaine de centimètres environ, ou que la dose d'humidité y est inférieure à 24,6 °/„. On a vu plus haut que si les miettes de terre sont de plus grandes dimensions, cette influence favorable du tassement se produit plus tôt et d'autant plus tôt que les agrégats sont plus volumineux. Pour mieux mettre en évidence eflcore l'influence accélératrice du tassement dans le cas d'une terre finement émiettée, à partir d'une certaine distance d'une nappe souterraine, j'ai réalisé l'ex- périence suivante avec la même terre passée au tamis à mailles de 1 millimètre. Deux colonnes de cette terre, de 5 centimètres de diamètre et de l\o centimètres de haut, tassées de la même manière, par couches successives, furent disposées verticalement sur un même bain d'eau; lorsqu'elles furent entièrement saturées par capillarité, on plaça simultanément sur chacune d'elles un tu lui de verre de même diamètre, rempli de la même terre, qui, dans un cas, ne fut pas tassée, tandis que, dans l'autre, elle le fut aussi fortement que possible, par des chocs répétés. Voici les hauteurs, en centimètres, auxquelles l'eau s'est élevée dans ces deux derniers tubes, après divers intervalles de temps : 1 11 1<- 1 v.tl 1<-- de tempi Terre 1 ta Terre t;i- centimftres oentlmetrea 6 heures li.'i 7,2 1 j"U'- 12.7 i5,g 2 jours 17, " 22. S 3 — 20,6 27,7 4 — i,g 3 1 ,5 5 — ".,0 3/,, 8 6 — 26,8 37,7 7 — a8,3 4o,o On voit nettement maintenant que, même si les miettes de INFLUENCE DE L'ÉMIETTEMENT DE LA TERRE 175 terre sont ténues, le tassement accélère l'ascension capillaire de l'eau lorsque la distance à une nappe d'eau souterraine est suffi- sante, de sorte que la hauteur d'imbibition ainsi atteinte est beaucoup plus grande dans la terre tassée que dans la terre non tassée, et que la différence augmente avec le temps. Il va sans dire que cette différence serait encore bien plus importante si la terre non tassée, au lieu de n'être composée que d'agrégats de diamètre inférieur à i millimètre, était dans l'état d'émiettement qui est réalisé dans la pratique culturale. 2° Influence de l'émiettement et du tassement sur la faculté d'imbibition de la terre. — Dehérain a montré que le tassement diminue la capacité de la terre pour l'eau. Mais l'influence, à ce point de t vue, du degré auquel est poussé l'émiettement de la terre est moins connue ; on ne trouve même aucune indication précise sur ce point dans les ouvrages d'agronomie. Il n'était donc pas superflu d'examiner cette question. La terre des expériences précédentes ayant été émiettée, ses agrégats furent classés, par tamisage, d'après leurs dimensions. La capacité pour l'eau de chacun des lots ainsi obtenus fut déterminée au moyen d'un cylindre métallique à fond troué de 3o centimètres de haut et de 10 centimètres de diamètre. La quantité de terre employée dans chaque cas, pour cette déter- mination, fut de 2 kilos. L'opération présente quelque diffi- culté en ce sens que, par l'humectation, les agrégats peuvent se démolir et la terre s'affaisser; on laissait l'eau s'écouler goutte à goutte d'une pipette, par intermittence, sur la terre, jusqu'à ce qu'elle fût saturée. Le fond troué du cylindre était recouvert d'un disque de papier à filtrer pour éviter les pertes de terre. Voici les quantités d'eau retenues, dans ces conditions, par i.ooo grammes de terre sèche à l'air, pour les diverses catégories d'agrégats : Diamètre Eau retenue des par 1.000 grammes agrégats de terre de terre ' centimètres grammes i à 2 3i5 o,5 à i 3io 0,2 à o,5 ........ 3i3 o, i à 0,2 . . . . . . . . 35o inférieur à o,i . . . . . . 38o 176 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Ces résultats montrent qu'au-dessus de 2 millimètres de dia- mètre, la dimension des agrégats n'a pas d'influence sur la quan- tité d'eau fixée par la terre, qui reste alors sensiblement cons- tante. Mais la capacité pour l'eau augmente si les agrégats ont un diamètre inférieur à 2 millimètres, et elle est d'autant plus élevée qu'ils sont de plus petites dimensions. Cela tient évidemment à ce que les interstices qui séparent les agrégats de terre ne peuvent rester pleins d'eau, par capillarité, que s'ils sont suffisamment étroits, et qu'ils demeurent pleins, après rhumcetation, sur une hauteur d'autant plus grandi' qu'ils sont plus ténus. L'influence du tassement fut ensuite examinée avec la terre passée au tamis à mailles de 1 millimètre. Dans l'expérience pré- cédente, elle avait été introduite avec précaution dans le cylindre, en évitant tout tassement; cette fois, elle y fut, au contraire, tassée aussi fortement que possible, à la fois par pression et par chocs répétés. Il est intéressant de rapprocher l'une de l'autre les facultés d'imbibition de la terre émiettée non tamisée et de la terre passée au tamis de 1 millimètre de maille, suivant qu'elle est tassée ou non : Kau retenue État 'le la terre pat 1.000 grammes de t' rr. Terre émiettée non tamisée 33p, Terre passée au tamis de 1 millim. non tassée. 38o — — tassée. . . a03 Le tassement réduit donc considérablement la capacité de la terre pour l'eau. On peut se rendre compte facilement de cette influence du tas- sement et en convaincre rapidement un auditoire par la petite expérience suivante : on remplit un entonnoir de sable, qu'on sature d'eau ; si, lorsque le liquide en excès s'est écoulé, on vient à tasser le sable par des chocs, on voit l'eau s'en écouler de nou- veau, ce qui prouve que sa faculté d'imbibition a diminué. Gel effet du tassement résulte évidemment du rétrécissement des interstices capillaires de la terre. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I — AGRICULTURE Rolland (Louis). — Une mission agricole aux Pays-Bas (Rapport pré- senté à la Société Centrale d'Agriculture de l'Aveyron; séance du 9 sep- tembre 1921). I. d. : 63.332.6.195: 58.11.58. — L'auteur a été envoyé en mission aux Pays-Bas par la Société Centrale d'Agriculture de l'Aveyron. Cette mission avait pour but d'étudier sur place les procédés de sélection et de contrôle appliqués pour la culture de la pomme de terre dans ce pays et d'essayer d'introduire ces méthodes dans le département de l'Avey- ron, après avoir tenu compte des modifications et des adaptations indispen- sables. Ce rapport contient d'intéressants renseignements sur toutes ces ques- tions. Dans les conclusions, on trouve des indications sur les premiers essais effectués dans l'Aveyron. . P. N. Saillard (E.). — Composition des betteraves sauvages (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 411 et 412, 1922). I. d. : 63.343.3. — Les betteraves sauvages analys es provenaient du Finistère. Le poids des racines variait de 11 à 50 grammes. Ces betteraves sauvages, comparées aux betteraves indus- trielles, donnent lieu aux observations suivantes. Elles contiennent, pour 100 grammes, plus de matière sèche, plus de marc insoluble, plus d'azote, plus de matières minérales, plus de chlore, plus de soude, plus de magnésie plus d'acide phosphorique. Leur richesse saccharine (14 à 20%) est aussi élevée ou plus élevée que celle des betteraves industrielles; mais leurs jus sont plus impurs, et la somme sucre + eau est plus faible. Ces résultats montrent qu'on trouve des betteraves sauvages aussi riches en sucre que les betteraves industrielles; mais cela ne veut pas dire que la sélection est inutile : son rôle est de rechercher des racines répondant le mieux aux besoins industriels, et pouvant transmettre leurs caractères à leurs descendants. P. N. Schribaux. — Betteraves fourragères sélectionnées d'origine danoise {C. R. Acad. Agriculture, t. VIII, p. 28, 1922) I. d. : 63.332.1 — 194. — Les betteraves les plus grosses sont les moins productives en matière sèche à l'hectare. Les sélections effectuées méthodiquement en Danemark ont abouti à l'adoption de la variété française Ovoïde des Rarres, qui, sous la dénomi- nation de Sludstrup a produit, dans un essai organisé à Angers, 100 de matière AN-N. SCIKNCK AOUON. — 19J2 Vi 178 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE sèche à l'hectare, alors qu'une betterave collet vert non sélectionnée four- nissait un rendement de 86. Si l'on veut favoriser l'extension de la culture des plantes sarclées, de la betterave fourragère en particulier, il est indis- pensable d'améliorer les races rourragères e Mantes, et d'en augmenter la teneur en matière sèche. P. N. Ratbaud (Ii.). — Essai d 'acclimatation en Provence «le graminées colo- niales [C. 11. Acad. Agriculture, I. VIII. p. 58 1922) I. d. : 68.81 — 192.— Les conclusions de cette étude sonl que : L°la plupart des graminées colo- niales provenant des régions les plus chaudes, subissent des perturbations plus ou moins importantes pouvant aller jusqu'à l'avortemenl de l'appareil reproducteur et même jusqu'à L'absence totale île germination; _" les gra- minées provenant des régions dont la température diffère peu de celle de la Provence, éprouvent un coup de fouel . principalement la première année de leur culture, il yadonc intérêt pour le sud delà France à se procurer en Tunisie des semences île maïs. P. N. Db Vilmorin JJacques). - Publications île >I. Rfunerati sur la betterave à sucre [C. /■'. Acad. Agriculture, l. VIII, p. 66, 1922) ï. d. : <>:{.:m.:{. — Une première série «le publications esl relative a l'action des engrais à base n les place alors sur des claies, les germes en de sus, dans des |dec.es dont on p. aina régler L'aération el la lumière et qui soient à l'abri des gelées. La germination ne doit com ncer qu'eu février et les germes doivent être gros et courts. On visitera les claies pour ne conserver que les tubercules sain et vigoureux. P. N. BcBàiBAl \. Nouvelles observations sur lu deuxième réejétallou «les pommes de terre en 1921. Nécessité de préparer dès a présent Les tubercules de semences H . n icad. AgricUlt., t. VIII, p. 100, L922). [. d. : 68.882.6 el 6&512.1. \u ' -lu de L'année 1921, La pomm re a subi un phéno- REVUE AGRONOMIQUE 179 mène de deuxième végétation, et, dans presque toute l'Europe, on a récolté un mélange de tubercules provenant les uns de la première végétation, les autres de la seconde. L'auteur étudie successivement les observations faites en Allemagne, en Suisse et en France. La valeur relative des tubercules de première et de deuxième végétation est très différente suivant les exploitations, car elle dépend de l'époque à laquelle s'est produit le regermage. Il faut donc faire germer les tubercules avant de les planter; on éliminera ceux qui germent mal ou ceux qui produisent des germes filiformes. Cette germination préalable, pratiquée normalement en culture de primeur, s'impose cette année en grande culture. P. N. Lindet (L.). — Observations sur la seconde végétation des pommes de terre eu 1921 (C. R. Acad. Agricult., t. VIII, p. 105, 1922). I. d. : 63.332.6 et 63.512.1. — L'analyse chimique montre tantôt une différence, tantôt l'identité de la teneur en fécule des tubercules de première et de deuxième végétation. Au point de vue de la migration des sucres, l'auteur a cons- taté que les tubercules filles contiennent moins de saccharose et de sucre réducteur que les tubercules mères. Les pommes de terre de deuxième végé- tation renferment plus de substances azotées, et plus de matière minérale que les autres tubercules, ce qui indique une vie plus active. P. N. Nemec (Antonin) et Duchon (Frantisek); — Sur une méthode indica- trice permettant d'évaluer la vitalité des semences par voie biochimique {C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 632, 1922) I. d. : 63—195.1. — Les auteurs déterminent le volume d'oxygène dégagé de l'eau oxygénée diluée par contact de 2 grammes de graines finement moulues pendant cinq et quinze minutes. v P. N. Lesage (Pierre) — Sur la détermination de la faculté germinative autre- ment que par la germination des graines (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 766, 1922) I. d. : 63 — 195.1. — A la suite de la précédente communica- tion, l'auteur a rappelé qu'il avait publié en 1911 (C. R. Acad. Sciences, t. CLII, p. 615, 1911) une méthode permettant de déterminer en moins de quatre heures si des graines avaient conservé ou perdu leur faculté germi- native. Pour cela, il place les graines dans des solutions de potasse diluées; les graines ne germant plus colorent toutes les solutions, les graines germant encore colorent les solutions fortes jusqu'à la concentration 2,5 N et ne colorent plus les solutions faibles au-dessous de cette concentration. P. N. Bousquet (M.). — Drainage des terres par auto-draineuses (La Nature, n° 2479, 8 oetobre 1921, p. 225-227) I. d. : 63.141. — Description, avec pho- tographies, d'un excavateur de modèle réduit spécial pour le creusement des tranchées de drainage, lequel peut être utilisé comme tracteur ordinaire, en enlevant l'équipage excavateur. Essais faits par le Syndicat de drainage de la Champagne, avec l'auto-draineuse Scheuchzer. Description également avec photographies de la machine analogue construite par The Parsons Company de Newton (Iowa) employée depuis quelques années aux États- Unis. Machine Parsons à remblayer les tranchées. L. R. SECTION II — AGRICULTURE COLONIALE Husson et Maheu. ■ — Graine comestible d'antaka de Madagascar (Rulle- tin économique de Madagascar, 2 e trimestre 1921, p. 225 à 231,). I. d. 63.32 (69). — Sous le nom d'antaka, on cultive à Madagascar diverses variétés de dolichos lablab; la région de Fort-Dauphin produit d'assez fortes quantités de ces graines pour que l'expédition dans la métropole 180 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE ail donné lieu pendant la guerre à un trafic notable. Certaines variétés de dolichos lablab sont cultivées en Algérie et en Tunisie. Les gousses peuvent être consommées jeunes comme haricots mange-tout, et les graines son! utilisées comme haricots rrais ou Après avoir étudié les caractères histologiques de la graine,, les ailleurs indiquent sa composition; elle rapproche la graine d'antaka des graines de légumineuses employées couramment pour l'alimentation humaine. La mouture de cette graine produit 80% d'une farine alimentaire riche en ma- tières azotées, en amidon et en sucre. Les sons d'antaka sont plus pauvres eu matières azotées que les sous de céréales; ds se rapprochent davantage de la composition des sons de pois. 1». N. Boname. — Arrow-root; composition et rondement à Manriee {Bull, économique de Madagascar, 2 e trimestre 1921, p. 2::: a 241) L d. : 6&S44.9 (6). — L'auteur montre les avantages de cette culture; l'extraction de la fécule d'arrow-root es1 mieux adaptée n obtient ainsi un»' courbe donnant en abscisses les temps, et en ordonnées le quantités d'azote libéré par la soude. Cette courbe, figurée au mémoire, es! constituée par deux , presipn- verticale, correspond aux sels ammo- niacaux et aux aminés; La seconde, presque horizontale, représente L'attaque des matières protéiques; les deux droites sonl réunies par une courbe. ( .. tte courbe obtenue, on prolonge les deux droites pour déterminer leur Intersection dont L'ordonnée indique la teneur en azoté ammoniacal Cette méthode a été expérimentée en dosant des quantités connues d'am- moniaque en préseï Le divers corps azotés : ovoalbumine, pept • tyrosine, tryptôphane, phénylalanine, histidine, créatine, urée, acide urique. Rapprocher cette méthode de celle déjà décrite par Froidevaux el Van- denberghe pour le dosage de l'azote ammoniacal dans las engrais corn, pli base de cyanamide calcique e1 de sels ammoniacaux (Journal Chimie et Indu trie vol. '•. n° ■'». 1920 p. 612 et \nu. de Chimie Ana- lytique, t. III, 1921, p. 146; voir Annulas Science Agronomique, 1921, p, 287). P. N. REVUE AGRONOMIQUE 183 Lepape (A.). — La discontinuité et l'unité de la matière (Conférences faites au Collège de France, Bull. Soc Chimique Fr., t. XXXI, p. 1 à 94, 1922). I. d. : 541. — Étude des faits et des théories sur la constitution de la matière. P. N. Smith (C.-R.). — Osmose et gonflement de la gélatine (Ann. Chem. Soc, t. XXXXIII, p. 1350-1366, 1921, analysé dans Bull. Soc. Chimique Fr., t. XXXII, p. 10, 1922. I. d. : 541.87. — Variation de la pression osmotique des liquides obtenus en gonflant la gélatine dans des solutions de concen- trations variables en ions H. P. N. Haynes (D.). — Action des sels et des non-éleetrolytes sur des solutions tampon et des élecfcrolytes amphotères et la relation de ces effets avec la perméabilité de la cellule (Biochem. Journ., t. XV, p. 440 à 461, 1921 et Bull. Soc. Chim. Fr., t. XXXII, p. 178, 1922. 1. d. : 5. Abribat. — Modifications à la méthode de Kohlrausch pour les mesures de conductibilité des électrolytes {Bull. Soc. Chim. Fr., t. XXXI, p. 241, à 245, 1922). I. d. : 5. — L'emploi d'un récepteur téléphonique dans la méthode de Kohlrausch est une des principales causes qui diminuent la précision et la sensibilité de la méthode. L'auteur a supprimé ces inconvénients en rem- plaçant le téléphone par un galvanomètre. Mais, comme on emploie des courants alternatifs pour éviter la polarisation, l'auteur utilise une valve qui ne laisse passer que les demi-alternances positives du courant alternatif; cette valve est constituée par une lampe à trois électrodes du modèle cou- rant de la télégraphie sans fil militaire. Un schéma indique le montage. L'équilibre du pont est atteint quand le spot lumineux reste immobile. L'auteur a imaginé un autre dispositif augmentant encore la précision de la méthode. Grâce à un amplificateur à basse fréquence du modèle employé en télégraphie sans fil et en télégraphie par signaux, on peut ali- menter le pont avec des courants respectivement vingt fois ou quatre cents fois moins intenses pour avoir la même déviation du galvanomètre; de ce fait, les erreurs dues à la polarisation peuvent être considérablement dimi- nuées, car elles sont fonction de l'intensité du courant dans l'électrolyte. P. N. Lotz (P.) et Frazer (J.-C.-W.). — Les pressions osmotiques des solutions concentrées de sucre (Ann. Chim. Soc, t. XXXXIII, p. 2501, 1921. Congdon et Ingersoll — Influence du glucose sur la dialyse du saccha- rose à travers une membrane de parchemin ; possibilité de séparer le glucose du saccharose par dialyse (Ann. Chem. Soc, t. XXXXIII, p. 2588, 1921. Zwickker (J.-J.-L.). — Contribution à la connaissance de la fécule (Recueil des trav. chimiques des Pays-Bas, t. XXXX, p. 605 à 616, 1921). I. d. : 547.664. — L'auteur a étudié quatre fécules ou amidons : pomme de terre, canna, tulipe et blé: Pour extraire l'amylose à froid, l'auteur passe l'amidon humide à la molette sur une plaque de verre dépoli; les grains sont ainsi déchirés et cèdent de l'amylose à l'eau. La proportion d'amylose ainsi dissoute varie suivant la nature de l'amidon; elle augmente avec la durée de contact avec l'eau froide. Le chauffage à 100° diminue la propor- tion d'amylose dissoute. Le traitement de l'amidon par un acide décompose les sels de calcium et de potassium de l'acide amylophosphorique et détruit la compacité des couches formant le grain; mais il ne produit pas une peptisation au sens propre du mot. P. N. Malfitana (G.) et Catoire (M.). — L'amylocellulose considérée comme composé d'acide silicique et d'amylose (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXII, 184 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE p. HP, 1922). I. d. : Ô47.664. — Ayant observé que la fécule el les amiQons dissous par l'acide chlorhydrique laissent de j »*■ t i 1 s flocons dont les cendres sont siliceuses, les auteurs admettent que l'ainylocellulose est un composé de silice et d'amylosr. P. N. Sisi.ey (P.). — État actuel de nos connaissances sur la constitution «lu tanin (Bull. Soc. Chimique Fr., t. XX M. p. 273 à 281, 1922). I. d. : :>47. — La constitution du tanin a donné lieu à de nombreuses discussions, et ce n'est que depuis peu de temps que cette constitution est établie d'une façon à peu près certaine. Les travaux de .Fischer et Freudenberg, vérifiés par l'auteur , montrent, que le tanin est constitué par du glucose combiné avec l'acide gallique ou l'acide digallique, par suite de l'éthérification de ses i • i 1 1 » j oxhydriles. Fischer et ses élèves ont prépare synthétiquement des gluco- sides galliques offrant de grandes analogies avec le tanin. L'auteur admet que le tanin de la galle de Chine n'est pas une substance unique, mais un mélange de deux composés très dMÇciles à séparer. A ce mémoire, est joint un relevé bibliographique de la question. P. N. Juillard (J.). — L'huile de colza d'hiver (Bull. Soc. Chimique Fr.. t. XXXI, p. 200, 1922). I. d. : 6&5S. — L'auteur saponifie cette huile à froid par la potasse caustique alcoolique normale ajoutée en quantité théorique; il sépare ainsi quantitativement l'acide érucique sous forme de sel de potasse cristallisé. Dans les eaux alcooliques, se trouvent l'acide linoléique, un peu d'acide oléique, très peu d'acide linolénique el d'acide érucique. Ces résultats contrastent avec ceux obtenus par La méthode de Darby (solubilité des sels de plomb dans l'éther). Le rapport simple existant entre les proportions d'acide érucique et d'acide linoléique et les propriétés physiques constantes permettent à l'auteur d'admettre que l'huile de colza d'hiver est constituée par trois glycérides cristallisables isomorphes répon- dant à la formule d'une diérucomonolinoléine de poids moléculaire 994. P. \. Bertrand (G.) et M me Rosenblatt. — Sur la répartition du manganèse dans l'organisme «les plantes supérieures (Bull. Soc. Chimique Fr.. t. \ XXI', p. 125, L922). I. d. : 581.192.1. — Le métal se trouva en forte porportion dans les organes où les transformations chimiques sont le plus intense- (or- ganes reproducteurs, graines, jeunes pousses, organes chlorophylliens). Au contraire, le bois est remarquablement pauvre. L'an ah 3e détaillée des orga- nes, i différentes époques de la végétation, a été faite sur une dicotylédone, le tabac des paysans, et sur une monocotylédone, le lys du .lapon (Voir ces Annales 1922, p. 112). P. N. Canals (E.). - Dosage «lu calcium et du magnésium dans quelques plantes de la région méditerranéenne {Bull. Soc. Chimque Fr. t t. XXXI, p. 188, L922). I. d. : 581.192.1. — Dans toutes [es phanérogames analystes, a l'ex- clusion de certaines plantes grasses, le calcium el le magnésium sont plus abondants dans les feuilles que dan- les tiges. Le figuier est plus ricl n magnésium dans toutts ses parties, de même que les plantes herbacées el mffrutescentes. Parmi les plantes g] I espèi es de terrains salés son! relativement pauvres en magnésium. Les fougères semblenl se comporter à l'inverse des phanérogame* c'est-à-dire qu'elles sonl pauvres en magné- sium dans leurs pari ies aériennes, Les plantes balophiles des terrains salés sonl pauvres en calcium et moyennement riches en magnésium. Les plantes psammophiles des dunes languedociennes îonl aussi riches que les précédentes en magnésium, mais leur teneur en calcium a quintuplé. ( lr, les premières sont riches en chlorure de sodium. L'auteur en déduit que le sodium, dans ces plaides balophiles, remplace en majeure partie le calcium rà-à- vis du magnésium. P. Y REVUE AGRONOMIQUE 185 Stoklasa (J.).. — Influence du sélénium et du radium sur la germination des crains (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 1075, 1922) I. d. : 58.11.42 et 63.168.3. — Les sélénites sont vénéneux à doses extrêmement faibles; les séléniates agissent favorablement sur la faculté et l'énergie germinatives, et il faut élever la dose jusqu'à 7. 10- B P. M. pour voir apparaître un com- mencement d'action nuisible. La radioactivité de l'eau paralyse l'effet nuisible du sélénium, tant sous la forme de sélénites qu'à l'état de séléniates alcalins. P. N. Stoklasa (J.). — Influence du sélénium sur l'évolution végétale, en présence ou en l'absence de radioactivité (C. R. Acad. Sciences, t. CLXXIV, p. 1256, 1922) I. d. : 58.11.43 et 63.168.3. — L'auteur a opéré comme dans. le travail précédent. La radioactivité du milieu entretenue à 14 M. E. neutralise presque complètement la nocivité du sélénite de sodium sur les plantes en voie d'accroissement. La toxicité du bioxyde de sélénium est plus puissante que celle du bioxyde de soufre. La cellule vivante à la lumière et particulièrement sous l'influence de la radioactivité, possède la faculté de réduire et de rendre inoffensives les combinaisons solubles de sélénium. P. N. Clayson, Norris et Schryver. — Substances pectiques des plantes (Biochem. Journ., t. XV, p. 643 à 653, 1921. et Bull. Soc. Chimique Fr., t. XXXIL p. 764, 1922). I. d. : 58.11.96. Nodon (Albert). — Les ultraradiations émises par le soleil et leur action sur la terre {La Nature, 14 janvier 1922). I. d. : 63. : 551.5. — Exposé des principales expériences qui ont permis de déceler les nouvelles radiations pénétrantes, qui, sans doute comme toutes les autres radiations solaires, devront donner lieu à des études au point de. vue de leur action biologique. L. R. Lévine (Joseph). — La sécheresse en 1921 (La Nature, 14 janvier 1922). I. d. : 551.5. — Résumé d'observations avec graphiques comparatifs à la moyenne. Observations de Paris. L. R. Lyttleton Lyon (T.) et Bizzel (James-A.). — Lysimeter Experiments II : Records for tanks 13 to 16 during the years 1913 to 1917 incluse (2 e série d'expériences dans des cases de végétation : résultats des caisses 13 à 16 pendant les années 1913 à 1917 inclus) (Cornell Unicersity Agricultural Experiment Station, mémoire 41, juillet 1921, 93 pages, Ithaca, New- York). I. d. : 63.151. ■ — Ces expériences font suite à celles des mêmes auteurs, relatées dans le douzième mémoire (1918) de la même publication. Elles portent sur quatre cases remplies en 1910 d'un limon argileux, riche en calcium et en magnésium, mais relativement pauvre en carbonates. Deux de ces cases (15 et 16) reçurent une dose de chaux vive correspondant à 3375 kilos à l'hectare; les quatre caisses furent fumées à raison de 25 tonnes de fumier de ferme à l'hectare. Les caisses ne furent cultivées qu'à partir de 1913 : deux d'entre elles, 13 (non chaulée) et 15 (chaulée), portèrent succes- sivement: en 1913, de l'avoine;en 1914, des pois; en 1915, du maïs; en 1916 de l'avoine; en 1917, de l'orge. Les caisses 14 (non chaulée) et 16 (chaulée) furent maintenues sans végétation au moyen de sarclages. L'eau de drai- nage était mesurée mensuellement et analysée. Les récoltes ont été ana- lysées. Cette expérience, dont les résultats détaillés sont annexés au mémoire, perm t de constater : 1° L'influence de la végétation sur la perte d'eau par les sols, sur la solu- bilisation des éléments fertilisants, et sur leur élimination par les eaux de drainage ; 186 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 2° L'influence du chaulage sur les mêmes phénomènes. Les eaux de drainage représentent, pour les terres nues, 82,3% et, pour Les terres cultivées, 62,5% des eaux pluviales; :L27. — Fm^ i iption, dégâts, destruction. L'auteur ne donne qu'un aperçu des moyens d<- destruction dont le plus efficace semble être l'engluement. 11 a décrit les procédés dans une brochure récente sur la eheimatobie (Librairie agricole] el poursuit des essais méthodiques dont il ne peut encore donner les résultats définitifs. L. K. SECTION XI — TECHNOLOGIE M ATiiir.i' (L.). — La filtration des vins (Bull. Assoe. Chimistes Sucrera et I), si, lime, t. XXXIX, p. 191 à 19'i. 1921 I. I. d. : 863.367.8. — Les troubles des vins peuvenl résulter de la multiplication «les microorganismes, des pré- cipitations par refroidissement, des coagulations; la première île ces causes es( la plus fréquente. La filtration du vin a donc pour but d'assurer la conservation des vins et de lui donner l'état de limpidité qui satisfait le consommateur. La filtration peut remplacer les collages, et elle a pris une certaine impor- tance en néologie. Le débit d'un filtre varie avec la viscosité du vin. dépendant, elle-mê sucres restants, des colloïdes et de la température. 11 diminue au cours de la filtration par suite des dépôts formés sur la surface filtrante, ou par l'obstruction des pores par le gaz carbonique dégagé. Pour les vins très troubles on fait une préliltration qui enlève la majeure partie du trouble. Les goûts de filtres proviennent de toiles ou de pâtes mal lavées ou de parois attaquables par le vin. L'auteur décrit les types de filtre dont le choix dépend de l'usage qu'on doit . n faire et de l'aptitude du personnel. Au cours de la filtration, il faut éviter l'oxydation par catalyse, etl'influence des coups de béliers résultant de la manœuvre trop brusque des robinets. Les filtres à pores lins produisent un léger trouble dû à des coagulations. P. N. BIBLIOGRAPHIE Girard (Ch.). — Les engrais, emploi raisonné et lucratif. Un vol. 12 x 18 de 164 pages. Librairie Agricole de la Maison rustique, 26, rue Jacob, Paris (Vie). Broché, 4 fr. 50; franco, 5 fr. I. d. 63.16 (02). Sans engrais, et surtout sans engrais judicieusement employés, il n'y a pas de hauts rendements possibles. Un livre écrit sur ce sujet capital en agriculture par une compétence universellement reconnue doit donc rendre de grands services. M. A. Ch. Girard est, en effet, l'un des auteurs du célèbre traité en trois volumes, depuis longtemps épuisé : Les Engrais, par A. Muntz et A.-Ch. Girard. Son nouveau livre, sous une forme condensée, réunit en douze chapitres concis toutes les notions indispensables à l'emploi rationne] des engrais. Bien des dépenses improductives ou insuffisamment productives sont engagées faute de ces notions. Les erreurs sont fréquentes et nombreuses : usage excessif de certaines matières, abus ou parcimonie, mauvaises adap- tations aux sols et aux cultures, utilisation à contre-saison, achats inconsi- dérés, etc., etc.; il faut savoir les éviter. M. A. Ch. Girard, professeur à l'Institut Agronomique en même temps qu'agriculteur praticien, a traité toutes ces questions, plus complexes qu'on ne se l'imagine communément, sous une forme simple et pratique, en s'ap- puyant sur les données de la science la plus sûre et de la pratique la plus éclairée. Cet ouvrage, le plus récent sur ce sujet, n'omet aucune des vues nouvelles que l'emploi des engrais provoque en ce moment même. C'est un guide précieux pour l'emploi raisonné et lucratif des matières fertilisantes. Heim (F.), Crolard (A.), Maheu (J.), Matrod (L.), Moreau (F.), Le- fèvre (L.). — Études sur les plantes et matières premières coloniales pro- pres à la fabrication du papier. Travaux du Service d'études des Pro- ductions coloniales de l'Agence générale des Colonies, poursuivis au Laboratoire général des Productions coloniales. Brochure in-8 raisin, 75 pages, avec 5 planches dont 1 hors texte. Bureau de vente des Publi- cations coloniales, 20, galerie d'Orléans, Palais-Royal : 3 fr. Cette brochure réunit les premiers travaux, déjà publiés antérieurement dans le Bulletin de l'Agence générale des Colonies, poursuivis par le Service d'études des Productions coloniales, en collaboration avec le Comité d'en- couragement aux recherches scientifiques coloniales, sur les ressources éventuelles de nos colonies en matières premières propres à la fabrication du papier. L92 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Il esl banal d'invoquer la crise du papier pour souligner l'intérêt de cette publication; mais, en dehors de toute crise, ne vaudrait-il pas mieux tirer partij en cette matière, comme en beaucoup d'autres, des ressources de qos colonies, au lieu de payer un lourd tribut à l'étranger. Les études son! effectuées suivant un plan figurant en tète de la publi- cation et envisageant successivement : Étude micrographique et microchimique, étude chimique de la matière première; essais technologiques, pour la préparation, au laboratoire même, île la pâte à papier; extraction de la cellulose, lessivage, blanchiment, mise en feuilles; étude microscopique, microchimique et chimique de la pâte; valeur technologique et comparaison avec les types courants de la pape- terie. A la suit»- .lu | >1; m d'études se trouvent deux études spéciales relatives au chanvre africain ou « dâ » [Hibiscus cannabinùs) et à la bayasse de canne a sucre. Le dâ, plante intéressante au point île vue textile, n'est pas moins intéressante pour la papeterie; sa filasse fournit 55% de cellulose papetière, donnant une feuille très blanche, légèrement brillante, assez féru t sulli- samment résistante. La bagasse de canne à sucre donne 30 de cellulose papetière; la feuille de paiiier de bagasse esl légèrement colorée, grenue au toucher, de ténacité moyenne et de résistance satisfaisante .1 la déchirure el au froissement. La condensation de la technique et du résultai <\r< recherches en une . fiche technologique » renseigne le lecteur avec une facilité particulière; cette fiché esl un véritable bulletin d'analyse, mais un bulletin d'analyse indiquant : origine, possibilité d'exploitation, composition, constitution, usages . de la macère étudiée. Il esl .1 souhaiter que imites nus ressources coloniales puissent ainsi taire l'objet de semblables études monographiques qui établiront leur véritable inventaire technologique, le seul intéressant à la fois pour le savant, le producteur, le commen aht, l'industriel. D'autres études sur les plantes à papier feront l'objet d'un prochain fascicule. Des recherches analogues sur les caoutchoucs et guttas, les mati les plantes tannifères et tinctoriales, les textiles, les plantes ali- mentaires, sont publiées, ou en cours de publication. Le Gérant : J. Cl IMBE. IMI'Iii.mi lui. ni ii.i.i'.-i i.vii M 1 1 , ■-»•> r-PARIS-STRASBOUIM 39* année FfrÎL - '4iALS%ù€Ji^ ikvRÏ* CHEf^i^ft (fût 1922 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE Fomdées Eisr 1884 t= A.R LOUI6 GR A.N":D E.A.TJ PUBLIÉES SOUS I_E« AUSPICES BU MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES SOMMAIRE Pages A. Balland. — Composition chimique et valeur alimentaire des Aliments de France et des Colonies. — Tables d'ana- lyses i 9 3 Revue Agronomique ..... it\§ LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 136, boulevard Saint-Germain, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES : b, rue des Beaux- Arts. PARIS (6). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: 42*'., rue de Bourgogne. PARIS (7*) COMITE DE REDACTION M M G. ANDRÉ, président, G. BERTRAND, DEMOUSSY, A. LAURENT LECLAINCHE, P. MARSAIS, P. NOTTIN, SCHRIBAUX MM. P NOBLESSE ET J.-L VAN MELLE Rédacteur en chef : ALBERT BRUNO INSPECTEUR GÉNÉKAI. DES STATIONS AGRONOMIQUES Correspondants étrangers Belgique États-Unis (i ruade-Bretagne MM. De Vuyst. D r J. G. Lipman. Sir Daniel Hall. MM. Italie Pr. Carlo Mensio. Pays-Bas D r van Rijn. Suisse V. Duserre. PRIX DE L'ABONNEMENT Lee Annales de la Science Agronomique française et étrangère paraissent depuis 1 884 par fascicules de 5 à 6 feuilles, formant chaque année un volume d'environ 500 pages, avec gravures, etc. Un an : 30 fr. — Étranger : 36 fr. Les années antérieures (sauf 1884 et 1885 incomplètes) : l ro , 2 e , 3", 4 e , 5' sé- ries, peuvent être obtenues au prix de 24 fr. pour une année isolée. La collection entière est cédée avec une remise de 25 °/ . COMPOSITION CHIMIQUE ET VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE ET DES COLONIES TABLES D'ANALYSES Par A. BALLAND ANCIEN PHARMACIEN PRINCIPAL DE L'ARMÉE MEMBRE NON RÉSIDANT DE l'aCADÉMIK D 'AGRICULTURE CORRESPONDANT DE l'aCADÉBIIE DES SCIENCES INTRODUCTION Trop d'analyses d'aliments couramment citées dans des ouvrages classiques sortent de laboratoires sans liens de parenté, et remontent souvent à une époque lointaine. Celles qui suivent ont une origine commune : elles ont été faites au Laboratoire des Invalides créé, il y a une trentaine d'années, par M. deFreycinet alors ministre delà Guerre, en vue d'études sur l'habillement et le campement des troupes, et, plus spécialement, sur l'alimentation de l'homme et du cheval. Ces études, présentées à l'Académie des Sciences, ont fixé la valeur alimentaire de nombreux produits de nos colonies, en particulier de Madagascar, à la demande de Galliéni qui, là-bas, comme à Paris, a laissé d'immortels souvenirs; elles ont concouru au développement extraordinaire de l'aluminium ; elles n'ont pas été sans influence en meunerie, en boulan- gerie, en tannerie, ni dans la fabrication des conserves alimentaires et des fourrages mélasses; elles ont aussi contribué à la répression des fraudes en faisant prévaloir des moyens de contrôle, aujourd'hui géné- ralement adoptés. Avant de disparaître, je tiens à rappeler encore les noms des AN». SCIENCE AQRON. — 1922 13 194 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE modestes et dévoilés collaborateurs qui m'ont apporté un concours si actif et si désintéressé pendant qu'ils accomplissaient sous ma direction une partie de leur service militaire : Beytout, Gaulier, Baddini, Moulin, Lenglen, Droz, Hennebutte, Boisot, Monard, Raynaud, Wehrung et Grossetôte. Plusieurs ont été et sont encore très appré- ciés dans d'importants laboratoires industriels. I — CÉRÉALES EN GRAINS 1. AVOINES, BLÉS, ÉPEAUTRES EAU MATI»R K3 Avoines (*)• I>0U1 10 ° azotées grasses amylaoéea France (plus souvent décor- tiquées) 13,20 9,36 5,70 69,18 Beauce 11,90 11,66 6,44 68,00 Poitou 11,88 10,40 9,92 66,20 Algérie 11,60 12,55 8,40 65,53 Russie 10,20 12,06 5,95 70,24 _ 11,20 13,04 6,00 68,26 Blés. France (plus souvent décor- tiqués) '. . 13,10 9,74 1,75 73,73 14,00 10,12 1,65 72,93 Jre et 2e régions. Nord-Ouest, Nord . . mi. 12,20 7,58 1,10 68,20 (82 analyses) . . . . ma. 16,70 11,90. 2,10 78,97 3 e et 4 e régions Nord-Est, Ouest (22). mi 10,10 8,67 1,25 68,89 ma 16,10 11,67 1,75 77,89 5 e et e régions Centre, Est (39) . . . mi 11,10 8,68 1,15 68,81 ma 16,'." 11,30 2,25 76,54 7«, 8 e , 9 e , 10 e régions. Sud-Ouest, Sud, Sud-Est, Corse (12). ... . mi 1 2 , 00 8,52 1,25 70,05 ma 15,90 12,00 2,00 76,04 Algérie. Blés dun (plu ou- vml) 12,90 12,18 1,45 72,07 minérales 2,56 2,00 1,60 1 , 92 1,55 1,50 1,68 1,30 1,25 2,24 1,12 2,08 1,26 2,14 1 , 50 2,90 1,40 ( 1 ) Voir plus loin : X I. Fourrages. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 195 Blés (suite). Algérie. Blés tendres (plus souvent) Algérie et Tunisie. . . mi (32). . . » ma Côte Somalis Inde française Madagascar • • Nouvelle-Calédonie .... Soudan : Kati Kanem Araucanie Australie Canada ... Chili Danube mi (19) ma Plus souvent Egypte États-Unis mi (23) ma Indes mi (6) ma Nouvelle-Zélande République Argentine . mi (9) ma EAU MATIERES pour 100 azotées grasses amylacées minéral 12,60 9,98 1,90 73,98 1,54 10,35 9,35 1,35 68,70 (!) 1,15 14,10 14,05 2,35 76,65 2,56 12,70 12,14 1,70 70,76 2,70 12,40 17,96 1,65 66,49 1,50 11,50 14,58 2,00 69,92 2,00 14,00 15,82 1,45 66,68 2,05 13,70 15,26 1,42 67,77 1,85 13,80 14,98 1,48 68,08 1,66 12,50 15,27 1,40 68,43 1,90 13,00 13,44 1,55 70,16 1,85 12,30 14,00 1,70 70,15 1,85 12,60 14,70 1,65 68,95 2,10 10,80 12,04 2,05 73,11 2,00 11,30 12,74 1,85 72,06- 2,05 11,10 14,00 1,76 70,76 2,38 12,10 10,28 1,35 74,41 1,86 12,50 11,06 1,25 73,89 1,30 12,10 10,28 1,35 74,41 1,86 13,80 11,60 1,65 70,67 1,28 12,70 13,06 2,00 70,88 1,36 10,90 9,30 1,80 76,62 1,38 12,10 10,51 1,40 74,89 1,10 13,60 9,67 1,85 73,72 1,16 10,70 9,60 1,35 70,60 ( 2 ) 1,36 14,00 12,43 2,25 77,17 2,46 12,10 10,82 1,50 73,76 1,82 11,90 8,54 2,00 75,42 2,14 11,70 8,58 1,45 76,31 1,96 10,30 7,48 1,10 68,82 ( 3 ) 1,42 14,50 13,96 2,25 79,37 1,98 10,40 10,14 1,30 73,22 1,50 11,90 10,97 2,25 75,52 2,06 14,10 8,51 1,70 74,03 1,66 12,80 9,21 2,05 74,50 1,44 13,70 9,21 1,70 73,77 1,62 9,85 9,44 1,35 68,98 1,74 14,20 15,42 2,10 77,22 2,14 (*) Dont cellulose : mi 1,40; ma 2,96. ( 2 ) — mi 1,72; ma 3,04. ( 3 ) — mi 1,52; ma 3,20. lu.; ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Russie mi (56) ma Tran- v.i.il Turi|iii»' I i ii-ii, ty Blés de toutes prove- nances mi ma Épeautres. Blanc : sans barbe .... — barbu \ à 700 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 203 Pour la femme, les proportions sont inférieures d'environ un cin- quième. 2° Le nombre de calories dégagées par i gramme de ces matières serait : D'après D'après ATWATER GAUTIER 3,68 4> 2 pour les éléments azotés. 8,45 9,2 pour les graisses. 3,88 4>i P our l es hydrates de carbone. 3° On estime qu'il faut à un homme, pour i kilo de poids : 33 à 35 calories, au repos. 42 à 45 — au travail moyen. 5o à 55 — — fatigant. Soit, pour un homme de 65 kilos un minimum, par jour, de 2.1 45 calories et un maximum de 3.575. 4° Les matières azotées des viandes, œufs, laits, fromages sont entièrement assimilées. Celles des céréales, pains, légumes, sont assi- milées dans la proportion de 80 à 90 °/ . Les matières grasses dont le point de fusion est peu élevé absorbées dans la proportion de 95 à 98°/ ; avec un point de fusion moins élevé, l'assimilation tombe à 90 et elle est presque nulle avec un point de fusion au-dessous de 5o°. Les matières sucrées sont entièrement digérées dans les autres hydrates de carbones (amidon, gommes, matières pectiques) l'absorp- tion est de 90 à 99 ; elle est favorisée par la cuisson des aliments. Les matières minérales ne sont assimilées que dans la proportion de 8o°/ , et la cellulose, dans les conditions où elle a été obtenue, peut être considérée comme non assimilable. L'assimilation est favorisée par une lente mastication. 5° La ration journalière dont le volume est d'environ 3 litres (ali- mentation mixte) se prend généralement en trois fois : le matin, à midi et le soif. 6° Une alimentation bien ordonnée conserve au corps son poids normal, qu'il est bon de vérifier de temps à autre en se pesant dans les mêmes conditions. 7 « Ceux qui savent manger sont, comparativement, de dix ans plus jeunes que ceux à qui cette science est étrangère (Brillât-Sava- rin), s 204 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE II - FARINES ET FÉCULES Avoine. Farine. Malt . Blé. France mi (20) ma Algérie et Tunisie. . . mi ma ma (89) ma mi États-Unis (21) I>>- toutes prove- (') nances Farines de gluten. . ma mi ma Maïs. Farines : France Nouvelle-Calédonie États-Unis. . . . Fécule 1. CÉRÉALES ■AU m ATIBRKS amylacée* pour 100 a/.i> grasses minérales 9,80 4,60 12,05 71,85 1,70 10,50 14,70 6,10 67,60 1,10 11,95 7,05 0,96 )) 0,44 15,60 13,30 1,82 » 1,00 11,05 9,15 1,00 » 0,34 14,30 16,20 1,78 » 14,30 16,20 1,78 » 1,28 11,20 7,20 0,96 » 0,40 13,62 13,00 2,12 » 1,06 9,40 7,10 0,96 71,30 0,28 16,20 16,20 2,12 77,60 1,32 10,60 35,00 1,65 52,15 0,80 10,30 30,24 0,95 57,89 0,62 9,84 73,76 2,94 12,46 1,00 10,10 73,08 3,45 12,62 0,75 9,90 63,84 2,36 22,78 1,12 9,40 36,38 1,25 52 57 0,70 13,18 8,73 4,14 72,59 1,36 12,96 9,74 3,46 72,44 1,40 12,20 9,23 4,29 73,16 1,12 12,50 8,95 4,05 73,18 1,33 13,90 8,-NJ 4,80 71,16 1,32 1^,50 '',19 2,95 73,60 1,70 9,20 6,64 3,80 75,86 1,50 12,00 6,45 2,15 78,50 0,30 12,80 7,36 2,75 75,89 1,20 12,10 7,52 0,90 78,58 0,90 12,50 1,07 0,15 86,03 0,25 (') Il s'agil de millier de farines en bon état de conservation*. Lès mntiéres azotées sonl constituées par le gluten sec. Les matières amylacées comprennent l'amidon, de petites quantités de suero <•! de gluten soluble, moins de 0,8 % de cellulose dans les farines les 1 plus ordinaires «t moins de 0,3 dans les premi< res marques. Il v ;i au minimum 0,08 ';', de phosphore et au m.iximum 0,13; le mi- nimum est dans !<■> farines de choix. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 205 EAU MATIÈRES pour 100 azotées grasses amylacées minérales Millets. Farines : s Alpiste d'Algérie 12,52 15,70 6,28 62,30 3,20 Petit mil du Soudan . . . 14,30 10,08 2,50 71,62 1,50 Orge. Farine 11,80 8,90 2,00 76,30 1,00 - 12,42 9,73 2,10 73,84 1,91 - 12,75 9,10 1,95 74,95 1,25 - 11,30 10,76 1,98 74,26 1,70 Biz. Farine 12,10 6,44 0,45 80,51 0,50 - 12,86 9,45 0,20 77,07 0,42 Sarrasin. Farine 10,00 2,75 0,75 85,09 1,40 - 15,20 7,52 3,52 71,68 2,08 - 10,50 5,20 0,46 83,14 0,70 - 12,20 6,97 0,65 79,78 0,40 - 16,52 8,74 1,66 71,13 1,95 Seigle. Farine 12,30 6,27 1,35 79,18 0,90 - 14,20 5,69 1,35 77,90 0,86 Les matières amylacées comprennent la cellulose, qui varie suivant le taux d'extraction des farines et dépasse rarement i °/ (maïs, millet, sarrasin). 2. LÉGUMINEUSES Arachides. Farines mi 5,40 46,12 0,62 20,13 3,70 (7) ma 15,40 55,82 18,85 40,02 5,40 Fèves. Farines mi 10,28 22,66 1,44 55,02 1,10 (7) ma 12,90 27,85 2,05 62,50 3,90 Haricots. Farine 8,40 21,48 2,05 65,42 2,65 Pois. Farine 11,50 20,72 1,70 63,18 2,90 - 12,10 20,10 1,26 58,36 8,18 Soja. Farine 8,70 39,04 18,60 28,62 5,04 - 6,98 42,00 18,93 27,47 4,62 206 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dans les farines consommées pendant la dernière guerre, la cellu- lose comprise dans les matières amylacées a atteint exceptionnellement 2 °/ (fèves, haricots). 8. FRUITS, RHIZOMES, TUBERCULES EAU » u i • pour 100 Arbre a pain. Farine : Tahiti 14,30 - 12.10 - 13,80 Arrow-root. Fécule : • Guadeloupe «16,00 Fécule : Ceylan 11,00 Tahiti 13,70 Tonkin 15,00 - 15,40 Réunion 13,60 - 13,60 - 13,20 Balisier. Fécule : Guadeloupe 17,70 Banane. Farine : Ceylan 11,90 Cap-Vert 11,90 Fécule : Cochinchine 15,70 Cocotier-palmier. Farines de coprah, Tahiti. 3,00 palmier (Falipot). 12,90 - |i;ilnii<-r -.i^ou • • 12,10 Pécule : - de Caryot, Tonkin . . . 15,90 Pois chiche. Farine '< , 60 - 11,61 mai ; azotées et amylacées minéraloa 1,10 0,20 84,00 0,40 2,76 0,90 64,04 2,20 2,61 0,85 80,74 2,00 1,82 0,20 81,78 0,20 1,38 0,40 87,00 0,20 1,42 0,10 84 , 48 0,30 0,89 0,15 83,46 0,50 0,45 0,25 83,70 0,20 1,08 0,25 84,67 0,40 1,69 0,15 84,16 0,40 0,44 0,20 85,96 0,20 1,26 0,10 80,79 0,15 3,99 0,60 81.11 2,40 3,68 0,55 80,83 2,10 0,98 18,88 18,1(1 i»,2i) 82,92 0,20 5,83 46,50 43,07 l ,60 4,76 0,50 7 '.»,04 2,80 2 . 1 5 (t. [S 84,40 i ,20 1,07 0,15 82,48 0,40 5, i" 4,86 63,92 62,81 2,50 2,62 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 207 EAU Colocase et alocase. Fécule d'Apé : Tahiti 10,60 Tare- : Guyane 13,80 Tahiti 11,20 Tavolo : Madagascar 14,10 - 14,80 Conophallus. Farine, Japon 14,60 Manioc-Succa. Farines, colonies franc, mi 8,80 (11) ma 15,80 Fécules, colonies franc, mi 11,20 (8) ma 15,80 Ceylan. Qassave 13,50 Cuba 12,50 Couacs mi 7,00 (6) ma 11,30 Tapioca mi 9 , 30 (9) ma 14,90 Mapé. Fécule : Mélia-Combo 14,80 Farine : Angola 12,50 — 11,90 Nété. Farine, Guinée 9,90 Patate. Fécule 12,00 Pomme de terre. Fécule \ . . 14,40 Tapicoa 16,00 MATIERES azotées grasses amylacées minérales 0,55 86,69 0,90 1,26 7,00 4,06 0,98 0,99 0,35 0,45 0,35 0,55 77,00 82,49 84,17 82,76 1,85 1,80 0,40 0,90 3,69 0,40 76,61 4,70 0,30 0,10 82,32 0,10 2,68 0,44 89,20 1,50 0,30 0,10 82,96 0,20 1,84 0,50 87,95 0,70 1,08 0,20 85,02 0,20 3,07 0,25 82,68 1,50 1,26 0,20 85,36 1,10 2,37 °«¥ 88,24 1,80 0,30 0,15 83,07 0,15 1,68 0,45 88,95 1,00 0,79 0,10 83,81 0,50 2,61 0,65 81,74 2,50 1,38 0,60 83,92 2,20 3,63 0,90 81,37 4,20 1,40 0,40 85,40 0,80 0,00 0,15 85,00 0,45 0,45 0,15 82,95 0,45 Les matières amylacées contiennent souvent des traces de cellulose et 2 à 3 au maximum dans les farines grossières de coprah ou de manioc. Les farines de l'arbre à pain et de mapé contiennent 3 °/ de sucre et la farine de nété 3 1 . 208 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE III — PATES ALIMENTAIRES Lazurirucs. Carpentras Chambéry Lyon Monaco Nîmes Macaronis. Alby Andancette Calais Gerzat Lyon Marseille '.'■:, Milan Paris Toulouse Vesoul Villomur Yerrës Nouilles. Bédarrides Cannes Carpentras Fréjus Lyon Maisons-Alfort Marseille Mil. in Mont iuIi.iij Nice ( >i l- .m- Paris Saint- MTi'iipn' Saint Etienne de-( luini Iles Valence RAT pour 100 11,74 10,70 12,12 11,08 12,38 11,86 10,58 12,03 11,42 12,10 12,26 12,32 12,53 11,97 11,60 11,94 13,14 11,56 13,00 11,04 11,92 11,80 12,56 i i ,9? 10,96 13, 04 12, 66 I 1.72 1 2 . :i,s 12,60 1 1 ,64 I I .".Ml I I .«2 12,46 11.7(1 I I .'.Kl 10. | s azoteo* 12,60 13,12 12,68 13,12 11,81 15,75 12,68 13,12 13,56 12,20 12,25 13,12 11,81 14,13 10,98 14,60 10,95 I',. ',:; 10,95 13,56 VCAT1I grauoa amylacée* minérale! 12 12 14 13 13 12 13 i ; 13 i:; 12 1 1 13 12 13 13 14 00 68 20 12 12 68 7 S 21 12 12 25 58 12 27. 12 34 0,50 0,64 0,54 0,48 0,42 0,48 0,42 0,52 0,38 0,85 0,45 0,46 0,68 0,78 0,45 0,52 0,60 0,36 0,44 0,38 0,30 0,44 0,50 0,40 0,42 0,48 0, y, 0,90 0, '.«< 0,52 0,54 0,60 0,38 0,38 0,42 U,48 74,42 74,92 73,96 74,40 74,67 73,25 75,66 73,71 73,96 74,60 74,54 73,24 74,40 72,28 74,35 72,46 74,85 73,09 75,01 74,32 75,14 74,52 72, in 74,06 74,98 73,26 72,30 72. 13 73,54 73,14 74,89 75,47 7'.. 16 74,27 74,22 73,58 74,06 0,66 0,60 0,70 0,92 0,72 0,66 0,66 0,62 0,68 0,25 0,50 0,86 0,58 0,84 0,64 0,48 0,46 0,56 0,60 0,70 0,64 0,56 0,64 0,50 0,52 0,54 0,82 1,04 0,56 0,62 0,68 0,45 0,52 0,64 0,54 0,72 0,84 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 209 EAU MATIÈRES Semoules» pour 100 azotées grasses amylacées minérales Paris 9,20 10,42 0,55 79,08 0,75 Marseille 10,50 11,96 0,60 76,29 0,65 Alger. . . , 11,70 10,22 0,90 76,63 0,55 Tunis, couscous 11,90 12,60 1,55 72,20 1,75 Vermicelle. Paris 10,00 12,51 0,80 75,79 0,90 - 10,90 11,74 0,50 76,12 0,74 Lyon 11,58 13,12 0,44 74,20 0,66 Pâtes alimentaires retirées du blé (136). ... mi 9,20 9,50 0,30 71,25 0,25 ma 13,98 15,75 1,00 79,08 1,04 Semoules de riz 10,80 5,53 0,40 82,97 0,30 — 15,00 7,50 0,30 77,08 0,10 — 14,80 9,06 0,45 75,29 0,40 — 10,80 7,34 0,30 81,36 0,20 Vermicelle de patate . . . 12,10 3,24 0,10 84,46 0,10 — de riz 11,10 6,58 0,50 81,52 0,30 La cellulose inassimilable comprise dans les matières amylacées est généralement au-dessous de o,5o°/ dans les pâtes de blé; traces pour riz et patate. IV — PAINS EAU Blé. pour 100 Pain de Paris, long , . . . 31 , 60 — boulot 34,50 — ir e qualité . ... mi 29,50 ma 35,00 — ordinaire 34,90 — Schweitzer 34,90 — hôpitaux 33,00 Pains de ferme 32 , 60 — 32,00 — 31,10 - 31,20 Pains de munition, France. 36,80 - 29,05 — de guerre, France (65) mi 11 ,20 ma 16,40 Galettes arabes, Algérie. . 26,50 - 22,90 Galettes de pêcheurs. . . 12,80 ANN. SCMENCE AGRON. — 1922. MATIERES azotées grasses amylacées minérale! 5,99 0,24 61,73 0,44 6,83 0,12 58,06 0,49 5,99 0,10 57,39 0,44 7,23 0,24 62,62 0,59 6,30 0,13 58,17 0,50 6,21 0,14 58,02 0,73 6,66 0,13 59,50 0,51 7,25 0,40 59,18 0,57 7,11 0,19 60,17 0,53 7,63 0,26 60,26 0,75 7,71 0,25 60,20 0,64 8,05 0,16 53,85 1,14 9,47 0,14 59,88 1,46 8,31 0,04 71,13 0,56 13,30 0,70 78,96 2,68 11,04 1,58 58,83 2,05 12,13 0,82 62,99 1,16 0,34 0,25 75,51 1,10 14 210 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE I y MATIKltKS Maïs, pour 100 azotées grasse» amylacées minéral Pains de ferme 48,80 5,69 2,15 48,33 1,03 — 39,50 5,94 3,06 50, 'i 5 1,05 - 34,00 . 7,35 0,90 57,00 0,75 Sarrasin. Gaufres, Bresse 42,80 5,12 1,36 49,34 1,32 Seigle. Pains de ferme 40,00 4,05 0,29 54,94 0,72 - 35,30 6,26 0,44 56,83 1,17 - 28,60 5,81 0,24 63,12 2,33 - 35,90 7,97 0,51 54,75 0,87 - 32,70 6,96 0,38 59,19 0,77 Pains de munit., Allemagne. 37,00 6,19 0,35 55,00 1,46 - Russie 24,68 7,06 0,20 66,24 1,82 Pains au gluten 7,90 14,10 0,32 76,18 1,50 - 6,20 15,82 0,50 74,68 2,80 - 8,30 24,50 1,60 62,55 3,05 Pains au gruyère p r potages. 11,40 16,11 6,80 64,10 1,59 - 11,10 16,42 8,25 62,53 1 , 70 - 10,90 15,64 6,65 65,31 1,50 Pains au lait 28,70 9,18 0,25 60,87 1,00 - 32,60 8,30 0,20 57,95 0,95 - 26,70 10,50 1,12 60,68 1,00 Pain avec viande 70,40 11,69 7,73 8,33 1,85 - 70,00 10,03 9,38 8,52 2,07 - 32,50 14,69 0,95 49,16 2,70 - 11,00 14,00 2,45 71,55 0,90 - 10,30 16,94 1,25 70,01 1,50 - 8,00 12,28 14,52 63,80 1,40 - 6,90 13,50 16,20 62,30- 1,10 - 8,00 12,28 14,52 63,80 1,40 - 8,10 20,86 2,60 65,54 1,50 - 9,30 12,72 10,15 66,33 1,50 - 7,93 12,00 7,48 70,63 1,96 Pains de disette : Paris, guerre 1871. . . . 12,20 10,60 1,10 74,30 1,80 Russie, Samara, 1891. . . 18,90 18,03 0,97 67,50 4,60 Allemagne, 1917 30,89 7, 27 0,39 58,89 1,56 Il y a, avec les matières amylacées, moins de i °|„ de cellulose non assimilable dans les pains de choix; ■> au maximum dans les pains les plus ordinaires (blés, maïs, seigle) et jusqu'à 5 dans Les pains de disette, (presque entièrement de la sciure de l>ois dans Les pains dis- tribués aux troupes allemandes en mai 1 9 1 7). Les matières minérales sont eo rapport avec le sel ajouté. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 211 V — PATISSERIES Baba Biscuits en caisse . . . — à la cuillère. . . . Brioches fines .... — ordinaires Crêpes Croquet Gâteau corse Gaufrettes anglaises. . — sultane Macaron Massepain Madeleine Meringue Nougat Pain d'épices Petits fours ordinaires. — dentelés — ovales — ronds — glacés. Biscuits chinois. . . . — fondants Petits fours ordinaires. — carrés — ronds — glacés Sablés chinois . . . . EAU MATIÈRES pour 100 azotées grasses sucrées amylacées i minérales 43,20 3,90 5,59 36,78 9,98 0,55 9,20 7,70 2,60 42,80 37,50 0,20 14,00 9,82 6,35 59,86 8,97 1,00 26,50 7,23 15,04 10,88 39,18 1,17 21,10 9,40 22,85 4,50 40,81 1,34 43,50 5,89 4,31 traces 45,67 0,63 1,00 10,50 12,15 43,17 32,68 0,50 11,40 8,58 0,36 2,81 76,15 0,70 5,70 8,40 1,15 44,38 39,97 0,40 9,50 7,28 38,10 29,41 15,21 0,50 10,10 11,08 23,85 51,20 2,57 1,20 12,00 9,32 16,51 58,49 2,98 0,70 11,40 7,56 29,10 28,78 22,76 0,40 10,10 5,84 0,56 82,90 0,00 0,60 2,10 10,78 23,70 54,60 7,86 0,96 14,60 3,74 1,15 28,90 49,67 1,94 10,20 7,98 21,80 20,61 39,11 0,40 8,50 6,72 11,30 21,58 50,90 1,00 8,20 7,28 10,60 39,57 34,03 0,32 9,00 7,42 9,25 20,64 53,09 0,60 5,70 5,18 5,25 55,89 27,68 0,30 9,58 8,01 16,63 18,07 52,01 0,70 6,44 8,09 19,35 19,28 46,26 0,58 5,90 7,91 19,56 21,28 44,71 0,64 7,28 7,72 19,46 19,28 45,58 0,88 4,92 7,26 22,84 15,90 48,62 0,46 6,02 7,58 25,59 16,91 43,42 0,48 7,38 6,45 11,74 35,05 38,74 0,64 5,28 9,53 26,70 17,45 40,54 0,50 6,82 7,07 20,30 19,28 46,07 0,66 La cellulose est généralement au-dessous deo,5o; elle se rapproche de i dans le pain d'épices et dans croquets, macarons, massepains, nougats qui contiennent des amandes. Le miel qui entre dans les pains d'épices a pour composition ordi- naire : Eau. 31,60 Matières azotées 1,15 — grasses 0,21 — sucrées 62,70 — extractives 3,72. Cendres 0,62 Total 100,00 212 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Les sucres contiennent généralement moins de o,io°/ d'eau, 99,5 à 99,8 de saccharose et 9,08 à 0,16 de matières minérales. VI — LEGUMES FRAIS ET SECS GRAINES ALIMENTAIRES M ATI IK ES EAD ... ... , j'oiir 100 azc'- grasses extr&otives minérales AU cultivé. _____ Gousses 58,00 6,52 0,15 33,90 1,43 Ail sauvage. Gousses 12,00 5,52 1,80 77,88 2,80 Arachides. Algérie, grillées 3,40 24,24 51,80 19,06 1,50 Guinée 5,20 20,19 46,30 26,01 2,30 Madagascar 5,40 27,24 45,90 18,96 2,50 ........ 6,90 26,90 47,70 16,20 2,30 - 5,30 29,12 47,05 16,33 2,20 — 5,00 25,62 46,05 21,03 2,30 — 5,10 30,10 50,50 12,30 2,00 - 4,80 27,72 40,75 24,63» 2,10 Nouvelle-Calédonie. . . . 6,30 30,27 47,15 12,08 4,20 Sénégal 6,50 26,33 44,45 20,22 2,50 - 7,00 28,38 42,20 20,22 2,20 — 7,00 27,58 49,40 13,32 2,70 Tonkin 8,00 26,40 47,80 15,20 2,60 De toutes provenances, mi 4,80 20,19 42,20 10,18 (*) 1,90 (18) ma 8,00 30,27 50,50 26,01 4,20 Artichaut. Cœur 80,80 3,68 0,21 13,34 0,97 - en boîtes 90,73 1,62 0,40 6,47 0,78 Asperge. Pousse, 10 centimètres, . . 92,80 0,67 0,11 6,05 0,37 Pointe, 5 centimètres . . . 90,50 1,31 0,31 7,47 0,41 Aubergine. Halle de Paifa 92,30 1,34 0,17 5,64 0,55 Bambou. Pousse. Tonkin 3,70 24,92 3, .si» 49,48 8,10 (') Dont cellulose : 1,80 mi; 5,2 ma. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 213 Baobab. Graines, Madagascar Betterave. Racines . . . — en boîtes. Feuilles, côtes EAU pour 100 5,40 84,80 9,70 96,70 MATIERES azotées 17,08 3,09 6,56 0,58 grasses 63,20 0,05 0,80 0,05 extractives minérales 10,77 3,55 10,32 78,84 2,01 1,74 4,10 0,66 Cajan. Graines, Guinée 11,50 21,13 1,15 62,62 3,60 Guyane 8,50 17,10 1,25 69,65 3,50 Madagascar ...... mi 9,70 16,10 1,15 61,12 3,50 (*) (7) ma 11,80 21,98 1,60 67,20 4,40 Nouvelle-Calédonie. . . . 12,40 19,39 1,75 62,26 4,20 Réunion 14,20 16,48 1,35 64,03 4,00 Carottes. Halles de Paris . (?) Rondelles en boîtes mi ma Caroubes. Graines, Algérie Céleri blanc. Côtes Céleri rave, racine .... Cerfeuil, feuilles . . . . . Champignons frais. Agaric Chanterelle Morille Truffe. Cèpes, en boîtes 79,00 91,40 15,10 13,24 12,40 14,73 10,70 13,00 90,50 88,70 80,70 90,00 90,10 93,70 92,00 91,00 74,20 91,71 0,50 2,09 6,06 5,91 8,75 9,40 15,40 14,54 1,95 1,91 3,40 4,50 2,68 1,00 1,10 2,99 6,65 3,19 0,08 0,30 2,15 1,58 1,54 1,60 1,90 1,25 0,07 0,16 0,93 0,32 0,13 1,06 0,37 0,44 0,75 0,12 7,45 12,22 73,75 74,45 73,71 67,73 68,90 68,25 6,17 8,40 11,50 4,40 5,78 3,58 5,74 4,61 16,72 3,81 0,40 1,89 2,94 4,82 3,60 6,54 3,10 3,00 1,31 0,83 3,47 0,78 1,31 0,66 0,79 0,96 1,68 1,17 ( x ) Dont cellulose : 5,3 mi et 7,7 ma. 214 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE EAl- Champignons secs. pou ^ 100 Annam 13,70 - 13,70 Nouvelle-Calédonie. . . . 11,70 Tahiti 12,20 Tonkin 12,80 - 13,30 Chicorée. Endive 93,50 Scarole 92,90 Sauvage 83,10 Barbe capucin 95,40 Choux. Frisé 93,30 De Milan 89,40 Rouge 88,60 - 90,00 De Bruxelles 82,80 - 81,00 Chou-fleur 91,00 Choucroute 89,80 Choux desséchés . . . mi 12.34 — en bottes (5). . . . ma 18,00 Ciboule. Halle de Paris 80,30 Ciboulette. Halles de Paris 90,00 Coleus. Congo 77,30 - 76,40 Soudan 87,10 - 72,90 - 78,20 Concombre. Halles de Paria 97,30 < traîne , Soudan 9,50 - 7,00 Coton. Cochinchine . . 15,20 MATIÈRES azotées grasses extractivea mlaéralea 8,46 0,35 66,43 11,06 9,67 0,65 71,33 4,65 7,01 0,52 79,32 1,45 5,36 0,60 79,54 2,30 9,77 0,52 73,51 3,40 8,68 0,79 73,82 3,41 0,92 0,14 5,11 0,33 1,04 0,10 4,98 0,98 3,18 0,67 10,38 2,67 1,12 0,12 ^.83 0,53 1,06 0,14 5,04 0,46 3,00 0,45 5,78 1,37 1,13 0,17 9»76 0,34 3,07 0,39 5,85 0,69 3,80 0,58 11,41 1,41 4,35 0,34 13,01 1.30 2,57 0,22 5,iH 1,20 1,50 0,13 7,53 1,04 8,10 0,30 64,06 2,70 17,06 1,50 70,88 5,46 4,28 1,55 12,23 1,64 0,94 0,24 8,40 0,42 1,72 0,54 19,63 0,81 2, os 0,33 20,28 0,91 1,59 0,09 10,59 0,63 1,46 0,30 ■-' '. , 27 i.<>: 1,31 0,20 19,42 0,89 0,38 0,06 1.72 0,54 28,70 50, 8,45 3,00 31 ,22 47. 10,60 19,88 16,15 '.',.'.i; 3,80 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 215 Courge. EAU pour 100 MATIÈRES azotées grasses extractives minérales 0,35 0,06 4,72 0,37 0,17 0,12 3,67 0,44 32,34 49,80 8,86 4,80 2,17 0,38 3,36 0,89 2,87 0,21 4,40 1,72 6,07 1,42 • 8,93 2,28 Ordinaire 94,50 Potiron 95,60 Graines salées, Tunis ... 4,20 Cresson. Cresson de fontaine. ... 93,20 - .... 90,80 Cresson alénois 81,30 Crosnes du Japon. Tubercules 80,00 2,80 0,13 15,90 1,17 Doliques. Cambodge 10,70 Guyane 11,70 Indo-Chine mi 11,40 (8) ma 12,44 Madagascar mi 10,30 110) ma 12,80 Nouvelle-Calédonie .... 12,50 - .... 13,20 Réunion 7,00 - 11,80 Soudan 11,80 - 10,70 - 11,50 - 11,00 Échalotte. Bulbe 80,90 1,21 0,16 17,37 0,36 Épinards. Halles de Paris 87,20 En boîte 89,14 Fèves et fè ver oies. Artois 13,00 Décortiquée 12,30 Bourgogne. . . . . . mi 11,30 (5) ma 13,30 — décortiquée 12,60 Lorraine 11,70 - 11,80 - 13,60 22,84 1,95 61,01 3,50 23,24 1,30 60,46 3,30 21,80 1,18 59,67 i 1 ) 2,83 23,63 1,65 62,96 3,07 20,50 0,65 59,32 ( 2 ) 2,70 23,66 1,50 63,60 4,20 20,91 1,35 62,09 3,15 22,54 1,28 60,13 2,85 22,40 1,35 65,85 3,40 20,72 0,65 63,37 3,46 20,44 1,25 63,51 3,00 21,98 1,40 62,42 3,50 19,88 0,80 64,52 3,30 22,82 , 1,43 61,35 3,40 4,06 0,33 6,47 1,94 3,11 0,50 5,25 2,00 23,87 1,18 59,25 2,70 27,32 1,35 56,11 2,92 22,67 0,90 55,74 2,10 28,56 1,55 60,43 2,87 30,06 1,35 53,73 2,26 25,40 1,36 58,66 2,88 26,86 1,05 57,65 2,64 28,56 1,00 54,24 2,60 ( x ) Dont cellulose : mi 3,80 ; 5,50 ma. ( 2 ) - : mi 2,35 -, 7,55 ma. 216 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Fèves et févcrolles (suitr) Midi ......... mi (6) ma Décortiquée < termes Picardie Vendée mi (6) nui Décortiquées , Algérie Egypte I décortiquées Nouvelle-Calédonie .... Tunisie Décortiquées Fèves vertes. Graines Cosses Haricots. France mi (74) ma Pins souvent Gfermes Algérie Conpo Dahomey Guinée Guyane Madagascar nu (12) ma Mayotte Nouvelle-! lalédonie . . mi EAU .MAI pou» H"' azo' grasses extraotlves mini T:ilc 11,10 21 , 95 0,80 60,45 2,70 12,40 23,45 1,10 64,48 3.26 10,90 26,98 1,12 57,90 3,10 S, 00 34, 10 2,80 50,20 4,00 11,10 29,78 1,10 54,62 3,40 11.00 21,56 0,85 59,75 2, 12 13,60 24,10 1,50 62,27 2,95 10,27 27,82 1,05 58,63 2,80 11 ,60 •Jii.87 1,14 64,33 2,06 11,50 22,96 1,10 61,94 2,50 10,30 20,30 1,25 64,65 3,50 10,60 23,90 1,12 61,54 2,84 10,80 26,51 1,14 58,79 2,76 10,50 27,38 1,45 57,77 2,90 12,40 22,59 1,25 60,86 2,90 11,40 25,20 1,10 59,60 2,70 11,40 20,96 1,06 63,90 2,68 9,50 2o.',i 1,15 65,71 3,20 11,00 2 '. , 56 1,08 60,62 2,74 75,00 7,45 0,56 15,71 1,28 84,00 2,97 0,34 11,57 0,82 9,00 17,02 0,95 56,19 ( l ) 2,25 20,40 25,16 2,46 65,93 6,65 13,10 19,48 1,70 62,42 3,30 14,80 '. '. , 50 1,60 35,60 3,50 10,00 33,00 5,33 49,67 2,00 8,90 37,20 1,95 48,35 3,60 12 , 50 20,16 1 ,10 64,49 1,75 11,00 20,58 1,15 64,57 2,70 11,10 21,00 0,95 64,75 2,20 10,00 22,86 1,45 62,09 3,60 9,80 25,23 1,75 59,62 3,60 11,20 23,50 0,95 60,95 3,40 9 , 00 20,97 1 , 30 64,63 '..1" 10, 10 17,82 1,70 66,98 ::. 10 1 1 . ',ii 16, 11 0,48 59,21 t,10 14,60 22,68 1.75 67 •..1" 13, 10 26, '<<> 0,65 56.::'. 3,45 11,80 lé, 32 l ,20 57,58 (*) 3,10 ' l'Miit cellulose: 1,95 nu; 6 mu bt plus snuvenl 2,75. ( 2 ) - 2,50 mi ; '..::. ma. ( 3 ) - 2,10 mi; 1,60 ma. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 217 EAU MAI IEREB extraotivés izotées grasses minérales 24,77 1,60 63,26 4,70 18,23 1,10 61,24 2,80 20,86 1,75 66,73 (!) 4,60 17,36 1,25 63,19 5,20 20,55 0,98 61,33 3,86 16,95 0,90 61,81 3,85 21,42 0,98 64,94 4,58 17,95 1,45 60,76 3,70 21,65 1,88 67,55 4,04 19,68 1,22 59,38 3,82 21,21 1,62 63,08 4,44 21,51 0,76 59,57 3,58 19,89 0,80 61,37 3,68 1,99 0,28 4,91 0,82 1,72 0,13 3,44 0,71 1,80 0,13 4,39 0,68 Haricots {suite) pou ^ (15) ma 14,30 Réunion mi 8,50 (16) ma 13,30 Soudan 13,00 Brésil 13,28 Canada mi 12,00 (6) ma 13,40 États-Unis mi 9,00 (6) ma 12,70 Japon mi 11,40 (6) ma 11,90 Venezuela 14,58 - ... 14,26 Haricots verts. Halles de Paris 92,00 - 94,00 - 93,00 - en boîtes 92,10 1,86 0,26 4,60 1,18 Haricot courbé. Guyane 11,70 - 12,30 Inde française 12,40 Madagascar 11,90 - 12,00 Réunion 9,80 Haricot Mungo. Cambodge 12,00 Inde française 10,20 - 10,00 • — 9,40 Indo-Chine 12,01 Madagascar 12,10 - ....... 13,00 - 9,60 Réunion 13,00 21,36 1,40 60,74 3,50 Igname. Cochinchine 14,70 Guyane 13,70 Indes 12,80 18,29 0,80 65,91 3,30 17,97 0,90 65,53 3,30 18,42 1,03 64,35 3,80 18,43 1,25 64,92 3,50 18,89. 0,55 65,86 2,70 17,36 1,15 67,69 4,00 23,28 1,25 59,92 3,55 22,11 1,15 63,04 3,50 23,79 1,05 61,26 3,90 24,25 1,06 60,79 4,50 23,91 0,76 60,05 3,27 24,62 1,10 58,58 3,60 23,24 0,92 60,44 3,40 27,02 1,05 58,63 3,70 5,04 0,35 78,41 1,50 5,18 0,30 79,47 1,35 3,92 0,32 80,66 2,30 (*) Dont cellulose .• 1,80 mi; 4,85 ma. 218 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE EAD MATIÈRES t-t ,,, ^v , ■* pour in » gnaaea extractlyw minérales Karlté (^oix). _ _ _ _ Amande, Soudan 7,00 7,28 50,45 32,27 3,00 Beurre 1,50 0,47 98,03 0,00 0,00 Laitues. Pommée 95,70 1,37 0,24 2,08 0,61 94,90 1,52 0,16 2,81 0,61 Romaine 96,30 0,92 0,15 2,12 0,51 - 92,60 1,92 0,40 4,48 0,60 Lentilles. Auvergne 13,50 23,04 1,45 59,47 2,54 Décortiquées 9,80 24,25 1,58 61,83 2,54 Algérie 12,50 20,16 1,10 64,49 1,75 11,00 20,58 1,15 64,57 2,70 - 11,10 21,00 0,95 64,75 2,20 Bohême 12,50 22,50 0,94 61,70 2,36 Décortiquées 9,30 23,88 0,98 63,48 2,36 Egypte 12,50 24,24 1,08 59,62 2,56 - 11,30 28,03 0,88 56,41 3,38 Espagne 11,70 20,32 0,58 65,41 1,99 - 11,00 21,65 1,10 63,35 2,90 Moravie 12,00 22,48 0,86 62,10 2,66 Nouvelle-Calédonie. . . . 12,70 19,74 0,75 63,71 3,10 - .... 13,30 19,36 0,80 63,39 3,15 Réunion 12,50 23,66 0,50 61,58 1,76 Russie. . .' 12,30 22,24 0,94 62,12 2,40 - 11,50 27,30 1,20 57,68 2,32 - décortiquée. . . . 9,60 28,28 0,50 59,12 2,50 Syrie 12,40 29,05 1,32 54,53 3,00 Tunisie 11,40 24,64 1,10 60,76 2,10 De toutes provenances, mi 11,00 19,36 0,32 54,53 (*) 1,75 (22) ma 13,50 29,05 1,45 65,41 3,38 Lotus blanc. Rhizome, Sénégal 11,20 9,38 0,60 76,37 2,45 Graines 11,10 9,10 2,85 77,65 1,30 Lotus rose. Graines, Cambodge . ... 9,00 21,56 1,85 63,<-'i 3,95 — Cochinchine . . . 11,00 16,01 2,90 65,69 3,80 Lupin. Algérie 8,10 ,02 8,00 45,78 fc.lÔ Mâche. Halles de Paria 90, oo 2,57 o,50 5.2'. 1,69 l}) Dont cellulose : mi 2,88; ma 3,75. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 219 Manioc Tubercules, Madagascar EAU MATIERES pour 100 azotées grasses extractives minérales 12,30 2,59 0,85 81,56 2,70 14,30 2,38 0,65 81,38 1,29 13,80 1,82 0,70 82,58 1,10 14,10 2,38 0,85 81,41 1,26 14,80 2,38 1,35 79,57 1,90 Melon. Cantaloup Navet. Clamart Meaux Meulan Rondelles en boîtes . Oignons. Bulbe En boîtes Oseille. Grande Petite. Owala. Graines, Soudan . . . Oxalis d'Amérique. Bulbe Palmier à huile. Graines, Côte-d'Ivoire. — Dahomey — Guinée Panais. Racine Pastèques. Graines, Tombouctou . Patates fraîches. Algérie Cochinchine Côte-d'Ivoire 95,00 0,60 0,11 4,65 0,24 93,10 0,47 0,06 6,10 0,27 92,60 0,61 0,07 6,03 0,69 91,40 1,36 0,07 6,60 0,57 10,62 10,93 0,96 71,51 5,98 14,74 8,09 0,90 69,21 7,06 83,50 1,62 0,10 14,19 0,59 14,20 6,52 0,60 75,38 3,30 12,68 12,58 0,84 70,30 3,60 15,90 9,18 0,74 69,76 4,42 15,50 10,93 0,80 69,09 3,68 91,40 2,74 0,40 4,17 1,29 90,10 2,69 0,74 5,33 1,14 6,30 22,12 50,10 19,38 2,10 79,90 1,57 0,19 17,37 0,97 5,90 11,51 42,70 47,59 2,30 6,20 12,74 49,75 29,35 1,96 5,00 10,75 47,60 34,45 2,20 85,70 2,57 0,37 10,39 0,97 6,50 35,14 51,10 3,96 3,30 72,10 0,94 0,24 24,83 1,89 71,30 1,16 0,21 26,12 1,21 54,50 3,00 0,30 39,88 2,32 220 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE KAU MATIÈRES „ . . , , pont 100 aZlP . piMM extracttVW minérales Cochinchine 10,20 2,10 0,95 84,85 1,90 Guyane 11,60 4,26 0,90 80,94 2,30 Pérou 15,50 1,99 0,25 82,06 0,20 Pavot. Graines 5,10 22,12 46,10 20,63 7,25 Persil. Halles de Paris 81,70 4,00 0,82 il, 01 2,47 Pin d'Alep. Graines, Tunisie 6,10 27,16 36,55 23,59 6,60 Pissenlit. Halles de Paris 85,10 3,45 0,38 9,45 1,62 Plectrantbes. Tubercules, Guinée. . . . 71,30 2,74 0,39 23,95 1,62 - .... 77,00 1,52 0,26 19,95 1,27 Poireau. Halles de Paris 88,50 2,23 0,69 7,31 1,27 - 86,50 3,89 0,40 7,91 1,30 Pois. France, Bourgogne . . . . 11,20 20,32 1,26 64,92 3,30 Lorraine 11,00 22,87 1,45 62,22 2,46 Nord 12,80 19,12 1,65 63,93 2,50 - 14,20 20,56 1,40 61,58 2,26 - 12,80 20,56 1,40 62,96 2,28 Décortiqués 1^,00 22,70 1,42 61,42 2,46 Canada 12,80 21,40 1,30 M, 96 2,54 - 13,70 26,68 0,85 55,97 2,80 13,10 23,96 1,00 59,64 2,30 Hollande 14,10 20,52 1,35 61,73 2,30 Inde française 10,40 23,04 1,30 62,96, 2,30 Nouvelle-Calédonie. . . . 1 ^ , 50 23,48 1,20 59,32 3,50 I uniofl 11,00 20,58 1,35 65,07 2.00 Pois de toutes proven. . mi '.t , 80 15,69 ",85 57,97(1)2,00 (25) ma 14,20 26,68 1,65 66,66 :<,70 Pois cassi mi m, 00 20,86 1,00 61,11 ( 2 ) 2,30 (H) ma i-',00 24,10 1,65 64,28 2,70 (*) Dont cellulose : mi 2,38; ma 5,52. (-) — mi 1,08; ma 1,26. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE MATIÈRES 221 Pois verts. Halles Paris En boîtes Pois gourmands. Cosses Graines Pois chiches. Algérie Madagascar Maroc Tunisie Pois grillés Pois cassés . • Pois mascate. Guyane Madagascar mi (6) ma Réunion Pois sabre. Réunion Pommes de terre. France mi (36) ma Plus souvent Cuite à l'eau Rondelles j en boîte mi desséchées (6) ) ma Radis. Halles, Paris Raifort. Halles, Paris Raves. Bresse EAU pour 100 78,90 86,40 77,00 71,00 84,10 78,90 11,00 10,80 12,55 11,61 10,90 7,20 9,80 10,40 10,40 10,50 11,10 12,40 10,80 9,10 9,30 66,10 80,60 75,40 77,30 7,44 12,40 95,00 94,50 79,30 77,40 87,60 azotées 4,47 2,88 5,36 7,39 3,51 4,47. 15,96 21,14 19,32 18,47 17,78 20,10 24,50 23,18 25,70 29,64 21,53 27,02 22,54 23,10 19,98 1,14 2,81 1,85 2,47 5,68 8,75 0,91 1,03 1,81 1,44 1,72 grasses extractives minérales 0,24 0,33 0,46 0,45 0,28 0,24 4,55 4,85 3,60 4,66 4,60 6,50 4,60 4,40 2,85 2,00 2,85 3,90 2,00 2,75 3,00 0,04 0,15 0,07 0,06 0,30 1,34 0,13 0,09 0,34 0,27 0,21 15,67 9,92 16,26 19,20 11,56 15,67 65,79 60,91 61,83 62,74 64,54 63,50 58,50 59,62 57,25 53,86 55,36 60,37 61,36 61,95 64,42 0,72 0,47 0,92 0,96 0,55 0,72 2,70 2,30 2,70 2,72 2,18 2,70 2,60 2,40 3,80 4,00 2,60 3,20 3,30 3,10 3,30 16,17 ( x ) 0,27 30,33 21,77 19,18 76,92 84,18 1,18 0,91 0,99 1,60 3,88 3,33 0,63 3,58 0,80 16,81 1,74 19,93 9,39 0,96 1,08 (*) Dont cellulose : mi 0,37; ma 0,68. 222 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE -.„ UATIKRES _ , pool iimi lly ,,. grugea extractivei minéralea Itavcnala. _ _ _ _ Graines, Madagascar. . . 14,50 12,55 3,08 66,97 3,30 Rhubarbe. Pétioles 94,50 0,43 0,49 4,01 0^57 - 94,00 0,92 0,16 4,13 0,79 Salsifis. Feuilles N2,60 5,17 0,51 10,74 0,98 Racines 81,50 4,09 1,18 12,53 0,70 Sauge. Feuilles 54,70 7,99 5,42 27,65 4,24 Scorsonère. Feuilles •. . . 83,60 2,95 0,45 11,72 1,28 Racines 71,50 2,53 0,22 25,06 (1,69 _ 84,20 4,61 0,26 10,27 0,66 Sésame. Graines, Congo 5,40 19,51 43,20 27,89 4,00 _ 4,90 22,86 37,90 30,74 3,60 - Guinée 3,70 23,81 47,85 19,84 4,80 - Indo-Chine 5,30 21,21 53,74 16,45 3,30 - Tunisie 5,00 16,94 52,75 24,41 2,90 Soja. Graines, Cambodge. ... 10,00 35,14 14,80 35,71 4,35 - Coehin.hine 11,30 34,85 12,95 35,70 5,20 - Indo-Chine 10,49 40,06 16,72 27,94 4,79 _ _ 10,15 39,06 16,64 29,33 4,82 _ _ 11,60 38,68 17,96 27,11 4,65 _ Tonkin 10,30 38,41 13,35 33,94 5,00 Ténéîi. Graines, Guinée 7,40 18,20 35,25 38,85 3,30 Topinambour. Tubercules 80,70 1,12 0,13 17,01 1.04 _ 79,50 1,27 0,05 18,31 0,87 Tournesol. Graines 8,00 17, us 23,95 46,87 4,10 Voandzou. Graines, Congo 9,80 is,60 6,00 62,30 3,30 - Indo-Chine 12,70 19,37 5,46 ,79 2,68 - Madagascar 11,60 16,84 6,25 62,01 3,30 _ _ 11,30 19,32 6,30 .38 3,70 _ _ 13.20 17,-'." 6,35 1,25 3,70 _ _ 12,60 17,36 6,15 60,79 10 _ _ 11,30 17,22 7,50 60,78 3,20 _ _ 12,50 17,78 7,35 59, o; 3,30 - Sénégal ''.80 18,48 6, -.m» 61,42 3,40 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 223 Les matières extractives (amidon, gommes, sucres, cellulose) sont assimilables, en dehors de la cellulose, qui entre pour 2 °/ au maximum dans les légumes frais ; 1 à 2 dans les graines de légumineuses décor- tiquées, 2 à 5 dans arachides, lentilles, pois; 3 à 4 voandzou; 3 à 6 doliques, soja; 5 à 7 cajan et au delà dans quelques graines utilisées dans nos colonies (ténéfî, tournesol). Les matières sucrées sont en faible proportion, le plus souvent entre 1 et 2 % comme dans les pois verts et jusqu'à 4 dans les carottes et 6 dans les patates. Dans les radis, les raves il y a 0,02 °/ de phosphore; o,o5 dans asperges, carottes, choux, patates; 0,22 dans les truffes; o,36 à o,63 dans les graines de cajan, doliques, fèves, haricots, lentilles, pois. Soufre et chlore en très faibles proportions, généralement moins de o,o5. VII — FRUITS, CONFITURES, CONSERVES DE FRUITS EAU pour 100 Abricots. _ Marche de Paris ... 87,70 Secs, Californie. ... 27,18 Amandes. Vertes 88,00 Sèches 4,40 Ananas. En boîte 75,70 Arbouse. Confiture 23,89 Arbre à pain. Fruit, Guyane .... 14,40 - Tahiti 14,20 Bananes. Marché de Paris ... 72,40 Sèches, Guadeloupe. . 13,50 — Tahiti 20,10 Confiture 44,85 azotées 0,43 4,37 4,20 2,84 1,44 3,08 4,57 0,96 0,12 0,16 5,67 2,19 18,10 54,20 0,68 0,06 1,58 1,34 0,55 0,90 0,09 0,30 0,45 0,04 MATIKRES grasses sucrées extractives minéralea 8,10 48,11 0,42 traces 18,40 33,06 traces 14,76 21,90 traces 69,98 45,73 3,01 16,40 2,76 20,80 78,75 64,90 3,25 81,52 2,80 7,46 0,64 3,78 0,96 2,50 4,92 0,24 38,85 5,28 2,10 2,40 0,92 1,60 2,10 0,96 224 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE EAU MATIERES . pour 100 a/ot'Vs grasse* sucrées extnutivcs minérales Cerises. — — — — — — Marché do Paris, mi 77,80 1,02 0,09 7,97 3,78 0,18 (10) ma 85,00 2,69 0,40 11,72 7,81 1,40 Confiture 35,70 0,71 0,26 62,01 1,10 0,22 Châtaignes. France mi 42,40 2,21 0,45 » 32,66 ( x ) 0,59 (19) ma 62,60 4,31 1,64 » 51,20 1,22 Plus souvent 61,20 2,47 0,89 » 34,32 1,12 Cuites à l'eau .... 71,50 1,84 0,80 » 25,24 0,62 — grillées 42,40 3,81 1,61 » 51,20 0,98 Germes 34,80 16,79 2,25 » 45,07 1,09 Italie mi 52,80 2,01 1,33 » 37,05 0,57 (10) ma 54,90 3,38 1,73 » 41,67 1,01 Desséchées 12,40 5,24 3,31 » 77,28 1,77 Marrons glacés. . . . 21,30 1,69 0,98 54,15 21,67 0,21 Crème marron . . . . 34,14 1,18 0,10 52,82 11,36 0,40 Coing. Marché de Paris ... 71,70 1,12 0,69 6,70 19,32 0,47 En boîte 80,10 0,35 0,05 10,55 8,77 0,18 Dattes. Algérie 24,50 1,96 0,06 51,30 20,86 1,32 - 25,00 1,70 0,29 49,10 22,01 1,90 - 26,60 1,58 0,15 45,45 24,37 1,85 Tunisie 33,00 2,06 0,34 55,55 7,43 1,62 - 20,00 2,58 0,72 43,48 31,62 1,60 Bassorah 16,40 2,94 0,35 66,60 12,51 1,20 Figues fraîches. Vertes 84,80 0,79 0,32 8,30 5,08 0,71 Violettes 78,80 0,95 0,:;i 16,60 2,97 0,37 Figues sèches 31,00 2,26 2,10 48,40 13,09 3,15 Fraises. Desbois 85,60 1,36 0,99 -3,70 7,71 0,64 Ordinaires 90,60 0,82 0,38 6,50 1,40 0,30 Framboises. Marché de Paris . . . 84,50 1,07 1,12 5,70 7,27 0,34 — ... 82,60 1,60 1,11 7,14 6,95 0,60 Grenade. Chair sans grains . . . 84,20 0,59 bananes, châtaignes, figues, gro- seilles; 0,10 à o,i5, arbre à pain, dattes; 0,20 à o,35 dans amandes sèches et noisettes. VIII — VIANDES — CONSERVES DE VIANDES 1. CHAIR DES MAMMIFÈRES A 11c. Filet Bœuf. Pour pol .ni i-ii Bouilli Bœuf-mode cuit EAU UATII Kl .8 pour L00 asof extractlvM minerait * 76,50 19,1 i 1,60 2 , 29 0,47 74,50 21,67 1 1,8 1 ,03 '10 85,28 - . 09 4,83 t 90 52,20 80,81 12,54 3,83 1,12 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANGE 227 Bœuf (suite). Cœur Collier Filet rôti .... Graisse, en bande . Langue, en boîtes. Mou Rognon — en boîte . Sang frais .... Conserves. Bœuf salé . . . Bœuf en boîtes. (30) Plus souvent. . Bouillon seul. . Extraits de viande mi ma Hachis de viande. Pâté de bœuf, en boîte. Poudres viande en boîtes Viande sèche en lanières. Bœuf zébu . Madagascar. Cou Cuisse — ». . Épaule Veau. Carré — rôti EAU pour 100 76,70 71,80 53,10 7,70 56,20 77,00 78,00 65,20 81,50 60,00 53,90 69.80 61,00 87,20 7,80 11,60 26,00 24,60 16,60 16,10 73,50 15,57 9,43 6,00 69,80 46,40 56,60 27,30 9,60 10,90 10,00 75,10 76,40 73,10 74,00 70,50 74,70 71,40 74,00 70,00 75,30 60,70 azotées f- 15,25 20,44 23,55 0,76 19,69 18,06 16,30 23,93 15,43 28,70 20,03 31,70 29,18 10,95 15,74 19,58 49,70 52,80 54,10 53,94 18,41 29,07 2,77 4,40 25,43 15,80 21,26 30,55 59,60 66,03 69,36 19,11 18,31 19,04 19,84 21,54 19,20 19,54 18,77 20,75 20,40 32,58 MATIÈRES grasses eKtractives minérales 4,84 5,20 21,23 90,94 20,06 1,51 1,82 6,17 0,06 6,90 1,63 18,72 8,15 0,12 23,30 0,40 0,00 0,00 0,00 0,00 0,09 6,41 7,77 2,90 3,09 35,19 18,55 35,93 18,04 3,25 8,15 4,42 2,65 4,49 2,85 6,64 3,20 6,72 3,93 7,40 2,28 3,62 2,20 1,68 1,28 0,00 1,78 2,27 2,54 3,15 2,68 1,00 0,35 2,60 0,35 0,20 1,86 3,22. 12,95 13,95 15,05 15,96 3,10 7,23 21,73 1,80 » 1,59 1,20 3,01 9,76 7,52 8,09 0,52 1,68 2,29 2,22 0,40 1,89 1,40 2,19 0,78 0,92 1,59 1,01 0,88 0,84 0,60 2,27 1,16 1,34 1,55 0,33 3,40 0,84 4,35 1,32 1,53 51,30 65,20 11,35 8,65 14,25 14,00 4,90 41,72 58,30 84,90 1,68 1,02 2,39 3,21 3,00 12,30 4,40 0,85 0,96 1,08 1,00 0,92 1,01 0,94 1,11 1,07 1,10 1,51 228 ANNALES DE LA KAD pr.iir 100 Veau (suite). _ Cervelle échaudée. . . . 69,10 Côte}etta grillée .... 56,20 Épaule 71,20 Foie 70,50 Fraise échaudée 53,70 Mou 78,00 Pâté de veau 53,60 Pied es, 70 Sang 82,1.(1 Tête échaudée 63, 51 Tripes échaudées .... 75,30 — modo de Caen . ... 58,40 — en boîte 81,30 Cheval. Filet 73,10 Chevreau. Cuisse 77,00 Chevreuil. Côtelette 71,40 Cuissot cuit 46,70 Lapin. Cuisse 72,00 Filet 77,70 Pâté 62,20 Lièvre. Cuisse 61,20 Pâté 61,40 - 48,60 Mouton. Côtelette grillée vj,20 Filel rôti 62,80 Gigot 7J,20 — rôti 64,10 Langue, en boîte . . . . ",7,40 Mou 77,é" Pied êchaudé 74,50 eût, viande seule . . 57 ,60 rions 7 1 ,00 Sang frais 79,30 Mulet. Filet 7 '.,20 CIENCE AGRONOMIQUE MATIÈRES azotées gras extractives minérales 13,26 16,33 0,12 1,19 35,29 4,71 2,32 1,48 22,27 '..08 1,22 1,23 19,12 7,13 1,83 1,42 13,48 28,01 4,60 0,21 16,36 1,63 2,65 1,36 21,87 23,53 0,00 1,00 21,58 3,53 5,73 0,46 14,17 0,13 2,88 0,22 24,02 10,75 1,00 0,73 19,77 2,87 1,29 0,77 19,06 16,79 4,73 1,02 14,53 3,61 » 0,56 21,95 2,95 1,44 0,56 18,45 1,78 1,69 1,08 21,81 4,18 1,44 1,17 43,6', 4,32 2,19 3,15 23,49 3,14 0,47 0,90 18,66 1,97 0,90 . 0,77 22,63 7,15 4,94 3,08 29,88 3,34 2,55 3,03 17,85 14,82 2,26 3,67 29,51 17,99 1,21 2,69 22,45 29,92 4,19 1,24 2 '. . 6 '. 8,61 2 , 63 1,32 17,86 6,53 2,36 1,05 us 5,38 2,04 1,40 16,00 22,10 2,40 2, in 17, (m 1,85 2, 1,20 20,97 90 38 0,25 20,87 15,45 5,68 0,40 20,88 4,13 1,78 18,0'. 0,06 L\29 o,31 20,48 2,13 2,38 0,81 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 229 EAU pour 100 „ tées Porc. _ _ Andouillettes, grillées . . 52,10 16,64 Boudin grillé 29,80 10,31 Carré rôti 56,40 32,66 Cuisse crue 74,00 20,30 Filet rôti 58,80 30,93 Fromage 40,10 13,14 Galantine 48,50 38,05 Hachis 40,60 15,59 Jambon fumé 49,60 23,79 — salé 60,00 21,49 Longe, en boîte 61,90 26,83 Mou 70,30 22,48 Pâté de foie 27,50 11,12 — 19,80 14,82 — jambon 43,80 18,60 Petit salé 50,40 21,92 Pied cru 54,50 28,90 — grillé 45,00 29,45 — en boîte 67,70 16,87 Rillettes, Le Mans. ... 25,50 17,84 — Tours 10,40 15,92 Sang frais 77,50 20,30 Saucisses, en boîtes ... 51,00 16,18 — en boîtes 55,70 15,82 — — 55,60 17,99 — ordinaires. . . . mi 23,30 8,68 (10) ma 64,50 24,74 Saucisson 19,80 35,38 - 9,50 34,88 Confits de porc, Toulouse. 62 ,30 29 , 28 - 57,60 31,88 - 45,70 30,05 Lard fumé, en boîtes. . . 14,50 18,42 - . . 16,40 17,95 Lard salé, en baril ... 32,40 14,41 — après cuisson .... 28,80 19,01 — couenne seule . . . . 58,70 25,97 MATIÈRES grasses extractives minérales Sanglier. Cuissot rôti. . . . 45,30 45,29 24,83 47,80 8,55 3,10 7,73 34,02 6,42 40,21 13,03 12,44 7,23 2,75 52,17 42,05 33,83 16,72 12,92 19,77 13,83 46,82 66,40 0,10 28,66 24,22 21,31 8,41 44,06 32,84 44,61 5,48 6,99 17,32 55,70 58,35 40,29 48,22 14,00 6,41 6,22 10,81 1,08 1,58 1,33 10,07 4,53 1,32 4,11 5,39 1,14 2,81 6,91 21,35 0,73 0,43 2,93 5,12 0,00 4,89 5,70 1,64 0,86 1,29 0,93 0,00 14,58 10,05 9,24 1,92 0,90 4,31 4,78 0,00 0,22 0,18 0,18 1,74 0,21 1,28 1,31 1,02 1,21 2,67 2,50 2,28 9,47 4,68 2,90 1,66 2,30 1,98 3,04 10,53 0,75 0,66 0,60 4,95 1,58 0,46 3,30 2,97 4,17 1,23 4,17 1,93 1,77 1,02 2,63 2,62 6,60 7,30 12,68 3,79 1,15 1,26 Les matières azotées (albumine, chondrine, créatine, fibrine, géla- tine, globuline) ont été obtenues, comme précédemment, en multipliant le poids de l'azote trouvé à l'analyse par le coefficient 6,25, bien que ces matières ne contiennent pas exactement i6°/ d'azote mais le plus souvent entre i5 et 17. 230 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Dans les matières extractives il y a, avec des produits indéterminés, une faible quantité de glycogène et parfois des traces de cellulose provenant de condiments (échalotes, oignons, persil)... ajoutés à cer- taines préparations (fromage de porc, galantines, pâtés, saucisses). Dans les viandes de boucherie, il y a en moyenne 0,20 phosphore ; dans les poissons la proportion atteint o,5o. 2. CHAIR D'OISEAUX ET REPTILES EAU pour 100 azotées MATIKICKR es extractlvei Canard, cuisse 69,80 19,75 7,28 Caneton rôti 40,80 36,60 19,86 Dindon, en boîte . . . . 64,10 22,57 8,94 Grenouille, cuisses . . . 78,40 18,45 0,47 Moineau 78,20 17,16 2,17 Oie 66,00 14,24 18,85 -rôtie 51,90 26,82 17,29 - en boîte 58,50 23,01 15,90 Œuf de poule, entier. . . 75,00 11,59 11,04 - blanc 86,30 11,40 0,39 - jaune 51,20 14,62 30,13 conserve, en boîte ... 6,40 45,00 39,40 - — ... 6,66 40,90 41,66 poudre \ 5,37 30,90 57,20 Pâte d'oie 60,10 14,62 19,51 - de foie gras 35,20 8,96 47,13 20,80 11,35 47,15 Pigeon, cuisse 66,70 21,73 9,71 Poulet, cou 68,90 12,86 15,83 - cuisse 70,00 17,19 10,95 - rôti 51,30 32,10 15,27 - en boîte 67,40 21,67 6,55 3. CHAnt DE POISSONS Ablettes frites 53,80 23,05 18,81 Alose 63,90 21,88 12,85 - œufs 71,10 20,76 2,78 Anchois saumurés. . . . 50, 40 15, 56 18,33 Anguilles communes. . . 59,80 13,05 25,69 - de mer 75,80 16,97 5,27 Ci me 78,70 16,18 4,09 Brochet 79,50 18,35 0,66 Carpe 79,60 15,34 3,56 Carrelel 79,50 16,40 1. *9 Daurade 81,10 16,94 0,93 Gardons 80,50 16,39 1,08 1,83 0,30 2,84 1,44 1,79 0,58 3,04 1,02 1,43 1,39 2,61 4,90 7,33 3,28 3,02 7,41 18,05 0,48 1,82 1,16 0,04 3,09 0,68 0, I 1 5 . 1 2 2,05 0,70 l.n'.i 0,01 0,41 0,52 L,12 0,06 0,80 minérales 1,34 2 , 4 \ 1,55 1,24 0,68 0,33 0,95 1,57 , 9 '. 0,52 1 , 44 4,30 3,45 :{.•::. 2,75 1,30 2,65 1,38 0,59 0,70 1,29 1,29 3,66 I ,26 1,24 13,66 0,76 0,87 1,02 l .us 0,98 1 ,5.5 0,97 1,23 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 231 MATIÈRES azotées grasse* EAU pour 100 extraccives minérales Gardons frits Éperlans — frits — œufs Goujons — frits Grondin gris — rouge Hareng frais — laitance — fumé — œufs Limande Lingue •. Maquereau Merlan commun. ... — Colin Morue sèche — salée — dessalée Muge , Orphie Perche Raie . • Sardines fraîches . . . — œufs — salées — en boîtes Saumon, Halle de Paris — en boîte Sole Surmulet Tanche Thon, en boîte Truite Turbot ........ Vive 46 78 41 66 81 51 73 72 76 80 58 59 85 84 67 80 80 12 9 45 77 79 70 82 76 76 73 70 63 56 43 61 59 62 65 79 74 80 55 80 77 84 ,70 ,30 ,50 ,00 ,20 ,90 ,50 ,80 ,00 ,30 ,30 ,90 ,80 ,20 ,60 ,70 ,10 ,20 ,40 ,00 ,10 .30 ,50 ,60 ,40 ,90 ,10 ,30 ,10 ,30 ,84 ,40 ,90 ,70 ,60 ,20 ,70 ,00 ç40 ,50 ,60 ,20 38 15 26 21 15 21 18 22 17 15 51 21 12 13 15 16 17 51 47 37 18 18 22 14 22 21 22 21 23 23 27 17 17 20 22 17 19 17 29 17 18 13 ,79 ,40 ,32 ,47 ,94 ,56 ,05 ,85 ,23 ,75 ,62 ,09 ,05 ,87 ,67 ,15 ,84 ,96 ,10 ,25 ,79 ,32 ,08 ,90 ,08 ,77 ,12 ,95 ,68 ,21 ,62 ,65 ,72 ,92 ,45 ,26 ,27 ,47 ,08 ,52 ,10 ,71 9 3 27 10 1 21 5 4 2 14 3 15 5 1 1 1 4 2 1 2 14 23 20 19 13 10 4 12 2 ,57 ,36 ,93 ,09 ,03 ,04 ,84 ,98 ,80 ,35 ,97 ,53 ,38 ,14 ,04 ,46 ,36 ,80 ,95 ,02 ,87 ,22 ,56 ,55 ,45 ,37 ,33 ,46 ,62 ,07 ,00 ,00 ,19 ,67 ,13 ,81 ,40 ,39 ,57 ,74 ,28 ,76 2 1 1 2 14 1 1 2 1 2 1 4 1 2 1 1 1 17 53 95 27 44 74 51 29 46 14 71 58 80 00 28 25 73 44 05 59 86 07 06 98 17 01 57 94 93 27 00 08 95 96 60 11 58 48 37 44 28 61 2 2 3 1 1 4 1 1 1 1 4 1 1 27 40 14 2 1 1 1 1 8 4 5 2 1 1 1 1 1 1 77 41 30 17 39 76 30 08 51 46 40 90 97 79 41 44 97 60. 50 14 38 09 80 97 90 97 88 35 67 15 54 87 24 75 22 62 05 66 58 80 74 72 Les matières extractives comprennent des produits assimilables indéterminés. 232 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 4. CHAIR DE CRUSTACÉS ET MOLLUSQUES EAU l ,our ""' uotéea < .n.Iium, leneade . . . . 92,00 4,16 Crabe, chair cuite. . . . 76,50 15,89 Crabe pagure, en boîte. . 77,80 16,82 Crevettes crues 78,80 17,98 — cuites 67,30 24,62 Écrevisse, queues. ... 82,30 13,59 Hélices némorajes. . . . 80,50 16,34 .... 83,20 10,60 .... 80,00 15,24 — vigneronnes 79,30 16,10 — — 85,00 10,11 — 81,00 14,27 Homard 75,60 18,87 — en boîte 76,40 17,67 Huitres 80,50 16,34 Langouste cuite .... 74,70 18,10 Littorine, (bigorneau) . . 73,30 11,44 Moule 82,20 11,25 ivigne de Saint-Jacques. 78,00 13,69 Seiche 79,50 18,68 MATIKKES grasses extractivee minérales 0,29 0,87 0,65 1,00 1,65 0,57 1,38 0,80 0,96 1,08 0,72 0,83 0,98 0,62 1,38 4,92 2,28 1,21 1,54 0,47 2,32 1,23 5,75 0,99 2,53 2,20 1,01 1,21 2,01 4,42 2,89 0,65 0,45 1,33 3,94 1,46 # 2,69 1,11 1,97 1,55 2,67 1,50 2,46 1,44 2,16 2,39 3,02 2,29 0,45 1,33 1,32 0,96 7,83 4,60 4,04 1,30 5,05 1,72 0,00 1,35 IX — LAITAGES 1° BEURRE — CRÈME — LAIT 1. Beurre ordinaire. — 2. Beurre d'Isigny. — 8. Crème — 4 et 5. Laits. Eau Matières azotées (caséine). — grasses extractives (lact.) — minérales. . . . 1 2 3 4 13,90 13,30 68,60 87,20 89,60 1,30 2 . 52 2,58 3,23 2.59 s ', , 05 s:{,58 26,52 4,12 3,22 0,63 0,4)0 1,60 4,83 4,06 0,1 •.> 0,60 0,70 0,62 0,53 Km 100 100 100 Dans 1rs beurres salés, la proportion 5 73,44 8,47 6,27 10,00 0,17 1,65 100 » 6 6,44 26,87 0,80 32,80 27,41 5,68 100 » 7. Hollande. — 8. Italie. — 9, 10, 11. Suisse. Eau. . . . Caséine . . Beurre. . . Lactose . . Indéterminé Cendres . . 100 10 100 100 100 11 8,54 69,50 71,14 73,42 73,12 33,50 9,60 7,94 7,53 6,71 0,50 6,90 8,00 7,50 9,13 46,00 11,15 10,94 9,34 8,94 3,42 1,08 0,13 0,72 0,60 8,04 1,77 1,85 1,49 1,50 100 3. CONSERVES DE LAIT AVEC SUCRE 1. France (Franche-Comté). — 2, 3, Vugletcrre. — 4. États-Unis. — 5. Suisse. Eau. . . . Caséine . . Beurre. . . Lactose . . Saccharose. Indéterminé Cendres . . 27,40 29,37 36,82 24,33 23,80 10,03 9,33 8,37 9,70 6,83 10,70 2,89 6,92 0,09 11,80 13,16 11,10 7,58 12,68 11,57 34,80 36,60 29,90 45,41 44,00 1,94 8,19 8,36 5,58 0,00 1,97 2,52 2,05 2,21 2,00 100 100 100 » 100 » 100 » 234 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 4. FROMAGES Bourgogne 29 Brio 48 — 43 Bondons 50 - 54 Camembert 49 Cantal 28 - 35 - 39 - 34 Chester 22 Chèvre, sec 20 Coulommiers 50 Fromage à la crème . . 49 - dit petit Suisse ... 58 - - 54 - - 44 - - 52 Gex 31 - 28 - 32 Gorgonzola 45 Gruyère 31 - 27 - 31 - 28 - 27 - 28 - (11) .... mi 27 — ma 33 Hervé 37 Hollande 37 - 38 - 38 Limbourg 48 Livarot 33 Mont-dOr 43 Munster 45 - 37 Olivet, cendré 28 Parmesan 32 Pont-rÉvêque 46 Port-Salut 27 Roquefort 28 - 21 - 32 KAU matières léra pour 100 azotées extrac tires lui ,50 • 28,84 38,55 1,65 1,46 ,80 19,94 22,45 4 85 3 96 1,90 19,04 28,93 6 ,63 1 ,50 ,80 17,60 25,15 5 12 1 33 ,80 14,43 20,59 5, 98 4 20 ,00 18,72 21,65 5, 95 4, 68 ,50 28,38 34,10 4 46 4 56 ,10 24,98 28,30 7 22 4 40 ,00 24,22 26,90 5 93 3 95 ,50 28,70 25,20 6 15 5 45 ,60 27,16 39,50 6 80 3 94 ,80 33,60 25,90 15 30 4 ,40 ,40 17,41 20,45 4 ,80 6 ,94 ,00 7,20 40,47 3 ,08 ,25 ,00 7,55 31,90 2 13 ,42 ,60 10,52 28,69 5 ,87 ,32 t,70 19,94 26,85 7 ,09 1 ,42 ,10 13,49 25,20 8 ,28 ,93 ,50 29,96 28,85 5 51 4 18 ,20 32,06 31,25 3 99 4 50 ,10 29,86 32,20 34 5 50 ,90 21,28 27,20 1 67 3 ,95 ,70 36,06 26,95 1 79 3 50 ,50 33,89 33,32 1 50 3 79 ,80 33,46 25,94 4 10 4 70 ,90 31,98 29,56 5, 51 4 05 ,60 35,14 28,46 3 74 5 06 ,86 29,93 33,19 3 88 4 14 ,50 29,54 23,10 1 50 3 50 ,10 37,80 33,40 7 40 5 06 ,50 20,86 23,93 7 71 10 00 ,90 27,32 25,90 4 08 4 80 ,50 25,34 24,29 9, 07 2 80 ,80 26,76 22,65 7 54 4 25 ,95 32,43 8,91 2, 13 7 58 ,80 31,76 21,95 8 05 4 44 ,20 20,10 23,97 8 84 3 89 ,40 16,86 25,90 6 88 4 96 ,50 18,17 29,83 9 75 4 75 ,40 13,98 48,16 5 16 4 30 ,71 35,27 24,60 2 80 4 62 ,40 20,32 25,80 6 68 1 ,60 ,70 31 , 1 6 35,Hi 2 04 4 ,00 ,90 25,16 ::s,30 3 00 4 64 ,30 30,77 34 , 11! 11 58 2 23 ,20 24,78 29,96 7 22 5 84 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE MATIÈRES 235 Saint-Pourçain . . . . Savoie Fromage de vache . . Fromage fort (Bresse), EAU pour 100 azotées grasses extractives minérale.' 35,10 19,37 34,63 8,76 2,14 52,40 28,84 5,90 9,38 3,48 49,70 27,32 6,45 12,53 4,00 80,50 9,94 3,64 5,20 0,72 51,70 28,20 12,74 4,58 2,78 Il y a 0,20 à o,5o de phosphore dans fromages à la crème, Brie, Camembert, Roquefort, Pont-1'Evêque ; o,5o à o,8o dans Cantal, Gex, Gruyère, Hollande, Port-Salut. Les matières extractives très assimilables contiennent du sucre de lait. Les matières minérales varient suivant la quantité de sel ajoutée aux produits. X — SOUPES ET POTAGES Juliennes ........ Potages : Aux doliques Aux haricots. . . . mi (23) ma Haricots et p. de terre . Aux lentilles. . . . mi (6) ma Pommes de terre .... Soja et haricots Soja et riz Tapioca EAU MAT IÈKES pour 100 azotées grasses amylacées minérales 13,60 6,52 0,70 75,38 3,80 19,90 7,37 0,60 64,93 7,20 13,80 7,75 1,50 72,49 4,46 9,12 8,31 1,10 78,29 3,18 11,20 9,20 0,80 74,90 3,90 10,10 27,35 2,15 57,60 2,80 2,20 12,72 7,30 33,01 2,10 13,90 19,82 37,95 65,78 17,52 3,05 25,81 32,65 29,95 8,54 6,40 15,32 6,95 33,00 2,10 9,60 18,10 37,95 60,71 10,00 42,00 4,50 18,70 32,45 2,35 7,60 15,96 6,10 55,14 15,20 8,30 7,36 5,90 76,74 1,70 5,82 19.34 21,14 40,66 13,04 12,42 23,96 13,17 41,71 8,74 5,52 18,80 38,22 28,56 8,90 6,30 19,79 17,22 43,89 12,80 8,68 13,05 21,66 43,88 12,73 23,03 0,90 0,10 69,19 7,78 236 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE EAO MATIÈRES pour 100 azotées grasses amylacées minérales Soupes : Au gruyère 7,00 17,50 28,90 38,90 7,70 Haricots avec bœuf et porc mi 6,20 10,28 18,80 26,44 3,95 (11) ma 33,60 19,88 34,85 46,75 9,90 Plus souvent 13,00 16,68 26,86 39,13 4,33 Légumineuses avec extr. de viande . ... mi 2,20 18,42 2,75 8,85 2,10 (13) ma 41,50 41,60 25,35 56,01 14,50 Tapioca extr. viande . . 7,18 9,62 14,56 54,97 13,67 . . 10,90 8,49 0,10 58,47 2,04 . . 2,50 9,28 26,00 56,46 5,76 Graisse de Normandie pour soupes 0,26 0,00 92,80 6,56 0,38 Les matières amylacées comprennent moins de i °/ de cellulose dans la plupart des potages; jusqu'à 3 dans les potages aux légumi- neuses et 4 à 5 dans les juliennes. Les matières minérales varient suivant le sel ajouté. XI — CONDIMENTS Âmomo. Épices du Tonkin. . Anis étoile. Tonkin Anis vert. Tunisie Arec noir. Cochinchine .... Cannelle. Écorces, Guadeloupe I ''iiyane Inde française . . . Madag;i < ar .... Mavotte EAU pour 100 14,80 13,30 11,50 MATIÈBF.S azotéea grasses extractives minéralos 11,51 1,70 67,19 5,80 5,53 12,45 66,12 12,90 14, lï 16,90 50,06 8,30 6,35 71,05 2,60 6,00 1,90 10,60 2,10 1,30 82,70 3,30 11,30 S, 41 2,05 79,64 3,60 11,80 4, 45 S, 20 76,65 3,90 14,20 5,22 2,80 75,78 2,00 13, un 5,20 2,25 77,25 2,30 1 1,30 4 , 1 1 2,10 79,99 2,50 11,30 3,50 1,10 81,50 2,60 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 237 Cardamome. Graines, Cambodge . Carvl. Graines, Tunisie . . Coriandre» Graines, Tunisie . . Cornichons. Halle de Paris . . . Cumin. Graines, Inde française Tunisie. Curcuma. Safran de Cholon . — Guyane. . . . — Réunion . . . Estragon. Sommités 15 centimètres. Fenouil. Graines, Inde française. — Tunisie Fénugrec. Graines, Tunisie . — Tunisie. . . . Gingembre. Poudre, Tahiti . . . . . Rhizome, Côte d'Ivoire Girofle. Clous, Guadeloupe — Inde française. — Madagascar. . — Martinique . . — Grande-Comore — Réunion . . . Moutarde. Graines blanches . . . . — noires, Alsace . . . . — noires, Cochinchine . Moutarde de table, Dijon. EATT MATIERES pour 100 azotées grasses extractives minérale 11,80 10,05 3,60 67,35 7,20 15,70 18,62 12,25 47,83 5,60 9,50 12,74 9,50 63,46 4,80 92,60 1,02 0,38 4,19 1,81 10,80 18,58 11,90 50,52 8,20 11,20 15,96 17,15 48,59 7,10 12,30 11,70 10,87 54,75 8,40 11,60 6,82 8,25 65,93 7,40 13,00 8,82 13,40 58,78 6,00 73,30 8,50 13,20 16,50 10,10 10,80 17,30 64,50 24,80 25,00 29,10 26,60 18,90 24,20 25,40 7,00 6,30 6,20 63,19 6,20 13,51 16,68 17,78 22,96 27,72 1,15 3,94 5,57 6,60 5,60 5,78 7,15 6,54 6,71 26,46 29,40 26,58 7,58 1,29 11,90 10,55 14,40 5,95 6,65 3,75 2,25 19,80 19,90 21,00 21,20 14,00 18,80 17,95 26,30 25,95 28,30 13,65 16,56 54,89 52,87 45,12 58,09 52,08 75,96 26,61 44,83 43,75 39,60 42,22 54,75 46,36 44,94 36,04 33,25 '34,77 7,49 2,65 11,20 6,70 6,20 2,90 2,75 1,84 2,70 5,00 4,75 4,70 4,20 5,20 4,10 5,00 4,30 5,10 4,15 8,09 238 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Muscades. Amandes, Inde française. — Réunion Xigelle. Graines, Algérie . . . . Piments. Espagne En boîte Pûnprenelle. Halles Paris Poivres. Annam Cambodge — Kampot . . . Cochinchine Dahomey Guadeloupe Inde française Sénégal Poivres maniguette. Gabon Guyane Poivres rouges. Côte d'Ivoire Guinée Inde française Martinique Salonique Poudre à kari. Inde française Vanilles. Comore Réunion Tahiti EAU pour 100 11,00 17,00 92,00 82,50 91,86 62,10 11,40 11,40 12,40 13,60 10,80 12,70 11,10 11,00 13,30 9,30 12,00 12,90 9,90 7,90 6,50 11,60 9,66 MATEBRES azoti'f- issw extractivea minérales 5,10 23,85 57,35 2,70 7,15 27,55 45,80 2,50 . 7,80 21,00 20,70 46,30 4,20 1,11 2,48 0,08 7,03 12,01 13,05 12,75 11,57 12,46 11,86 9,98 12,82 11,51 12,88 7,70 7,75 12,90 10,50 10,19 11,61 0,21 1,99 0,26 7,30 6,40 6,85 7,35 7,60 5,15 10,15 9,70 5,50 19,60 5,50 5,80 8,45 9,20 13,45 5,80 8,75 6,35 12,50 7,26 1,07 26,29 67,29 67,85 66,25 63,73 65 . 2 S 66,59 64,37 62,58 64,75 54,89 72,00 71,35 65,08 60,00 59,75 >'<: , 2 i 9,00 13,66 18,90 50,49 19,80 20,70 13,70 5,94 1,96 lu. SI) 14,70 11,30 60,61 55 ,66 65,34 0,33 0,93 0,54 3,51 2,00 1,30 1,75 3,75 3,90 3,70 4,40 4,90 4,92 3,33 2,80 2 20 3,80 7,00 9,80 5,20 7,44 7,95 2,85 3,20 4,70 Les matières azotées des poivrés et vanilles comprennent la |»ij>< ; - ridine et la vanilline. •VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 239 Les matières grasses contiennent les huiles essentielles qui donnent aux divers produits leur saveur spéciale : 2 à 3 dans anis, cardamome, cumin; 5, anis étoile; 10 à 16 dans les clous de girofle. Les matières extractives : amidon, tannin, sucre (piments doux, vanilles), cellulose (5 à 10 dans anis verts, carvi, curcuma, gingembre), 10 à 20 (amomes, cannelles, fenouil, poivres, vanilles) et au delà dans coriandre et anis étoile. Manganèse dans toutes les cendres. SELS DE CUISINE. Le sel ordinaire, d'après quinze analyses, contient 0,10 à 3,25 d'eau; g5,o8 à 99,91 de chlorure de sodium; i,3o au maximum de sulfates (chaux, magnésie) et 0,9 d'insolubles. XII — CACAOS, CAFÉS, THÉS 1. CACAOS — CHOCOLATS Congo Côte d'Ivoire. . . Dahomey .... Guadeloupe . . . — terré Guyane Inde Indo-Chine. . . . Madagascar . . . Martinique. . . . Mayotte Réunion Poudres de cacao . EAU MAI riEBES extractives pour 100 azotées grasses minérales 6,30 11,35 42,40 36,75 3,20 5,20 13,24 43,80 34,76 3,00 5,70 13,40 47,60 30,10 3,20 6,10 12,93 53,50 24,27 3,20 4,80 14,03 46,75 31,22 3,20 6,40 12,44 47,40 25,56 8,20 6,50 13,09 47,40 30,41 2,60 5,00 12,77 48,00 31,03 3,20 4,40 13,40 42,10 37,20 2,90 5,30 13,32 40,90 37,68 2,80 6,20 14,28 46,60 29,82 3,10 4,70 9,05 36,88 46,47 2,90 7,60 11,41 43,10 33,99 3,90 5,50 14,14 38,10 38,06 4,20 5,70 13,39 43,90 33,01 4,00 5,10 13,70 44,00 33,80 3,40 5,90 13,85 47,40 29,75 3,50 6,60 13,09 46,60 30,01 3,70 7,60 12,40 53,80 22,50 3,70 4,51 21,87 24,40 44,02 5,20 5,46 21,00 30,10 39,14 4,30 6,60 20,56 27,80 37,14 7,90 8,02 18,37 24,40 42,21 7,00 240 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Les matières grasses (beurre de cacao) contiennent de petites quan- tités de caféine et de théobromine (maximum 0,70 °/ ). Les matières extractives comprennent amidon, sucre, rouge de cacao, etc. Phosphore, o,38 à 0,57 °/ . Manganèse dans les cendres. CHOCOLATS ORDINAIRES. Quarante-deux échantillons de fabrication française présentés aux adjudications militaires de décembre 19 14 ont donné : MATIÈRES Mi. Ma pour 100 azotées grasses sucrées extractives minérale 0,58 4,37 17,60 51,15 6,50 0,62 1,98 8,35 24,98 68,42 14,47 1,90 Ces chocolats ont été obtenus en ajoutant 5 1,1 5 à 68,42 de sucre à de la pâte de cacao dans les proportions de 3i,58 à 48,85. Dans les chocolats ordinaires la pâte de cacao ne doit pas être inférieure à 32°/ ; les matières grasses (beurre de cacao) et les matières azotées augmentent avec la richesse en cacao. 2. CAFÉS VERTS ET TORRÉFIÉS Congo mi (7) ma Dahomey mi (6) ma Guadeloupe. ... mi (6) ma Guinée Guyane mi (9) ma Inde française. . . mi (6) ma Indp-Chine .... mi (5) ma 1 EAU M V riÈKES extractives CAPRINÏ pour 100 azot grasses minérales pour 10 9,00 10,10 4,60 66,13 2,78 1,00 11,30 12,93 7,85 70,85 4,10 2,05 8,00 10,16 5,89 66,91 2,80 0,94 10,40 13,24 7,90 70,33 4,10 1,91 10,40 10,43 6,48 62,72 2,70 0,95 13,40 13,87 8,90 67,82 4,00 1,05 10,70 12,05 8,94 65,06 3,25 1,40 9,90 12,61 8,05 65,14 4,30 0,80 11,20 10,78 6,85 67,47 3,70 1,10 8,30 10,38 3,98 64,63 3,00 0,65 10,50 13,32 8, lit) 71,22 4,00 1,20 8,10 11,97 6,35 61,71 3,80 0,90 12,80 13,51 9,'.'.', 66,21 8,60 1,65 8,80 10,07 5,00 65,37 3,00 0,80 ] 2 , 30 12,75 10,55 69,68 3,60 1,30 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 241 EAU pour 100 Madagascar. . . . nu 7,70 (20) . ma 13,20 Martinique .... mi 9,00 (9) ma 11,90 Mayotte et Comore : Cafés cultivés. . . mi 9,10 (8) ma 11,60 Cafés sauvages, 1898. . 8,70 - 1899 9,00 - 11,60 Nouvelle-Calédonie, mi 10,50 (5) ma 13,30 Réunion : Café Bourbon 8,80 - 11,30 Café sauvage 10,50 Tahiti 10,00 - 7,70 lie Gambier 6,90 Abyssinie mi 7 , 20 (5) .ma 9,00 Brésil : Bahia 9,60 Bourbon 9,80 Rios, Santos ... mi 8,65 (58) ma 13,40 Célèbes. 9,10 - 9,50 Ceylan 9,80 - 9,60 Colombie 9,10 Equateur 10,00 Guatemala .... mi 10,00 (5) ma 12,80 Haïti mi 9,20 (7) ma 11,50 Hawaï . ..:.... 9,00 Indes mi 9,90 (5) ma 11,60 Java 8,00 - 9,80 - 9,80 Libéria 9,90 - 9,20 Mexique 10,00 MATIÈRES CAFÉINE azotées grasses extractives minérales P our luO 10,78 14,68 10,97 15,52 6,15 13,24 10,29 10,88 6,15 10,28 12,90 10,65 10,94 8,75 10,74 12,30 13,08 9,94 11,21 11,21 11,58 9,88 13,59 13,12 11,66 12,81 11,35 11,58 11,74 10,82 12,59 11,82 13,20 10,66 11,58 13,66 12,13 12,89 10,82 12,21 13,82 10,89 4,45 11,60 4,85 7,15 4,10 11,15 10,00 12,20 0,95 5,66 9,45 8,90 10,25 7,65 6,45 6,20 5,45 6,70 9,00 7,65 7,90 5,98 11,28 7,10 5,90 5,75 6,05 10,00 8,70 6,79 10,74 6,05 10,40 5,48 6,30 7,90 5,80 4,46 7,28 7,50 8,00 9,60 59,68 69,17 62,98 69,92 63,24 70,16 68,41 64,92 79,00 62,85 67,56 67,45 63,81 70,30 69,37 69,50 69,77 67,91 70,39 68,04 67,66 58,59 72,75 66,80 69,04 67,84 69,48 66,22 65,82 64,68 68,30 63,26 66,75 71,51 66,09 67,74 70,07 69,05 69,32 67,09 66,72 65,87 3,20 4,50 3,00 4,40 3,70 4,00 2,60 3,00 2,30 2,70 3,30 4,20 3,70 2,80 3,44 4,30 4,80 3,70 4,00 3,50 3,06 2,10 4,40 3,88 3,90 3,80 3,52 3,10 3,74 2,10 3,35 2,86 4,00 3,35 2,68 3,50 4,00 3,80 2,78 3,30 2,26 3,64 0,65 1,40 1,00 1,35 1,25 1,55 0,00 0,00 0,45 0,85 1,05 0,65 1,00 0,80 0,98 0,75 0,60 0,68 0,80 0,92 0,50 0,78 1,35 0,95 1,08 1,08 1,20 0,75 0,96 1,00 1,20 0,94 1,28 0,96 0,96 1,10 0,94 1,06 1,00 1,02 1,05 1,06 (') Dont cellulose : 9,41 au mi et 14,90 au ma. ANN. SCIENCE AGKON. — 1922 16 242 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE EAU pour 100 Moka 10,80 - 7,2(1 Porto-Rico H», 90 — 12,10 Transvaal 8,70 Venezuela mi 9,60 (7) ma 11,30 Cafés toutes proven. mi 7,20 (216) ma 13,50 Cafés torréfiés . . mi 0,40 (14) ma 4,30 Cafés nègres : Guadeloupe 14,90 Madagascar 11,40 Martinique 9,00 Soudan 11,00 MATIKKI S CAFEINE Bcoteea 11.21 Il ,19 10,66 11,36 9,44 11,35 13, 14 6,15 15,58 11,82 14,43 17,54 14,87 [6,7 '. 16,94 gra - a 8,65 8,30 1 1 , 50 6,98 7,05 7,20 IH.75 3,98 ] 1,60 7,85 16,45 2 . 1 5 ::, m 2,20 2,90 extractivea minérales l"""' 1W 66,64 69 . 2 1 63,76 66,70 70,61 63,09 66,31 57,82 75,73 62,45 75,11 61,11 67,08 68,41 65,36 2,70 4,10 3,18 2,86 3,70 3, 10 3,56 2. 10 5, 10 2. se. 5,00 4,30 3,55 :i . 65 3,80 0,90 0,75 1,16 1,80 1,15 0,94 1 ,28 0,00 2,05 0,84 l ,50 Les nègres utilisent comme café les graines torréfiées de la casse occidentale dans les mêmes conditions qu'en d'autres pays l'arachide, la racine de chicorée, l'orge, le soja. Il y a moins de phosphore dans les cafés que dans les cacaos; en moyenne o, i5. Caféine : 2, o5 au maximum dans un café du Congo. En 1898 j'ai constaté que quelques cafés sauvages de la Grandc- Comore n'en contenaient pas. EAU Thés, Maté po "l um Annnin 8,70 - 12,50 Madaga 1 ar 11,10 - 11,60 Tonkin 9,30 - 10,80 - 9,80 Marché de Paris. . . 11,30 - .s. 70 - 7,60 - 9,30 Mat , iln Paraguay. . . 7, ou - . . 9,70 MATIERES téos grasses extrac minérales pour L00 22.:!'i 3,90 59,91 5,lii 't.no 19,57 2,35 61 .08 '. . 50 3,84 26,78 1 . 65 55,77 4,70 5 20 2 L , 91 1 ,35 60,04 5, 10 3,75 24,02 i,80 55, es 6,20 1,75 22,84 5,00 53,66 7,7i» 2,25 22,56 2,20 60,44 5, 2,42 03 3,40 61,37 4,60 2.75 21. 19 2 . 1 2 62, 19 5,20 l . 35 il ,35 5,60 71,55 4,50 0,55 12,13 9,95 62,82 5,40 1,67 VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 243 XIII — BIÈRES, CIDRES, VINS, EAUX-DE-VIE Bière. Bière de Strasbourg Cidre. Cidre, Normandie — Sartlie Hydromel. Hydromel, Cambrai Vins. Vins rouges, Algérie mi (27) ma Vin de palmier, Laghouat ALCOOL pour 100 4,80 14,50 EXTRAIT par litre 62,00 151,00 CENDRES par litre 3,04 3,50 37,60 1,32 6,80 36,80 2,20 4,70 33,60 3,19 1,80 9,07 20,80 2,75 13,80 38,30 6,63 5,50 116,00 3,20 Il y a 22 de sucre dans l'extrait de bière; 16 à 19 dans. le cidre; 12 1 dans l'hydromel ; 3 au maximum dans les vins ordinaires d'Algérie qui ont donné i,i3 à 3,25 de tartre. Les vins rouges livrés pendant la dernière guerre ont donné : Mi 7,5 16,00 2,74 Ma 11,2 24,50 5,70 Plus souvent - 9 à 10 20 à 22 4 à 5 Sulfates au-dessous de 2 gr. par litre. EAUX DE VIE RHUMS Alcool Extrait Alcool Extrait llaux-de-vic et rhums. pour 100 par litre pour 100 par litre Mi. 44,6 0,40 41,9 2,20 Ma 46,3 2,40 58,5 4,80 L'acidité par litre a été de 0,08 à 2,4o pour les eaux-de-vie et le plus souvent entre o,4o et 0,60 pour les rhums. 244 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE XIV - FOURRAGES 1. FOURRAGES SECS, AVOINES, FOINS, PAILLES, SUCCÉDANÉS Avoines. France : i 2 e régions . . . mi ^58) ma :;■ el I e régions . . . mi (14) ma ', r el 6 ( régions. . . . mi (18) ma Algérie mi (27) ma Inde française Madagascar Nouvelle-Calédonie. . . . Réunion Australie Canada mi (G) ma. Ètats-Uriis mi (6) ma Hollai de mi (G) ma Républ. Argentine. . . . Roumanie mi (6) ma Russie mi (35) ma Suède mi (6) ma Transvaal Turquie "" (11) ma Avoines de toutes prov.mi ma Balles d'avoines MATIÈRES pour ldo azoï isaea extract ivaa minerait 9,50 8,02 3,30 67 . 65 1,88 15,on 13,16 6 , 34 73,37 4,12 10,00 7,10 4,48 68,33 2,52 13, vu 11 , 40 5,80 7 1,59 3,86 10,10 7,13 4,16 68,05 2,54 13,90 11 , 89 6,80 72,71 4,02 7,80 7,78 4,40 69,79 3,34 11,52 11,76 6,40 83,03 4,25 10,60 10,38 4,95 70,71 3,36 13,20 12,36 4,70 07.39 2,35 I.' ,70 17,60 4,90 61,35 3,45 11,80 13,30 2,20 69,50 3,20 12,00 11,20 5,45 68,25 3,10 10,90 8,54 6,20 70,56 3,80 11,00 8 , '. 5 3,53 69,47 2,75 13,80 10,58 5,00 71,47 3,50 9,60 10,39 2,26 67,59 3,00 12,80 12. 5,80 71,56 3,64 10,30 9,05 3,32 67,03 2,10 14,50 10,93 6,14 72,88 3,30 11,10 11,18 5,20 68,82 3 . 70 11,40 7,94 5,02 71,78 3,86 11,00 10,18 ',.04 Cf., 89 3,18 11.70 14,13 5,80 70,01 3,46 9,7<» 8,13 2.. s'.» 66,95 2 . S ', 14,60 13,59 5,64 75,03 4,50 10,30 8,98 4,78 66,50 2,60 14,46 1 1,17 5,58 71,72 3,18 10,80 8,40 5,15 71.',:. 1,20 9,00 8,94 4,2:5 68,02 :;,'.<•> 11,60 10,05 6,38 72,67 0.20 9,50 7,10 2,2il 63,97 (') 1,88 15,(10 17,60 «.,82 76,56 6,90 10,60 1.11 0,72 80,57 7,00 10,40 2,06 0,50 s i . 1 5 5,80 lu. 70 2 , 38 0,90 79,04 6,98 (M Cellulose : mi 7,02: ma 12,24. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 245 Foins. France : l re et. 2 e région?. . . mi (38) ma Foin de choix 3 e et 4 e rég mi (12) ma 5 e et 6 e régions ... mi (14) ma 7 e , 8 e , 9 e 10 e régions, mi (22i ma Algérie : Bône Philippeville Tiaret Canada, 1893 .... mi (6) •. . ma Hollande, 1892 . . . mi (6) ma Italie, 1893 mi Lombardie (7) ... ma Roumanie, 1893. . . mi (6) ma Foins de toutes provenan- ces. ....... mi ma Pailles. Avoine Blé mi (30) ma Millet commun Riz Seigle Succédanés de fourrages secs. Caroubes, gousses entières mi (8) ma Foins de luzerne . . mi (19 ma EAU MATIERES pour 100 azotées grasses extractives minérales 10,10 4,14 1,05 66,55 3,26 16,90 8,04 2,85 78,92 6,35 13,00 7,00 2,00 73,00 5,00 10,10 5,20 1,38 69,17 2,40 14,00 9,67 3,00 79,68 9,20 10,10 4,34 1,57 64,67 4,10 16,68 10,01 2,86 75,25 8,34 9,60 5,61 1,10 70,41 3,24 14,50 9,84 3,85 77,29 6,80 10,50 7,56 1,84 73,10 7,00 10,80 6,75 1,75 75,84 4,86 9,90 4,37 1,85 77,78 6,10 10,80 6,36 1,25 76,59 5,00 10,90 3,72 1,26 72,32 3,18 13,30 8,05 1,85 78,29 5,40 9,50 3,97 1,56 71,07 4,40 13,70 7,76 2,46 78,37 6,90 10,80 6,32 1,39 72,80 5,28 14,20 9,06 2,90 74,40 6,20 11,60 5,39 1,05 71,02 4,06 14,30 7,89 1,86 74,79 6,98 9,50 3,72 1,05 50,64 3,18 18,40 10,01 3,95 89,92 8,40 15,40 1,47 1,20 77,93 4,00 11,30 2,39 1,85 79,94 4,52 9,20 1,01 0,92 - 78,58 ( 2 ) 2,86 14,50 3,50 1,60 83,45 6,94 15,10 5,20 3,80 71,61 4,25 8,90 5,88 0,85 69,17 2,40 13,80 1,38 1,35 82,12 3,85 11,00 1,38 0,90 83,12 3,60 9,20 5,08 0,35 38,75 ( 3 ) 1,96 13,00 6,86 0,75 59,02 2,35 10,60 10,13 1,15 61,17 ( 4 ) 4,25 17,50 19,34 2,45 72,07 6,80 (') Cellulose : mi 17,30, ma 32,90. ( 2 ) Cellulose : mi 32,60, ma 39,15. ( 3 ) mi 7,85, ma 11,8.0. ( 4 ) mi 16,40, ma 27,25. 246 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Succédanés de fourrages _ i ... pour 100 86C8 (suite). Minette 12,40 - 12,10 Sainfoin mi 11,40 (7) ma 14,60 Trèfle 16,00 - 13,70 Arachides (cosses). ... 8,80 - 8,00 Cajan 11,80 Doliques 10,30 Haricots 13,00 - 7,10 Criblures, blé 9,66 Drèches de brasserie ... 10,80 — de distillerie ... 7,80 Feuilles 7,40 Maïs 10,40 - 9,90 Fourrages mélasses. . mi 15,90 (16) ma 23,10 Glumelles d'orge 5,80 Ilorse-Grani, Inde franc . 12,00 Pulpe de betterave ... 7,82 - 9,20 Sons ( 3 ) : Blé mi 12,20 (9) ma 17,10 Cacao 10,10 Fèves 10,90 - 10,30 Maïs 12,78 — 11,46 - 11,12 Millet 10,46 Tourteaux : Arachides mi 8,80 (8) ma 10,75 Coton 7,90 MATIÈRES azot. grasses extractiyes miné raies 14,26 2,58 65,92 4,84 12,78 3,70 66,20 5,22 7,96 1,65 60,06 (') 3,30 15,98 3,90 74 , 43 5,46 13,12 2,90 57 , 28 4,70 11,96 2,30 66,06 '. . 98 3, '50 0,60 85,50 1,60 7,00 1,40 81,80 1,80 3,64 0,85 80,71 3,00 6,70 0,90 79, (M) 3,10 4,28 0,90 76,02 5,80 6,15 0,80 80,45 5,50 10,65 1,95 1 s . 1 ', 59,60 28,71 11,75 42,:.: (1.22 16,73 5,35 66,82 3,30 31,90 16,18 12, 13 2,39 2,38 0,65 84,lé, tourteaux d'arachides; 10 à 20 dans (') Cellulose : mi 17,75, ma ::i,90. ( 2 ) 1 1 : cellulose 10,35 mi, 19, 75 ma;sucre mi 26, ma 37,59. ( 3 ) Proviennent de moutures effectuées pendant la guero le contrôle de l'autorité militaire. Les analyses de farines ont été données précédemment. VALEUR ALIMENTAIRE DES ALIMENTS DE FRANCE 247 les fourrages mélasses, les sons de maïs, de cacao; 17 à '62 dans les foins, les cosses, et jusqu'à 4o dans les pailles, les drèches, les cosses, et les sons de fèves. Il y a au maximum 3 °/ de sucre dans les foins et 20 à 4o dans les caroubes et les fourrages mélasses. Moins de 0,10 de phosphore dans les pailles, les caroubes et o, 10 à o,25 dans les foins et foarrages mélasses. La mélasse a pour composition ordinaire : Eau 8,40 Matières azotées 5,43 — grasses 0,35 — sucrées 61,20 — extractives 15,77 Cendres 8,85 100 >» 2. FOURRAGES VERTS Luzerne : Marché de Paris Sainfoin Trèfle ......... Vesce Betteraves : Blanches, feuilles . . . . — racines Jaunes, feuilles — racines Rouges, feuilles — racines Carottes blanches : Feuilles Racines Maïs -fourrage, tige ra 90. EAU pour 100 74,60 77,00 68,40 76,40 75,00 66,80 73,60 84,50 78,00 85,60 75,00 80,70 82,00 92,80 88,60 92,50 92,20 92,60 85,70 87,50 88,20 88,10 81,00 MATIERES azotées 4,21 4,52 4,84 4,55 3,19 3,87 6,00 2,21 4,73 2,86 6,72 4,00 2,07 0,49 1,88 0,70 1,39 0,57 2,64 2,63 0,89 0,97 0,92 grasses extractives minérales 0,72 0,59 0,58 0,58 0,63 0,70 0,71 0,44 0,66 0,36 0,62 0,56 0,43 0,06 0,30 0,07 0,12 0,06 0,33 0,27 0,19 0,22 0,35 18,69 16,26 24,33 17,08 20,27 26,02 18,35 12,06 14,77 9,98 15,85 12,71 12,68 5,77 6,46 5,83 4,78 5,88 8,60 6,94 9,48 9,74 17,09 1,78 1,63 1,85 1,39 0,91 2,61 1,34 0,79 1,84 1,20 1,81 1,94 2,82 0,88 2,76 0,90 0,51 0,89 2,73 2,66 1,24 0,97 0,64 248 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Navet jaune : Feuilles Racines Navet rave : Feuilles — racines Orge en vert Seigle en vert Les matières extractives contiennent de i à 2 °/ de sucre dans les feuilles et jusqu'à 4°/o dans le maïs fourrage et les racines de bette- raves, carottes, navets. Il y a moins de 2 °/ de cellulose non assi- milables dans ces dernières, et le plus souvent 5 à 7 dans luzernes et sainfoins; moins de 0,10 de phosphore; traces de manganèse. EAU MATIERES pour 100 azotées crasses oxtractives minorait 88,20 2,43 0,46 7,57 1,34 84,90 1,75 0,57 10,48 2,30 91,20 0,93 0,10 7,25 0,52 85,00 0,71 0,25 13,05 0,99 88,70 2,71 0,30 6,30 1,99 90,00 1,41 0,28 7,41 0,90 88,10 2,50 0,54 8,47 0,49 65,40 2,81 v 0,69 29,61 1,49 REVUE AGRONOMIQUE Porcher (Ch.). — Rapport sur la réglementation du commerce du lait (Ann. des Falsifie, 15 e année, p. 45, 1922). I. d. : 63.71. — Ce rapport est fait sur un projet de réglementation du commerce du lait. La définition du lait donnée en 1908 au Congrès de la Croix-Blanche est maintenue • « Le lait est le produit intégral de la traite totale et ininterrompue d'une ou de plusieurs femelles laitières bien portantes, normalement nourries et non surmenées; il doit être recueilli proprement et être exempt de colo- strum. » Le lait colostral dure huit jours après le vêlage. Les opérations licites subies par le lait sont notamment la filtration (soit par fdtres, soit par appareils centrifuges), la réfrigération, la pasteurisation la stérilisation, l'homogénéisation; le vendeur n'est pas tenu d'informer l'acheteur que ces opérations ont été pratiquées, mais il peut le faire. Or, il faut distinguer la pasteurisation et la stérilisation. La dénomination « pas- teurisé » ne peut s'appliquer qu'à un lait qui a été soumis à l'action de la chaleur en vue de détruire la majeure partie de sa flore et tout au moins tous les microbes pathogènes et indésirables que celle-ci peut contenir, et qui a conservé toutes ses qualités au moment de sa mise en vente. Il résulte de cette définition que la pasteurisation industrielle courante ne permettra pas la vente du lait ainsi traité sous la dénomination de lait pasteurisé. Le lait stérilisé est celui dans lequel la totalité des germes a été détruite; il ne peut être vendu qu'en récipients hermétiquement clos. Tous les moyens chimiques pour assurer la conservation du lait sont interdits. Les antiseptiques sont autorisés pour le nettoyage et la désin- fection des appareils à condition qu'il ne puisse jamais entrer dans le lait trace des ingrédients employés. Est considérée comme fraude toute addition au lait d'un produit quel- conque, exception faite pour ceux dont l'emploi pourrait être autorisé par arrêté pris de concert par les ministres de l'Agriculture et du Commerce. L'écrémage, même partiel, est une falsification; la pratique du « dessus de pot » est assimilée à l'écrémage. La vente du lait écrémé pour la consommation devrait être interdite par une loi; en attendant, il y a lieu de prévoir des précisions rigoureuses pour l'étiquetage des récipients servant au débit du lait écrémé. La crème épaisse, ou crème tout court, doit contenir 35% de matière grasse; la crème diluée au moins 15 % de matière grasse. Le mot « lait en poudre » s'applique au produit delà dessiccation du lait entier. Les laits écrémés en poudre ne peuvent être vendus que sous une dénomination contenant le mot « écrémé ». Le projet exige aussi les déno- minations « lait sucré en poudre » et « lait écrémé sucré en poudre ». Ces laits 250 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE en poudre ne peuvent être vendus que sous une étiquette portant la déno- mination exacte du produit, le poids net/la date de la fabrication,l'origine de la fabrication. Les laits concentrés sont réglementés d'une façon analogue avec les déno- minations : « lait concentré », « lait sucré concentré », « lait écrémé concen- tra lait écrémé sucré concentré ». L'étiquette devra indiquer notamment la quantité d'eau bouillie à ajouter pour obtenir, avec le contenu de la boîte, un lait normal. Le saccharose est le sucre prévu; en cas de substitution partielle ou totale d'un autre sucre, cette substitution doit être indiquée dans la déno- mination de vente. P. N. Avers (S.-H.) et Mudge (Courtland S.). — La stérilisation des ustensiles de laiterie à l'air chaud (D'après Le Lait, 2 e année, p. 37, 1922). I. d. : 63.71.(MV2ô. — Les auteurs ont recherché à quelle température l'air chaud donnerait le même résultat que la vapeur d'eau généralement employée dans l'industrie laitière. Un chauffage à 110° pendant trente minutes ou à 140° pendant quatre minutes diminue notablement le nombre des bac- téries et des moisissures et détruit les levures. P. N. Y.w Gilmolr (G.). — Recherche de la falsification du beurre au moyen du point de fusion des acides volatils insolubles \Ann. Chimie Analytique, 2 e série, t. IV, p. 53). I. d. : 614.325 : 543. — Le point de fusion des acides gras volatils insolubles varie, pour les beurres purs, de 15°8 à 25°6; plus le point de fusion est élevé, plus la proportion d'acides est faible. L'addition au beurre de 10% de beurre de coco ou de palmitine abaisse le point de fusion des acides volatils insolubles et augmente la proportion de ces acides. P. N. Chevalier (D r J.). — Rapport sur la réglementation du commerce des fromages, beurres, œufs (Ann. des Falsifications, 15 e année, p. 55, 1922). I. d. : 63.7. — Les fromages gras doivent contenir 36% de matières grasses dans la matière sèche totale; les fromages double crème doivent renfermer au minimum 40%. Si la proportion de matière grasse est inférieure à 15% de la matière sèche, le fromage ne peut être vendu que sous la dénomination de fromage maigre. ' si la matière grasse du lait est partiellement remplacée par une autre graisse, la dénomination est fromage à la graisse. Le projet définit les caractères du camembert, du roqu Tort et du gruyère. La caséine alimentaire peut être additionnée de bicarbonate ou de phos- phate de soude pour assurer sa sohibilisation (moins de 8%). Le beurre ne doit pas contenir plus de 1 au ni plus de 18 % de non- beurre, eau comprise. Le beurre salé contient au plus 10% de sel ou 10% du mélange sel et sucre. Le beurre demi-salé contient au plus 5% de sel. ide borique à la dose de 5% est toléré pour les beurres destinés aux pays chauds ou aux pays autorisant cel antiseptique. Les beurres retravailles par des moyens physiques ou la vés avec de l'eau alcaline sont obligatoirement appelés bennes réno> Le mode de conservation des OBUft conservés doit être indiqué à l'ache- teur; les œufs en coque conservés par réfrigération doivent porter à leur surface la date de leur mise en conserve. Le projet définit : l'albumine d'œuf alimentaire liquide ou sèche, le jaune d'oeuf alimentaire liquide ou sec, l'œuf complel alimentaire liquide ou La date de fabrication doit être indiquée sur l'emballaf P. V l. Deux petites recherches sur le lait Le JLaù, 2 e année, p. 104 à 103, 1922). I. année, |>. 266 et 282, l'J-2). I. d. 663.5 : 336.2. — L'auteur montre l'insuffisance des formules de dénaturation, aussi bien en France qu'à l'étranger. Les taxes (levées sur l'alcool incitent à renaturer l'alcool, ce qui e l toujours possible par recti- fication e| dilution. 11 signale, en outre, que le goût de certains consomma- teurs s'habitue aux produits ajoutés comme dénaturants. La solution, d'après l'auteur, serait une aggravation des peines contre les fraudeurs ei leur application sévèr . 11 signale, en outre, que les saponin.es constituent un moyen très simple de retrouver à une extrême dilution l'alcool déna- turé avec ces substances. P. Y Nouvelles sources d'alcool industriel utilisées en Allemagne pendant la guerre, d'après Zeitschrlft fur Splritus Industrie (Bull. Assoc. Chimistes Sucrerieet Dist., t. XXXIX, p. 283 à 285, 1922). L d. : 661.72. — La fabri- cation industrielle d'alcool au moyen de déchets de bois fut commencée en 1916. Le procédé était \>,\E^^.X7 PUBLIEES SOUS LES AUSPICES DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES SOMMAIRE Pages M Ue I. Curie. Êleclroscope pour la mesure de la radioactivité des Engrais 257 Pharmacien principal Rothéa. Avoines et fourrages mélasses comprimés 265 M. Depardon. Remarques pratiques sur le dosage de la potasse dans les sylvinites 274. M. L. Ferré. Influence de la rétrogradation de l'acide malique sur la composition des vins blancs 277 Revue Agronomique 284 Bibliographie 309 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 136, boulevard Saint-Germain, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net ADMINISTRATION des ANNALES : 5, rue des Beaux- Arts, PARIS (6-). — Tél. GOBELINS 16.79. RÉDACTION des ANNALES: &M; rue de Bourgogne, PARIS (7«). COMITE DE REDACTION M M G. ANDRli, président, G. BERTRAND, DEMÛUSSY, A. LAURENT LECLAINCHE, P. MARSAIS, P. NOTTIN, SCHRIBAUX \1M. P. NOBLESSE ET J.-L VAN MELLE Rédacteur en chef : ALBERT BRUNO INSPKCTBUH (.INI MAI DK9 ri tion entière esl cédée avec une remise de 25 °/ . ÉLECTROSCOPE POUR LA MESURE DE LA RADIOACTIVITÉ DES ENGRAIS Par M 110 I. CURIE CHARGÉE DE MISSION I. d.: 546.432 DeâBQ&, WÊKP- L'appareil de mesure se compose de deux parties : i° L'électroscope, qui sert pour les mesures; 2° La chambre d'ionisation, dans laquelle on place la ma- tière à examiner, et sur laquelle l'électroscope est fixé. L'électroscope est formé comme d'ordinaire par une tige S qui porte une feuille d'aluminium mince F. La tige traverse un bouchon d'ambre B et pénètre dans la chambre d'ionisa- tion. La partie supérieure de la tige, ainsi que la feuille, sont protégées par une boîte cylindrique de laiton fermée par des disques de verre, au travers desquels on peut viser la feuille au moyen d'un microscope à faible grossissement; l'intérieur de cette boîte est desséché par de l'acide phosphorique placé dans la boule D. Les disques de verre sont recouverts de toile métallique, en vue de protection électrostatique. La chambre d'ionisation est d'un type spécial : elle a reçu d'assez grandes dimensions pour qu'on puisse répartir la subs- tance à mesurer sur une surface suffisante. Cette chambre est une boîte parallélépipédique en zinc dont les dimensions sont les suivantes : Longueur !^i %, Largeur 18 %■ Hauteur 8 % A.\N. SCIENCE AGROM. — 1922 17 258 \nn\I.ES DE LA SCII N< ! A.GRONOMIQ1 E A l'intérieur de la chambre d'ionisation se trouve une grille métallique E, qui forme électrode centrale. Cette grille ne ÉLECTROSCOIM l'M h LA MBS1 RE DE8 BNGRAI8 C • E de'la ohambi touche pas les parois de la chambre. Elle es1 Boutenue par la tige S de l'électroscope, portée elle-même par le bouchon d'ambre 11. qui forme un tube cylindrique fixé but la chambre ÉLECTROSCOPE POUR LA MESURE DES ENGRAIS 259 d'ionisation. Sur la tige S est vissée une 'petite tige latérale T, qui sert à charger l'électroscope, et qui est protégée par un chapeau de cuivre quand l'électroscope est chargé. Le fond de la chambre A est constitué par une cuvette C qu'on peut retirer en ouvrant une porte P qui forme un des côtés de la chambre. Cette cuvette est très peu profonde : c'est un plateau de 12 centimètres sur 36 centimètres, avec des rebords de 2 millimètres de haut et séparé en trois cases de I? centimètres sur 12 centimètres chacune. C'est sur cette cuvette que l'on étale le produit à mesurer. Réglage. — On met au point l'échelle divisée qui est dans le microscope. On éclaire ensuite la feuille de l'électroscope au moyen d'une lampe placée du côté opposé à la lunette. On charge l'électroscope et on vise un bord de la feuille. On tourne la lunette de telle manière que la direction du bord de la feuille soit perpendiculaire à la direction de l'échelle divisée quand la feuille passe vers le milieu du champ. Une fois le réglage fait, on serre fortement les vis qui fixent la lunette et on prend soin de ne plus la déplacer. Principe de la mesure. — Voici le principe d'une mesure d'activité : la substance finement pulvérisée est étalée en couche uniforme au fond de la cuvette. Son rayonnement détermine la décharge progressive de l'électroscope; on voit alors le bord de la feuille se déplacer dans le champ du microscope sur l'échelle divisée, et cela d'autant plus rapidement que la subs- tance est plus active. On peut mesurer l'activité de la subs- tance par la vitesse de déplacement de la feuille dans des con- ditions bien déterminées. Pour cela, on mesure, au moyen d'un chronomètre, le temps que met la feuille pour descendre de 20 petites divisions (par exemple de la division go à la division 110). On choisit un intervalle où la feuille descend bien régulièrement; les divisions entre lesquelles on opère doivent être les mêmes pour toutes les mesures. Soit t le temps que met la feuille pour parcourir les 20 divisions considérées. La vitesse moyenne de ce déplacement ^C)U U*S M : L\ Si [EN( i VGRONOMIQ1 I est (nombre de petites divisions par Beoonde). Le courant nisation qui trav< rse la chambre esl mesuré par oe nombre en unités arbitraire -. On a l'habitude de comparer le courant d'ionisation produit par la substance à celui d'un étalon d'oxyde d'urane. Soit x Le temps de chute quand cet étalon esl placé dans la chambre d'ionisation. Le courant d'ionisation, en ce caSj est mesuré par . el s'il n'existait aucune correction, le rapport des courants d'ionisation dus à la substance et à l'étalon serait ., Mais on doit tenir compte de ce fait que, même en l'absence de toute matière active, l'électroscope se décharge lentement. Soit T I" temps que met la feuille pour parcourir L'intervalle de :>o division-, en vertu de cette décharge spontanée. Le quo- tient prend le nom de mouvement propre Ce mouvemenl varie avec L'étal de L'appareil. Comme ce mouvement B'ajoute dan- les mesures à 'clui que produit la substance active, il en résulte que Le courant 20 d'ionisation produit par celle-ci n esl pas mi sui par I , mais 20 20 .20 i = — =-. Il en est de mène pour l'étalon i, = _ — < 'n .i par conséquent : . «=uo. . T ~ T Le mouvemenl propre de l'appareil n'a pas une valeur strictement déterminée, mais il esl nécessaire' de Le rendre ;m>si petit que possible. Pour cela, il faul que La surface du chon d'ambre soit parfaitement propre et que La chambre soil pte de poussières, et plus particulièrement de 'elles qui proviennent de maliens acth On peul estimer que l'électroscope est en bon état quand Le in<>u\enienl propre ne dépasse pas du courant produit 11 ' ' mu ■ ELECTROSCOPE POUR LA MESUliE DES ENGRAIS 261 par l'étalon d'oxyde d'urane à surface circulaire de 5 centi- mètres de diamètre. Entretien de l'appareil. — Si l'on constate que le mouve- ment est trop fort, il faut procéder au nettoyage de l'appareil. On commencera par aérer la chambre en enlevant la paroi supérieure qui porte l'électroscope et l'électrode, et on nettoiera soigneusement l'intérieur de la chambre de manière à enlever toutes les poussières. Si cette opération ne suffit pas, on devra démonter le bouchon d'ambre, le nettoyer avec du papier fin imbibé d'alcool et le frotter avec du papier sec en évitant le contact des doigts. Si le mouvement propre anormal persiste, il faut nettoyer la chambre plus complètement avec du papier émeri et faire de même pour l'électrode. Mesure des engrais radioactifs Préparation de l'échantillon à mesurer. — L'échantillon d'en- grais doit être pulvérisé et mélangé, puis séché à l'étuve à une température modérée (4o à 5o°). On prélève ensuite une quan- tité de 5o à ioo grammes qu'on pulvérise plus finement et qu'on utilise pour les mesures. Ces opérations ne doivent pas être faites dans la pièce où se trouve l'électroscope, et elles peuvent, en partie, être faites dehors. La poudre n'est jamais placée directement dans la cuvette de la chambre d'ionisation. On adapte sur les cases de celle-ci des cuvettes en papier sur lesquelles on étale la matière active. De cette manière, on évite de salir la cuvette de la chambre, tandis que les cuvettes de papier sont remplacées après chaque opération. Pour mesurer le mouvement propre de l'appareil, on place dans chaque case de la cuvette un carré de papier neuf qui en recouvre le fond. Quand on étale la matière active dans la cuvette, on doit éviter de soulever les poussières. En introduisant la cuvette dans la chambre, il faut éviter de répandre la moindre parcelle de matière active. Mesure d'un engrais. — Le courant d'ionisation produit par 262 \\\\ll> DE LA SCI! Ni I \GRONOMIQUE une substance dépend principalement de la surface qu'elle occupe. On appelle activité a d'une substance par rapport à l'oxyde d'urane, le rapport R ==— des courants d'ionisation '„ dans le cas où la surface occupée par la substance est la même que celle de l'étalon. Pour les engrais, la mesure ne peut être faite à surface égale, car lem activité esi trop faible. On utilise un disque étalon d'oxyde d'urane de 5 centimètres de diamètre, tandis que l'en- grais est étalé sur une ou trois cases de la cuvette (chacune ,1,. ces cases esi un carré de 12 centimètres de côté). Une case reçoit 10 grammes de substance : c'esl la quantité nécessaire pour qu'en étalant la substance on puisse facilement recouvrir le tond de la case centrale si le courant d'ionisation i est jugé suffisant. Sinon, on remplit les trois cases. !.'■ rapport de la surface d'une case à celle du disque étaloi est égale à -.'?>, et pour trois cases ce rapporl esi 22. Pour cal culer l'activité a de l'engrais, on écrira : R a = — , . • ' si la mesure était faite avec une seule case, 1 iu : l; = — > -i la mesure a été faite sur trois cases. S'il arrive que l'on ail à mesurer une substance qui. étalée Bur une case, donne un courant Irop intense '• 4" mat. hydroc. — Iravail de digestion. (Le travail de digestion peut être approximativement repré- senté par la cellulose digestible, celle-ci formant sensiblement la moitié de la cellulose brute.) Vn = ii, 20 -f 3,92 X 2,4 + 5i,85 — l — 6 Le coefficient de digestibilité d'après Wolf esl le suivant: 1 1 ,20 -\- •' .9 2 4- 5i ,85 1 1 . 20 + 3,92 -\- 5i ,85 -j- 1 7 o,797 Donc, si un animal mange 100 parties de ce fourrage, il en digérera 79,7 parties. Le fourrage allemand est constitué par une proportion de 1 2,5 % de grains d'avoine et 57,5 % de paille et feuilles de gra- minées qui ont été caractérisées comme appartenant à l'avoine,. Il renferme en outre quelques impuretés dont des feuilles d'arbres, des graines de féverolles et de polygonacées (rumex), de nombreux chloroleucites, fait qui, joint à la teinte verdâtre du produit, démontre que l'avoine a été coupée avanl maturité complète, dette paille n'a, par ailleurs, subi aucun traite- ment hydrolysant, comme le prouve la coloration par le car- mino-vert de Mirande, d'une coupe microscopique. En effet. les parois cellulaires sont intactes et n'ont subi aucune trans- formation. Le mu iv trouvé à l'analyse est donc presque exclu Bivemenl du sucre de mélasse donl une grande partir esl intervertie. Il en résulte que le mélange s'esl faii dans nue pre portion de ao à a5 %. Les grains d'amidon de l'avoine, parfaitemenl formés e! intacts, montrent que cette céréale a été récoltée au moment où la maturité était néanmoins presque complète, un certain nombre hangars en planches. L'odeur *\\i produit esl agréable, sa saveur légèremenl sucrée. Les m- d'avoine sont régulièrement agglutinés, généralement éclatés par l'aplatissage. La forte compression des balles né- .iVOINES LT ICUliRAGE». MELASSES COMPRIMES 271 cessite fréquemment l'emploi d'un ciseau et d'un marteau pour séparer les comprimés les uns des autres. La division d'un comprimé en ses trois parties ne s'obtient pas régulièrement par la cassure sur le bord d'une table, ce qui prouve que les rainures, du reste peu accentuées, ne sont pas parfaitement au point. D'après les expériences faites à l'armée du Rhin, les chevaux consomment le produit avec plaisir, soit dans la mangeoire, soit présenté à la main, sous forme de morceaux irréguliers brisés sur place. La mastication est facile, et grâce à une salivation abondante, il se forme en peu de temps uini bol alimentaire bien iramolli et bien délayé. Dans l'armée américaine, on distribue k kil. o5o d'avoine mélassée comprimée en remplacement de 5 kil. Aoo d'avoine ordinaire. Le comprimé de luzerne mélassée a comme dimensions : o m. 32 xo m. 17 x o m. o45; son poids est de 1 kil. 3oo. Le comprimé d'avoine et de luzerne mélasse mesure : o m. 32 x o m. 16 x o m. o45; il pèse 1 kil. Aoo. Le comprimé de son et d'avoine mélasse mesure : o m. 32 xo m. 16x0 m. o/i5; son poids est de 1 kil. 33o. L'analyse des quatre fourrages ci-dessus a donné les résultats suivants : AVOINE SON AVOINE LTTZEENE ET LUZERNE ET AVOINE mélassée mélassée mélassées mélassées Eau 9.27% 8.92% 8.81 % 9.89% Cendres sulfuriques 3.92 8.82 5.96 5.43 Matières azotées totales. . . 10. oG 12.. 15 9.22 n.37 Matières grasses 3. 00 1.70 2.21 2.70 Sucres totaux en glucose. 8.80(1) i3.4o(2) i2.8o(3) i2.4o(4) Cellulose brut. .. - 10.09 25. 3o 16.20 9.3o Extractifs non azotés au- tres que les sucres 54.50 29.i1 44. So 48.91 100.00 100.00 100.00 100.00 Acidité à l'eau en S0 4 H s .. o.45 0.68 o.5o 0.47 Valeur nutritive d'après les tables de Mallèvre (va- leur calculée) 62.77 ^7-46 5o.85 57.01 Valeur nutritive d'après les tables de Mallèvre (va- leur établie d'après la proportion des compo- sants) 58. 18 ."1.87 46.07 51.96 (1) Uéducteurs 4,8 %; saccharose 3,8 %. (3) Réducteurs 11,2 ; saccharose 1,52. (2) Uéducteurs 12,2; saccharose 1,14. (.1) Réducteurs 10,7 ; saccharose 1,62. l~tl VNNA1ES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE I a valeur nutritive calculée a été établie en faisant la propor- tion des principes digestibles d'après les tables de Mallèvre et dans le cas d'un fourrage composé en attribuant, de la façon la plus rapprochée, la quantité de principes immédiats digestible qui revienl à chacun des constituants. La valeur nutritive d'après la proportion dos composants a été fixée en, attribuant à chacun des composants la valeur nutritive d'après tables de Mafflèwe, el suivant 'a proportion dam- laquelle il rentre dans le mélange. Dans la valeur nutritive calculée nous avons envisagé l'uti- lisation des fourrages par les chevaux et attribué par consé- quent au sucre le coefficient i. Les opérations qui ont conduit à la détermination de* valeurs nutritives onl été les suivantes: i° Avoine mélassée a) par le calcul : il, 85+ 2,54 + 7,o3 ; o, 9 4 + 2, 7 5 > 2,12) <».<>» + s, s X , - f, . unités nutritives. b) par la proportion : Avoine 87 % — 5i.q4 Molasse i3 °/ î= 6 . 2.1 Total 58. 18 unités nutritives; 2° Luzerne mélassée a) par le calcul : (20 + io,5 9 + 6,23 X o-O'i + °, s ' ; '•'••) o,6.> + i3,4 X 1 = i3,<6 unités nutritives. b) par la proportion : Luzerne 01.87 Mélasse a5 °/o = 12.00 Total 31.87 unités nutritives; :{' Ivoine et luzerne m 5 7i • 2,12)0,96+ (7,7 i,867 i,5 x o,o4 + ". i; < 2,12)0,63+ 12,8 x 1 = 5o,85 unités nu- Irili b 1 par la proportion : Ivoine. -29. Luzerne. Mélasse i8,5% — 8 I ■ 1 il 17 unités mit. iti\< AVOINES ET FOURRAGES MELASSES COMPRIMES 273 4° Son et avoine mélasses par le calcul : (20,71 4-i,26 + 3,/i95 X 0,94 + 0,571 X 2, 12) 0,95 4- (i3, 21 4- 1,094-0,5/i X 0,94 4-o,7i4 X 2,12) 0,77 4~ 12,4 X 1 — 57,oi unités nutritives. b) par la proportion : Avoine 5o % — 29 . 85 Son 35 % — 14.91 Mélasse i5 % — 7 . 20 Total 51.96 unités nutritives. La valeur nutritive calculée d'après les données de l'analyse est sensiblemeint supérieure, dans les quatre fourrages, à x a valeur nutritive établie d'après les proportions des constituants, et il est certain que la première se rapproche bien davantage de la réalité. Du reste, les tables de Kelluer, reproduites par Mallèvre, de même que celles de Wolf, s'appliquent aux rumi- nants et non au monogastriques pour lesquels les valeurs nu- tritives mentionnées sont en général trop faibles, du fait que que le travail de la digestion microbienne bien plus prolongé et accentué chez les premiers nécessite une dépense d'énergie plus considérable. Quoiqu'il en soit, la fabrication des fourrages mélasses com 7 primés, principalement dams les conditions pour ainsi dire scientifiques réalisées par les Américains, mérite d'être retenue en France. Ces fourrages présentent en campagne, pour la ca- valerie, les mêmes avantages que le paini de guerre, le potage salé oui les tablettes de café, pour les hommes. D'autre part, ils constituent, en raison de leur volume, une économie considé- rable dans le transport et dans l'emmagasinage. Ces fourrages n'intéressent pas seulement l'armée, mais ils peuvent également rendre d'éminents services dans mainte exploitation agricole. Des fourrages mélasses et comprimés similaires sont depuis peu de temps fabriqués par des industriels français et il serait à souhaiter que ces derniers s'inspirent du mode de fabrication des industriels américains, et cela surtout en se plaçant au point de vue de la conservation du produit, la durée de conserva- tion étant d'autant plus longue que le taux d'humidité est plus réduit. Le taux idéal paraît être 9 % en moyenru te ANN. SCIENCE AGROW — 1^22 18 l«i:3Ï.VRQXJES PRATIQUES SUR LE DOSAGE DE LA POTASSE DANS LES SYLVINITES Par M. DEPARDON CHI.MI5TF.-Cin F Al' LABORATOIRE DÉPARTFMFNTAL Dl CHALONS-SCR-MA I G31627 lt ll " ti:îl«73 Notre attention ayant été attirée, à diverses reprises, sur des écarts très appréciables dans les chiffres fournis par plu- sieurs laboratoires, relativement à la teneur en potasse d'échantillons de svlvinite, nou< avons cru de\oir rechercher la cause des différences constatées. Nous signalons les résultats ci-après, quoiqu'ils ne soicnl pas nouveaux, en raison de l'intérêl pratique qu'ils présen- tent. Nous avons employé, pour ces déterminations, la méthode de Schlœsing ;'i l'acide perchlorique, simplifiée dans le -rus iindiqué par Gui Win, analyses agri :oles — Encyclopédie aj cole) '•! applicable à tous les engrais potassiques. Cett< thode nous a donné d'excellents résultats avec les chlori 'i les sudfates; mana avec tes sylvfoiites d'Alsace les trois i l'alcool perchloraté, qui \ -<>ni recommandés, Be sonl ntrés nettement Insuffisants DOSAGE DE LA POTASSE DANS LES SYLVINITES 275 Voici les chiffres que nous avons obtenus (exprimés en per- chlorate de potasse) avec divers échantillons de sylvinites. ECHANTILLON ÉCHANTILLON AUTRE N° 1 N° 2 ECHANTILLON (0* r ,50) (0? r ,o0) (0*1,50) NOMBRE DE LAVAGES milligr. milligr. milligr. I — Lavages à l'alcool à 95° (saturé de perchlorate de potasse) à raison de 15 centimètres cubes par traitement 3 3g3 278 254 4 357 263 226 5 H5g 255 217 6 35g 25i 216 P. ioodeK 2 0. . 2/L/ii 17.07 i4.68 II — Lavages à raison de 26 centimètres cubes par traitement 3 385 271 349 (1) 4 377 253 337 5 377 . 253 33a P. 100 de K 2 0. . 25.5/j 17.20 22.58 Nous avons complété ces essais par quelques dosages de potasse dans des mélanges connus de NaCl et de KC1, spé- cialement préparés avec des sels du laboratoire. Les prises d'essais ont été respectivement : « Pour le mélange n° 1 o^Soo — n° 2 o ,625 — n° 3 o ,750 — n° 4 o ,875 quantités calculées comme devant contenir la même quantité de KG1 et devant conduire théoriquement au même poids de perchlorate. Voici les résultats obtenus : NOMBRE DE LAVAGES MÉLANGE N° i MÉLANGE N° 2 MÉLANGE N° 3 MÉLANGE N° 4 (15 centimètres cubes jUKCl 0s r ,125 1< KC1 0^,125 ItKCl 0s r ,125 1(KC! Ob',125 lWiCl 0SU25 ljKCl 05 r ,123 1 j K Cl 0^,125 1(KC1 0",12î 3/ Na Cl 0^,375 4t NaCl Os',500 5 ' Na Cl 0?',625 6? NaCl 0sr,75( par traitement) §7 NaCl 0^,375 4| NaCl Os',500 5' NaCl 0? r ,625 6< NaCl 0st,750 milligr. milligr. milligr. milligr. 3 a54 257 26i,5 264 4 24i,5 243 245,5 25o 5 a35 237 239 242 6 235 206 239 2/1 Chiffre théorique du per- 2 chlorate de potasse corres- pondant à 0^,125 de KC1. . a32, h 232,1 232,4 232,4 (1) Echantillon différent de celui qui avait donné i4,68 %. 276 WNU.ES de la science agronomique Le chlorure de sodium employé donnait nettement les réa tions du potassium; aussi n'est-il pas surprenant que les chif- fres obtenus soient supérieurs aux chiffres théoriques et croissent avec la quantité de NaCl du mélange. L'examen de ces divers chiffres ne permet pas d'établir de rapport entre la richesse en NaCl et le nombre de lavages nécessaires, mais il montre que trois lavages sont insuffi- sants, aussi bien avec des mélanges de sels purs qu'avec les sylvinites. Il y a donc lieu, à notre avis, de porter le nombre de ces lavages à cinq (à chaque traitement, les perchlorates de K et de Na étant broyés, au contact de l'alcool, pendant environ une demi-minute), lorsque la quantité d'alcool employé esi de t5 centimètres cubes. Avec 25 centimètres cubes, il esi encore nécessaire de faire quatre lavages au moins. La comparaison des teneurs obtenues, en opérant dans les mêmes conditions, indique en outre, en ce qui concerne l'échantillon n° i de sylvinite. une différence qui n'esl expli- cable que par le manque d'homogénéité du produit ( ,) 'i.'io dans un cas et s5.6/i dans l'autre); malgré une pulvérisation, un tamisage, et un mélange au, p. ?.:>.'■'■> et sui\;mlcs. RÉTROGRADATION DE l' ACIDE MALIQUE DES VINS BLANCS 279 sensiblement les mêmes doses d'acidité fixe et d'extrait. Il n'en est cependant pas ainsi et les variations dépassent notablement celles observées jusqu'ici sur les vins normaux de même ori- gine. En présence de ces constatations, il m'a semblé intéressant de rechercher par une analyse plus complète quelles pouvaient être les causes de ces anomalies de constitution. On remarque tout d'abord que dans les vins normaux (n os i et 2), il y a presque concordance entre l'extrait à ioo° et celui obtenu par la méthode densimétrique, et que celle-ci donne au contraire des résultats sensiblement plus élevés dans le cas des vins anormaux (n os 3, 4, 5, 6, 7 et 8). D'autre part, en comparant l'extrait dans le vide à celui obtenu à ioo° (tableau II), on observe des différences beaucoup plus grandes sur les vins à composition anormale que sur les autres, ce qui permet de supposer que la méthode de l'extrait sec à ioo° doit donner des résultats trop faibles dans ces cas particuliers. TABLEAU II (1) Extrait sec dans le vide, gr Extrait sec à 100° gr Différence gr Glycérine dans le vin.. . . gr Glycérine dans l'extrait à 100° gr Perle de glycérine à 100°. gr Acide tartrique total (en bilartrate) gr Acide lactique gr Acide malique gr VINS de composition normale 2:i. 6 20.8:; 4.73 4.4 4,0 0,4 9.1 0,0 4.0 ,0 .75 .6 2 ,7 ,35 .3 VINS DE COMPOSITION ANORMALE 20,6 12, fi 8,0 3,6 2, S! 0.8 4,4 :;.i>8 t). 3 - 22.2 14.6 7,6 4,4 3,4 1.0 3.1 2.:; 9 3 21,7 13.2;; 8.45 3,8 3.6 0.2 3.6 2.68 0,7 20,0 14,0 6.0 4,8 4.1 .0,7 2.5 2,75 0,0 19.8 12..; 7.3 3.7 3.5 0.2 4.2 3.0 1,0 21,6 14,0 7.6 4,3 4,0 0.3 4.33 2,9 1,3 (i) Dans ces essais, les dosages de la glycérine, des acides tartrique, mali- que et lactique ont été effectués par les procédés suivants : Glycérine : Méthode Billon. Vins. U. Gayon et Laborde, p. 190. Acide tartrique : Méthode Kling et Lassieur (Ann. des Falsif., igik, p. 4io). Acide malique : par volume trie physico-chimique, selon le procédé Dutoit et Duboux (Bulletin de la Société Chimique de France) (26 juin 191 3). Acide lactique : Méthode Mceslinger (Analyse des Vins, par Kuliscii. Tra- duction de Chenu et Pellet, p. i43). 280 1NNALB8 DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE •Ce* écarta observés entre l'extrait sec dans le vide e! l'extrait à ioo°, atteignant 8 grammes dan- certains vins, peuvent provenir, soit de la glycérine, donl une partie se volatilise à ioo°, soit d'antres corps décomposables par la chaleur. On admet, en effet, que les différences observées entre l'ex- trait dans le vide et l'extrait à ioo° représentent la quantité' de glycérine évaporée à cette température. Le dosage de ce corps effectué dans les vins et dans les extraits correspondants nous a permis de constater que, même dans les vins à composition normale, les pertes de glycérine à ioo° ne correspondent pas aux écarts relevés entre les deux façons d'évaluer l'extrail sec. C'est ainsi que pour les vins n os t et r >. (tableau II), les pertes de glycérine n'ont été que de o gr. 2 et o gr. k par litre, tandis que les extraits dans le vide dépassent de (\ gr. 25 et 5 gr. 75 ceux obtenus à ioo°. Dans ces vins contenant une proportion él<\ cides li- bres, il y a tout lieu de supposer qu'il se forme, sous l'influence de la chaleur, des éthers de la glycérine, avec élimination de 1, •>. 3 molécules d'eau, suivant la basicité des acides. Cette hy- pothèse permet également d'expliquer la diminution apparente de l'acidité fixe dans l'extrait à ioo°. Pour les autres vins (n 08 3, !\ et suivants), les différences entre les deux extraits sont encore plus grandes et ne correspondent nullement aux pertes de glycérine. Dans <■• - conditions, il faut admettre qu'un autre corps esl susoeptdiblle d'apporter de grandes perturbations dans la détermination de l'extrait à io< et ce corps n'est autre que l'acide lactique. En effet, c< t acide existe toujours en plus ou moins grande quantité dans les vins examinés. pi mee de cet acide, ainsi que la disparition partielle de l'acide malique, indique nettement que de tels \in< on1 été le siège de fermentations malo-lactiques. Que devienl l'acide lactique au ours de l'évaporation du vin ? On -;iit que ce coups, qui es1 un acide alcool secondaire CH 8 — CHOIT — COOII, donne naissance par Buite de Péthéri- Rcation de la fonction alcool par la fonction acide à un corps neutre appelé •■ Lactide . beaucoup plus volatil que l'acide RÉTROGRADATION DE L'ACIDE MALIQUE DES VINS BLANCS 281 dont il dérive. Cette éthérification de l'acide lactique se fait avec une élimination d'eau représentant i/5 de l'acide trans- formé. Une solution contenant 3 gr. 5 d'acide lactique par litre nous a donné après évaporation de 20 00 pendant six heures à ioo° un résidu fixe de o gr. 700 par litre composé ainsi : Acide lactique non transformé o gr. 270 Lactide o gr. 43o Dans ces conditions, la perte de poids résultant de la trans- formation et de l'évaporation de l'acide lactique a été de 80 % environ. Différents essais effectués sur des vins additionnés d'acide lactique nous ont prouvé que la présence de cet acide entraîne toujours une diminution de l'extrait à ioo°, diminution d'au- tant plus élevée que la proportion d'acide lactique est plus grande. Cette rétrogradation de l'acide malique apporte en outre cer- taines modifications de l'acidité qu'il est possible d'évaluer pour obtenir l'acidité initiale du vin avant toute fermentation lactique. En 1901, Moeslinger avait établi l'équation suivante représentant la transformation de l'acide malique : C'rPO 5 = CMI e 3 + CO' 2 acide malique acide lactique En 1920, M. Tonduz, chef de la division de Chimie de la Station viticole fédérale de Lausanne, dans une étude très docu- mentée, a pu vérifier l'exactitude de cette équation (1). En admettant que la totalité de l'acide lactique provienne de l'acide malique (ce qui n'est pas tout à fait exact), la pro- duction de 1 gramme d'acide lactique a comme conséquence de diminuer l'acidité du vin de o gr. 544 (en S0 4 H 2 ). Pour avoir l'acidité initiale du vin, il faudra donc multiplier la (1) P. Tonduz. Sur la composition chimique de deux vins vaudois en 1918 (Travaux de Chimie alimentaire et d'Hygiène, publiés par le Service fédéral de l'Hygiène publique en 1920, p. kh et suivantes). 282 VNNALES DE LA SCIENC1 \GRONOMIQUE quantité d'acide lactique existant par 0,5/44 et ajouter le résultat ainsi obtenu à l'acidité totale existant dans le vin. D'autre part, l'extrait sec dans le vide subit également une diminution au cours de cette transformation. En effet, i gramme d'acide lactique provient de i gr. 488 d'acide ma- liquc. accusant ainsi, en poids, une différence de o gr. 488 par gramme d'acide lactique formé. L'extrait sec dans le vide ini- tial pourra être obtenu en multipliant la quantité d'acide lac- tique par le coefficient 0,488, et en ajoutant le résultat au poids trouvé de l'extrait dans le vide. Il existe en outre une cause de diminution de l'acidité et de l'extrait résultant de la précipitation de la crème de tartre qui doit être plus abondante dans les vins ne contenant plus d'acide malique, mais il nous est impossible de pouvoir évaluer même approximativement dans quelle proportion cette préci- pitation a eu lieu. Le tableau III donne la composition initiale des vins cal- culée d'après les indications ci-dessus. Les différences de cons- titution présentées par les uns et les autres se trouvent ainsi ramenées dans dv^ limites beaucoup plus étroites. TABLEAU III Alcool \r dite f i x < ■ initiale (en il gt Extrait dans le vide initial gr Somme alcoi 1 + acidité tixe VINS de corn] normale 9,2 », 65 15.83 l!' 6,69 84.11 i6,69 VINS ni. COMPOSITION ANORMALE s.:. 6,47 88, i li.77 8,6 6,16 23,38 14,76 9,9 82,0 10,1 G . 89 81,34 15.39 9.1 6,43 81,86 15.53 9,1 6,71 83,01 15,81 De tout ce qui précède, il est possible de tirer les conclusions suivantes : i° La rétrogradation de -l'acide malique sous l'influence des fermentations malo-lactiquea entraîne une notable diminution de l'extrait sec et de l'acidité; RÉTROGRADATION DE L'ACIDE MALIQUE DES VINS BLANCS 283 2° Le dosage de l'acide lactique permet de reconnaître les vins dans lesquels cette rétrogradation a eu lieu; 3° Connaissant la quantité d'acide lactique existant dans un vin, on peut évaluer approximativement l'acidité et l'extrait sec existant avant la transformation de l'acide malique, en faisant subir à ces données les corrections que nous avons indiquées. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I. — AGRICULTURE Baudsi (Albert). — Bpandage simultané en lignes parallèles et rap- prochées des graines de semences e1 des engrais chimiques C. R. Acad. Agriculture, t. \III. p. '<-\ à 58o, 1022). I. d.: 63.165. ■ — Cette méthode a été expérimentée en I kraine depuis [901 sur de grandes surfaces; les résultat- peuvenl se résumer de ta façon suivante : i° Le rendement maximum pratique en argent des récoltes a toujours été obtenu par des quantités d'engrais chimiques variant entre 3oo et /100 kilos par hectare; ■2° Au delà de 4oo kiln- d'engrais chimiques, la valeur M wminni i \ i . — Sixième année d'expériences sur la culture de la pomme de terre nu moyen de petits fragments (C. R. Acad. Agriculture i. VIII. p. ï'i- à /|5o. il, ■••.!. I. d.: 63.332.6—195. — Les résultats de l'expérience de cgai -ont les suivantes: régularité remarquable des rende- ments; supériorité constante obtenue pai la méthode de la fragmentation et cela sans une seule exception, quelle que soit la variété employée. Il y . lieu de noter que les fragments étaienl plantés à 12 centimètres les uns des autres, tandis que les tubercules entiers étaient planté- à J5 centi- mètres les uns des autres. Dans ces conditions les poids totaux obtenus ont été : '■''-- k. 5 donl a3g kilos de tubercules marchands) pour la méthode ordinaire, el 563 k. 5 (donl 377 kilos de tubercules marchands] pour la méthode par fragmentation. La durée de la plantation esl doublée par la méthode proposée par l'auteur, mais en compensation on récupère les rognures de la base des tubercules qui sont utilisées pour la nourriture des hommes et des animaux. P. N. HrrrBB (Henri). — L'étal des blés en terre (C. R. Acad. Agriculture, t. VIII, p. 17a à '17."). 1922). I. d.: 63.311.196.1. — Le mauvais étal des blés au printemps 1922 ne semble pas résulte] d'une question de variétés, mais d'une question d'effet physique du sol au moment de? semis; c'esl aussi une question d'époque des Bernas el encore d'exposition même di - champs. Dans les terres qui, l'été dernier, ont été très tra\aillées. où le sol a été p'iluil en poussière (jachères labourée- plusieurs fois, pommes de terre). blés ont été détruits cel hiver, malgré les roulages el les crosskilages au momenl des semis. Les terres qui se trom uenl en quelque sorte soufflées, Be ïonl peu à peu tassées et aujourd'hui le collel du blé esl suspendu nu- d( ssus du sol. Les blés fait* hors saison décembre) sont en général beaux. Par contre, dan- les terres calcaires, crayeuses, en pente, exposées au Midi, les gels et les dégels de février onl déchaussé un grand nombre de plants de blé. P. N. : 1 I. Cas de fécondation émisée spontanée chez le blé dur. Triticnm dnrnm, el chez le blé tendre. T. rulgare (C. R. Icod Agri- culture, 1. Vlll. p. 5i8 à 522, 1922). I. d.: 63.311.195. M11..1 E.). Sur les blés durs marocains C. R. Icod. IgricuUure, i. \ ni. p. 5 I. d.: 63.811 (t;i). Martin J. B. d'engrais azotés Institués «11 [ndre-et-Loire <:. R. Icod. Igricullure, t. VIII. p. 677, 1922). I. d.: 68.197.1. — Les mil eu lieu en 1921 dan- seize endroits différents. Les rende- ments en paille ei en grains - ni sensiblement les mêmes avec le nitrate . la cyanamide el le sulfate d'aï oniaque. P. N. REVUE AGRONOMIQUE 287 YVery (G.)- — ^ e °lé { ^ e France (La Revue de France, 2 e année, p. 36 à 6o, 1922). I. d. : 63.311 (01). — L'auteur résume les manifestations en faveur du blé, qui se sont succédées nombreuses depuis 191/i. Elles se rattachent à trois chefs principaux : travail du sol, assolement et engrais; amélioration de* la plante; étude économique de sa production et de son commerce. Sciiribaux. — Sur le blé Carlotta Strampelli (C. R. Acad. Agriculture, t. VIII, p. 725, 1922). I. d. : 63.311.191. — Cette variété convient pour la vallée de la Garonne et celle du Rhône. C'est un blé barbu qui rendra des services partout où l'on redoute les vents violents, l'attaque des oiseaux et des sangliers. Blé à grands rendements, Carlotta Strampelli réclame des tciies fertiles; sa résistance à l'hiver est assez faible. P. N. Lambert (F.). — Instructions pour le nettoyage et la désinfection des magnaneries, de leur matériel et de leurs dépendances (Revue de Viti- culture, t. LVI, p. 483, 1922). I. d.: 63.82.06. — Conseils pratiques sur le nettoyage de la magnanerie et du matériel au lait de chaux, sur la désin- fection par le formol contre la flacherie et la gatline. P. N. Crepin (Joseph). — Rôle de la chèvre au point de vue économique et social (Le Lait, 2 e année, p. 3i3 à 328, 1922). I. d. : 63.632. — Rapport fait par l'auteur au congrès de l'élevage caprin tenu à Riiremonde (Hol- lande), en août 1921. P. N. Collald (M.-B.). — L'élevage de la chèvre en Suisse (Le Lait, 2 e année, p. 328 à 33/1, 1922). I. d.: 63.632 (494). L amont-Vàn-Hecke. — La brebis laitière des Flandres (Le Lait, 2 e an- née, p. 336 à 34o, 1922). I. d. : 63.631. Ba.hr (L.). — Ueber Rattenvertilgungsmittel (Sur les produits pour détruire les rats) (Centralbl. fur Bakter. Parasit. Infektionkr, Iéna, 3o dé- cembre 1921, p. 466 à 470). I .d. : 636.095. — Critique d'un travail de Neumark et Heck. qui, de l'avis de l'auteur, ont opéré sur trop peu de rats, ins les précautions suffisantes pour conclure aussi défavorablement sur l'emploi des préparations microbiennes de destruction des rats. Peu de préparations sont pures de « Enteritidis Gartner », beaucoup sont souillées de saprophytes ou inoffensives, mais cela ne doit pas laisser oublier que certaines races de rats sont très résistantes ou rëfractaires, certains animaux peuvent réduire ou, au contraire, accroître la virulence des cul- ture- inoculées. Là où les cultures bactériennes n'ont pas donné un résultat suffisant, l'auteur a préconisé depuis 1906 de recourir' aussitôt après aux parations de scille, lesquelles employée* seules pourraient donner aussi un résultat incomplet. A. B. Piet J.H.). — Un fourrage « piège à mouches » à cultiver contre la maladie du sommeil (Presse coloniale, 28 juin 1922). I. d.: 63331419: 59*>7.165. — M. J.-H. Piet, dans la Presse coloniale du 28 juin, signale un rapport publié dans le « Tropical life », par 'M. M. -T. Dawe, au sujet d'une 288 \\\\ll> DF LA SCIENCE AGRONOMIQUE piaule « attrape-mouches » à poils glutineux, qu'il a rencontrée dans l'en- clave du Cabinda, au Congo, ainsi que dans l'intérieur du Loanda et, auparavant, en Amérique |ui complètent cet article: Cette plante esl une graminée. C'est le Melinis minutiflora Beauv, et non le minutiflora mulinîs. Elle est très commune dans les pays chauds. <>n la cultive comme fourrage en Amérique du Sud sous le nom de Gurdura el Campim mellade et en Australie où elle est connue sous le nom de « Bra- ziliaii Slink. Giass ». Elle est signalée au Cameroun, au Congo, à Mada- ii, etc. D'après Dawe, c'est une herbe courte el vigoureuse qui couvre le sol d'un épais tapis. Elle s'étend du sud du Sahara au Natal. En Amérique d\i Sud, elle esl très cultivée comme herbe de pâturage. On la connaît sous des noms divers signifiant « herbe grasse » ou « herbe à miel ». Ces noms sont justifiés par la nature glutîneuse de ses poils. Dawe lui conserve le nom d'efwabakala sous lequel elle esl connue dans l'intérieur du Congo portugais. Les insectes qui se pos,-ril sur cette graminée sont maintenus par ses [mils glntineux et ne peuvent plus se dégager. i»n a constaté, au Brésil et au Congo portugais, qu'outre sa valeur ali- mentaire pour le bétail, cette plante a la propriété d'éliminer les tiques. \u Congo, les indigènes qui ont remarqué cette propriété s'en servent pour garnir les nids des poules qui cornent et les litières des chiennes prêtes à mettre bas. Les parasites si variés et si abondants dans ces régions sont arrêtés par cette barrière et n'attaquent pas les animaux. < Mi croit que l'extension de la culture de cette [liante en Colombie esl en train de taire disparaître l'affection des bestiaux connue sous le nom de « Warbles », en détruisant l'insecte propagateur. Il y aurait donc, là une culture à développer dans nos colonies, culture d'autant plus intéressante qu'elle étendra la / d'élevage et permettra de jmii plcr des régions jusqu'ici infestées de glossines (tsé-ts Pour créer des pâturages avec cette graminée, Dawe donne les indica- tions suivantes : \près un premier débroussage et un premier défrichement faire une première plantation de haricots, maïs, arachides ou coton, au mieux. vanl la région. I n second nettoyage suivrait celte première récolte. Les rejet-; .le- arbres étant abattus, les buissons étant éliminé-;, la semence serait alors répandue au moment le plus propice. D'après Dawe. la récolte faite couvrirait ton- les frai< de nettoyage et île semence. On a exprimé la crainte que la brousse reprenne rapidement la place du pâturage établi. \n Brésil, on se sert de cette plante « Campim mellado » pour étouffer les mauvaises herbe-, tellement le tapis qu'elle forme sur le
    kilos à l'hectare produit un accroissement de récolte de 20 à 5o %, tandis qu'une dose de 100 kilos à l'hectare exerce un*' action nuisible sur la récolte. P. N. Stocbxasa (D r ). — Le rôle de l'acide carbonique dégagé par les ini- croorganismes dans l'amélioration des terres arables pour obtenir le meilleur rendement cultural (C. R. Acad. Agriculture, t. VIII, p. 5g4 à "1 ) ,( . 1922). I. d. : 63.115. — La fertilité d'un sol est en raison de la gran- deur du nombre total des bactéries - : 9 gr. P O 4 II 2 K : 1 gr. — g O 4 Mg o gr. 5 — K Cl : o gr. 5 — S O 4 Fe : gr. 01. Leurs tentatives d'obtention à l'état de pureté des germes spéci- fiques à partir de cultures impures à pouvoir sulfoxydant élevé, ont tou- jours échoué en utilisant les milieux solides organiques ou minéraux à base de gélose <>u de silice. Ils <>ut réussi en employant la méthode des dilutions élevées et en partant d'un milieu d'acidité initiale élevée pouvant atteindre Ph = 2,0 (addition de P <> l II ; ). Les organismes en question survivent dans des solutions très fortement acides (Ph = o,58 ou 0,8 N); les alcali- au contraire el en particulier C O 3 Ca les gt-nent. Le « Thiobacillus thiooxy- dans » 1 t i île phosphate Boluble et permet à l'action microbienne de Be prolonger, l'acidité restant stationnaire. I^e germe continue à vivre dans un milieu de Ph = 0.6. A. D. REVUE AGRONOMIQUE 293 Selman A. Waksman. — Culturel studies of speeAes of actinomyces (Etudes de diverses variétés d'actinomyces) (Soil Science, vol. VIII, n° 2, August 1919). I. d. 589.2 actinomyces. — Etude très détaillée des caractères de culture des Actinomyces. L'auteur en décrit t\,i variétés. Il donne une clé pour leur différenciation. Plusieurs chapitres sont consacrés à la biochi- mie de ces organismes. k. D. Jacob S. Jofpe. — Hydrogen-ion concentration measnrements of soils in connection with their « Lime-requirements » (La concentration en H-ions des sols dans ses rapports avec lenr besoin en chaux) (Soil Science, vol. IX, n° k, April 1920). I. d.: 63.113: 541.8 (ions), 546.41. — On emploie en général aux Etats-Unis la méthode de Veitch pour déterminer quantitativement le besoin en chaux. L'auteur a recherché s'il existe une corrélation entre cette méthode et la courbe des Ph obtenue en traitant les sols par l'eau de chaux. L'auteur trouve que dans les cas de sols sableux pauvres en matières organiques l'ajustement de la réaction à un chiffre donné peut être obtenu en très peu de temps par la détermination de la concentration en H-ions par voie colorimétrique; on évite ainsi les évapora- tions fastidieuses de la méthode chimique. Dans les sols riches en matières organiques celles-ci exercent une action tampon variable dont il faut tenir compte. A. D. Maquenne (iL.) et Demoussy (E.). — Sur la végétation dans les milieux pauvres en oxygène (C. iR. Acad. Sciences, t. 174, p- i387 à 1392, 1922). I. d. : 58.11.2. — Les auteurs ont montré précédemment que les plantes peuvent se contenter pour vivre d'une très petite quantité d'oxygène (ces Annules, 1922, p. n4). Cette faculté est d'ordre très général et s'exerce dès la germination et se poursuit, à la lumière, chez les plantes terrestres que l'on maintient immergées ou que l'on conserve dans le vide. Les graines immergées produisent des plantules qui peuvent vivre i4 à 3o jours; si l'on a eu soin d'ajouter à l'air qui circule à travers l'appareil quelques centièmes d'acide carbonique, on trouve un accroissement de la matière sèche résultant de l'assimilation chlorophyllienne. Outre le dégagement d'oxygène par les feuilles des plantes immergées dans l'eau saturée d'air et d'acide carbonique, on constate, à la lumière, un dégagement d'oxygène -sur la racine. Les feuilles vertes placées en tubes scellés peuvent se conserver en l'ab- sence d'oxygène, si elles remplissent les conditions suivantes : feuilles ayant atteint leur maximum de développement et renfermant une réserve de subs- tance combustible suffisante; aussi les feuilles adultes et surtout les feuilles persistantes réussissent; il faut en outre que le quotient respiratoire soit au moins égal au coefficient chlorophyllien réel, c'est-à-dire 1. P. N. Maquenne (T.) et Demoussy (E.). — Influence du calcium sur l'utili- sation des réserves pendant la germination des grains (C. R. Acad. Sciences, t. 175, p. 2^9 à 262, 1922). I. d. : 58.11.34. — Poursuivant leurs recherches antérieures (ces Annules, 1920, p. 196, 197, 198, et 1921, p. n3), les auteurs montrent que la chaux est à peu près sans influence sur la solubilisation des réserves contenues dans la semence; elle doit donc agir (femme adjuvant des diastnses de condensation encore inconnues. P. N. André (G.). — Sur la filtration des sucs végétaux (C. B. Acad. Sciences, t. 175, p. 286, 1922). I. d.: 58.11.923. — L'auteur montre, en étudiant le 294 VNNALES DE LA SCIENCE \C.RONOMIQUE Bue des tubercules de pommes de terre, que la filtration sur collodion modi- Qe l.i composition de ce liquide d'une façon analogue à la coagulation par [a chaleur. Le dosage du phosphore total, du phosphore minéral cl de l'azote total dans les suc* ainsi traités peut renseigner sur la nature îles substances eu dissolution. P. N. Noyés (II. -A.). — Composition basis l'or consideiing water require- ment of plants (La composition chimique des plantes hase d'évaluation de leur besoin en eau) (J. Ind. Eng. Chem., ik mars 1922, p. 227 et .228). 1. d.: 581.19. — L'auteur reprenant les travaux de Kiesselbach, établissant que. jusqu'à un certain optimum de productivité du sol, le poids d'eau transpirée par livre de matière sèche se réduit lorsque la proportion d'ali- ments assimilables augmente, prend comme directive l'étude de la compo- sition chimique et de la consommation d'eau de plantes semblables cultivées il. m- un même sol avec des fumures différentes. Des essais sur des arbres de verger, sur des capsicuin, et sur des laitues, confirment les idées de Kiesselbach, et conduisent l'auteur à ce conseil : Cultivez le sol pour l'aérer el > accroître l'activité bactérienne, et. par suite, amener les plante* à trouver plus de nourriture, et à croître davantage en consommant relative- ment moins d'eau. V. B. Bertrand (Gabriel) et Hosknblatt (M" h ). — Recherches sur les varia- tions de la teneur en manganèse des feuilles avec l'âge (Bull. Soc. Chimique Fr., t. 3i, p. 3/j5 à 35a, 192a). I. d. : 58.11.921. — Les plantes se partagent en quatre groupes : i° Celles, comme la betterave et l'aucuba, chez lesquelles la proportion de manganèse semble maxima dès le début du développement de la feuille; la proportion diminue ensuite peu à peu, pres- que jusqu'à la (in, où elle st> relève légèrement; 2 Oije-; comme la rose trémière, la cytise, le lierre, le tabac des paysans, l'iris, le buis,, l'if qui se comportent comme celles du premier groupe, mais où le relèvement final de la teneur en manganèse est plus rapide ci peut devenir assez important pour que les feuilles âgées arrivent à être plus riches que les jeunes: 3° Les plantes, comme le fusain du Japon, le lilas, le marronnier rouge, le sureau, le syringa, le troène, chez lesquelles la proportion du manga- nèse augmente d'abord rapidement, de telle sorte qu'elle est maxima chez le- feuilles encore jeunes', puis va en diminuant d'une manière tiè- nette, jusqu'à atteindre, dan- certains cas, un chiffre inférieur à celui des plus jeunes feuille-. Chez cerla i ne*, la teneur reste plus élevée à la fin qu'au début: V Dans là clématite des bois el l'arbre de Judée, la proportion de man- ganèse paraît aller sans cesse en augmentant. En résumé, la teneur en manganèse présente un maximum dans la pre- mîère période <\\i développement de In feuille, parfois dès l'apparition de celle-ci, d'autre* fois peu de temps après; la teneur en métal subi) dans i.i suite un Qéehissemcnl plus on moins accentué el plu* ou moins prolongé; souvent il > a un relèvemcnl final plu* ou moins marqué Voir •. ces Annales, I 'I ' ' . p. M P. N i-.m l.i el (ici.. II.). -■ Influence de la chaux sur le ren- dement des ■ raim- pendant la période gerininative C. /.'. Icod. - t. 17'L p. 1 •!',.,, ! ir ..i. I. d. : 58.11.42. Les auteurs confirment le- résul 1.1I- antérieurs de Maquenne et Demoussj ces innales, 1920, p. 197; iT'i. p. 1 ! ; ' pai des mesures pondérale*. D'une manière générale, la peit de poids esl plu- grande poui •■ graines venues en présence REVUE AGRONOMIQUE 295 de chaux que pour celles qui ont germé sur l'eau pure; ceci s'explique par le fait que la respiration est plus considérable là où les nouveaux organes présentent le plus grand développement. Si l'on rapporte les rendements à la perte de poids des réserves, on constate que, le plus souvent, la chaux n'a qu'une faible influence sur l'or- ganisation des réserves, ce qui suppose en même temps qu'elle n'agit pas ou n'agit que très peu sur la respiration. Ce n'est donc pas parce qu'elle facilite l'oxydation de la graine qu'elle favorise sa germination. L'action favorisante de la chaux se fait sentir sur le poids des organes élaborés pendant la germination aussi bien que sur leurs accroissements en longueur. P. N. Van Laer (Marc H.). — Recherches sur le mode d'action des dlastases hydrolysantes (2 e mémoire) (Annales de Brasserie et Distillerie, 20 e année, p. i53, 1921). I. d. : 58.11.97. — L'extrait de malt possède des activités hydrolysantes vis-à-vis des graisses et des glucosides; l'optimum de ces acti- vités correspond à la neutralité au méthyl-orange, comme pour les pouvoirs amylo et protéoclastiques de l'extrait. L'optimum de réaction est dû à deux actions antagonistes : i° Une action favorisante, l'augmentation de la con- centration du catalyseur qui est proportionnelle à la vitesse de réaction; 2 Une action paralysante, coagulation du colloïde par l'ion H. Puisque quatre activités de l'extrait de malt présentent le même optimum, il y a lieu d'attribuer ces activités à un seul et même granule. P. N. Effront (Jean). — - Influence de la filtration sur les amylases (Soc. Biologique Belge, 22 janvier 1922). I .d.: 58.11.97. — Les filtres en papier retiennent la ptyaline; l'absorption augmente avec la température. Une fois fixée sur le papier, la substance active ne se laisse enlever ni par l'eau, ni par les solutions sucrées; elle rentre en solution en présence d'empois d'amidon ou de chlorure de sodium. P. N. Sherman et Wayman. — L'action de certains antiseptiques sur l'acti- vité des amylases (Ann. Chern. Soc., t. 43, p. 2454 à 2461, 1921). I. d.: 58.11.97. — Le chloroforme n'affecte que les préparations purifiées d'amy- lase. Le toluène a très peu d'influence. Le formol et le sulfate de cuivre altèrent la diastase à des doses très minimes. P. N. Sherman et Walker. — Influence de certains acides aminés sur la sacoharincation diastasique de l'amidon (Ann. Chem. Soc, t. 43, p. 2461 à 2469, 1921). I. d.: 58.11.97. — L'addition de glycine, d'alanine, de phé- nylalanine, de tyrosine augmente la vitesse de l'hydrolyse de l'amidon. Cette action n'est pas due à une modification de la concentration en ions hydrogène. Ces acides aminés protègent la diastase contre l'action toxique du sulfate de cuivre. P. N. Sherman et Caldwell. — Influence de l'arginine, de l'histidine. du tryptophane et de la cystine sur la sactharification diastasique de l'ami- don (Ann. Ckcm. Soc, t. 43, p. 2469 à 2476, 1921). I. d. : 58.11.97. — L'arginine, la cystine. la glycine et l a phényalanine augmentent la vitesse de l'hydrolyse. L'histidine <■! le tryptophane n'ont pas d'action. La concen- tration en ions hydrogène n'est pas modifiée. P. N. 296 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l.i rus II. i. -i \\ . H \>mi nu. — Mode d'action do l'amylasc Fermentfors- chung, t. V, p. 169: il Ann. Brasserie et l>i.-9.">. 1922). I. d. : ÔS.11.97. — Les auteurs ont étudié l'influence de La concentration en amidon ou en amylaae, L'influence de la température, des produits de In réaction, de la concentration en ions hydrogène, et l'influence de l'inacti- ration partielle de la diastase par la clin leur. P. N. Mi 111 11:1 M.-C.-F.). — Recherche du jus de pommes dans les confi- tures « pur fruit » (Annales des Falsifications et Fraudes, i5 c année, p. 196 à 200. 192a). I. d. : 664.143. — L'acidité du jus de groseille, de cassis, de framboise et de fraise est. due à l'acide citrique; celle du jus des pommes ei des poires esl due à l'acide malique. J.a solution de confiture esl débarrassée des matières pectiques par l'alcool, el au besoin est décolorée au noir. L'acidité est prise, en présence de phtaléine sur une partie de cette liqueur; le reste est neutralisé exacte- ment, par la quantité de Boude indiquée par l'acidité, puis additionné de bromure de baryum en «dulion alcoolique. Le précipité est filtré, lavé à l'alcool, puis traité par l'eau au bain-marie pendant une heure. Après refroidissement, on filtre. La liqueur filtrée est additionnée de moitié de sou volume d'alcool à 95 : le citrate de baryte se sépare en flocons blancs qu'on sépare par filtration. Le filtrat concentré à 5o eme est traité encore une fois par 25 eme d'alcool pour éliminer les dernières traces de citrate de baryum qu'on filtre. Le nouveau filtrat est concentré à 20 ce et reçoit deux volumes d'alcool à 95° : le malate se précipite. On le recueille sur un filtre, on le dissout dans l'eau et le baryum est précipité par L'acide sulfurique. Le poids de sulfate de baryte multiplié par 0,67/1 donne la quantité d'acide malique contenue dans la prise d'essai. P. N. \\nm-: (Emile). — La chimie des corps gras; son état actuel 'Bull. Soc. Chimique Fr., t. Si, p. 45g à 525, 1922). I. d. : 547.74. — Cette revue en 66 pages, avec indications bibliographiques nombreuses constitue une étude très détaillée de. la chimie des corps gras. Dans la partie historique, l'auteur fait ressortir les travaux du savant français Chevreul, à qui d'ailleurs ou attribue faussement une erreur sur l'existence de l'acide marganique en C,' 7 alors que cette erreur est due au chimiste allemand Heintz. Les méthodes de travail (indices, séparation et identification des acides l'i-.i<. sépa ration et identification des glycérides) sont indiquées avec force détails. Le seconde partie est consacrée à l'étude des principes constituants des matières grasses : matières saponifiables (acides gras saturés, non saturée avec étude du rancissement el de l'oxy-polymérisation des huile-, acides cycliques), matières insaponifiables (alcools de la série grasse et alcools cycliques ou stérols, glycols, carbures d'hydrogène). P. N. Sammartino (IL). — Sur les vitamines Biochem. Zeitschrift, 1. ia5, p. •'."). nj'M). I. d.: 576<888. — L'auteur indique, d'après ses expériences, que le- vitamines agissent sur la fermentation alcoolique produite par la tymase séparée de la cellule. 1 ette action favorable but la gymase ne se retrouve pas sur d'autres enzymes, la pepsine et le trypsine par exemple. P. N Neubbrg C. et Marta Sandberg. -Sur les catalyseurs chimi(|uemen< définis de la fermentation alcoolique (Biochem. Zeitschrift, l 1 ■•■>. p. aoa, el 1. raô, p. [53, igai, el Inn. Brasserie Distillerie, ao 4 année, p. 379, tgaa). REVUE AGRONOMIQUE 297 I. d. : 576.S38.2. — Les dérivés puriques accélèrent la fermentation par la levure vivante et la fermentation par le sue de levure. La caféine se comporte différemment : elle favorise seulement la fermentation par le suc de levure. Les substances amères, telles que l'absinthine, la cétrarine, la cubébine, se montrent, des catalyseurs. Les acides abiétique, cholique et apocbolique accélèrent la fermentation, tandis que leurs sels de sodium ont une action inbibitrice. Il est à noter que certains de ces catalyseurs existent dans les extraits organiques dont l'effet stimulant est attribué par divers auteurs à leur teneur en vitamines. P. N. Carl C. Warden. — Sur la nature de la fermentation alcoolique (Amer. Joum. o/ Physiol., t. 57, p. 454, 1921, et Ann. Brasserie et Distill., :>.o e année, p. 357, l 9 22 )- !• d. : 576.S38.2. — L'auteur a réalisé une zymase artificielle avec de la fibrine et des sels de sodium des acides gras complexes isolés de la levure. Il se produit de l'acide carbonique et de l'alcool, en présence de toluène, aux dépens du glucose, du saccharose, du maltose et du lactose. Le lévulose n'est pas attaqué. La température optima est située entre i5° et 25°; la concentration en ions hydrogène doit être comprise entre Ph = 6,5 et Ph = 8,5. P. N. WiNOGRADSKY (S.). — Sur la prétendue transformation du ferment nitrique en espèce saprophyte (C. R. Acad. Sciences, t. 175, p. 3oi, 1922). I. d. : 576.838.4. — Réfutation d'un travail de Beijerinck, paru dans Folia Microbiologica, t. III, 191/i. Ce travail tendait à montrer que le ferment nitrique vit en présence de matière organique, mais en perdant pour toujours son pouvoir spécifique. P. N. Fernbach et. Schoen. — L'acide pyruvique dans la fermentation alcoo- lique (Ann. Brasserie et Distillerie, 20 e année, p. 182, 1922). I. d. : 589.91. Richet (Charles), Bachrach (Eudoxie) et Gardot (Henry). — L'accoutu- mance du ferment lactique aux poisons (spécificité, simultanéité et alternance) (C. R. Acad. Sciences, t. 174, p. 345 à 35i, 1922). I. d. : 589,91. — L'accoutumance des ferments lactiques à tel ou tel poison, transmise par hérédité, est spécifique, c'est-à-dire limitée au poison auquel ils ont été accoutumés. La cellule microbienne peut s'accoutumer simultanément à deux poisons, et cette accoutumance à chacun de ces poisons est, dans certains cas au moins, aussi facile et aussi complète quand il y en a deux que quand il n'y en a qu'un seul. Quand, au lieu de faire pousser simul- tanément les cultures sur les deux toxiques pour développer l'accoutumance, on alterne leurs cultures, l'accoutumance se produit encore, mais à un degré moindre que si l'action des toxiques était continue, au lieu d'être interrompue par des alternances. P. N. Cen-Itsu-Kita. — Influence des sels de calcium sur l'enzyme liqué- fiant l'amidon et provenant de l'aspergillus oryzae (Mein. Coll. Eng. Kyoto Imper. Univers, t. 2, p. 1 à 5," 1918). I. d. : 589,91. — Le chlorure de calcium, le sulfate de chaux et le sulfate de magnésie augmentent le pou- voir liquéfiant de la diastase. P. N. Molliard (Marin). — Sur une nouvelle fermentation acide produite par la stérigmatocystis nigra (C. R. Acad. Sciences, t. 174, p. 881 à 883, 1922). I. d. : 589.91. — Quand on diminue notablement les quantités d'azote 298 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE et de sols minéraux du milieu de culture, le champignon produit do l'acide glucosique. Si l'on ne diminue que la dose de substance azotée, il se forme surtout de l'acide citrique. Si la réduction porte sur le phosphore, on obtient un mélange d'acide citrique el d'acide oxalique; si elle porte sur le potas- sium, l'acide oxalique s'accumule. Dans un milieu équilibré, il ne se forme que des traces d'acides libres. P. N. Bonazzi A.). — Rapport du carbone et de l'azote vis-à-vis du ferment nitrifiant [Journal <>( Bacteriology, t. 6, p. 479 à 499. 1921). I. d. : 589,91. — L'assimilation du carbone ne peut être séparée de celle de l'azote. La bactérie, pour l'assimiler à l'azote, doit trouver de l'acide carbonique libre; celui des carbonates est insuffisant. P. N. l'i ne el l)i bin. — Les besoins en vitamines de quelques lerures et bactéries (Journ. Biol Chem., I. 48, p. 137, 1921). I. d. : 589,91. SECTION TH. — ENSEIGNEMENT AGRICOLE. — ECONOMIE RURALE Beckerich (A.). — L'apprentissage horticole (Le Petit Jardin, 29 e année, n° 1191, p. 20, 1922). I. d.: 63 (071). — Il y a actuellement pénurie de bon» ouvriers borticoles. L'horticulture e (071). Discussion intéressante cuire MM. Sagnier, Mangin, de Marcillac, Villattc des Prugnes, Viala, Imbarl de la Tour, Tisserand. On peul en tirer la conclusion qu'avant de faire ce! enseignement, il faul changer le statul des instituteurs, former des Institu- teurs ruraux proposition de l<>i de M. de Monicault), sous l'autorité exclusive de leurs chefs naturels les recteurs, el échappant aux influences politiques. P. N REVUE AGRONOMIQUE 299 SECTION X. — PARASITOLOGIE Salmon (E.-S.) et Horth (E.). — Lime-Sulphur and calcium caseinate as a Fungicide (Bouillies sulfo-calciques et caseinate de calcium comme fongicides) (Journ. Ministry Agriculture, 28 février 1922, p. 995 à 999). I. d. : 6329521. — (Les bouillies sulfocalciques employées comme fongicide depuis 19 10 ont produit souvent des brûlures et des résultats irréguliers sur les pommiers et les groseilliers à maquereau. Les auteurs ont effectué des expériences sur des pieds de houblon atteints de sphserotheca humuli, afin de déterminer les plus basses concentrations curatives, et les moyens de rendre lesdites bouillies mouillantes. Le caseinate de calcium préparé par 2 parties de caséine et 1 de chaux éteinte dans 20 parties d'eau, décan- tation après 24 heures, employé à des doses entre o,5o et 1 % rend les bouil- lies bien mouillantes. Dans ces conditions, la dilution au 1/100 de la bouillie commerciale à i,3o de densité, contenant 0,16 % de soufre des polysulfures est mortelle pour les conidies du mildew du houblon. Les concentrations à i/i5o ou 1/200 sont irrégulièrement actives et insuffisantes. Ces données permettent d'éviter les brûlures de feuilles et de fruits dans les traitements d'été. A. B. SECTION XI. — TECHNOLOGIE AGRICOLE Ruehle (G.-L.-A.). — Les saveurs anormales du beurre (Michigan Agri- cultural Collège Experim. Station; bull. trimestr., n° 3, vol. 3, 1921). I. d.: 63.71.0046.2. — Les lactates de fer et de cuivre, à des dilutions ana- logues à celles résultant de l'emploi de bidons rouilles ou de matériel mal entretenu, donne des saveurs anormales (goût de suif, de poisson, saveur métallique, etc.). Différentes variétés du groupe Bac. Subtilis donnent aussi des goûts anormaux au beurre; l'auteur montre que les microbes interviennent dans ce cas en digérant la caséine. P. N. '&■ Baur (E.) et Herzfeld (E.). — Sur le caillage du lait par la présure (Zeitsch. fur physiq. Gherrtie, t. 98, p. 46o, 1921. et Bull. Soe. Chim. Fr., t. 32. p. 7/17, 1922). I. d. : 63.73.0022.1. — Il y aurait formation de présure dans la coagulation du lait par la présure. Welzmûller (F.). — Dégradation de différents amidons par l'amylase du lait de vaches (Biochem. Zeitschrift, t. i25. p. 179, 1921). I. d.: 63.71.0023. — Le lait de vaches frais renferme une amylase capable de saccharifier l'amidon à condition qu'il ait été préalablement traité par l'acide chlorhydrique. La température optima de cet enzyme serait 37 en- viron. L'amylase du lait attaque plus facilement l'amidon des légumineuses que celui dis graminées. P. N. Macalik (Basile). — Le lait de bouc (Le Lait, 2 e année, p. 334. 1922). I. d. : 63.71.0022.2. — L'auteur a examiné le lait d'un bouc; il contient un peu plus de graisse et de caséine que celui de la chèvre. P. N. Porcher (Ch.). — Quelques mots sur le lait de chèvre (Le Lait. " an- née, p. :;',<> à 3'| 7 . 1922). I. d.: 63.71.0023: 63.632. - - Le lait de chèvre. 300 WWlls DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE contient plus d'albumine que le lait de vacihe, ce qui fait que le caillot obtenu avec la présure est plus mou. La matière grasse est plus divisée dans le lait de chèvre que dans celui de vache. Si les analyses de laits de chèvre paraissent assez disparates, cela tient à ce que les traites ne sont pas faites régulièrement et que le phénomène de rétention lactée intervient. P. N. Laxa (D r Otakar). — Les matières minérales dans le lait de femme {Le Lait, 2 e année, p. 4aS à 433, 1922). I. d.: 63.71.0023. Dahxberg el Gahnkii, — L'épreuve a l'alcool comme moyen de déter- miner la qualité du lait destiné à la condensation (Le Lait, 2 e année, p. 456, 1922). I. d.: 63.71.0041.2. Ili xziker (O.-F.). — L'overrun (Le Ijiit. 2 e année, p. 91 à 101 et 17.; à 182 et 243 à 253, 1922). I. d. : 63. 72. (1022. 2. — Par overrun, on entend la différence entre le poids de matière grasse baratté et le poids de beurre fabriqué. S'il n'y avait pas de pertes pendant la fabrication et si le beurre contenait. No % de matière grasse, on pourrait faire 125 kilos de beurre avec 100 kilos de matière grasse. C'est l'humidité qui a la plu- grande influence sur l'overrun. Au début de l'été, à cause de la nourriture verte des vaches, le beurre a un point de fusion lu'- bas et retient beaucoup d'eau. En hiver, quand les vaches reçoivent des aliments secs, la malien grasse a un point de fusion relati- vement élevé et il est difficile d'y incorporer de l'eau; en modifiant la tem- pérature de barattage el les manipulations du beurre dans la baratte, on peut maintenir la teneur en tau au maximum permis. Le sel favorise le rendement; une dose de 3 % de sel augmente le ren- dement de 4,5 %. (La teneur du beurre en caséine n'a pas grande influence sur l'overrun. Il va <;m< dire que les erreurs de- pesées du lait ou de la crème ou des inexactitudes dans l'analyse des crèmes modifient l'overrun. Il existe des pertes mécaniques de matière grasse dans le lait écrémé et dans le babeurre. Une perte de matière <_rrav-e représentant 0,1 % du lait écrémé réduit l'overrun de 2,2 %. Plus la vitesse de récrémeuse est grande, plus complète est la séparation de la matière grasse; pour chaque écrémeuse il existe une vitesse optima; plus le bol est large moins la vitesse a besoin d'être élevée. Le débit normal indiqué par le constructeur correspond au maximum d'écrémage Bauf pour les laii- caillés). La température du lait doit être comprime entre 27 et 58 rf ; au-dessous de 27 . le lait écrémé s'en- ricliii en matière grasse. Les boues d'écrémage arrivent, au bout d'un cer- tain temps, à nuire à l 'écréma ge. L'extraction de la matière grasse de la crème par le barattage est consi- dérée comme normale lorsque le babeurre ne renferme pas plus de 0,2 % de matière grasse; l'analyse de ce babeurre est délicate car le< grumeaux de caséine retenant la matière grasse tombent au fond. Un tableau résume très clairement les principaux facteurs agissant sur la facilité de barattage de la crème: raie des vaches, période de lactation, nourriture de* vaches, température <\u barattage, vitesse «le la baratte, acidité et viscosité de la crème, richesse de la crème. Une perte est également due aux mousses qui se forment à la surface de la crème dan- la cuve de maturation. L'auteur admet que dans le- meilleures conditions possibles on «luit enle- ver au laii m.", à (|'i ". île -a graisse pure; en moyenne kil: il \q). I. d. : 63. 7 1 .0044. — Des essais de laboratoire furent effec- tués sur du lait obtenu à 8 heures du matin, mélange de la traite du matin h des deux traites de midi et du soir de la veille. Le lait était chauffé environ i/a heure à 70 pour détruire la catalase, nuis refroidi à :>o°, el ci ti- soil à ao°, soit à i5°, dans de* Goles propres mais non stérilisées, addition, el avec" des additions dé perhydrol île Merck correspondant en II-' 1 »-' à ".ni. 0,08 el 0,10 pour 1.000. Le chauffage à 75° au lieu de 70" .1 peu d'influence. Le mieux semble être de chauffer pendant i/a heure à 70 • d conservation contrôlées par épreuve à l'alcool, mesure d'acidité, épreuve de chauffage, onl été de environ : 1. a, ;>, 4 jours respectivement p les quatre série*. Des essais de dégustation pour reconnaître l'an goùl métallique de l'eau oxygénée, et la recherche de ce corps onl ité faits après tirs durées variables. La conclusion des essais de laboratoire • -1 qu'on peut rendre un lait apte à se conserver 3 à i fois plus longtemps par pasteurisation de durée d'une demi-heure à -<>" el addition de 0,1 p. 1.000 sygénée. La saveur du lait peut être modifiée pendant tes pren ières heures, mais aucune différence n'est perceptible si le lait arrive après vingt-quatre heures ou davantage entre les mains du consommateur. Il lui procédé ensuite- à des essais pratiques en laiterie avec contrôle des nombres de germes sur le lait lui-même el sur le lait ensemence de coli. La conservation a été' de même ordre que dan- les essais de laboratoire, li - a Mitions d'eau oxygénée prolongeant la conservation et diminuant fortement les nombres de germes. I a essai où la pasteurisation fui faite 1 68° donna de moins bonnes conservations, et l'auteur recommande, lors- qu'on doit employer l'eau oxygénée, d'avoir préalablement maintenu la tem- pérature de 70 pendant une dvnii-heurc. Duhont (Jean). — Fabrication de produits alimentaires à hase de topinambours et autres plantes inulifères Breu. /•'/•. . 534.888). I. d.: 63.512.8. — Fabrication d'aliments rit lie* en inuline, el d'aliments riches en lévulose, par emploi direct ou avec inversion des parti!* charnues de plantes riches en inuline : topinambours, sal-ili-. artichauts, chici n 1 café, etc. Confitures, marmelades, gâteaux, biscuits, pâtes, bonbons, fruits confits cl ion* autres articles alimentaires ou de confiserie, ce qui permet de restreindre ou de supprimer l'emploi du sucre par utilisation de produits végétaux à Ire* |x>n marché. Dkgi idj Camille) el Baud (l'.mli. - On nom eau procédé de fabrication Industrielle de la baryte pour le traitement des mélasse* de sncrerie a'.. /;. Icad. Sciences, t. 17/i, p. 1177 à 1179, 1933, el '.'. //. Acad. [gricul- {un-, t. s. p. 4©o à /i'.i'i, 1922). I. d. : (ML 41. Le procédé bien connu de Pextraction du sucre des mélasses au moyen des sucrâtes de baryum, -1 toujours heurté' au pii\ élevé de la baryte. Les auteurs réalisent un nouveau qui évite d'avoir à décomposer le carbonate de baryte pour en obtenir des produits fusibles. Il- préparent une foi- pour toute* du silicate tribarytique par chaufl de sable silice avec le carbonate de baryte. Ce silicate tribarytique au contact de l'eau donne de la baryte hydratée el un silicate monobary tique. de nobarytique sert à préparer de nouvelle* quantités de silicate tribarytique avec le carbonate de baryte provenant de la oarbonatation du -uii.it>' de baryte. Le cycle des réactions esl «loue fermé, P. N. BEVUE AGRONOMIQUE 303 Potvliet. — Comparaison des résultats dans le désucrage par la chaux, la baryte on la strontiane (Journ. Ind. and Eng. Chemistry, t. i3, p. io4i. 1921). I. d. : 66.41. Souel. — Considérations générales sur la classification des produits par l'application actuelle des méthodes de rectification (Assoc. des Chi- mistes Sucrerie et Distill., t. 39, p. 807 à 326, 1922). I. d. : 663.55. — L'auteur a constaté que les alcools rectifiés étaient très riches en éthers; dans tous les appareils continus, la question la plus difficile à résoudre est l'épuration totale en produits de tête. L'auteur montre l'influence néfaste des rétrogradations froides; pour réchauffer les reflux, il préconise un réchauf- fage par circulation dans des serpentins noyés dans le liquide des plateaux. • P. N. Sobel. — Procédés spéciaux pour l'utilisation rationnelle des subs- tances composant les grains pour l'obtention du maximum de produits utilisables pour l'alimentation et l'industrie, en ne dépassant pas, dans les divers stades du travail, la température de 65° (Bull. Assoc. Chim. Suer, et Dist., t. 3g, p. 358, 1922). I. d. : 66.35. — L'auteur utilise la fermentation lactique pour peptoniser les matières azotées des grains; il prolonge cette fermentation pendant 72 heures à 62 , et ajoute même de la vinasse pour acidifier dès le début et éviter la fermentation butyrique. La distillation est faite sous un vide approprié pour ne pas détruire les matières azotées coagulables. Enfin l'amidon des grains durs est hydrolyse sous un vide approprié. L'auteur ayant breveté ses procédés ne donne guère de détails. P. N. Fkrré (L.). — Le dépiquage des vins (Annales des Falsifications et Fraudes, i5 e année, p. i3g à i46, 1922). I. d. : 66.32.0046,42. - - Cette pratique rentre dans la catégorie des manipulations considérées comme frau- duleuses par l'art. 2 du décret du 19 août 1921. L'addition d'un saturant au vin piqué laisse toujours une très forte proportion d'acides volatils à l'état libre, à moins que les quantités employées soient par trop grandes. Cependant les impressions gustatives produites par les vins ainsi traités semblent indiquer une saturation beaucoup plus importante des acides volatils. Ce phénomène résulte de la formation des sels (acétates, propio- nates, etc.) qui diminuent la dissociation des acides volatils libres; or la sensation acide au goût résulte du nombre d'ions H en liberté. L'auteur indique en outre les procédés analytiques et les caractères permettant de déceler la fraude. P. N. Les vins du Midi de la récolte 1921 (Enquête personnelle du Labora- toire central de la Répression des Fraudes) (Annales des Falsifications et Fraudes, i5 e année, p. 1^9 à i56 et p. 207 à 218, 1922). I. d. : 66.32. — Tableaux donnant l'analyse de 189 vins. P. N. Ferrouhxat. — Prix de revient de l'hectolitre de vin dans un do- maine moyen de l'Hérault (G. B. Aood. Agricult., t. 8. p. G3i, 1922). 1. (L: 66.32. — L'auteur, en faisant, observer que son calcul repus,, sur un rendement conventionnel de 70 hectolitres à l'hectare établit le détail du prix de revient d'un hectolitre de vin, qu'il trouve égal à 66 fr. 5g. Les accidents locaux qui diminuent la production mettent rapidement la viti- culture en déficit. D'autre part, depuis les calculs de l'auteur, les prix des salaires ont été encore augmentés. P. N. 304 vnnal.es de la science \gronomique Claudmn I'. . lu iiiuncau débouché pour l'alcool de du Revue de Viticulture, t. 67, p. .">, cgaa). I. d. : 66.35. — L;i production de genièvre (produit obtenu par distillation simple, en présenee de baies dé genièvre, «l<- moût fermenté de seigle, de blé. d'orge «>u d'avoine . limitée par la loi du u décembre 1920, est insuffisante pour faire face aux demandes de la consommation. L'auteur signale qu'il esl légalement possible «le fabriquer du « genièvre fantaisie » ou de la « liqueur de genièvre avec l'alcool de vin, ce qui constituera un sérieux débouché pour l'alcool il' 1 vin. P. Y lu nu M.)'. Les vins de la récolte 11121 en Loir-et-Cher innales des Falsifications et Fraudes, i5* année, p. ■■>'[ à 207, tgaa). I. d. : 6(1. .'J2. — Tableaux donnant l'analyse de 26 vins blancs et rouges. 1'. N. Bai mi: (G.). — Les résultats du concours du carburant national llevue (/.- Viticulture, t. 56, p. 36i, 192a). 1. d. : 621.431.223. — Ce rapporl a été j,i sente .ni Congrès de Béziers du g avril 192a, au nom du Comité scienti- fique. I ue centaine de formules ont été proposées, mais toutes formules conte- nant d«s produits toxiques, caustiques ou dangereuses, oui été élimin ies. Aucune des formules, même «elles primées, ne pourra être utilisée sous la forme exacte do le par son auteur; les récompenses ont été décernées à la valeur technique des envois. En raison de no- disponibilités en alcool, le problème du carburant national consiste à ajouter 10 à yo % d'alcool à une quantité importante d'essence. Mais l'alcool industriel à 95°-g6° ne 3e dissout pas dans l'essence. Cependant certaines substances rendent possibles le mélange. M. Mailhe 8 proposé plusieurs formules dans lesquelles il fait intervenir I, cyclohexanol et l'alcool isopropylique; il esl de plus l'auteur d'une pré- paration simple «le l'alcool isopropylique; il a collaboré aux travaux «lu professeur Sabatier qui ont conduit à la préparation «lu cyclohexanol à partir du phénol. MM. Rivard, fUlenel et <'.' e ont proposé des formules «le carburant conte- nant de l'alcool butylique. MM. Vidal et Dessalles emploient comme solvants soit l'alcool butylique, soit I«- cyclohexanol, soit des dérivés du crésol, tel «pie le butylerés Les Etablissements de Dion-Bouton ont étudié les mélanges «l'alcool et d'essence extra-légère; on peut ainsi mettre 60 ".. «l'alcool et \o % d'essence extra- lé fjère et obtenir un produit utilisable dans les moteurs actuels; les essences extra-légères s'obtiennent <'ii quantités importantes dans la fabri- cation des essences de (liackillg. Pour favorise] la dissolution de l'alcool dans l'essence, «mi peut élever le titre de l'alcool jusqu'à j)8°-99°. C'est ce qu'ont réalisé MM. Mariller et Grangei [Les lunules, igaa), qui stabilisent ensuite le mélange par de l'alcool butylique «t du benzoL MM Dupont, Vexes et Foch redistillenl du goudron de bois résineux; ils obtiennent de l'essence «1«' bois et de la benzine de bois qui Be dissolvent dans l'alcool, mai- qui s ( ,nt Inutilisables sous leur forme actuelle dans les moteurs i explosion. Il existe de nombreuses formules donnant des résultats satisfaisants; mais elles n'ont pas été récompensées, car elles reproduisaient des formules déjà bien connues ou dérivaient trop directement «!<• (■«•Iles-ci. ('.<■< formules ont «•u outre le défaut de contenu trop d'alcool; or, la production actuelle de l'alcool ne permet d'incorporel à l'essence que i" à 20 % d'alcool. Parmi foi unile-, on peut citer : a) Le mélange par tiers d'aloool, d'easence et de benzol; 6) Le mélange formé par moitié d'alcool et «!<■ benzol M. Leprêtn REVUE AGRONOMIQUE 305 c) Les formules à base de « tétraline », corps fabriqué en Allemagne, à partir de la naphtaline; elles permettent d'incorporer 25 ou 33 % d'alcool dans du benzol; d) M. Dumanois a montré que l'alcool seul pouvait être directement uti- lisé dans des moteurs surcomprimés; e) M. Gabriel Bertrand a établi, il y a plus de dix ans, que l'éther (dérivé de l'alcool) ajouté à de l'alcool permet de brûler ce dernier dans les moteurs actuels, même au titre de 5o % d'alcool. iLa « natalité » est la réalisation de ce carburant. Il y a donc là des formules utilisables lorsque la production de l'alcool ira en croissant et lorsque des fabrications comme celle de la tétraline et sur- tout la récupération du benzol auront été développées en France. Le Comité scientifique a décerné en outre une récompense à la Société des Transports en commun de la Région parisienne pour les nombreuses expériences qu'elle a faites, et une récompense au Comice agricole de Béziers en reconnaissance du service rendu par l'organisation du concours du carburant national. P. N. Decarrière (E.). — Sur le rôle des impuretés gazeuses dans l'oxyda- tion catalytique du gaz ammoniac. Influence de l'hydrogène phosphore (C. R. Acld. Se, t. 174, p- 46o, 1922). I. d.: 661.983.1. — Même à la dose de 1 cinquante millième pour cent, l'hydrogène phosphore figurant dans le mélange d'air et d'ammoniac se comporte comme un poison redoutable pour le catalyseur en platine. La baisse de rendement ne persiste que lors- que l'impureté est présente. P. N. Neumann (B.). — Double décomposition entre le carbonate d'ammonia- que et le gypse (Zeltschrif f. angewandte Chemie, t. 34, p. 44i et 457, 1921). — Cette réaction pourrait permettre la fabrication du sulfate d'ammoniaque sans utiliser l'acide sulfurique qui coûte cher. Le gypse a son maximum de solubilité à 38°; au-dessus de cette température le carbonate d'ammoniaque se décompose. La réaction est réversible et est gênée par la formation d'un sulfate double de chaux et d'ammoniaque. Le sulfate d'ammoniaque se forme à une dilution telle que la réaction n'est plus industrielle. P. N. Aschan (O.). — Sur la distillation du bois sous pression réduite {Brennstojf-C hernie, t. 2, p. 273-276, 1921). I. d. : 662.712. — En opérant sous pression réduite, le rendement en acide acétique est le même, et celui en charbon augmente par rapport à la distillation ordinaire. Il faut com- primer les produits volatils pour recueillir l'alcool méthylique. Le goudron ainsi, obtenu à partir du bouleau est comparable à celui de hêtre ou de pin. P. N. Couturier (A.). — Sur les différents engrais potassiques (C. /?. Acad. Agriculture, t. 8, p. 642, 1922). I. d. : 63.167.3. — L'auteur, qui est depuis de longues années dans le commerce des engrais potassiques, signale que les Allemands n'ont presque pas de sulfate de potasse naturel. Tous les sels bruts de potasse sont des chlorures de potassium. Contrairement à ce que l'on enseigne, la kaïnite, vendue par les Allemands, est un mélange de chlorure de potassium et de sulfate de magnésie : les gisements de kaïnite vraie sont épuisés depuis des années et le Kalisyndicat vend sous ce nom, depuis plus de quinze ans, tous les sels bruts de potasse dépourvus de chlorure de magnésium et contenant plus de 12 % de potasse; les princi- paux sont la sylvinite que l'on retrouve en Alsace, et le hartsalz, dans lequel le sulfate de magnésie s'ajoute à la sylvinite. ANN. SCIENCE AGRON. — 1922 "20 301) ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE faits Sont très intéressante .1 lire au raomenl où une campagne ten- dancieuse est dii Dntre les sels de potasse d'Alsace: la prétendue kaïnite contienl le chlorure de potassium el le chlorure de sodium absoiu- ment comme de Mulhouse. P. N. Demolom (A.). Sur les éléments accessoires des Bcories de déphos- phoration C. R. Acad. Sciences, t. 171. p. 1703, ioaa). 1. d. : <;3.Hi7.'2:{. — L'auteur montre que les scories apportent, «'n plus de l'acide phospho- rique, de la chaux, de la magnésie et de l'oxyde de manganèse Bolubles dans les réactifs Caihles et par conséquenl assimilables. La chaux et la magnésie sont combinées à la silii ilicates omposent plus ou moins lentement, ce qui explique que li s scories puissent manifester, à l'égard de l'alcalinisation du sol, à la fois un effet presque immédiat et une action d'une certaine durée; u existe 1 à 3 % de chaux caustique qui se carbonate rapidement à l'air. P. N. Ih.molon (A.). — De l'alcalinité des scories de déphosphoration (C. R. Acad, Agriculture, t. s . p. 680, 1922). I. d.: t8.167.Kt — Voir ci- dessus. Matignon C.) et Frbjacques M.)- — Sur la transformation du gypse en sulfate d'ammoniaque (C. R. Acad. Sciences, t. 175. p. 33, 1922). I. d. : 668.6. — Par suite du prix croissant des pyrites et de la fabrication Bynthétique de l'ammoniaque, il peul être intéressant d'envisager la pré- paration du sulfate d'ammoniaque par double décomposition de l'ammo- niaque cacbonatée et du sulfate de chaux. Les auteurs ont étudié les condi- tions de cette réaction. P. N. M vm. non (C). — Réalisation économique de réactions oxydantes dans les usines d'acide nitrique synthétique; applications (Bull. Soc. Chi- ique /•>. . t. .u, p. 555 à 56i, lûaa). I. d.: 068.6 et 661.988.1. — L'auteur montre qu'ilxsl économique de grouper autour d'une usine d'acide nitrique synthétique toute une fabrication de petits produits dérivés de matières premières par une oxydation nitrique. P. N. Bruno (Albert). — Les Bacs a superphosphate: leur protection contre la corrosion chimique (C. /»'. Acad. [griculture, t. 8, p. 710, 1922). 1. d.: (Wis.t;. 1 ne protection efficao des sacs est réalisée par trempage dans un bain Bpécial, constitué par de la craie très Une en suspension dans un liquide colloïdal extrait d'algues marines. Le traitement coûte o fr. 10 par Bac. L'auteur fait remarquer que le prix du sa< grève de plue de 5 % le inouï. mi des achats de superphosphate; lès achats >\'' jute des Indes, occa- sionnés par la corrosion des sacs d'engrais, aggravent la position de notre (•liante. P. N. unkow, Pbtbbsqh et inii.. — Influence de quelques facteurs sir la composition «le la choucroute Imeric. Chemic. Soc., t. 13, p. 2244 a 2255, [gai). I. d. s t><>4.*. Le ferment qui donne la meilleure chouoroul ,■. Bai lactis aoidi; actuellement il est Impossible de préciser le meilleur traitement à employé] dans la pratique. La meilleure proportion de sel 1 a ' .. Les auteurs ont obtenu, à la suite d'ensemencements de ferments; mêmes produits que dans la fermentation spontanée, mais < n propor- tions différentes: acide lactique, acide a étique, alcool éthylique, el quel- qui fois de la mannite. P. N. REVUE AGRONOMIQUE 307 Hinard (G.)- — Examen chimique des conserves de poissons (Ann. Falsifie, et Fraudes, i5 e année, p. 72 à 79, 1922). I. d. : 664.9. — L'auteur signale divers travaux qui n'ont pas reçu la consécration de la pratique pour déterminer l'état des conserves de poissons. Personnellement, il a suivi l'évolution de l'azote sous différentes influences, tant au cours de la fabri- cation que pendant la période de conservation en boîtes. Le chauffage prolongé ne modifie pas les matières azotées; s'il a lieu en milieu acide (1 ou 2 % d'acide acétique), les matières azotées se solubi- lisent. , Azote ammoniacal , ,,,../». «1 • j Le rapport —. ; — - semble présenter de linteret; il varie de Azote total dissous 4,4 à 5,7 dans des conserves saines, et atteint a4,7 dans une conserve avariée. L'étude du vieillissement de conserves de poissons montre que î'azote ammonincal se forme aux dépens de l'azote des acides aminés; l'au- teur attribue cette réaction à une amidase. P. N. Raymond Œ.). — Sur les acides gras de l'huile de colza (Bull. Soc. Chi- mique de France, t. 3i, p. 4i4 à 4i9- 1022). I. d. : 66.53. — L'huile ana- lysée provenait de colzas hindoux; les acide* identifiés sont : acides érucique, linoléiques ou linoléniques, palmitique, oléique, stéarique. P. N. Bordas (D r F.). — L'acide boriqne ponr la conservation (Annales des Falsifications et Fraudes. i5 e année, p. 2.V1 à 237, 1922). I. d. : 664.8/9. — L'auteur montre que l'emploi d'acide borique dans les conserves de poisson est destiné à suppléer aux défauts provenant de l'ignorance et de l'incurie. Aussi, à la suite de ce rapport, le Conseil supérieur de l'Hygiène publique de France a-t-il adopté la conclusion suivante : Le chlorure de sodium constitue un conservateur parfait à tous les points de vue, et. dans l'intérêt de la santé publique, on ne doit point autoriser l'emploi d'acide borique, soit seul, soit additionné de chlorure de sodium. P. N. Abpin ^Marcel). — Farines et poudres diverses employées en boulan- gerie pour le fleuraee (Annales des Falsifications et Fraudes, i5 e année, p. 237 à 245, 1922). I. d. : 664.6. — Les fleurages actuellement employés sont, : les "remoulages, le fleurage de riz. le fleurage de maïs, le fleurage de pommes de terre, le fleurage de bois 'fleurage économique), le fleurage de corozo. la poudre de grignons d'olives. Le fleurage de bois est de la sciure de peuplier, de hêtre, d'orme, de frêne et rarement de chêne; c'est le peuplier qui fournit les 8 dixièmes des fleu- rages de bois. Les sciures de bois de conifères ne sont pas utilisées en boulan- gerie à cause de leur couleur, de leur odeur et de leur saveur. L'auteur décrit le traitement de* sciures pour préparer le fleurage économique, et rappelle les avis émis par différents hygiénistes. P. N. Thomas (A.) et Foster (S.). — Les colloïdes des extrait* tanniques végétaux (J. Ind. And. Eng. Chem., t. i'i. p. 191, 1922. et Journ. Soc. Chimique Fr. t. 32, p. 935, 1922). I. d. : 675.024. — Il existe une corréla- tion entre les différences de potentiel de certains extraits tanniques végétaux et leurs propriétés astringente*. P. N. Truelle. — Réfutation des objections soulevées par le Syndicat général des Cidres et Fruits à cidre contre l'appellation d'origine « Calvados » (C. /?. Acad. Agriculture, t. 8. p. 717 à 725, 1922). I. d. : 663.32.0023.1. — Les conclusions de l'auteur sont les suivantes : 308 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE i° La dénomination « Calvados » ne peut être étendue à toutes les eaux-de- vie de cidre fabriquées en Franco : c'est une appellation régionale ou d'ori- gine; 3° Elle doit être réservée aux eaux-de-vie provenant uniquement de pommes récoltées et de cidres fabriqués avec elles, puis distillées dans le départe- ment du Calvados; 3° L'application de cette dénomination peut être assurée par divers moyens indiqués au mémoire, notamment par un décret semblable h ceux concer- nant les appellations régionales « Cognac » et a armagnac ». L'auteur suggère en outre aux distillateurs de c'dres d'apporter tous leurs soins à la fabrication d'eau\-de-vie pourvues du maximum de qualités qu'elle- peinent acquérir dans la région : Bretagne, Picardie, Maine, ete.. et de s'unir pour constituer une on plusieurs appellations régionales bien distinctes qui pourront, avec le temps, rivaliser avec le « Calvados ». P. N. SECTION XII. — VITICULTURE Cazeneuve iD r P.)- — Sur plusieurs cas d'intoxication mortelle par l'arsenic dans les milieux viticoles (Revue de Viticulture, t. . r >."t. p. |oi, 1921). I. d.: 63.46.29.51: 546.19. — L'auteur signale à l'Académie de Médecine (séance du 7 juin 1921) des accidents mortels imputables à l'ar- senic employé dans les milieux viticoles lu 1 \ septembre 1916. Mais des circulaires minis- térielles, que rauleur qualifie d'illégales (circulaires du 11 janvier mut el du 37 avril iq:n). ont relardé l'application de la loi. P. Y Moreau CL.) et Vinet (E.). — L'effeuilla ire de la vigne (Revue de Viticul- ture, t. 56, p. 288 à 291, 1922). I. (L: 6:1.16 196.22. — L'effeuillage aère l'intérieur des -ouebes, permet à la lumière et à l'air de pénétrer jusqu'aux raisins, s 'oppose au développement de- maladies en menu' temps qu'il rend les traitements de la grappe plus efficaces. L'opération a été effectuée en juillet 1921; on n'a constaté aucun £Tillajjre de- grappes, aucune dessiccation. Les différences constatées soit dans la pesée de la vendange, -oit dan- la composition des mont-, entre le- vignes effeuillée- ou Bon, -ont tantôt dan- un sen-, tantôt dan- l'autre. Dans une parcelle attaquée par le bolryli-. l'effeuillage 'avait réduit la proportion de- grappes pourrie-. P. N. Audebeut (O.). — La crise des fins fins de la Gironde (Revue Viticulture t. 56, p. J8g à ni', iûm). I. d.: 66:52:38. — Tandis que la pro- duction des vin- ordinaires lai— e quelques bénéfices, celle 'le- \in- fins occasionne une perte. Le- chiffres indiqués par l'auteur font ressortir une perle ,1e loi million- de francs en |Q2i pour le- vin- fins de Ci-onde, tandis que pour la même .innée la production des vin-, ordinaires en Gironde avail laissé un bénéfice de ao million- de francs. L'auteur analyse le- causes de cette situation économique. Le moyen d'atténuer la crise sérail d'augmenter la consommation ides vins fin- par une propagande en France ci à l'étran- ger, et d'instruire le- intermédiaires Bur leur véritable intérêt qui esl de retenir le consommateur et non de l'éloigner par de- prix exagér P. N. BIBLIOGRAPHIE Pouiuau (A. -F.) et Ammann (Louis). ■ — La Laiterie, 7 e édition. 1 vol. 63o pages. — Librairie Agricole de la Maison Rustique. 26, rue Jacob, Paris. — Prix : i5 francs. * La (( Laiterie » de Pouriau est un vieil ouvrage puisque la première édition date de 1872. Le caractère essentiellement pratique de ce livre a été maintenu au cours des transformations qu'il a dû subir pour refléter aussi fidèlement que possible l'image des méthodes actuelles. M. Ammann, le distingué professeur à l'Ecole Nationale d'Agriculture de Grignon, a com- plètement remanié l'ancien ouvrage de Pouriau et l'a mis au courant des progrès modernes. La nature du lait est mieux connue qu'autrefois; à côté des éléments principaux qui le constituent, on a découvert d'autres subs- tances, diastases, vitamines, etc., qui ont leur rôle pour la conservation du lait ou pour sa transformation en beurre ou en fromages. Le rôle des micro- organismes dans la maturation des crèmes et des fromages a été mis en lu- mière. Si la science a commencé par expliquer les méthodes du praticien, elle a pu ensuite perfectionner ces méthodes pour augmenter soit le rende- ment, soit la qualité des produits. Parallèlement à ces progrès dus aux travaux des microbiologistes, il faut enregistrer la transformation de l'outillage. C'est d'abord l'écrémage cen- trifuge qui est arrivé à une grande perfection, puis la^ pasteurisation et la stérilisation, la concentration et la dessiccation, etc. La complication de l'outillage moderne a occasionné un changement d'ordre économique : le traitement familial des produits laitiers tend à disparaître devant les laite- ries, beurreries et fromageries industrielles qui peuvent se tenir au courant des progrès journaliers. C'est en effet en connaissant à fond et en appliquant strictement les lois qui régissent les transformations si variées que l'on peut faire subir au lait, que l'industriel sera maître de sa fabrication qu'il livrera à la consommation des produits toujours de bonne qualité et surtout de qualité constante et que, par conséquent, il assurera la prospérité de son exploitation. P. N. Swllakd (E.). — Betterave et .sucrerie de betterave (Encyclopédie agri- cole G. Wéry. 3 e édition entièrement refondue. T. I : Les méthodes d'ana- lyse. Le contrôle chimique de la fabrication. — Librairie Baillère, Paris, ^70 pages. Il est heureux que l'ouvrage estimé de 'M. Saillard sur la sucrerie ait été, pour cette troisième édition, développé et divisé en deux parties. La première, qui vient de paraître, est vraiment le livre du laboratoire de la sucrerie. Le second volume traitera de la production de la betterave à sucre et de sa graine, ainsi que de la technique suertière. L'ouvrage, qui comporte une table alphabétique et une table méthodique, fournit non seulement les méthodes les plus appropriées, mais la justifi- cation critique de ces méthodes, et l'historique des étapes successives fran- 310 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE chics pour y parvenir. On y trouve aussi de nombreux tableaux de résultats numérique». Plus d'un y trouvera des occasions d'améliorer sa technique par un contrôle plus serré des instruments jaugés, et par l'emploi, notam- ment vis-à-vis des «uercs réducteurs en présence de saccharose, des méthodes dues à M. Saillard, et résultant des travaux qu'il a poursuivi* au Laboratoire du Syndicat de^ Fabricants de sucre de France depuis de longues années avec son collaborateur M, Wehrung. Après un rappel très succinct de la constitution chimique des matières sucrées, l'auteur passe en revue l'appareillage du laboratoire, les liqueurs titrées, les réactifs, le dosage du saccharose, l'analyse de la betterave, des produits d'usine, de? produit* résiduaires. le contrôle du four à chaux et du four à soufre, le contrôle de* charbon* et de* générateurs, l'examen des huiles, de* briques et de divers produit*, l'essai des semences, et l'ensemble du contrôle en usine. Enfin, un résumé de* travaux et essais du laboratoire syndical et une *érie de table* précieuses pour le chimiste. En somme, un ouvrage vécu, clair, appelé «à rendre le* plu* grands ser- vices aux nraticiens de la sucrerie et à ton* ceux qui sont appelé* â analyser de* produits sucrés. A. B. p Cm tin. — Analyses alimentaires, composition et analyse des pro- duits alimentaires, recherches des falsifications. 2 e édition. 1923. — Librairie Baillère. Encyclopédie Wéry. L'auteur a séparé de son ouvrage sur les analyses agricoles proprement dites les question* relatives aux produit* alimentaire*, solides ou liquides. T' n'a pas la prétention de condenser dans 434 pages toutes le* méthodes utilisables, ni toute* le* données certaines concernant l'analyse et le contrôle de nos aliments. Il s'est borné volontairement à l'indication d'une seule on de deux méthodes éprouvées au laboratoire de la Société des Agriculteurs de France, et de résultats typiques obtenus par l'application desdites mé- thodes. Cent vingt figures dan* le texte et de* tableaux numériques à profusion . une table méthodique, une table analytique facilitent l'usage de ce livre pour co\}\ qui. habitué* à d'autres branche* de l'analyse chimique, ont besoin, dans les question* d'aliments, de reposer leur mémoire sur des bases certaine*, tant pour effectuer les analyse* que pour formuler les conclu- sions basées sur le* résultat* obtenu*. En résumé, un ouvrage intéressant, écrit par un praticien expérimenté de l'analyse alimentaire, qui aura sa place marquée dan* le* laboratoires agricoles, dan* les laboratoires municipaux, et chez ton* roux qui dé«irent trouver sous une forme condensée le* moyen- d'apprécier au laboratoire le* denrées de notre alimentation. Campabdou (J.). — Le Tétraphosphato. Librairie Marqueste, Toulouse. Thèse d'université, 72 pages, 45 références. T. d.: fi.1.167.2. Résumé des informations relatives an tétraphosphate : fabrication, analyse, emploi comparé avec d'autre- engrais phosphatés. L'auteur a comparé la solubilité de divers phosphates naturel* et du tétraphosphate, dans l'eau chargée «le CO 2 en diverses proportions, au moyen d'un agitateur mécanique. Pour doser les faible- quantités de P 2 O s dissous, il ;i utilisé la précipitation molybdique suivie d'un e**ai azotimétrique *ui- \;int la méthode de Clarens (décomposition du phosphomolvbdate par hypo- bromite) adaptée par lui au <-;i< particulier. D'auteur a constaté <]'"' le* quantités de P 2 O r ' varient suivant une fonc- tion rectiligne de la concentration en ("X") 2 . Le coefficient angulaire de la droite qui r ep r é s e nte la Bolubilité est différent pour les différents phosphates BIBLIOGRAPHIE 311 essayés. Parmi ceux-ci, le tétraphosphate est moins soluble que le phosphate naturel dont il provient. Ledit coefficient peut donc être utilisé comme cons- tante caractéristique d'un phosphate d'origine donnée ou d'un tétraphos- phate, mais il n'y a pas de rapport entre ce coefficient et la valeur agricole du produit. L'auteur conclut que le nouveau produit a pour principal mérite d'avoir rappelé l'attention sur les phosphates naturels, qui pourraient remplacer avantageusement les superphosphates dans beaucoup de cas où les amende- ments calcaires sont une nécessité. A. B. ERRATA (Annales Science agronomique, n° 4 — i9 22 ) Page ig4 lire : France, plus souvent i3,20 Beauce, décortiquées 1 1 ,90 — France, plus souvent i3,io — blés décortiqués i4,oo — 19G • — Landes jaune 8,67 — 197 — maïs, Egypte ». 8,09 — 199 ■ — Biz, Nouvelle-Calédonie 0,80 — 200 — —Japon 79,97 — — — 80,11 — 201 — praspale — 2o3 — 'Les matières grasses dont le point de fusion est peu élevé sont... avec un point de fusion plus élevé... avec un point de fusion au-dessus de 5o°... Les matières sucrées sont entièrement digérées : dans les autres hydrates... — 206 — fécule, Guadeloupe à arbre à pain — 207 — Manioc-Yucca — Melia-Bombo — 210 — Gaufres i,38 — Paris, janvier 1871. — 211 — Biscuits chinois, au soja — 232 — Cardium, bucarde — littorine n>99 — 246 — Drêches de brasserie 7,80 — — de distillerie 7,4o — feuilles maïs 10, 4o — 247 — Vesces 4,09 Le Gérant : J. COMBE IMPRIMERIE BERGER-LEVRAULT, NANCY-PARIS-STRASBOURG I uk . ^iiSgCfid ÀGUL CUEM. CO. 39 e année N° 6 Nov.-Décembre 1922 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE Fondées tskt i a e ■* j=»ar. LOUIS GRANDEAU PUHUÉES SOLS I.E< AUSPICES DU MINISTÈRE T>E L'AGRICULTURE ORGANE OFFICIEL DE L'INSTITUT DES RECHERCHES AGRONOMIQUES 80MMAIRE ————— r~ Pages Camille Matignon. Rapport sur les engrais azotés ...... 3i3 M lle Madeleine Perey. Les protozoaires du sol . 333 André Piédallu. La destruction, des charançons et autres para- sites des grains et légumes secs" 353 MM. Gustave Rivière et Georges Pichard. De la stérilisation par- «j tielle du sol au moyen de Varséniate de soude ..... 366 Revue Agronomique . 371 Bibliographie 384 LIBRAIRIE BERGER-LEVRAULT 136, boulevard Saint-Germain, PARIS (VI e ) Prix de ce fascicule : 5 fr. 25 net. ADMINISTRATION des ANNALES > 136, Boul. Saint-Germain, PARIS (6-). — Tél. GOBELINS 18.57. RÉDACTION des ANNALES: 43*/., rue de Bourgogne, PARIS {.ooo t. en ajoutant la cyanamide produite en France. Nous obtenons finalement le tableau suivant représentant la consommation des 'matières azotées, à l'exclusion des engrais azotés d'origine organique. Produits azotés consommés en 1913 Sulfate d'ammoniaque 96.000 tonnes Nitrate de soude 320.000 — Produits synthétiques ij.ooo — dont l'équivalent en azote atteint les valeurs suivantes : Sulfate d'ammoniaque 1 9. 200 tonnes Nitrate de soude 49- 600 — Produits synthétiques (environ) . . . 2.5oo — Total 7i.3oo tonnes Les exigences du pays avant la guerre étaient donc d'environ 70.000 tonnes d'azote combiné, en négligeant les engrais azotés organiques. Besoins futurs. — Quels sont les besoins futurs du pays? Tandis que la France consommait en 1913 environ 70.000 t. d'azote combiné, l'Allemagne mettait en œuvre 220.000 tonnes RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 315 d'azote pendant la même année, soit donc une quantité dépas- sant le triple de notre consommation. En France, une très petite fraction du nitrate de soude im- porté passait à l'industrie, tandis que le reste était utilisé par l'agriculture. En Allemagne, sur les 220.000 tonnes d'azote absorbées en 1913, 207.000 tonnes étaient consommées comme engrais par l'agriculture allemande qui absorbait ainsi une quantité d'a- zote trois fois plus grande que l'agriculture française, avec des surfaces cultivées du (même ordre de grandeur dans les deux pays. En Belgique où la comparaison, il est vrai, impose certaines réserves par suite de la qualité des terrains, la consommation en azote était encore beaucoup plus élevée, comme l'indique le tableau suivant : Azote (nitrate, sulfate) con Superficie totale . Superficie productive Terres labourables Céréales .... Blé (en 1912) . . Rendement en blé par hec tare BELGIQUE FRANCE ALLEMAGNE Tonnes 20.000 70.000 2IO. OOO Hect. 2 .9^5 .OOO 53 646. 000 54.064.785 — 2 .61O7 .OOO 49 737.000 5i . 1 53. 000 — 1 . 149.000 23. 678.000 25 .774.000 — 809 . OOO i3 .584. 000 i4.647 .000 — I 06. OOO 6 555. 5oo 1.974.297 Quint. 20 i4 20. Il est juste d'ajouter qu'en Allemagne une main-d'œuvre abondante permettait de donner plus de soins aux sols et que, par conséquent, le manque d'engrais azoté n'est pas seul respon- sable de l'écart précédent. Consommation d'azote en kilos par hectare TERRE productive labourable Belgique . Allemagne France. . 7,7 4,i i7,4 8,0 3,o 31G ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE La consommation des engrais azotés était donc chez nous, toutes choses égales d'ailleurs, environ le tiers de la consomma- tion allemande et le cinquième de la consommation belge. De la comparaison des chiffres précédents il résulte, sans aucun doute, que l'azote mis à la disposition des agricul- teurs devrait être au moins triplé pour augmenter convenable- ment nos rendements. Ceci nous conduit à un chiffre minimum de 200.000 tonnes (au lieu de 70.000) pour les besoins de notre agriculture. Je dis que ce tonnage d'azote consommé doit être atteint et même dépassé en France si l'on veut apporter une amélioration sérieuse à nos rendements culturaux. L'examen de la culture du blé nous en apporte une démons- tration évidente. En temps normal, la France cultive en blé environ 6.000.000 hectares. Chaque hectare de blé exige en moyenne 100 kg. de nitrate, ce qui représenterait une consommation annuelle de 975.000 tonnes de nitrate, soit environ i5o.ooo tonnes d'azote, c'est-à-dire plus du double de la consommation d'avant-guerre et les trois quarts des 200.000 tonnes envisagées, rien que pour la culture du blé. Si l'on remarque en outre que les plantes sarclées et les au- tres céréales représentent une surface d'ensemencement supé- rieure à celle du blé et que leurs exigences en azote sont com- parables à celles du blé, on voit nettement que nos besoins éva- lués à 200.000 tonnes n'ont rien d'exagérés et devront même devenir un jour insuffisants. Toutefois, afin de ne pas préjuger d'un avenir trop éloigné et rester dans un taux de consommation qui devrait être atteint dans les années prochaines, nous adopterons un chiffre de con- sommation de 1 'jo.000 tonnes d'azote, double de la consom- mation d'avant-guerre, chiffre qui ne peut être considéré comme exagéré et cela d'autant plus que l'Alsace et la Lorraine, en augmentant la superficie de la France de 3 % environ, ap- RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 317 portent un complément de consommation dépassant certaine- ment ce pourcentage par suite de la richesse agricole de ces pays. II Quelle est la situation actuelle de l'agriculture française vis-à- vis des matières azotées et comment se ravitaillc-t-clle en ces produits? Quoique nous ne soyions pas encore revenus à une période normale, il n'est pas sans intérêt d'envisager la situation actuelle de l'agriculture française, d'examiner sa consommation en ma- tières azotées et les sources de son ravitaillement. Pendant l'année agricole 1921-1922, la France a consommé 127.000 tonnes de sulfate d'ammoniaque et a produit elle-même r»r>.ooo tonnes. Les 76.000 tonnes importées se répartissent ainsi : Angleterre 3o.5oo tonnes Allemagne 37.000 — Sarre 5. 000 — Belgique 2.000 — 75.000 tonnes Les origines du sulfate français sont les suivantes : ■ Usines à gaz 2.4.200 tonnes Usines à coke 18.200 — Vidanges et divers 9.000 — 5i . 4oo tonnes Elle a importé 260.000 tonnes de nitrate de soude en augmen- tant sa consommation de 100.000 tonnes par rapport à l'année précédente. Le nitrate de chaux norvégien est intervenu éga- lement pour un tonnage voisin de 10.000 tonnes. Enfin, la cyanamide d'origine française a apporté à la culture un tonnage d'environ 12.000 tonnes. 31S WWLES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Si nous traduisons tout cela en unités d'azote, nous obtenons le tableau suivant : Sulfate d'ammoniaque Nitrate de soude . , . Nitrate de chaux. . . Cvanamide TOTAL FRANÇAIS IMPORTE Tonnes Tonnes Tonnes i5 'ioo io.^oo i 5 . OOO 1' i . lOO )) 4o.3oo i .3oo » i .3oo ?. . 4oo 2 .4oO » 69.000 12.800 56. 600 L'agriculture française a donc repris en 1921-1922 une con- sommation très voisine de celle de l'avant-guerre soit environ 70.000 tonnes. Pendant la guerre, l'emploi des engrais azotés avait presque cessé, et c'est par bonds rapides que les cultivateurs, depuis l'ar- mistice, ont atteint cette année une consommation de 70.000 tonnes d'azote combiné. C'est ainsi qu'entre les années agricoles 1920-1921 et 1921-1922, il y a eu une augmentation de 100.000 tonnes de nitrate de soude équivalente à i5.5oo tonnes d'azote et également une augmentation importante en sulfate. Non seulement l'agriculture est revenue cette année à sa'con- sommation d'avant-guerre en matières azotées, mais fait beau- coup plus intéressant, tous les indices semblent démontrer que cette consommation n'a pas atteint un état d'équilibre, mais semble orientée nettement vers une progression rapide, comme cela ét;iit prévu par les spécialistes. Le fait est d'autant plus caractéristique que le kilogramme d'azote a valu au cours de la dernière année agricole de 5 à 6 fr., c'est-à-dire environ quatre fois le prix d'avant-guerre. Une autre constatation importante se dégage de l'examen du tableau suivant. Nous avons importé en produits azotés 82 % de notre consommation et cette importation représente une expor- tation (!»■ capitaux dépassant 3oo millions de francs pour l'année agricole 1921-1922. C'est done une nécessité impérieuse de fabriquer le plus t' v >t RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 319 possible chez nous nos engrais azotés; cette fabrication est im- posée non seulement par le besoin de nous rendre indépendant de l'étranger et d'éviter chaque année la sortie de plus de 3oo millions de francs, mais encore par l'obligation de faciliter le développement de l'usage des engrais azotés et comme consé- quence, l'abaissement du prix de revient des matières alimen- taires, puisque nous disposons aujourd'hui de procédés synthé- tiques capables de fournir, au cultivateur français, l'azote à un prix nettement inférieur à 6 francs le kilogramme. L'Allemagne a élaboré au cours de la guerre un programme de fabrication de matières azotées dont elle a poursuivi depuis la réalisation avec sa méthode et sa ténacité habituelles. C'est en somme la seule nation qui ait eu une politique à la fois pré- cise et énergique de l'azote. 11 est juste de reconnaître qu'elle l'a réalisée sous la pression du blocus pendant la guerre et de- puis l'armistice sous la pression de la baisse progressive de la valeur de son mark. En i9i3, l'Allemagne consommait 200.000 tonnes d'azote dont 120.000, c'est-à-dire les 60 %, provenaient de l'importa- tion. Dans l'année agricole 1921-1922, elle a consommé 290.000 tonnes et les besoins de son agriculture ont été loin d'être cou- verts par cette production entièrement nationale, aussi l'inter- diction d'importer le nitrate de soude a-t-elle été momentané- ment abrogée et 20.000 tonnes de nitrate de soude ainsi que quelques milliers de tonnes de nitrate de Norvège ont été ache- tés par les cultivateurs allemands. A la fin de 1922, la capacité de production de l'Allemagne en matières azotées atteindra 5oo.ooo tonnes d'azote se répartissant ainsi : Ammoniaque synthétique 3oo. 000 tonnes Usines à gaz et cokeries 100.000 — Cyanamide 100.000 — A partir de 1923, on escompte une marche de production 320 VNNALES DE LA SCIENCE \GUONOMIQUE annuelle de /100.000 tonnes, car les usines de distillation de la houille et celles de la cyanamide ne travaillent guère que dans la proportion de 5o %. De 1919 à fin 1922, la capacité de production des usines d'am- moniaque synthétique aura passé de 180.000 tonnes à 3oo.ooo, soit donc une augmentation des 2/3, chiffres qui expriment d'une façon frappante la continuation du développement de cette industrie dans l'après-guerre. De l'ensemble des statistiques précédentes se dégagent d'im- portantes conclusions. L'Allemagne qui importait avant la guerre 60 % de sa con- sommation en azote combiné est désormais pratiquement af- franchie du nitrate de soude du Chili; dès qu'elle pourra assurer largement les besoins de son agriculture, elle deviendra expor- tatrice et, favorisée par la dépréciation de son unité monétaire, concurrencera facilement le nitrate naturel sur tous ses mar- chés. Dans ce but, elle se propose de continuer, par la suite, à développer son industrie de produits synthétiques. L'agriculture allemande quoique déjà diminuée de l'Alsace- Lorraine et du Schleswig a maintenant largement dépassé sa consommation d'avant-guerre, 290.000 t. au lieu de 200.000 t. et les demandes de l'agriculture ont été loin d'être satisfaites avec ce tonnage de produits nationaux puisqu'on a autorisé provisoirement l'importation du nitrate chilien. Nous sommes bien loin des 70.000 tonnes absorbées par l'agriculture française amplifiée de nos provinces reconquises. Si l'Allemagne n'avait pas développé depuis 191/1 l'industrie de ses produits azotés synthétiques, ammoniaque et cyanamide, et qu'elle eût importé cette année en nitrate chilien l'équivalent de l'azote fourni par cette industrie, elle eut dû débourser près de /joo.ooo millions de marks or ou 27 milliards de marks pa- llier (d'après l;i valeur moyenne du mark pendant l'année). L'énormilé de Ces chiffre- traduit d'une façon frappante l'ef- fort sans précédent accompli par l'industrie allemande et illustre RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 321 également d'une façon saisissante à la fois l'activité industrielle de l'Allemagne et le développement de sa richesse. Il est donc absolument indispensable que de notre côté nous développions le plus rapidement possible une industrie des ma- tières azotées, dans le but de nous affranchir des matériaux étrangers et de hâter le développement de la consommation de ces engrais par notre agriculture. Nous nous sommes placés jusqu'ici uniquement sur le terrain agricole, mais l'industrie des produits azotés est liée étroite- ment à la Défense Nationale puisque ces produits constituent des matières premières indispensables à la fabrication des pou- dres et de la plupart des explosifs. Avec sa capacité de production annuelle de 5oo.ooo tonnes d'azote combiné, l'Allemagne, si elle disposait chez elle ou en Russie d'usines suffisantes pour la transformation de l'am- moniaque en acide nitrique, pourrait fabriquer une quantité de poudre et d'explosifs à base de produits azotés huit fois plus grande que celle consommée par nous pendant les pério- des les plus actives de la guerre. En retranchant les usines qui sont sous notre contrôle ou sous le feu de nos canons pendant l'occupation des tètes de pont du Rhin, il resterait encore de quoi quintupler notre plus grande consommation de guerre. Ces faits, d'une importance considérable, apportent une rai- son nouvelle et puissante pour hâter la création d'usines de produits azotés aussi éloignées que possible du territoire de nos anciens ennemis, de manière à assurer une défense nationale qui peut nous être imposée dans un avenir plus ou moihs éloi- gné. Une autre considération, non moins importante, vient en- core renforcer la même thèse. L'absence d'usines de produits azotés synthétiques met les services de la guerre dans l'obliga- tion d'immobiliser des capitaux considérables à la fois pour acheter des stocks énormes de nitrate indispensables au début d'une mobilisation et pour assurer leur magasinage et leur .'{22 \W\r.ES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE conservation. Il apparaît comme beaucoup plus logique d'uti- liser ces capitaux à la création d'usines qui nous assureront l'azote combiné nécessaire à la fois à l'agriculture et à la guerre. III Examinons maintenant comment il est possible d'apporter une solution à ce grave problème et cela dans le délai le plus court. Et tout d'abord envisageons les organismes de production existant à l'heure actuelle. i° Sulfate d'ammoniaque. — Presque tout l'ammoniaque dont nous avons disposé jusqu'ici provenait pour la plus grande partie, comme produit secondaire de la décomposition pyrogénée de la houille dans les usines à gaz et les usines à coke, et pour une faible part du traitement des vidanges. La destruction de plusieurs mines du Nord et des cokeries qui y étaient annexées a diminué momentanément notre pro- duction comme le montre le tableau comparatif suivant de ini3 et 1921. Production française de sulfate d'ammoniaque 1913 192! Tonnes Tonnes Usines à gaz • .'ioo >4.-.>oo Usines à coke 37.500 18.200 Vidange 1 ■. 3oo ; Divers a .5oO | 9 °°° Total 74.800 5i.4oo La diminution de près de 26.000 tonnes tient surtout à la dis- parition totale ou partielle des cokeries de Lens, d'Aniche, de Bélhune, etc. Si l'idée de consommer le moins possible la houille crue, mais de la soumettre au préalable à une cokéfication, idée pré- conisée h l'heure actuelle par beaucoup d'ingénieurs, entrait RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 323 quelque jour en voie de réalisation, elle aurait pour consé- quence une augmentation parallèle dans la production du sul- fate. La cokéfîcation de 10 millions de tonnes de houille produi- rait ainsi, à raison de 12 kg. de sulfate par tonne, une quantité de sulfate atteignant 120.000 tonnes. Les études poursuivies en ce moment avec la houille de la Sarre en vue d'en retirer un bon coke métallurgique, études qui fournissent les résultats les plus encourageants, permettront peut-être de libérer notre métallurgie de l'Est des cokes de la Ruhr et, par suite, en opérant chez nous la cokéfîcation du charbon sarrois, de récupérer tout le sulfate d'ammoniaque correspondant au coke consommé par notre métallurgie lor- raine ou sarroise. Toutefois, si nous restons dans le domaine des faits acquis et si nous tenons compte de la remise en marche progressive des mines du Nord, nous pouvons compter en 1923 sur une production de 60.000 à 70.000 tonnes de sulfate et pour 1924 sur un tonnage compris entre 75.000 et 80.000 tonnes, c'est-à-dire atteignant ou dépassant légèrement la production de 1913. 2 Cyanamide. — L'industrie de la cyanamide introduite en France depuis 1907 peut apporter aujourd'hui sur le marché français une quantité assez importante d'azote combiné. Sous la pression de la guerre sous-marine, un programme de dé- veloppement de celte industrie fut élaboré au cours de la guerre; il était en voie d'exécution au moment de l'armistice et fut interrompu en grande partie dès cette époque. Il subsiste néan- moins de ce programme deux groupes d'usines, un premier groupe d'usines complètement terminées dont l'ensemble repré- sente une capacité de production annuelle de 100.000 tonnes de cyanamide et un second groupe d'usines, assez avancées dans leur installation, pour mériter d'être achevées, qui représente- raient une production voisine de 5o.ooo tonnes. L'industrie française de la cyanamide peut donc fixer au- 32'i VNNALES DE T \ S( IENCE AGHONOMIQUE jourd'hui 20.000 tonnes d'azote (au lieu de 2./100 tonnes) et pourrait atteindre, après achèvement du deuxième groupe d'u- sines près de So.ooo t. A la vérité, malgré les qualités incontestables de la cyana- mide comme engrais azotés, les cultivateurs hésitent à recourir à son emploi à cause des inconvénients qu'elle présente dans l'épand âge. La cyanamide huilée, et plus spécialement la cyana- mide granulée, réparties dans le sol à l'aide de semoirs appro- priés paraissent devoir apporter des remèdes efficaces à ces in- convénients. 3 e Nitrates synthétiques. — Dans le domaine de la synthèse de l'acide nitrique, nous possédons l'usine de Soulom, intalléc pendant la guerre et capable d'utiliser de 10.000 à 12.000 KW représentant ainsi une capacité de production de 1.200 tonnes d'azote sous forme d'acide nitrique ou de nitrate de chaux. Ou peut citer aussi pour mémoire l'usine de La Roche-de-Rame qui constitue surtout une usine de démonstration. Si l'azote nitrique ne peut apporter pour le moment qu'une contribution insignifiante à la production des matières azotées, son rôle peut être appelé à se développer dans l'avenir par l'uti- lisation des énergies électriques résiduelles. C'est qu'en effet la production des nitrates par l'arc électri- que est une industrie capable de s'adapter à une marche dis- continue et par suite a l'utilisation des énergies irrégulières, comme la fraction inconstante des énergies hydroélectriques ou la fraction laissée sans emploi à certaines heures de la jour- née dans les grandes centrales électriques. Le jour où la France sera couverte d'un réseau distributeur d'énergie électrique mé- thodiquement organisé, le problème de l'utilisation de ces dé- chets d'énergie se posera d'une façon pressante et conduira pro- bablemenl les centrales à céder leurs énergies Irrégulières à des prix assez l»;is pour rendre rémunératrices les installations d'u- sines a nitrates synthétiques. RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 325 La fabrication de la cyanamide se prête bien également à une utilisation des forces irrégulières. Un gros effort est fait en ce moment en Bavière par le Rcich pour y capter les forces hy- drauliques. La fraction constante de ces énergies sera consacrée a la fabrication de l'aluminium et la partie inconstante sera réservée à celle de la cyanamide. On compte ainsi disposer dans trois ou quatre ans de 800 millions de KW heures en faveur de la cyanamide. Pour nous résumer, la capacité de production en matières azotées dont nous disposons s'établit ainsi à l'heure actuelle : Sulfate d'ammoniaque 12.000 tonnes Cyanamide 20.000 — Nitrate de chaux 1.200 — 53. 200 tonnes IV Avec notre programme minimum de i/jo.ooo à i5o.ooo t., nous sommes donc en déficit d'environ 110.000 tonnes. Comment nous les procurer et dans le temps le plus court possible? Quels procédés devons-nous envisager pour une sem- blable réalisation? Il n'y a évidemment à faire appel qu'à un seul procédé, la fabrication synthétique de l'ammoniaque à partir de ses élé- ments azote et hydrogène. Tin tel mode de fabrication de l'ammoniaque dépend essen- tiellement de la production à bon marché de l'hydrogène, cette matière première constituant le facteur le plus important du prix de revient. Or, la fabrication de l'hydrogène peut avoir son point de dé- part soit dans la houille, soit dans l'énergie hydraulique. Un pays charbonnier comme l'Allemagne, qui fabrique tout son hydro- gène à partir du charbon, base ainsi les progrès de son agri- culture et par suite son ravitaillement sur sa richesse en char- 326 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE bon; chez nous, où il existe d'anciennes installations hydro- électriques établies dans de bonnes conditions de prix de revient. synthèse de l'ammoniaque pourra se baser à la fois sur le charbon et sur l'énergie hydraulique et cela d'autant plus que la production électrolytique de l'hydrogène se prête également bien à l'utilisation des énergies complémentaires inconstantes et irrégulières des chutes d'eau et des centrales électriques. La méthode générale de combinaison de l'azote et de l'hy- drogène présente des variantes : tout d'abord, le procédé Habcr- Bosch, le premier en date, qui fonctionne en Allemagne depuis 1913 et qui va marcher bientôt, comme je l'ai déjà dit. sur la base d'une fixation annuelle de 800.000 tonnes d'azote; le pro- cédé américain (procédé de la Chemical General Cy. perfec- tionné) qui fournit régulièrement à Syracuse dans un premier élément d'usine i4 tonnes d'ammoniaque par jour, soit environ 4.000 tonnes d'azote par an; le procédé Claude qui sera appli- qué industriellement à Montereau, à côté de l'usine expérimen- tale, dans une usine en cours d'installation, en vue d'une capa- cité de production journalière qui devrait être de 5 tonnes, mais qui atteindra sans doute près de 10 tonnes. Une deuxième usine fonctionnant d'après le même procédé est également en cons- truction à Béthune, près des cokeries de la mine de Béthune, qui doivent assurer les besoins en hydrogène par l'extraction de ce dernier des gaz de fours à coke. Enfin, j'indiquerai en outre les procédés Casale et Fauser actuellement encore en pé- riode d'essai. Au lendemain de l'armistice, Le ministère de la Guerre a traité avec la Société badoise pour une option sur la licence du pro- cédé Ihber-Boseh avec l'intention d'en rétrocéder l'exploita- tion à un groupe d'industriels. Une décision du Conseil des ministres ;i ultérieurement levé cette option. Un projet de loi correspondant à la mise en œuvre de la licence d'exploitation assurée par l'option, a été déposé le 22 juin 1900; après avoir été accepté d'abord par la Commission de l'armée puis par la RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 327 Commission des finances, il est. à la veille d'être soumis à l'exa- men du Parlement. Depuis L'armistice, le procédé Claude, qui était alors en cours d'étude, a progressé d'une façon constante et comme je le disais plus haut, est aujourd'hui à la veille d'entrer à Mon- tereau et à Béthune dans la période de réalisation industrielle. En vue d'effectuer une étude comparative du procédé Claude et du procédé allemand, une commission de techniciens fut cons- tituée. Présidée par M. Schloesing et composée des membres de la Section Industrielle de l'Académie des Sciences, elle a dé- posé un rapport donnant les conclusions de son étude très ap- profondie. Nous n'avons donc pas à envisager la discussion d'une sem- blable comparaison, puisqu'elle a été tranchée avec autorité par cette haute commission, et qu'elle met désormais entre les mains du ministre intéressé tous les éléments techniques pour baser sa décision. D'après le projet de loi du 22 juin 1920, une usine Haber- Bosch capable de fixer 100 tonnes d'azote par jour, soit donc environ 3o.ooo tonnes par an, serait établie dans l'ancienne pou- drerie de Toulouse. Le délai nécessaire pour l'installation de la fabrique serait d'environ trois ans. Dans la convention qui fait l'objet de la loi précédente, il a été prévu que la Société badoise nous céderait son procédé de fabrication de l'urée et qu'elle prendrait l'engagement de n'im- porter en France aucun produit azoté synthétique, ni directe- ment, ni indirectement, pendant une période de quinze années à partir de la mise en marche de l'usine, période nécessaire pour son amortissement intégral. On peut se demander toutefois si cette dernière clause, en apparence si intéressante, ne pourrait pas être annihilée par une entente entre les grands producteurs de sulfate d'ammoniaque. Que les comptoirs de sulfate américain, anglais et allemand, unissent leurs intérêts et se répartissent les marchés, on con- 3^N VNNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE çoit la possibilité pour le comptoir anglais, par exemple, de jeter son sulfate sur le marché français à un prix très bas, en vue d'engager la lutte contre la production française, ce comptoir étant indemnisé d'autre part sur les bénéfice? réalisés par le comptoir allemand sur les marchés abandonnés provisoirement par le sulfate anglais. T. 'entente que je mets h la base de mon raisonnement est tout à fait dans le domaine des choses possi- bles, c'est pourquoi j'ai cru devoir la signaler. L'adaptation de l'usine de Toulouse à l'un des procédés de syn- thèse de l'ammoniaque permettrait de faire une économie d'une vingtaine de millions, car cette usine comporte déjà, en dehors des services généraux, une fabrique d'acide sulfurique et une installation de transformation de l'ammoniaque en acide nitri- que, les deux acides qui interviendraient pour la neutralisation de l'ammoniaque synthétique et la formation du sulfate et du nitrate livrables tous deux à l'agriculture. En admettant la construction d'une usine de 3o.ooo tonnes, notre capacité totale de produetion n'atteindrait encore qu'une soixantaine de mille tonnes d'azote, c'est-à-dire serait infé- rieure à la moitié de notre programme minimum. Il y a donc place, très heureusement, pour tous autres pro- cédés ou sociétés concurrents, à condition bien entendu que le procédé installé par l'Etat on par se* ayants droit,- ne bénéficie d'aucun avantage lui eréant un monopole et une supériorité eommereiale. Fn un mot. il faut absolument laisser jouer [e libre jeu de la concurrence entiv les producteurs, français sur le marché français et cela en vue des intérêts du consommateur ci des intérêts généraux de l'agriculture <'t du pays tout entii-i. l.e monopole apparent ou dissimulé qui pourrait résulter de la création d'un seul et puissant organisme de produetion sera toujours redouté du cultivateur. L'agriculture sera d'ailleurs intéressée à niv répartition usines d'açote sur les différents points du territoire. en vue di- la diminution des fiais de transport et par BUÎte, à la multiplicité. RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 329 dans une certaine limite, bien entendu, des procédés et des firmes concurrents. Il n'est pas douteux, d'ailleurs, que l'utilisation des gaz des fours à coke envisagée par Claude, la mise en œuvre des éner- gies inconstantes de nos chutes d'eau ou des résidus des cen- trales conduiront les industriels disposant de procédés suffisam- ment souples pour s'adapter économiquement à de petites uni- tés, à diffuser les usines de synthèse de l'ammoniaque au grand avantage de nos régions agricoles. La majorité des membres de la sous-commission des engrais azotés estime indispensable la création dans le plus bref délai de l'usine de Toulouse, à supposer, bien entendu, que le pro- cédé adopté soit en parfait accord avec les conclusions du rap- port Schloesing et qu'il permette d'aboutir au plus vite, nous en avons vu plus haut l'imposante nécessité. Elle estime égale- ment que pour satisfaire aux besoins croissants de l'agriculture et rendre cette dernière désormais indépendante des produits étrangers, toute autre usine ou tout autre procédé de synthèse soit également encouragé. Aussi demande-t-elle que dans les dis- positions qui seront prises pour faciliter la réalisation de l'in- dustrie de Toulouse, étant tenu compte des charges qui pour- ront lui être imposées, aucune clause ne puisse l'avantager sur les procédés et les sociétés concurrents, au point de retarder l'éclosion de ces nouvelles usines, appelées, avec celle de Tou- louse, à assurer les besoins de toute l'agriculture française. L'installation d'une usine Haber aurait, comme corollaire, la convention par laquelle les producteurs allemands s'engagent à ne pas introduire en France leur sulfate, même en passant par d'autres territoires, pendant une période de quinze années à partir de la mise en marche de l'usine. Si cette clause jouait d'une façon effective (je rappelle à ce sujet la réserve déjà faite) A\\. SCIENCE AGRON. — H*"2"2 -- 330 ANNALES DE l \ SCIENCE AGRONOMIQUE il ne serait pas nécessaire de frapper de droits de demain 1 les importations d'azote pour protéger notre nouvelle industrie Dans tous les cas, si la protection des nouvelles usines deve- nait nécessaire, la commission estime que la meilleure manière de lutter contre la concurrence étrangère serait l'établissement d'une caisse de compensation. L'Etat exercerait un contrôle sur la fabrication française et l'importation des matières azotées, en vue d'établir le prix li- 7i i i t • • de vriitc de l'unité d'azote aux agriculteurs, prix qui serait révisable tous les six mois, par exemple, et qui s'appliquerait aussi bien à l'azote nitrique qu'à l'azote ammoniacal. Ce prix servirait ensuite périodiquement de base au calcul d'une taxe qui serait perçue £ur toute importation de matièr< azotée et versée à une caisse de compensation au profit des in- dustries à nrotéger. Il semble que la gestion d'un tel compte devrait être confiée à un cartel fonctionnant sous le contrôle de l'Etat et constitué par les délégués des groupes principaux d'intérêts en cause, importateurs, fabricants, auxquels seraient adjoints des repré- sentants d'associations agricoles désignés par M. le Ministre dr l'Agriculture. VI Un<' dernière question qui peul être envisagée ici, c'est l'ea men de la forme des produits sous laquelle l'azote engrais sera mis à la disposition des cultivateui s. 11 n'est pas douteux qu'à côté de l'azote livré bous forme am- moniacale (sulfate ou chlorhydrate d'ammoniaque) doit se trou- ver l'azote nitrique. Il es! rigoureusement impossible de se pas- ser de ce dernier qui a dans certains cas un rôle spécial pur la rapidité de son action. En Allemagne, OÙ le rapport de l'azote nitrique produit à l'azote total fixé n'a été cette année que de i5 %, l'agriculture RAPPORT DE M. CAMILLE MATIGNON 331 prétend avoir souffert beaucoup du manque d'azote nitrique, aussi a-t-on dû supprimer l'interdiction d'importation du nitrate du Chili, malgré ses prix extrêmement chers, en attendant que l'industrie se soit organisée pour nitrifier une plus grande pro- portion d'ammoniaque. La solution la plus économique dans la voie de l'azote nitrique paraît être la production du nitrate* d'ammoniaque, puisqu'il résulte de la neutralisation de l'acide par une base active qui conserve toute sa valeur engrais dans cette union. On évite ainsi la neutralisation par une base toujours coûteuse et sans aucune valeur au point de vue agricole. Pour réagir contre l'hygroscopicité du nitrate, on pourra le vendre sous la forme du mélange nitrosulfate qui s'est montré jusqu'ici en Allema- gne un excellent engrais. L'introduction du sulfate a cet autre avantage d'annihiler ou tout au moins de diminuer dans des proportions considérables les risques d'explosion. La transformation facile de l'ammoniaque en urée qui dose près de k'] % d'azote, doit être également envisagée. Le rôle bien connu du purin ne laisse aucun doute sur la haute valeur de cet engrais. Les cultivateurs, d'après l'opinion de notre président, accepte- raient immédiatement l'urée qui participerait des avantages du nitrate sans en présenter les inconvénients (attaque des sacs, dégradation des magasins, etc.). D'après lui, l'engrais à haute teneur en azote serait l'engrais de l'avenir et l'industrie fran- çaise des matières azotées devrait envisager sa production. VII En résumé. — Les besoins de l'agriculture fançaise en ma- tières azotées peuvent être évalués à un minimum de i/jo.ooo tonnes d'azote combiné double de la consommation d'avant- guerre. 332 ANNALES DE LA S< [ENCE AGRONOMIQUE Pendant l'année agricole 1921-1922, la France a importé 82 % de sa consommation en engrais azoté à un prix de revient va- riant de 5 à 6 francs par kilogramme d'azote, alors que les pro- cédés synthétiques eussent fourni, au cultivateur français, l'a- zote à un prix nettement inférieur. Cette importation représente une exportation de capitaux dépassant 3oo millions de francs. Les intérêts de l'agriculture en accord d'ailleurs avec ceux de la défense nationale rendent nécessaire la création rapide de fabriques d'engrais azotés synthétiques. L'usine de Toulouse, d'une capacité de production limitée à 3o.ooo tonnes, constituera un premier appoint et laissera la place libre pour le développe- ment d'une industrie concurrente puissante appelée, au grand profit des agriculteurs, à se diffuser dans le pays en raison même de ses besoins en énergie et en matières premières. Tou- tes ces industries devront être également encouragées. La fabrication devra être orientée de préférence vers la pré- paration du nitrosulfate et -de l'urée. La création d'une caisse de compensation permettra, s'il est nécessaire, de protéger les nouvelles industries de l'azote. La sous-commission met toute sa confiance dans MM. les Ministres de la Guérie et de l'Agriculture qui ont déjà donné tant de preuves de leur activité et de leur sens des réalités, pour créer une industrie des matières azotées capable, tout à la fois, de sauvegarder les intérêts essentiels de la Défense nationale et de libérer ù jamais l'agriculture française des produits étran- gers; elle ne doute pas qu'ils attachent leur nom à une œuvre si grosse de conséquences pour l'avenir de notre pays. Camille Matignon. Novembre 1922. LES PROTOZOAIRES DU SOL ÉTAT ACTUEL DE LA QUESTION ET QUELQUES RÉCENTES OBSERVATIONS Au Laboratoire de Protozoologie, Rothamstîd Expérimental Station Par M lle MADELEINE PEREY PRÉPARATEUR A L'INSTITUT DE RECHERCHES AGRONOMIQUES I. d.: 63.115. C'est un fait connu depuis bien longtemps, que la terre ara- bile ordinaire contient des bactéries, et il existe maintenant des données démontrant leur action dans les changememts et les transformations qui se font dans le sol : nitrification, humi- fication, etc., qui sont importants, pour ne pas dire essentiels au développement des plantes. On a cru pendant plusieurs années que les bactéries étaient les seuls micro-organismes vivant dams Ile sol normal et que s'il en existait d'autres, ils n'étaient qu'en nombres trop petits pour contribuer aux changements que l'on observe dans la terre. Puis Russell et Hutchinson démontrèrent que la population d'un sol normal doit être considérée comme une chose com- plexe, et qu'elle a une importance capitale au point de vue de la fertilité de ce sol. Ils considérèrent les protozoaires comme étant lé facteur limitant l'activité bactérienne dans le sol. Les protozoaires sont certes moins nombreux que les bacté- ries, mais leur volume total par gramme de terre dépasse celui des bactéries. 33i VNNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE En supposant que bactéries et protozoaires soient sphériques, et "'il prenant pour diamètre moyen d'une bactérie 1 ^.. et une population moyenne de :>o maillions par gramme, et pour dia- mètre moyen d'un protozoaire 10 j.. et une population d'un million par gramme, on obtient un volume total de protozo- aires de \ parties pour 1.000 de terre, et pour les bactéries: 0,08; soit pour les protozoaires, un volume 5o fois plus grand que celui des bactéries. 11 est sous-entendu que de tels calculs sont extrêmement gros- siers, tsar la plupart des (bactéries et des protozoaires ne sonl pas sphériques, mais cela donne une idée de lia proportion relative du protoplasma vivant dans la terre sous forme de bactéries et de protozoaires. L'étude systématique dt^s protozoaires du sol a été commencée à Rothamsted il n'y a que quelques années, en vue d'appro- fondir d'une manière générale le grand problème de leur pré- sence dans le sol, et non seulement dan- le but de rechercher leur action dans le champ étroit de la stérilisation partielle. D'ailleurs, sans préjuger de sa nature, Russell et Hutchinson ont montré que le facteur limitant l'activité bactérienne dans le sol, remplit plusieurs conditions qui s'appliquent parfaite- ment aux protozoaires. « a) 11 est mis hors d'action d'une façon permanente par le toluène et autres antiseptiques suffisamment puissants pour tuer les organisme nitrifiants, et il est détruit également par un ehauffage à 5o°. Si les sols sont conservés à l'abri d'une réin- foetiom il ne réapparaît pas. même si les conditions sont favo- rables au développement des bactéries. « b) 11 est temporairement mis hors d'action par une tempéra- ture moins élevée : 5o°, ou moins ou par une dessiccation peu dant quelques heures à r»-',o", et par de basses températures, Après un certain temps, il se manifeste de nouveau dans des conditions normales de température, d'humidité et d'aération. „ , , Par l'addition cP-ane petite quantité de terre non traité,'. il peut être réintroduit dans un sol duquel il a été éliminé d'une façon permanente. « ,/, 11 M développe alors pin- lentemenl «pi- ].•< haetérie<. et LES PROTOZOAIRES DU SOL 335 pendant quelque temps peut montrer peu ou pas d'effet, puis il cause une diminution marquée dans le nombre des bactéries, et son action finale est hors de toute proportion avec la quan- tité de sol introduite... <( é) Il m'est ni de nature bactérienne, mi un état défavorable, physique ou chimique d'aucun des constituants du sol, ni une condition négative, telle que l'absence d'un facteur essentiel ou désirable. « /) Il est favorisé par des conditions favorables à la vie tro- phique dans le sol. » , Un autre fait mettant en évidence la présence de ce même facteur est fourni par l'observation des changements dans les nombres bactériens de terres qui ont été chauffées à différentes températures. Dans une série d'expériences, Russell et Hutchin- son conservèrent des échantillons de terres à différentes tempé- ratures. Les uns furent traités de façon à faire disparaître le facteur limitant l'activité bactérienne, les autres non traités servirent de témoins. Dams ces derniers, les nombres bactériens restèrent à peu près constants, pour chaque température. Mais les premiers (stérilisés partiellement) montrèrent l'augmenta- tion caractéristique des nombres bactériens à mesure que la température augmentait. La table suivante donne les résultats obtenus dans une de ces expériences : Nombre de bactéries en millions par gramme An TERRE TÉMOIN Au TERRE TRAIT] 5E AU TOLUENE TEMPÉRA- Après Après TURE début 13 jours 25 jours 70 jours début 13 jours 25 jours 70 joi — — — — — — — — — 5 -I2° 65 63 4i 32 8,5 73 IOI i37 2O 65 4i 22 23 8,5 187 128 182 3o° 65 27 5o 16 8,5 197 J.45 5i D'après ce qui précède, on a pu juger combien il serait utile de bien connaître la biologie des protozoaires. Par le court exposé qui suit, résumant les connaissances acquises à ce sujet, on pourra se rendre compte de tout ce qui reste à faire dans la protozoologie du sol, et du haut intérêt de ces recherches. 3 5t't VNNALES DE LA BCIENCE AGRONOMIQUE PRINCIPALES ESPÈCES DE PROTOZOAIRES DANS LE SOL Les protozoaires qui vivent dans le sol appartiennent aux trois grands groupes suivants : Rhizopoda ou Amocha, Masti- gophora ou Flagellés, caractérisés par la présence d'un Qagel- limi mi de plusieurs, el Giliata ou Ciliés, caractérisés par la pré- sence de nombreux cils, disposés sur le corps de manières diffé- rentes. Les espèces suivantes ont été trouvées dans les sols de Rothamsted. Rhizopoda Parmi les Rhizopodes, deux espèces d'Amibes semblent pré- dominer dans le sol. L'une d'elles est sans doute Dimastiga- rrioeba gruberi décrite en 1809 'l ml Shardingeb, (, t en détails par Wilson (3), sous le nom de \aeglaria gruberi; elle a été décrite par Martin et Lr:\\i\ (4) comme étant Vahlkampfia soli. La seconde forme apparaît moins fréquemment que Dimasli- gamoeba gruberi et est beaucoup plus petite : Sp y. (a) (8-iop.), elle n'a d'ailleurs pas encore été décrite. On rencontre d'autres espèces dans le sol mais en nombres de beaucoup inférieurs à ceux des deux espèces précédemment citées Amœba glebac (Dobell), impeba lawesiana (Goodey), Amœba agricola (Goodey), Amœba limicola (Rhumbler . [moeba cucumis Martin et Lewin), Biomyxa sp., Nuclearia denticulària, Difflugia sp. après une longue incubation, et Chlamydophrys Slercorea. Mastigophora Les espèces de ce groupe les plus fréquemment rencontrées dans le sol, et en plus grands nombres -<>nt : Oicomonas termo (Ehrenbg) Heteromita sp, Cercomotias sp, sp-;(b). (a) Toute petite amibe appelée tpa à Rothamsted, décrite dans le travai cité dans la bibliographie. Très petit flagellé décrit dans le même travail que spa. LES PROTOZOAIRES DU SOL 337 On rencontre également Monas sp, Tetramitus spiralis, Tetra- mitus rostratus, Copromonas sp, Ophidomonas, sp, Spiromo- nas angusta. Bodo edex, Proleptomonas faecicola. Ciliata Ce sont les plus grands parmi les Protozoaires du sol. Leur nombre est de beaucoup inférieur à celui des Flagellés et des Amibes. Alors qu'on peut compter ces derniers par dizaines et centaines de mille, on ne rencontre guère plus de quelques cen- taines de Ciliés dans un gramme de terre. Parmi les Ciliés, les formes les plus communes sont : Colpoda steinii, Colpoda cuciillus, Gastrostylis sp, Pleurotricha sp, Ba- lantiophorus sp, Colpidium colpoda, d'autres plus rarement, telles que : Vorticella microstoma, Anophrys sp, Euplotes ca- rinata, Enchclys sp. Dans un long travail (qui n'a pas encore été publié), sur l'i- dentification des espèces de Protozoaires contenues dans des sols provenant de toutes les parties du monde. M. H. Saxdon (a) signalle que pratiquement il a trouvé des protozoaires dans tous les sols qu'il a examinés. Wolff (5) donne également une liste de toutes les espèces de Protozoaires qu'il a identifiées en Allemagne. Dans le but d'identifier les différentes espèces de Protozoaires, j'ai examiné plusieurs -échantillons de terre de provenances différentes, dont quelques-uns m'avaient été envoyés par M. Ch. Brioux, directeur de la Station agronomique de Rouen. M. E. M. Crowther, a eu l'amabilité de déterminer la concen- tration en ions H de ces terres : toutes avaient une réaction alca- line. Terre n° i Le Theillement (plateau du Roumois) Eure. Limon des plateaux, prélèvement dans un champ de bette- raves, fumé au fumier et aux engrais chimiques (b). Ph : 7,90. (a) Assistant au laboratoire de Protozoologie de Rothamsted. (6) Renseignements envoyés par M. Brioux. 338 ANNALES DE LA SCIENCE VGRONOMIQUE Mastigophoba : Oicomonas termo Ehrenbg). Ileteromita sp, rcomonas sp. Tetramitus spiralis, Copromonas sp. Spy Pan- geard). Rhizopoda : Dimastigamoeba gruberi, Hartmannella hya- lina, Spy.. Vuclearia simplex. Ciliata : Colpoda cucullus, Gastrostylis af finis. Tedde N° 2 Ferme des établissements Schneider, à Harfleur, près du Havre. Alluvions marines de la baie de la Seine, très calcaires, con- tenant de nombreux débris de coquillages. Ces alluvions, mises en culture depuis une vingtaine d'années, reçoivent actuelle- ment do très fortes fumures au fumier et des engrais chimi- ques (Superphosphate el Sylvinite), on y cultive surtout du blé, de l'avoine et des betteraves fourragères. Ph : 8,3i. Mastigophoba : Oicomonas termo, Ileteromita sp, Çercomo- nas sp. Tetramitus spiralis, Spy. Rhizopoda : Dimastigamoeba gruberi, HartmanneWa hycu- lina, Sp. Nuclearia simplex, Chlamydophpys stercorcu. Ciliata : Colpoda cucullus, Gastrostylis af finis. Tedre n° 3 Vattetot-sous-Beaumont, près Goderville. Terre de limon des plateaux, profondément fertile, cultivée cette année en avoine. Elle reçoit de bonnes fumures et en- grais chimiques Ph : 8,oi. Mastigophora : Oicomotius termo, Heteromita sp, Cercomo- nas sp. Tetramitus spiralis, Sp. Rhizopoda: r>imasfi(iamoc}>a grubefri, Hurimannella hya- lina, sp. Sucleària simplex, Chlamydophrys stercorea. Ciliata : Colpoda cucullus. les protozoaires du soi. 339 Terre n 4 Rouen. Eboulis des pentes sur craie marneuse. Terre calcaire en prairie sèche, sur les pentes d'une colline dominant Rouen. Pâturée par des moutons Ph : 8,01. Mastigophora : Oicomonas termo, Hetemmita sp, Cercomo- nas sp, Tetramitus spiralis, Spy. Rhizopoda : Dimastigamoeba grubeni, HaMmtmnella hya- lina Spa. Ciliata : Colpoda cucullus. Terre n° 5 Rouen. Terre du jardin de la Station agronomique, sur allu- vions anciennes, graveleuses, un peu calcaires. Cette terre est en jardin depuis de longues années, mais a peu reçu de fumier depuis 20 ou 26 ans. Ph : 7,5o. Mastigophora : Oicomonas termo, Heteromita sp, Cercomo- nas sp, Tetramitus spiralis, Spy. Rhizopoda : Dimastigamoeba gruberi, Hartmannella hya- lina, Spy., Nuclearia simplex. Ciliata : Gastrostylis affinis. MÉTHODE D'ESTIMATION DU NOMBRE DES PROTOZOAIRES DANS LE SOL Les Protozoaires présents dans le sol peuvent traverser deux phases différentes au cours de leur existence : la phase kysti- que ou de repos, et la phase active ou trophique. Dans la pre- mière, les organismes prennent une forme arrondie, et sont entourés d'une enveloppe épaisse et résistante. Ils restent ainsi pendant des périodes variables, à l'état de repos. Dans la se- conde phase, ou phase active, les organismes se 'meuvent, se 340 VNNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE nourrissent, et se reproduisent. Jusqu'à ces dernières années, on ne croyait pas que les nombres bactériens puissent subir d'influence de la part des Protozoaires, puisqu'on pensait que ces derniers n'existaient guère dans le sol qu'à l'état do kystes. Toutefois, Martin el Lewin I 'i > démontrèrent qu'il y avait une faune active d'Amibes et de Flagellés dans les sols de Rothams- ted qu'ils examinèrent. Cependant ceux qui critiquaient l'hypo- thèse de Russell et Hutchinson soutenaient l'opinion qu'il ne devait \ avoir qu'un très petit nombre de Protozoaires dans le sol, parée que l'on ne pouvait pas en trouver en examinant de la terre au microscope. Cuti. eu ((ij a montré par de nombreuses expériences que ce fait était dû à l'attraction, la cohérence très t'troite qui existe entre les particules du sol et les Protozoaires qui sont toujours en contact intime, ce qui rend un examen direct pratiquement impossible. Aussi pour d'autres raisons, il estime de telles méthodes d'examen direct si inexactes, qu'elles ne conduisent à aucun résultat sûr. Après les estimations qualitatives de Martin et Lewin. il devenait absolument indispensable de trouver une méthode pour déterminer le nombre des Protozoaires dans un gramme de terre donnée. Puisqu'un comptage direct n'était pas possible, il fallait avoir recours à un moyen indirect, essentiellement basé sur une méthode de dilutions. Une de ce- méthodes fut employée par C.unningham, et mo- difiée pai Miss iCrump. Six échantillons de terre sont prélevés dans chaque parcelle de terre à examiner, à une profondeur de m» à 20 cm., puis bien mélangés et versés dans un flacon stérile. \u laboratoire, cette (cire est tamisée au moyen d'un tamis de 3 mm., io grammes -oui prélevés et ajoutés à [25 ce. < l'eau sté- rile, et secoués pendant 3 minutes. Ceci donne une première dilution de ; i/r>.r>. Partant de celle dilution initiale, d'autres dilutions -ont faites, jusqu'à une dilution suffisamment éle- vée. Des boîtes de Pétri oiilenanl de l'agar nutritif -'>nl alors ensemencées avec i ce. de ( haque dilution. On examine les boîtes de Pétri à intervalles réguliers, après 7. i'i. 21, 2& jours, LES PROTOZOAIRES DU SOL 341 en notant la présence ou l'absence de Protozoaires dans chaque boîte. De cette façon, il est possible de calculer approximative- ment le nombre de Protozoaires contenus dans un gramme de terre donnée. Cependant cette méthode n'est pas entièrement satisfaisante, en ce sens qu'il est impossible de savoir si les Protozoaires qui se développent dans les boîtes de Pétri après incubation à '?o°, proviennent de kystes ou de formes actives dans le sol. D'après cette méthode, on pouvait trouver à la fois, dans un même échantillon de terre, un nombre élevé de bactéries, et un nombre élevé de Protozoaires, résultat entièrement op- posé à la théorie de Russell et Hutchinsôn, qui prétendent qu'il existe un rapport inverse entre les nombres de bactéries et de Protozoaires. En réalité, g5 % de ces Protozoaires pou- vaient provenir de kvstes, et 5 % seulement étaient actifs et capables d'influer sur les nombres bactériens. Cette difficulté a été surmontée par une modification appor- tée par Cutler à la méthode précédente (7). Il est maintenant possible de compter séparé nient les formes actives et les kystes présentis dans le sol au moment de la prise d'échantillon. Cette nouvelle méthode 'Consiste à diviser l'échantillon de terre, prélevé comme précédemment, en deux portions de 10 grammes chacune. Urne de ces portions est comptée d'après la méthode précédente, et donne le nombre total des Protozoaires (actifs et kystes). La seconde portion est traitée pendant i!\ heures par de l'a- cide chlorhydrique dilué à 1 %, cette concentration étant effi- cace pour détruire toutes les formes actives, et laisser les kystes vivants (*). On lait uni 1 numération de cette terre traitée à l'HCl, de la même façon que celle employée pour celle qui n'a pas été trai- tée, et cette numération donne le nombre des kystes. En le retranchant du chiffre total, on obtient le nombre des formes actives. (*) L'HCl employé dans ce laboratoire a une densité de 1,18. io cm 1 de la dilution 1 12,5 — 3o 3o — — 3o — i 5o — 3o — I IOO — 3o — 1 [OO — 3o 3o — I lOO — 3o 3o — . îoo — 3o — i nioo 3o 3o — I .1 'OO 3o 3o — i r.'ioo — 3o 3o — i i >8oo — 3o 3o — 1 ôtJOO — 3o 3o — I 5 I aoo — 3o — i t 02400 — 3o 3o — 1 >o'|Nhi 3o 342 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Le tableau des dilutions employées dans cette méthode est le suivant : 10 grammes de terre s<>ni dilués dans 1 ■■> cm' d'eau stérile 1 1 2,5 — 1 ■ ."■ — I ")0 — 1 n 10 — 1 200 — 1 100 — 1 ^00 — 1/1600 — I v.îOO — I (i'lOO — [/I2800 — 56oo — t/5 1 200 I 1 ! I . I I M . — 1 204800 — 1 ioo6oo Dans la première série (numération totale), deux boîtes de Pot ri sont ensemencées avec 1 ce. de chaque dilution, à partir de i/5o jusqu'à 1/^09600. Dans la seconde série (numération des kystes, après traitement à l'HCl), on ensemence égale- ment deux boîtes de Pétri pour chaque dilution, mais à partir de 1/20, jusqu'à 1/102/100. INTERPRETATION DES RESULTATS La table suivante a été constituée d'après les méthodes de sta- tistiques employées actuellement a Rothamsted par M. R. A. Fisher, el elle permet de calculer rapidement dams chaque série de numérations Numération totale et numération kystes après traitement ;'i L'HCl) le nombre de Protozoaires contenus dans un gramme de terre d'aiprès le nombre d<' boîtes donnant un résultai négatif, c*est-à dire celles dans lesquelles il n'y a pas de développement de Protozoaires, et cela pour chaque série et chaque organisme identifié. Supposons que dans le cas d'une numération totale, nous ;i\<>n- 8 boîtes négatives, ce chiffre correspond -ur lr tableau à 21.000 Protozoaires par gramme de tei 1 LES PROTOZOAIRES DU SOL 343 Si dans la série acide (numération des kystes) nous avons 10 boîtes négatives, nous avons 2.600 organismes à l'état de kystes. Par différence, on obtient le nombre de formes actives. NUMÉRATION DES KYSTES Dilutions : 1/25 à 1/102.400 NUMERATION TOTALE Dilutions : 1/50 â 1/409.600 Nombre Nombre Nombre Nombre de boîtes de Pétri de protozoaires de boîtes de Pétri de protozoaires négatives par gramme négatives par gramme I TIO.OOO 1 420.000 2 59.000 2 23o.OOO 3 30 . 000 3 i4o.ooo 4 23 .000 4 95.000 5 1 G . 00b 5 64. 000 6 1 1 . 000 G 44.ooo 7 7 . Goo 7 00.000 8 5.3oo 8 21 .000 9 3.700 . 9 i5.ooo IO 2.600 10 10.000 1 1 1 .800 11 7 .3oo 12 1 .3oo 12 5. 100 i3 900 i3 n . 600 i4 64o i4 2 .Goo i5 45o i5 1 . 800 16 320 16 1 .3oo r 7 23o 17 900 18 160 18 G4o iQ IIO 19 45o 20 79 20 320 21 56 21 220 22 38 22 160 23 25 23 IIO 2k i5 24 77 . 25 6,8 25 5i 26 3o 27 i4 On peut déduire comme suit le .nombre d'organismes conte- nus par gramme de terre : Pour la population d'un sol donné, on calcule dans toute série de dilutions, la moyenne du nombre de boîtes de Pétri négatives. Chaque nombre de boîtes observé représente une certaine densité dépopulation dans l'échantillon de terre étudié. L'erreur probable peut être calculée, mais dans la pratique, en considérant le nombre de boîtes négatives dans chaque série (*) « Random sampling » est l'expression employée par M. Fisher. '.\\\ WW1.ES de la science agronomique de numérations, on reconnaît que les nbres d<^ organismes diffèrenl sensiîblemenl dans les deux échantillons de terre, ou que la différence doil être attribuée à cette erreur. Par exemple, si lc< résultats ne diffèrenl que d'une boîte, on admel que cette différence esl duc à l'erreur probable, car on estime qu'il faut avoir au moins 3 boîtes d'écarl pour être cer- tain de se trouver en face de deux terres, de densité el de popu lation différente. Toutefois, cette méthode ne peul cire adoptée que lorsque le nombre de boîtes négatives n'approche pas l'une ou l'autre extrémité de la table (2 ou ô, :>'i ou •>."> boîtes négatives), car à ces points, l'erreur est considérable et difficile à calculer. \fin de tourner cette difficulté, il esl utile de faire une expé- rience préliminaire, pour reconnaître approximativement la densité de la population du sol à examiner, et de faire une série de dilutions telles que le nbre de boîtes négatives permette ui- sans signification, car de jour en j<»m ces nombres varient. Ce fait était important, attendu que le- observateurs précédents "ni toujours émis l'opinion que les nombres bactériens res lent presque constants pendant de longues périodes, variant seulement de saison en Bai son, el pour celle raison il^ n'hési- taient pas à faire des numérations à dr longs intervalle- le- unes des autres. Le fait de ces variations journalières et même à LES PROTOZOAIRES DU SOL 345 intervalles plus rapprochés) implique un changement dans les anciennes méthodes d'investigation. 6) Au cours de ces numérations, ils remarquèrent qu'il exis- tait un rapport inverse très frappant entre les nombres bacté- Nombre de bactéries et d'amibes actives dans « Broadbalk, parcelle 1 » du 9 février au 8 mars 1920. Numérations journalières C0 Q Cl o 3 Q a 3 n n Jours (D'après The Annals of applied Biology, vol. VII, n° 1. riens et les nombres d'Amibes actives, dans un même échan- tillon de terre. Ce fait devient évident après l'examen du gra- phique suivant. Lorsque le nombre de bactéries est élevé, le nombre d'Amibes est bas, et vice versa. A.W. SCIK.NCE AGItON. 1922 -2:î 34G ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE c) Cutler et Crlmp remarquèrent également qu'il était impossible d'établir aucun rapport entre le nombre des Bac- téries et le nombre des Flagellés fictifs, contenus dans un gramme de terre. Alors que les Flagellés varient de jour en jour, suivant un rythme régulier, les Bactéries no montrent pas la même ré- gularité dans leurs variations. Nombre de flagellés actifs dans « Broadbalk, parcelle 2 » du 9 février au 8 mars. Numérations journalière* 7 14 21 28 (D'après The Armais of applied Biologv, roi. VII, w 1) Pour contrôler ces résultats, une longue expérience qui dura 365 jours fui entreprise, el chaque jour des numérations de Protozoaires 7 espèces) et de Bactéries fuirenl faites simultané- ment. Les échantillons i-iii du laboratoire, el dans La même parcelle pendanl boute la durée de l'expérience. Les résultats complets «!<• celle expé- rience * »nt été publiés récemmenl g . Je ne mentionnerai ici que quelques uns des résultats principaux de cette expérience. i. Tout d'abord, ce fut la confirmation du phénomène du LES PROTOZOAIRES DU SOL 347 rapport inverse qui existe entre les nombres de Bactéries et les nombres d'Amibes actives. 2. PÉRIODICITÉ DANS LE NOMBRE DES FLAGELLES ACTIFS. Il y a une périodicité journalière parmi les nombres de Flagellés actifs, affectant un rythme régulier (qui ne dépend ipas for- cément de l'influence de la température ou d'une chute de pluie). Ce phénomène de périodicité s'est montré seulement pour Oicomonas termo. En cultures pures, il s'est reproduit de la même façon. Il semble qu'on puisse attribuer cette périodi- cité à un phénomène de reproduction de ces organismes. Les autres espèces de Flagellés n'ont pas montré cette régularité. 3. Influence des conditions extérieures (Humidité, Pluies, Température). — Il n'y a aucune corrélation entre ces trois facteurs et les variations journalières dans les nombres de Protozoaires et de Bactéries. II. Changements avec les saisons. — - Lorsqu'on prend une moyenne des variations journalières pour une période de ik jours, on peut constater une augmentation dans le nombre total des Bactéries et des Protozoaires, au printemps et à l'au- tomne. Etant donné l'activité des Protozoaires dans la terre, de nom- breux problèmes se posent, quant à l'influence de différents facteurs sur la vie même, et le nombre des Protozoaires. Très peu de travail a été fait dans cette direction. La question de l'influence de l'acidité du sol sur les nombres de Protozoaires demandait à être éclaircie. Deux parcelles des « Grass Plots », prairies d'expériences de Rothamsted, offraient un bon exemple de réactions différentes. La parcelle n x qui reçoit un traitement annuel de : Sels d'ammoniaque, superphosphate, sulfate de potasse, sul- fate de soude, sulfate de magnésie, chaque année depuis i856, a un Ph de 3,65. La parcelle 16, qui reçoit un traitement annuel de : Nitrate de soude, superphosphate, sulfate de potasse, sulfate de soude, sulfate de magnésie, a un Ph de 6, g. 348 WW1.KS DE LA -i II \< E AC.KONOMIQUE Les numérations que j'ai f a i t « -s dans ce? deux parcelles mon- trent une différence dan? les nombres de Protozoaires et de Bac- téries. Malgré l'acidité notable de Ph : 3,65, il y avait cependant une certaine quantité de Protozoaires présents, et à l'état actif, et des Bactéries. Résultats des numérations Kl Ai.H.I.KS AMIBES l'arrelle II. . i > . ii<» dont 12.764 ; > l'étal actif et u>o donl s i à l'étal actif — /(»'. . 6.84o — ii,o56 — 900 — 670 — Bactéries : Parcelle //, 1. 7.00.000 par gramme de terre — l<>- ..... . 7. '400.900 — — Un autre problème intéressant se posait : savoir l'influence des engrais chimiques sur les nombres de Protozoaires, en com- paraison avec un traitement au fumier. Les parcelles de terre que j'ai étudiées dans ce but, étaient dans le champ de « Broadbalk ». dans lequel le blé est cultivé d'une façon continue depuis i852. Dans une première série d'expériences, je fis de< numérations dans les parcelles 2, 3-4 et 7. Parcelle 2 : Fumée au fumier. Parcelle. 3-4 : Non fumée. Parcelles 7 : Reçoit tous les ans : Sels d'ammoniaque, super- phosphate, sulfate de potasse, sulfate de soude, Bulfate de ma- gnésie. De-- échantillons de terre furent prélevés chaque matin pen- dant trois jours de suite, et les résultats obtenus furent les sui- vants : l'iirctUf 2 : 1* jour iGi.ooo protozoaire*, donl 345.960 actifs -'.jour un). 900 — 3o — jour 36. 160 — 25.3i0 — Parcelle 3-t : 1" jour 9.410 — 1 " — a* jour 7.084 — 5 p 1 ■ — .'■' jour 17.400 — 17.208 — /'.//■. elle / ; ["jour 16. — 15.696 — ■•• jour 1 !■' — vooo — jour 1 • . 670 — 10.860 — LES PROTOZOAIRES DU SOL 349 De même que dans la longue expérience précédemment citée, on peut voir que les nombres de Protozoaires (totaux et actifs) varient de jour en jour, mais un fait plus important, est la preuve que la parcelle qui a été traitée au fumier est capable de supporter une population beaucoup plus nombreuse que les autres parcelles examinées. Toutefois, la parcelle 7, qui produit une récolte seulement légèrement inférieure à celle de la parcelle 2 : Moyenne des récoltes de 1852 à 1918 Parcelle 7 28 hectolitres à l'hectare — 2 3i — — ne se montre pas dans des conditions meilleures pour le déve- loppement des micro-organismes que la parcelle non fumée n° 3-4. Quant à la parcelle 3-4 (non fumée), on pouvait s'attendre au résultat obtenu, en effet les besoins d'énergie des organismes vivants sont importants, et aucune source effective d'énergie n'a été apportée à cette parcelle depuis plus de 80 ans. 11 faut se rappeler que les engrais artificiels n'agissent que comme apport de nourriture pour la plante, et que les Proto- zoaires sont incapables d'en tirer l'énergie qui leur est néces- saire. Afin de contrôler ce fait, j'ai examiné d'autres parcelles de Broadbalk : Parcelle n° 5, parcelle n° 6, parcelle n° 8 et parcelle n° 3-4. Parcelle 3-U : non traitée. Parcelle 5 : reçoit tous les ans : Superphosphate, sulfate de potasse, sulfate de soude, sulfate de magnésie. Parcelle 6 : Sels d'ammoniaque, superphosphate, sulfate de potasse, sulfate de soude, sulfate de magnésie. Parcelle 8 : Même traitement que parcelle G, mais dose triple de sels d'ammoniaque. Il faut se rappeler qu'en juin, époque à laquelle les numéra- tions furent faites, les nombres de Protozoaires sont bas, quand on les compare avec ceux trouvés à d'autres époques de l'année. 350 VNNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Voici les chiffre- de Flagellés (4 espèces), totaux et formes actives, et les chiffres d'Amibes [Dimastigamoeba gruberi) totaux, ei formes actives trouvés dan? ces parcell» s. FLAGELLÉS AMIBES . "^ — — ^ ' — , --" — '*i - '■' " *-^. Parcelle 3-4: 96.740 dont Qf> .325 à l'état actif, 10.000 dont 9.360 à l'état actif — 5: . »o — 63.944 — 64o à l'état de kystes — 6: io.'too — Q.525 — 1 .3oo dont 660 à l'état actif Quelques semaines plus tard, je refis quelques numérations qui donnèrent les chiffres suivants : FLAGELLES AMIBES Parcelle 5 — 6 - 8 5..v>odont 5.234 à l'état actif, 64o dont 48o à l'état actif 28.4ao — >:.986 — 1.S00 — i.35o — 0.200 — 4.9^7 — C4o à l'état de kystes Les parcelles qui sont traitées aux engrais artificiels, obtien- ne nt cependant une petite quantité d'énergie, provenant de l'enfouissement du chaume dans la terre, à l'automne. 11 est possible que l'examen des parcelles avant et après cette opération, montre une augmentation générale dans la popula- tion microbienne du sol, augmentation qui pourrait être attri- buée à cette cause. CONCLUSION La question des Protozoaires offre un champ immense d'in- vestigations, et il y a inalheureuseniciil plus de problèmes à résoudre que de personnes engagées dan- ces recherches^ • - sayant d'éclaicir ei d'approfondir, un à un, tous les mystères de la biologie de ces infiniment petits. Il s'agit -uitniit, pour commencer, d'approfondir Lee connais- sances actuelles BUT la 1 > i < « 1 < » l: i « * 1. a\ant de chercher à montrer leur rôle et leurs applications dan- la fertilité du sol. 11 est indispensable de connaître leurs modes de vie, nourri- tare, reproduction, leurs rapports avec les bactéries <•! autres micro-Organismes du sol. LES PROTOZOAIRES DU SOL 351 MN 10 l'- Echelle en H- MN Macronucleus. )nn Micronncleus. N No- au. VC Vacuole contractile. P Pores par lesquels l'organisme sort du kyst'3 B Bouche. 1. — Dimastigamoeba gruberi montrant la zone claire d'un pseudopode, la vacuole contractile et le noyau. 2. — Kyste de Dimastigamoeba gruberi avec ses pores caractéristiques et le noyau. 3. — Oicomonas termo d'après les dessins de Martin, {Proc. Roy. Soc, vol. 85). Forme ronde normal)', avec le noyau et un seul flagelle. 4. — Kyste mur d'Oicomonas termo (Martin) montrant la large vacuole caractéristique. 5. — Colpoda cucullus montrant la vacuole contractile, le grand macronucleus et le micro- nucleus. 6. — Kyste de Colpoda cucullus, les deux jeunes organismes sont prêts â sortir du kyste. 352 WWLES DE LA SCIENCE AGRO.NOMIOl E Je prie Mr I). W. Cl ii. eh. chef du laboratoire de Prolozoo- logic de Rothamsted, do bien vouloir trouver ici l'expression de ma plus sincère reconnaissance, pour son aide et ses conseils, tant au cours de mes stages detudes dans son laboratoire, rpie pour la rédaction de ce travaH. BIBLIOGRAPHIE (i) Fisiier (R. A.). — Sludics in crop variations (Journal of Agr. Se, vol. XI, IQ-'l). (a) Russel (E. J.) et Hutciiinson (II. R.). — The effect of Partial Stérili- sation of the soil on the production of plant fooil (Journ. Agr. Se. vol. III . (M) WlLBON. — On the life history of a soil Amoeba : Dimasligamoeba irrn beri (Univ. Calif. Publ. ZooL, vol. XVI). (4) Martin and Le wiN. — Some notes on soil Protozoa (Phil. Trans tioy. Soc, vol. :>o5). (5) Woi.fi (M.). — Uebcr Roden Protozoen (Centr. /. />'■//,/., a, Rd. 33). (6) Cutler (D. W.). — Observations on soil Protozoa (Journ. Agr. Se.. vol. IX, part. 4i 1919)' (7) Cutler (D. W.) — A method for estimaling the numbers of active Protozoa in the soil (Journ. Agr. Se., vol. X, part. •, 1920). (H) Cutler (D. W.) and Cbump (L. M.). — Daily periodicity in the num- bers of active soil flagellâtes, with a brief note of the relation of trophic amoeba and baclerial numbers (Annals of uppliçd Diology. vol. Vil. 110 1. ii.ro). (0) Cutler (D. W.), Crump (L. M.) et Svndon (H.). — A quantitative investigation of the Bacterial and Protozonn population, of the soil, willi an account of the Protozoan Fauna. (l'Iiil. Trans.'Roy. Soc. London, vol. ;ii). LA DESTRUCTION DES CHARANÇONS ET AUTRES PARASITES DES GRAINS ET LÉGUMES SECS Par ANDRÉ PIEDALLU PHARMACIEN-MAJOR DE I re CLASSE CHEF DU LABORATOIRE DE L'INTENDANCE DU GOUVERNEMENT MILITAIRE DE PARIS CHARGÉ DE MISSION I. d.: 63.276 (cal. gr). Les parasites des grains causent chaque année des pertes considérables qui peuvent aller jusqu'à 8 % par mois pendant l'été. Il est urgent de détruire ces parasites pour éviter ces pertes. La présente notice est une mise au point et uiru résumé con- densé des travaux faits à Saint-Cyr, Paris, Bordeaux et Stras- bourg au cours des années 1921 et 1922 pour les Services de l'Intendance et du Ravitaillement sur un ensemble d'environ 35.ooo quintaux de blé et 1.000 quintaux de légumes secs. GRAINS EN MAGASIN Les graiins en réserve se présentent le plus souvent en piles de sacs rangées en lignes sur plusieurs épaisseurs ne dépas- sant pas 1 m. 5o à 2 mètres en hauteur et 1 à 2 sacs bout à bout en largeur. Les piles sont séparées par des espaces libres qui empêchent réchauffement et facilitent les manipulations. D'autres fois, les piles sont énormes. Elles comportent 2 5 354 1NNA1 ES DE l \ -'M \< i: VGBONOMIQUE épaisseurs de sacs sut 5o mètres de long el plus, sur :>o mètres de large et plus. Ce dernier procédé de magasinage est très mauvais. 11 m'esl acceptable qu'au cas où le séjour en magasin esl de courte durée et par temps frais et sec. Enfin les installations modernes pour économiser la sa- cherie et faciliter la manipulation des grain-, sont pourvues de silos aériens i . grands réservoirs à section circulaire, polygo- nale, rectangulaire ou carrée de capacité variable, en généra] de o tonnes. Pour traiter les l>lés contaminés, on opère de diverses ma- nières suivant le mode do magasinage. Non- r< viendrons sur cette question. PROMUS TOXIQUES On peut se servir de deux produits : i° Le tétrachlorure de carbone, ?.° La chloropicrine. i° Le tétrachlorure de carbone. — Beaucoup moins actif, ne serait à recommander que dans des locaux absolument étan- ches et à la dose de :>oo grammes par mètre cube de capacité. On répand le liquide sur les sacs ou sur les grains, em évitant de séjourner dans le local. On peut ainsi détruire les bruches et les charançons. Ce traitement à cette dose est d'un prix de revient relative- ment élevé. C'est là un sérieux inconvénient. 2° La chloropicrine. — Préconisée à la commission des ap- plications des produits chimiques de guerre à l'agriculture par (l. Bertrand, Brocq-Rousseu, Dasson ville, Vayssière et Pn':- dallu, donne en grand des résultats tels qu'on peut considérer le problème de la conservation de grosses quantités de grains • h magasin comme pratiquement résolu. la chloropicrine qui émel des vapeurs suffocantes et lacry- ii l'.u opposition ;"i\ silos souterrains d'un emploi courant *'n Afrique du Nord. LA DESTRUCTION DES CHARANÇONS 355 mogènes, est du chloroforme nitré, dans lequel l'hydrogène du chloroforme est Temiplacé par Az O 2 /H /AzO 1 C=H* CECI 4 C=-C1 3 CECI 3 Formène Tétrachlorure Chloroforme Chloropicrine de carbone Nous ne nous occupons pas de la préparation de ce corps. L'essentiel est de savoir qu'on peut s'en procurer facilement. Nous nous attacherons seulement à sa manipulation et à son emploi. La chloropicrine est un liquide lourd de densité 1,666 à i5°, assez réfringent, très mobile, qui bout à ii2°3 à la pression de 760 mm, mais qui, cependant, à cause de sa forte tension de vapeur, s'évapore très facilement. C'est un produit qui, sans être très toxique pour l'homme, nécessite tout de même de sérieuses précautions afin d'éviter des accidents et des malaises. Emballage et conservation. — La chloropicrine est livrée par les stocks des produits chimiques de guerre en fûts métal- liques d'une contenance de i5o à 3oo kilos. Ces fûts sont géné- ralement en bon état. Ils sont restés pleins depuis la guerre. La conservation du contenu est bonne. Ces fûts sont généralement munis d'urne bonde à mi-hauteur à la manière des fûts à vin. D'autres sont munis d'une bonde placée sur l'une des bases du cylindre. Ouverture des fûts. — Ces trous de bonde sont obturés par des bouchons à vis munis d'une tête polygonale qu'on dévisse à l'aide d'ume forte clé à long bras de levier. Le fût étant préa- lablement calé sur un chantier comme un fût de vin en cave. 11 arrive que le bouchon se dévisse mal. On frappe alors sur le plat du dessus à l'aide d'un marteau assez fort et on essaie à nouveau la clé en frappant sur le manche de cellie-ci avec un maillet de bois. Si île bouchon ne décolle pas, on frappe alors sur les angles (dans le sens du dévissage) à l'aide d'un marteau assez fort, jusqu'à ce que le bouchon commence à tourner, on dévisse ensuite à la clé et à la main. 356 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Il arrive parfois que le fût est réfractaire à In ch< et nu mar- teau, il est nécessaire do le percer. Pour cela, le mieux est de [ricttre le fût debout ei de percer le fond à environ 'i à 5 cen- timètres du bord. Précautions à prendre pour percer un fût. — 1. — a) Lors- qu'on veut employer rapidement tout le fût, un simple bou- chon de liège suffit pour obturer momentanément le trou, on peut aussi employer une* boulette de glaise. b) Si au contraire on ne veut prélever qu'une partie du con- tenu du fût et conserver le reste pendant un certain temps, il cet nécessaire de souder une plaque de tôle sur le trou. Dans ce cas, avant de percer le fût, on nettoie une certaine surface à l'aide d'un outil de façon à enlever la rouille. On découpe d'au- tre part une rondelle de tôle large comme ume pièce de bronze de 5 centimes, qui est elle-même nettoyée. c) On se munit de tout l'attirail du soudeur. 11. — On choisit une mèche de 8 à io millimèt res de diamètre et avec une bonne machine à percer portative genre forte « chignole »>, on fait le trou. Dès que la pointe a percé le fût, il est bon de laisser partir l'excès de pression en évitant de placer le visage trop près du trou. Le mieux est de se tenir le visage très au-dessus du fût. On continue ensuite à tourner jusqu'à ce que le fûl soit com- plètement percé. Soutirage. — o) Lorsqu'une grandi' partie du liquide ou le contenu du fût tout entier doit être Immédiatement employé dans des Locaux rapprochés, le mieux es1 de se servir du plus petit modèle de pompe de jardin genre Japy semi-rotative mon- tée sur chariot. On introduit le tuyau d'aspiration dans Le trou de bonde el on envoie la chloropicrine à l'aide d'une simple lance ajustée à l'extrémité du tuyau d'expiration. ° Un long tube de verre coudé à angle arrondi, aigu à sa partie supérieure, dont la grande tige pénètre au fond du fût. Cette longueur est proportionnelle au fût. Comme elle glisse dans le bouchon, on 'peut la régler comme on veut; 3° Un long tube de caoutchouc (o m. 60 à o m. 80 environ) est ajusté à la petite branche coudée du tube; 4° Un tube de verre assez court coudé arrondi environ à angle droit; 5° Une poire à double téton aspirante d'un côté, foulante de l'autre; 6° Un tube de caoutchouc assez court reliant la poire au tube de verre court. Cet appareil permet de siphoner les fûts par pression ou par aspiration. a) Soutirage par pression (fig. n° t). — i° Les deux tubes de verre sont fixés dans les deux trous du bouchon, ils doivent entrer à frottement léger mais itout de même être tenus dans les trous, sans quoi on ne pourrait pas faire monter la pression; 2.° Le long tube de caoutchouc (o m. 60 à o m. 80 environ) est ajusté à la petite branche du long tube de verre dont la grande branche plonge au fond du fût; 3° Le tétooii pression de la poire est fixé au petit tube à l'aide d'un tube en caoutchouc d'environ i5 à 20 centimètres. Celui- ci est attaché au tube de verre et à la poire. Ce tube de verre est à deux branches sensiblement égales. Celle qui traverse le bouchon ne plonge pas dans le liquide; 358 \N\\I.ES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE 4° Le 'récipient à remplir : bidon à essence ou flacon quel- conque est placé l€ long du fût, le grand tube en. caoutchouc plongé dedans; 5° On presse sur la poire et on voit assez rapidement le liquide monter dans le tube de verre. On manœuvre la poire Fig. 1. — Soutirage par pression. sans exagération; une faible augmentation de pression facilite l'écoulement; 6° Lorsque le bidon est plein, on presse le long tirïV en caoutchouc entre le pouce et l'index «1 on remplace le récipient plein par uin vide. Lorsqu'on a fini l'opération, on enlève rapidement le petit lulie en caoutchouc et la poire pour faire bomber la pression et enlève le grand tube qui se vide dans ],> fût. On enlève le bouchon et les tubes et on lave le tout, on rebouche le fût. ()n expose ensuite les tubes de caoutchouc à l'air pendant plu- sieurs jours. b) Soutirage /»"/• aspiration (fig. n° r>). — Lorsqu'on n'a qu'un trou de mèche pour \ider un fût de chloropicrine, mi peut être fort eiul>arra--é. I.e meilleur mode de procéder est le suivanl : On introduit simplement la grande branche du long tube de verre dan- le hou de mèche, on ajuste à la petite branche le LA DESTRUCTION DES CHARANÇONS 359 grand tube en caoutchouc. A l'extrémité inférieure de celui-ci, on ajuste le petit tube de verre fixé au téton aspirateur de la poire par le petit tube en (caoutchouc et d'un! seul coup on as- pire avec la poire en pressant la hase du long tube en caout- Fig. 2. — Soutirage par aspiration. chouc dès que la chloropiorine est arrivée dans le coude du petit tube de verre qui est enlevé immédiatement. Un des récipients à remplir est placé sous le grand tube en caoutchouc et l'opération se continue par siphonage jusqu'à épuisement des récipients. On relève alors le tube en caout- chouc pour faire couler le liquide dans le fût. On retire le tube de verre et on le lave ainsi que le tube en caoutchouc qu'on laisse à l'air pour faire évaporer la chloropicirine. COMMENT ATTAQUER LES MAGASINS CONTAMINES Grands magasins contenant plusieurs milliers de tonnes en sacs. — Il serait à peu près iimutile de traiter des tas énormes de blé dans des magasins qui n'auraient pas une étanchéité au moins relative. a) On commence par repérer toutes les fissures et les trous qui sont bouchés avec du plâtre, de la glaise ou des vieux sacs 360 WWl.KS Dl. I \ SCIENCE AGRONOMIQUE qu'on mouille ensuite. Vers le haut, des sacs rouLés ou plies et bourrés peuvenl être suffisants, Les portes son! fermées et cal- fatées avec plusieurs couches de bon papier el de colle. b) On a pratiqué, dans la toiture, des ouvertures espac d'urne dizaine de mètres "ii soulevant des tuiles 'i en sciant les voliges de soutien sur une surface de 3o à '10 centimètres au o \ IL- .'!. — Section de volige muni'' d'une laite clctéj. carré. La volige sciée est munie d'une latte plus longue que la section de volige, i munie <\r ses tubes d'aspiration el de refoule- ment, trois morceaux de m mètres, plus ou moins, suivant les besoins. < >n s'osl assuré à l'avance que la pompe ne perd pas «'t que la presse étoupe n'a pas de fuites; c) Deux hommes sont nécessaires pour la manoeuvre de la pompe "'i deux aides sonl nécessaires pour assurer ta manoeuvre des tuyaux but le toil et suivre l'opérateur, en tout cinq hom mes; LA DESTRUCTION DES CHARANÇONS 361 d) Ils doivent tous être munis de masques. Les masques Tissot sont Iles meilleurs. Les A. R. S. sont acceptables à la condition d'être bien ajustés. La lanière qui serre la base de la tête doit être. bien serrée. Ces précautions sont essentielles. Il faut faire raser les joues, le dessous du menton et le cou des hommes et s'assurer que les masques plaquent parfaite- ment; e) Le fût est débondé comme il est dit ailleurs et le tube aspirateur placé dans le fût. Une pompe' qui marche bien s'a- morce parfaitement aux premiers coups de levier et le liquide monte dans les tuyaux. On compte cinq kilogs pour remplir un tuyau de trente mètres et on envoie par dose de dix kilogs au jet de lance qui a l'avantage d'aller plus loin que le pulvérisa- teur et de laisser le liquide s'évaporer moins vite, ce qui per- met une action parasiticide plus efficace. L'opérateur et ses aides sont habillés de toile lavable et chaussés d'espadrilles qui grippent mieux sur les tuiles et sont légères aux pieds. Lorsque la dose de 10 kilos est injectée, l'un des pompeurs armé d'un « claeson » ou d'une tôle et d'un bâton avertit l'opé- rateur, un aide bouche le trou de la toiture, l'autre aide fait éviter le tuyau et l'opérateur aussitôt prêt pour une autre injec- tion fait un signe ou tape sur une tôle pour avertir qu'on peut pomper à nouveau. Une injection de 10 à 20 grammes de chloropicrine par mètre cube de capacité est suffisante. Il vaut mieux aller jus- qu'à 3o grammes, 100 kilos de chloropicrine ont été ainsi injec- tés à Bordeaux dans un magasiin de 5o x 25 x 7. Les résultats obtenus ont été bons. Une quinzaine de charançons morts ont été trouvés dans une poignée de blé prélevée dans un sac au milieu des tas. De nombreux échantillons prélevés dans la masse n'ont pas montré un charançon vivant. Non seulement les charançons sont tués, mais les rats sont littéralement exterminés, soixante rats morts ont été trouvés à l'ouverture d'un magasin sans compter ceux qui ont été trouvés par la suite parmi les sacs. Après qu'on s'est assuré qu'aucune fuite n'est à craindre, le ANN. SCIENCE AGRÔN. - 1922 2J 262 WWi ES DE l \ -'Il \' l AGRONOMIQUE mieux esl de laisser le magasin en étal pendanl une dizaine de jour- au moine; les vapeurs die cMoiopicrine diffuise.nl à travers i 3ac8, les papiers el la toiture, el à l'ouverture, on a moins de chance d'incommoder le voisinage, toujours un peu inquiet des suites de ces opérations dangereuses. Il finit surveiller les alentours de ces magasins. \|nr- ce temps, nu décolle les papiers de la base des pari • >n débouche les chatières el on laisse ainsi une journée. Le lendemain, on ouvre les porto el on laisse l'aération se faire jusqu'à disparition d'odeur suffocante el de piqûres aux yeux. On peut alors utiliser les s;ic< de grains. 11 esl bon, avanl emploi, de vérifier si le grain a'a plus d'odeur ou ne pique plus yeux. Une exposition dan? mu couranl d'air, ou sur un quai au soleid, ou un voyage on wagon suffisent pour éliminer la tota- lité de l;i chloropicrine. Traitement en petit magasin. — Le blé est établi sur toute î.i surface du magasin sur trois ou quatre épaisseurs de sacs. On emploie des bidons de 5 litres pour disséminer la chloro- picrine que l'on répand dans boul Le magasin Une toile à bail n usagée suffil ou un tissu très serré et imperméabilisé à l'huile de lin cuite ou à un vernis cellulosique. La tint!' esl assez vaste pmir capoter te tas de sa s. III' i st munie, à environ a m. 5o du bond, d'une manche en même tissu qui le traverse el le dé- passe de 3o centimètres environ (!<• dessus e1 il«' dessous. La toile esl plaquée à la hase et un peu an large des ta- de nr umte bordure de glaise fraîchemenl délayée. Elle esl maintenue par un rang de briques simplement posées <>u une n wagon suffil pour éliminer le reste de liloropicrine. Si on veut conserveir le grain <'ii -il", le mieux est d'ouvriT le -il" par en haut. Le gaz diffuse petit à petit. 11 faut, bien entendu, que le plancher de la pièce qui domine I > silos -"il parfaitement propre, de même que le -"I de la pièce de base des -il LA DESTRUCTION DES CHARANÇONS 3(>5 Le traitement en silos souterrains serait aussi simple, à la condition de pouvoir aérer la masse soit à l'aide d'un aspirateur partant du fond ou d'une machine soufflante dont le tuyau de sortie serait aussi placé au fond du silo. En résumé. — On peut traiter le blé en magasin, sous tente ou en silo par la chloropicrine à raison de 10 à 3o grammes par mètre cube de capacité. Les résultats obtenus sont satisfaisants, ils permettent de conserver du blé en magasin dans des conditions économiques et sans danger si oini a soin de suivre les prescriptions énoncées au cours de cette notice. Les blés, privés ensuite de toute trace de chloropicrine, d'ail- leurs très volatile, ont donné des résultats normaux en germi- nation, mouture et panification. DE LA STÉRILISATION PARTIELLE DU SOL AU MOYEN DE L'ARSENIATE DE SOUDE PAR MM. GUSTAVE RIVIÈRE GEORGES PICHARD DIRECTEUR PRIiPARATEUR-CIIEF DE LA STATION AGRONOMIQUE DE SEINE-ET-OIM: A IA STATION AGRONOMIQUE DE SEIXE-Er I. <1.: 68.115. Depuis plusieurs années nous poursuivons, à p. Station Agro- nomique de Seine-et-Oise, diverses expériences relatives à La stérilisation partielle du -«'1 aiu moyen de divers sels et notammenl de l'arséniate de soude, en vue de constater l'in- fluence indirecte qu'ils exercenl sur les rendements de récolte de quelques plantes de grande culture par suite des modifications biologiques qu'ils déterminenl dans La faune du sol i . Ces expériences, commencées avanl la guerre chez M. Lau- ir.iu. agriculteur à la IVfartinière par Orsaj . ay-ant été forcé- menl interrompues furenl reprises l'an dernier, non plus à la Mm liniric donl le sol esl constitué par le limon des plateaux. mais Bur le domaine de La Boissière par Rambouillet i qui appar- tient à M. Douine et dont la couche arable a été formée par les sables supérieui s. (i) lou- prochaine note noua ferons connaître 1r c résultats tpie nous avons obtenus avec d'autres sels. DE LA STÉRILISATION PARTIELLE DU SOL 367 PREMIÈRE SÉRIE D'EXPÉRIENCES ORGANISÉES EN 1906 ANALYSE DU SOL DE LA MART1NIÈRE (pour 1 kilo) Azote 1,90 Acide phosphorique 0,60 Potasse 9,°° Chaux 2,oj Magnésie o,ooC3 j p' I Influence de l'arséniate de soude sur le blé d'hiver (1) (Parcelles de 10 ares) RENDEMENTS QUANTITES en g ,, airi appliquées à l'hectare. rapportés à l'hectare. 1" parcelle : Témoin (néant) 2.o5o kilos 2 e — 100 kilos 2.010 — II Influence de l'arséniate de soude sur l'avoine blanche de Ligowo (1) RENDEMENTS QUANTITES en g ra i u appliquées à l'hectare. rapportés à l'hectare. 1" parcelle : Témoin (néant) 3.900 kilos 2 e — 76 kilos 4.3oo — DEUXIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES ORGANISÉES EN 1920 ANALYSE DU SOL DE LA BOISSIÈRE (pour I kilo) Azole 1,60 Acide phosphorique u,go Potasse 9. 5 ° Chaux 1,26 I Influence de l'arséniate de soude sur le blé chiddam de printemps (Parcelles de 10 ares) RENDEMENTS QUANTITES eu grain appliquées à l'hectare. rapportés à l'hectare. 1" parcelle : Témoin (néant). ...... i.7<4° kilos 2* — 21 kilos 2.180 — 3 e — 42 ks ,3oo 2.317 — (1) L'incorporation au sol a été exécutée plusieurs jours avant les se- mailles. 368 MïNALES OF LA SCIENCE AGRONOMIQUE II Influence de l'arséniate de soude sur l'avoine blanche de Ligowo. . Il S N D I M I S T S '-"• ANTIT * S en grain appliquées à l'hectare. rapportée ;i ITiectere. i" |)nrccllc : Témoin (néanO ' ^77 kilos ' — >i kilos 3.630 — 3« — ! - lF .:ioo 1 .770 — \ la lecture de ces tableaux on constate que. dans In première série d'expériences organisées à la Martinière, l'arséniate de soude, appliqué à hnufe dose, — soit ino kilos à l'hectare, n été plutôt nuisible à la végétation du blé d'hiver et par suite à son rendement en grain, mais que sur l'avoine blanche de Ligowo, ayanl été appliqué à une dose plus faible — soi i 75 kilos à l'hectare — il a. au contraire, produit une action favorable et provoqué un rendement supérieur au témoin, soit loo kilo?, de gmin de plus a l'hectare Tenant compte de ces premiers essais quand nous avons établi notre nouveau champ d'expériences en tq^o, à la Boissière nous avons opéré avec des doses d'arséniate de soude beaucoup plus faibles et il s'en est suivi que les résultats que nous avons obte- nu- ont été notablement plus favorables. En ce qui concerne le blé chiddam de printemps, les rende- ments en grain sont, en effet, successivement passés de 1.740 kilog. sur le témoin, à '>.tSo kilog. et a 2.317 kilog. à l'hectare sur les parcelles qui avaient reçu 21 et £2 kilog. 3oo d'arséniate de soude, soit : llo kilog. de grain de plus pour la deuxième parcelle el 577 kilog. pour la troisième. Tes mêmes quantités d'arséniate de soude appliquées sur l'avoine blanche de Ligowo «>ut égalemenl élevé les rendements en grain à l'hectare, de 2.277 kilog. sur le témoin. \}< sont buc- sivemenl passés à 3.63o kilog. sur la paTcelle n° *> et à 3.770 kilog. but la parcelle n° 3, boî1 une augmentation de •lie de [.253 kilog. à l'hectare pour la seconde el de 1.393 kilogrammes pour la troisième. DE LA STÉRILISATION PARTIELLE DU SOL 369 TROISIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES ORGANISÉES EN 1921 SUR LE DOMAINE DE LA BOISSIÈRE I Influence de l'arséniate de soude sur le blé hâtif inversable (Semis : octobre 1920 — Parcelles de 10 ares) Q0ANTITÉS RENDEMENTS on grain appliquées à l'hectare. rapportés à l'hectare. i' e parcelle : Témoin (néant) 2.43okilos 2 e — 20 kilos 2.6i5 — 3 e — 3o — 2.785 _ Dans cette expérience sur le blé hâtif inversable l'influence de l'arséniate de soude s'est manifestée comme .précédemment, mais avec une moins grande puissance, vraisemblablement par suite de la sécheresse qui a persisté pendant toute la saison. Néanmoins les rendements de la seconde et de la troisième parcelle qui avaient reçu respectivement 20 et 3o kilog. d'arsé- niate de soude se sont élevés à 2.61.9 kilog. et à 2.785 kilog. comparativement au témoin qui n'a atteint que 2. r [3o kilog. D'où une. différence, en plus, de i85 kilog. de grain pour la seconde parcelle et de 355 kilog. pour la troisième. II Influence de l'arséniate de soude sur l'avoine grise de Houdan (Semis 15 mars 1921) QUANTITÉS RENDEMENTS .... .„ en grain appliquées à l'hectare. rapportés à l'hectare. i" parcelle : Témoin (néant) 2.073 kilos 2 e — 20 kilos 2.234 — 3 e - 3o - 2.3i 7 - La constatation déjà faite sur le blé d'hiver, s'applique éga- lement à l'avoine grise de Houdan en ce qui concerne les rende- ments en grains obtenus. C'est en effet à la sécheresse de la saison estivale qu'il faut encore attribuer, suivant nous, la moindre influence exercée par l'arséniate de soude en 192 1. 370 INNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Comparativement au témoin les excédents do rendements en •Train à l'heetare s'accusent de la façon suivante : ■•* pnrcello t6i kilos :i e - '-m - III Influence de l'arséniate de soude sur la pomme de terre de Saint-Malo (Fluck) nnANTITtS RF.NDF.MF.NTS v "" en tnbercoles appliquées a l'hectare. rapportés à l'hectare. i w parcelle : Témoin (nt'nnO r4. 200 kilos •?." — 20 kilos f fi. 200 — y — 3o — 16.7/io — L'action de l'arséniate de soude a été assez sensible sur la pomme de terre de Saint-Malo, car 20 kilog. de ee sel. appliqués à l'hectare, ont provoqué, comparativement au témoin, une augmentation de réeolle qui s'esl traduite par 2.000 kilo?;, do tubercules à l'heetare. et 3o kilop; de ee même «el ont accru le rendement de la récolte de 2.54okilog. De cc< expériences il est permis de eonelure que l'arséniate do soude employé à faibles doses, soit deux ou quatre grammes seulement par mètre carré, n'a aucune influenee nuisible sur les plantes de grande culture, mais que, par contre, sa toxicité esl encore suffisante pont tuer les protozoaires qui détruisenl les bactéries utiles qui vivent dans le sol. Comme d'autres subs* tances analogues il exerce une action indirectement fertilisante. îl paraîl en outre vraisemblable d'admettre, sans que nos expériences permettent de l'aifirmer, que ce sel fait également périr les anguillules, les vers et les Insectes qui pullulent dans le sol. Etant donné son bon marché relatif nous estimons que l'ar- séniate de soude peul être pratiquement smployé pour stérili- ser partiellement un sol quel qu'il soit, et en obtenir des rende- ments de récoltes plus élevés que par le passé, sans qu'il soit nécessaire, du moins temporairement, d'j faire des apports d'engrais azotés. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I. — AGRICULTURE Blaringham. — Rapport fait à la Société d'encouragement pour la culture des orges de brasserie en France (Ann. de Brasserie et Distillerie, 21 e année, p. i3 et 26, 1922). I. d. 63.313. — Ce rapport rend' compte des efforts de la Société en vue de l'amélioration des orges de brasserie en France. P. N. Baudry. — L'épandage simultané en lignes des graines de semence et des engrais chimiques (Association Chimistes Sucrerie et Distill.,l. XXXIX. p. I1S1 à 486, 1922). I. d. : 63.162.5. (Voir Ces Annales, 1922, p. 28^-) Rixgelmwn (Max). — Les travaux de la ferme (Ann. Institut National Agronomique, 2 e série, t. XVI, p. 97 à* 160, 1922). I. d. : 63.331. — L'auteur a réuni des indications relatives au nombre d'heures ide travail que les atte- lages de la ferme peuvent effectuer dans les champs, afin de le comparer aux nombres de {journées et d'heures utilisées. Le temps moyen journalier rie travail possible dans les champs ressort à neuf heures un quart, en raison de cinq heures (janvier-décembre) à treize heures (juin-juillet). Les journées utilisées ont été notées par M. Henry Girard dans son domaine de Bertrand- fosse pendant les années \ 1911, 1912 et 1910. Le coefficient moyen annuel d'utilisation est de 70,4 %, variant de àS % en juin à 87 % en mars. On a S. 179 journées d'animaux inutilisées par an. Pour avoir des attelages en mars-avril, on est obligé d'en entretenir sur le domaine plus qu'il n'en faudrait le reste du temps. C'est donc en mars-avril et en octobre qu'il y a lieu de remplacer un certain nombre d'attelages par des appareils de culture mécanique. P. X. Beauverie (J.). — Sur la période critique du blé (C. R. Acad. Sciences. t. CLXXV, p. 63?,, 1922). I. d.: 63.311:194. — Le (professeur Azzi appelle période critique ((Ile qui précède l'épiage et l'accompagne dans ses débuts. Le rendement en grains est en relation directe avec les pluies pendant la période critique, les pluies ultérieures n'ont que peu d'influence. Si elles ont été suffisantes pendant ladite période et si elles manquent complètement après, le rendement est maximum (1921). Si elles ont été insuffisantes (1922), la récolte est déficitaire. Pour procéder à la sélection des blés appropriés à une région, il faut établir, pour cette région, les probabilités de sécheresse pendant, les décades de mai et celles de juin, en se basant sur les' pluies tombées dans la région depuis une vingtaine d'années au moins. On devra donner comme but à Ja sélection de faire coïncider la période critique du blé avec les trois décades pendant lesquelles les probabilités de sécheresse sont minima. P. N. 370 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Comparativement au témoin los excédents de rendements en grain à l'hectare s'accusent de la façon suivante : •>• pnrrelle i f> r kilos 3 1 — 211 — III Influence de l'arséniate de soude sur la pomme de terre de Saint-Malo (Flùck) 1! B X DF M F . NTS '•"■ ANT,TKS en tabercnles appliquées a l'hectare. rapportés à L'hectare. I w parcelle : Témoin (néant) t'i . ->oo kilos 2' — 20 kilos [6.200 — y _ 30 — [6.7/I0 — L'action de l'arséniate de sonde a été assez sensible sur la pomme de terre de Saint-Malo, car 20 kilog. de ce sel, appliqués à l'hectare, ont provoqué, comparativement au témoin, une augmentation de récolte qui s'est traduite par r>.ooo kilop-, do tubercules à l'hectare, et 3o kilog. de ee même sel ont accru le rendement de la récolte de 2.54okilog. De ces expériences il est permis de conclure que l'arséniate de soude employé à faibles doses, soit deux ou quatre grammes seulement par mètre carré, n'a aucune influence nuisible sur les [liantes de grande culture, mais que. par contre, sa toxicité esl encore suffisante pour tuer les protozoaires qui détruisent les bactéries utiles qui vivent dans le sol. Comme d'autres subs<- tances analogues il exerce une action indirectement fertilisante. Tl paraît en outre vraisemblable d'admettre, sans que nos expériences permettent de l'affirmer, que ce sel fait égalemenl périr les anguillules, les vers et les Insectes qui pullulent dans le sol. Etant donné son bon marché relatif nous estimons que l'ar- séniate de soude peut être pratiquement employé pour stérili- ser partiellement un sol quel qu'il soit, et en obtenir des rende- ments de récoltes plus élevés que par le passé, sans qu'il soit nécessaire, du moins temporairement, d'\ faire des apports d'engrais azotés. REVUE AGRONOMIQUE SECTION I. — AGRICULTURE Blaringham. — Rapport fait à la Société d'encouragement pour la culture des orges de brasserie en France (Ann. de Brasserie et Distillerie, ?i e année, p. i3 et 26, 1922). I. d. 03.313. — Ce rapport rend' compte des efforts de la Société en vue de l'amélioration des orges de brasserie en France. P. N. Baudry. — L'epandage simultané en lignes des graines de semence et des engrais chimiques (Association Chimistes Sucrerie et Distill. , t. XXXIX, p. /(Si à 486, 1922). I. d. : 63.162.5. (Voir Ces Annales, 1922, p. 284.) P.ingelmann (Max). — Les travaux de la ferme (Ann. Institut National Agronomique, 2 e série, t. XVI, p. 97 à- 160, 1922). I. d. : 63.331. — L'auteur a réuni des indications relatives au nombre d'heures |de travail que les atte- lages de la ferme peuvent effectuer dans les champs, afin de le comparer aux nombres de j journées et d'heures utilisées. Le temps moyen journalier de travail possible dans les champs ressort à neuf heures un quart, en raison de cinq heures (janvier-décembre) à treize heures (juin-juillet). Les journées utilisées ont été notées par M. Henry Girard dans son domaine de Bertrand- fosse pendant les années j 191 1, 1912 et 1 9 1 3 . Le coefficient moyen annuel d'utilisation est de 70,4 %, variant de 48 % on juin à 87 % en mars. On a 0.179 journées d'animaux inutilisées par an. Pour avoir des attelages en mais-avril, on est obligé d'en entretenir sur le domaine plus qu'il n'en faudrait le reste du temps. C'est donc en mars-avril et en èctobré qu'il \ a lieu de remplacer un certain nombre d'attelages par des appareils de culture mécanique. P. N. Beauverie (J.). — Sur la période critique du blé (C. B. Acad. Sciences. t. CLXXV, p. 632, 1922). I. d. : 63.311:194. — Le (professeur Azzi appelle période critique celle qui précède. L'épiage et l'accompagne dans ses débuts. Le rendement en grains est en relation directe avec les pluies pendant la période critique, les pluies ultérieures n'ont que peu d'influence. Si elles ont été suffisantes pendant ladite période et si elles manquent complètement après, le rendement est maximum (1921). Si elles ont. été insuffisantes (1922), la récolte est déficitaire. Pour procéder à la sélection des blés appropriés à une région, il faut établir, pour cette région, les probabilités de sécheresse pendant. les décades de mai et celles de juin, en se basant sur les' pluies tombées dans la région depuis une vingtaine d'années au moins. On devra donner comme but à la sélection île faire coïncider la période critique du blé avec les trois décades pendant lesquelles les probabilités de sécheresse sont minima. P. N. 372 WWI.KS DE LA Si rEN< E AGRONOMIQUE .i,m,n M.. L'installation pratique de la motoculture électrique (Les Annales de l'Energie, janv.-fév. 1923 . I. d. <>•'*•!«• Installation des lignes électriques agricoles pour labourage électrique. Disposition do la Société méridionale de transport de force. Lignes a .".. 1 volts, cabines roulantes pour transformation 5.ooo 5oo volts tel encadremcnl des champs par lignes pro- visoires à 5oo volts, carrés de 5oo m. décote. La ligne à 5oo.v. portée par des poteaux de 7 m. en bois créosote. Les isolateurs fragiles sont simplement remplacés par des poulies de bois paraffiné el aucune perte n'esl constatée même sous la pluie. Les lignes de labourage Boni en général de 3o 10 de de diamètre, et le prix de revient esl seulement de 3.8oo fr. le kilomètre ou 1 5o a aoo IV. par ha. abonnements. Le courant utilisé pour l'éclairage de la ferme .'1 forfait et limité par un appareil basculeurjdil basculateur ». Les machines desservies par Mll compteur spécial. Signalons la tendance à simplifier les installations intérieures de ferme en créant un matériel ne consommant qu'un cheval par appareil. Si l'agriculteur accepte, H c'esl généralement le cas, les plots du commutateur rie desservent' chacun qu'un seul appareil; son abonnement -,- réduit alors ;i un cheval. Le uombre de kwh. consommés donnera donc directement !<• coefficient d'utilisation qui détermine le tarif appliqué, d'après un barème Exe. Les machines extérieures ou de culture peuvent appartenir au propriétaire ou InVn à une coopérative. L. R. Newton l'..). — A comparative study of winter vvhcat rarieties with especial référence to winter-killing (Etnde comparée de variétés de blés dTiiver au point de vue spécial de leur [résistance à l'hiver) Jour- nal 0/ igricult. Science, vol. XII, n° 1, p. i-io< toaa). I« d.: (J3..1I1: 581.101 .5. — Il parât' résulter des travaux réce lient publiés, travaux dcnl l'auteur donne un résumé très complet, que la résistance au froid esl en r< la- lion avec des modifications dans les caractères physico-chimiques èl cluN 11 tiques du contenu cellulaire, modifications qui se font dans uu sens qui confère aux éléments de la cellule une pin- grande stabilité. En ce qui con- . . 1 ne le blé d'hiver, la méthode employée et les résultats obtenus par i'auleui Boni résumés ci-après : Un certain nombre de variétés de blés d'hiver, connues comme présen- tant des différences considérables il«' résistance s l'hiver onl été comparées, .m cours de l'hiver, ;m point de vue des constantes physiques du suc cellu- laire el |dc la teneur en matière sèche, <-\\ azote, en sucre el en amidon, aucune relation fixe n'a été trouvée entre l'abaissement également le taux le plus élevé d'azote soluble dans l'eau mais la relation n'est p.i~ uniforme dans toute la série. /'Le taux <\<' sucre ne correspond pas uniformément â la résistance connue. Le taux diminue de • rfe du 1 ■ novembre a 1 elle du ra décembre el esl le plus bas dans l'une des deux variétés tendres. Le sucre saccharoi • 1 une importante matière de rve el parait être le seul disaccharide présent. Toutes les variétés se sonl montrées complètement exemptes d'amidon. Le contenu colloïdal des cel- lules n'.i j » . 1 — été mis en lil» ■il'' 1 par une exposition des tissus cellulaires ;i la REVUE AGRONOMIQUE 373 température d'un mélange réfrigérant neige-chlorure de calcium (théorie : — 54 ,g). Les tissus retiennent leur contenu aqueux avec grande force. Dans dès tissons contenant environ 70 % d'eau, on n'a pu extraire une quan- tité appréciable de jus avec une pression de 4oo atmosphères, même après avoir soumis la matière à un fort abaissement de température. H. B. SECTION III. - CHIMIE, PHYSIQUE. BACTÉRIOLOGIE Canals. — Sur l'interversion du saccharose dans la liqueur cupro- alcaliue (Bull. Soc. Chimique Fr., t. XXftl, p. 583 à 588, 1922). I. d. : 543. On sait que le saccharose réduit faiblement la liqueur de Fehling dans certaines conditions, et que ce pouvoir réducteur est gênant pour doser de faibles quantités de sucres réducteurs en présence d'un excès de saccharose. (Voir Ces Annales, Pellet, igi3, p. 820; Maquenne, 1918, p. io5, 434 et 435; Saillard, 1918, p. io5.) . , L'auteur a déterminé les conditions de cette réduction : la quantité de sucre interverti formé par la liqueur cupro-potassique est en fonction directe de la teneur en saccharose, de la durée et du mode de chauffage, de la température. Il en déduit qu'il faut faire un dosage témoin avec une liqueur ne contenant que du saccharose à la même concentration et retrancher le chiffre ainsi trouvé du chiffre obtenu pour la solution sucrée mixte. P. N. Hoop (L. de). — Conceptions nouvelles concernant la constitution des hydrates de carbone (Bail. Soe. Chimique Fr., t. XXXII, p. io4o, 1922). I. d.: 547.664. Meurice (R.). — Dosage de la chaux dans les phosphates naturels (Ann. Chimie Analytique, t. IV, p. 198, 1922)- L. d. : 543.7. — Précautions pour ce dosage en suivant la méthode générale suivante : attaque par un acide minéral, insolubilisation et filtration de la silice; précipitation du fer et de ! aluminium à l'état de phosphates en milieu acétique, et, dans le filtrat, on précipite l'oxalatc calcique en présence d'acide acétique libre. P. N. I Kling et Lassieur. — Appareil pour la détermination de la concentra- tion d'une solution en ions hydrogène (Ann. Chimie Analytique, t. IV, p. 232 à 238, 1922). I. d. : 54. — Description détaillée de l'appareil avec deux figures et deux schémas du montage. Le principe de la méthode consiste à mesurer la différence de potentiel entre une solution et une lame d'hydrogène plongée dans ce liquide, cette différence étant liée à la con- centration de cette solution en ions hydrogène. L'emploi de cet appareil donne très rapidement la concentration en ions hydrogène; il semble plus simple que les méthodes colorimétriques décrites dans Ces Annales. P. X. A. R. Lieng et Xw.u. — Action of ammonia ou reducing sugar (Action de l'ammoniaque sur les sucres réducteurs). (Jour, of the Soc. chemical Inâustry, t. XLI, 10. p. i4g-i55, 1922). I. d. : 547.662. — Le dextrose s'unit à l'ammoniaque à la température de 35° pour former un composé d'addition. Ce composé réduit les liqueuaB alcalines de cuivre et d'argent avec formation de miroir métallique. 11 existe en solution à l'état dissocié car le pouvoir rotatoire est !e même que celui du sucre initial. Une solution aqueuse de sucre préparée à partir du glucose ammoniacal sous forme sirupeuse réduit 374 \\\\l.l> HE LA SCIENCE AGRONOMIQUE . permanganate i\-k\\\ Rattonji Nanji. — A ne\\ method of preparing glu» conie acid. (Nouvelle méthode de préparation de l'acide gluconiqne.) Journal of the Suc. of cliemiatl Imluslry, t. V, Ai, p. 28-29, 1 9~' 2 )- I. d. : 717. Herzfeld et Lenaxl «m! indiqué récemment que l'acide gLuconique pourrait être industriellement utilisé comme substitut d'acides végétaux m l'on trouvait une méthode économique de préparation. La méthode proposée par ces auteurs consiste essentiellement à oxyder le glucose par le brome. L'acide gluconique esl isolé à l'état de sel de calcium. Cette méthode «lu point de vue économique présente l'inconvénient a\\, Liebig, Berzélius, Schiff el beaucoup d T autres, les résultats obtenus jusqu'ici sont désappointants. L'auteur a consacré près de vingt ans à la chimie du tannin, mais c'a pu encore <''lu- qlder la question, <'t il en est de même en ce qui regarde les recherches poursuivies par Emile Fischer. Les recherches de Schiff l'avaient conduit à jner au gallo-tannin la formule il'im acide diga'ldique <'l il annonça qu'il avait réalisé la synthèse du gallotannin. Mais la formule de Schiff dut être abandonnée lorsqu'il fut < "• t ; 1 1 > 1 i que le tannin était optiquenient actif, qu'il possédait un poids moléculaire très élevé envir .5oo) el qu'il n'a |i;i- de pouvoir conducteur pour l'électricité. Les travaux de l'auteur, com- mencés en 1901, l'ont conduit a émettre l'opinion nu 1) que !<■ gallotannin était probablement l'anhydride d'un acide polygalloylleucodigallique. Cette ti ii mule-, qui tenait < "in|pir des faits connus à cette époque, dut être aban- donnée lorsque Fischci découvrit en 1912 que !<■ l'Iihh-i' forme une partie essentielle .i~ d'expliquer. II. B Sbi i '.w-k-i M. et 1 . Sur un nouvel Bccélératenr de la destruction de la matière organique dan- le dosage de l'azote par la méthode hjeldalil Inn. fi rosserie cl Distilerie, n' année, p. *>i. [922), I. d. : 543. REVUE AGRONOMIQUE 375 — On sait que la destruction de la matière organique par l'acide sulfurique offre parfois de grandes! difficultés. Les auteurs ont employé, comme accélé- rateur, le proto'iodure de mercure, Hg 2 I 2 ; dans ces conditions ils arrivent à détruire dans le même temps un poids sept fois plus grand de sucre. Les sels mercuriques sont décomposés par l'hypophosphite de sodium. P. N. Mvquenne (L.). — Sur l'interversion du saccharose par la liqueur cupro- alcaline (Bull. Soc. Cliimique de Fj'ance, t. XXXI, p. 799 à 80G, 1922). I. 'd.: 543. — Réponse au mémoire de Canals, signalé dans Ces Annales (1922, p. o~o). L'auteur rappelle ses expériences publiées en igi5 et 1916 et donne les tables qu'il a utilisées. P. N. Lanieur (A.). — Electrotitrimétrie (Bull. Soc. Chim. France, t. XXXI, p. 817 à Soi, 1922). I. d. : 543. Pringsheim (H.) et Persch (W.). — Produits méthylés et acétyléides polvamyloses (Bull. Soc. Chimique France, t. XXXII, p. 1609, 1922). I. d. : 547.664. Pringsheim (H.) et Goldstein (K.). — Rapport entre les a et g polyamy- loses et le contenu et la substance enveloppante du grain d'amidon (Bull. Soc. Chimique France, t. XXXII, p. i56i, 1922). I. d.: 547.664. Giral Pereira (J.). — Nouveaux nitrates organiques insolubles (Bull. Soc. Chimique France, t. XXXII, p. 1G22, 1922). I. d. : 543.7. Rosenthaler. — Recherche .'!. Il">. Dans le milieu de culture sans humus, ou l'assimilation de l'azote < -1 minime, l'effet du bore eel insignifiant. \u contraire, but le milieu qui l'.EVUU AGltOIS'OMIQUE 377 contient de l'humus, mcrno en 1res petite quantité et où, par ce fait, la fixa- tion de l'azote se trouve augmentée, l'action toxique du bore se manifeste bientôt el s'accentue ensuite très nettement. Il suffit de l\ milligr. d'humus pour que l'on constate, avec la dose de 5 milligr. de bore, une diminution de 5o % d'azote fixé, et avec 10 milligr. de bore, de 7G %. Plus la dose d'humus est forte, mois il y a d'azote fixé pour la même quantité de bore. P. N. Dienert (F.) et P. Kïim.T.Aim. - Exiiste-t-il des organismes susceptibles de reviviscence dans les roches après stérilisation par fia chaleur \ (C. n. Aoaâ. Sciences, I. 175, p. 170, 1922). I. d. : 63.115. — En s'entourant de précautions el en stérilisant les roches à 180 pendant un temps suffi- samment long, les ailleurs n'ont pas rencontré dans celles-ci les organismes susceptibles de reviviscence que M. Galippe aurait obtenus (C. R. Acad. Sciences, t. 170, p. 856, 1920; t. 171, p. 764, 1920; t. 172, p. 1262, 1921). P. N. Johnson (II. W.). — The relation* of hydrogen-ion concentration in soils to their « Lime requirements » (Relation entre la concentration en ions hydrogène des sols et leur besoin en chaux). I. d.: 63.113.3. — En opérant sur cinquante échantillons de terres de types très variés, l'auteur arrive aux résultats suivants : Dans l'ensemble, il n'a pas été constaté de relation entre le besoin en chaux déterminé par la méthode de Veitch et la concentration en ions hydro- gène déterminée par la méthode électrométrique. La méthode de Truog pour la mesure du besoin en chaux donne des résultats qui sont une com- binaison des résultats donnés par la méthode de Veitch et par la détermi- nation de la concentration en ions II. Dans des sols de type analogue il y a une relation entre la quantité apparente d'acides et la force des acides. Dans les sols non organiques, l'acidité du sol paraît plutôt due à l'action des agents atmosphériques, notamment de l'eau, qu'à l'accumulation d'acides oiganiques. Les particules d'argile el de matières organiques agissent comme « tampons » vis-à-\is de l'accroissement de la concentration en ions II. II. B. Reap (.1. W.) et Ridgell (R. II.). — On the use of the conventional carbon factor in estimàting soil organie matter (Sur l'emploi du facteur conventionnel de carbone dans l'évaluation de la matière organique du sol) (Soil. Science, I, i3, 1, p. 1-7, 1922). I. d. : 63.113.3. — Les auteurs onl déterminé la teneur en carbone de la matière organique de .V sols divers ainsi que des sous-sols correspondant au moyen d'une méthode rapide rie combustion permettant le dosage simultané de la matière orga- nique du sol et du carbone organique. Les chiffres donnés montrent que le facteur conventionnel généralement accepté (correspondant à une teneur en carbone dé 58) conduit à des résultats uniformément trop faibles, la teneur en carbone de la matière organique des sols a varié de 3o,2o à 56,27, la moyenne générale étant de /19.2G. inférieure d'environ neuf unités à la moyenne acceptée. Il est très douteux que l'emploi d'un facteur arbitraire puisse se justifier, niais si l'on doit en employer un. on obtiendrait >\i'< résultats plus exacts en se basant sur une teneur de 5o à 52 % de carbone. D'après les auteurs, on obtiendrait îles indications plus sûres à l'aide d'un facteur basé sur la teneur en azote, dont le dosage est plus courant et moins difficile que celui du carbone. H. B. Uncerer. -^ Tersuche zur Kherung der Bildung von Schichten in Trubnngen in der Bodenanalyse (zur Ermittelung des Teilchen- grosse) — (Formation de couches dans les suspensions d'argile an ANN. SCIENCE AGRON. — 1922 25 :;7^ ANNMi.- DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE cours de l'analyse physique du -"Il Kolloîdchemische Beihefte, 1921. i;,.|i .;.;,. p. 63 à 96). I. d.: 68.118.8. Ci phénomène a d'abord été observé par Schloeshig père dans les liquidée contenant de l'argile en sus- pension en milieu alcalin. L'auteui a étudié les conditions de formation de strates en utilisant des outremers de différentes couleurs. Il a résumé son 1 ravau comme surit : Lee dimensions el le poids des particules interviennent dans la formation ouches. I h. couche déterminée correspond à une dimension déterminée des particul différentes couches montrent des différences fondannn- dans les dimensions el lé poids des particules. Chaque couche s'étend jusqu'au fond du récipient. Dans toute la zon mprise entre deux surfaces de séparation, la concentration est uniforme. 1 ne température constante est i.i condition essentielle de cette formation des couches. Les touches se for- menl aussi bien dans les suspeneione contenant des électrolytes que dans les suspensions qui en sonl exemptes. Cependant, une concentration un peu forte en électrolytes à action coagulante empêcherait leur formation. Les. différentes couches montent ou descendent avec une vitesse uniforme. De ta vitesse de chute ou d'ascension, on peut déduire, à l'aide de la formule de Stokes, la dimension des particules qui se trouvent dans le liquide de chaque zone. On a ainsi un moyen simple de déterminer les dimensîone des parti- cules des suspensions d'éléments lin- ou émulsions. H. B. Greaveb I. E. . Influence of salts on azoflcatioa in soil (Inflnt'iire des sels sur la fixation de l'azote dans le sol) (Soil Sciende, vol. i3. 6, p. 18 1-498, 192a). I. d.î fi3. 115. — La toxicité des chlorures, nitrates, sul- fates et carbonates de sodium, potassium, calcium, magnésium, manganèse et fer, évaluée d'après là fixation de l'azote est sous la dépendance du sel et non sous celle de l'ion électronégatil comme o'esl le cas pour les ferments ammonifîants. K cet égard, les microorganismes fixateurs d'azote BorM ana- logues aux ferments nitrificateurs. Ces sels sont tous moins toxiques, dans h sol examiné, pour les microbes fixateurs d'azote qu'ils ne le sont pour ies fermente ammonifîants ou nitriques. Lu quantité i dre Buivant : 1. WgCo 1 Mg (AzO '1. FeCo' 5. MnCo' 6. Fe (AzO*)' -. Fc S s. CaCl» 0. MnCP 10. KC1 11. k'So' . . KNi ..;. MnSo* Le chlorure de potassium, le carbonate de manganèse el le sulfate ferrique n'ont exercé aucune action stimulante sur les organismes Gxa leurs d'azote aux concentra lions employées. Tous les autres ont exercé une .■<-( i< , p. /|/io-46i, Baltimore, juin 1922). I. d. : 63.15: 63.168.1. - L'auteur a étudié les solutions du sol dans cinq sols de l'Orégon, appartenant à la caté- gorie des sols acides. Trois de ces sols donnent un accroissement de récolte par application de chaux, tandis que deux n'en donnent pas. Les recherches précédentes n'avaient pas permis de découvrir les raisons de ce phénomène et c'est dans le but de résoudre cette question que l'étude des solutions de ces sols a été abordée. On a déterminé périodiquement la quantité d'élé- ments nutritifs solubles dans l'eau pour chacun de ces sols après traite- ment par CaGO 3 , CaO et CaSO 4 . Le principal caractère différentiel trouvé a été la formation rapide d'une quantité relativement considérable de ni- trates à la suite du traitement par la chaux ou le carbonate de chaux dans les sols qui « répondaient » au chaulage, tandis que les autres n'ont montré qu'un accroissement très faible de la teneur en nitrates après le même trai- tement. La quantité d'acide phosphorique et d'acide sulfurique sous forme soluble dans l'eau était très faible dans tous ces sols et elle n'a pas changé sous l'influence de ces différents traitements. Dans tous les sols, l'applica- tion de sulfate de chaux a déterminé un accroissement de la quantité de potasse et de magnésie soluble dans l'eau. Dans les expériences en pots, le phosphate monocalciquc et le phosphate monocalcique additionné de cal- caire ont déterminé un accroissement de la nitrification dans ceux des sols qui ne manifestaient pas d'accroissement par le calcaire seul. Mais ces résul- tats n'ont pas été confirmés par les expériences en plein champ. H. B. Rauer (F. G.) et Haas (A. R.). — The effect of lime, leaching. form of phosphate and nitrogène sait on plant and soil aoidity and the relation of thèse to the feeding power of the plant (Effet des calcaires, du lessivage, de la forme «lu phosphate et de l'engrais azoté sur l'acidité de la plante et du sol et leur relation avec le pouvoir as simulateur de la plante) (Soil Science, vol. i3, n° 6, p. 46i-48i, juin 1922). I. d. : 63.113. — L'objet de ces recherches était de déterminer l'effet de lessivage et de l'application de certains engrais sur l'acidité du milieu dans le sol et l'aci- dité des sucs de plante et de voir si l'acidité est en relation avec le pouvoir assdmilateur de la plante. Dams ce but, du soja et du maïs ont été cultivés dans du sable "quartzenx qui avait reçu, suivant le cas, du phosphate natu- rel, du superphosphate, du calcaire, du nitrate de soude, du nitrate d'am- moniaque. Une série a été lessivée, l'autre non. La détermination de l'acidité comprenait la détermination de la concentration en ions H et celle de l'aci- dité totale. Les principaux résultai de ces recherches sont résumés par l'au- teur de la façon suivante : Le calcaire moulu, le lessivage et la forme sous laquelle se trouvent l'acide phosphorique et l'azote ont eu un effet marqué sur l'acidité du milieu dans le sol et l'acidité du soc de la plante. L'acidité a été en rapport étroit avec l'accroissement et le pouvoir assimilateur de la plante. L'emploi de calcaire naturel a accru, avec le soja, le taux de chaux dans les solutions du sol H diminué l'acidité actuelle (concentration en ions H) du sol et en général l'acidité actuelle des sues de la plante. Dans quelques cas le calcaire a paru augmenter la vigueur de l'accroissement, qui a été accompagnée d'un 380 ANNALES M I \ SCIENCE AGRONOMIQUE accroissement d'acidité dans le suc de la plante. Le lessivage avec le maïs a enlevé 1rs bases solubles du -"I el augmente l'acidité actuelle du sol et habituellement aussi l'acidité actuelle du suc de la plante. Le superphos- phate ;i toujours déterminé une plus grande acidité dans le -"I ou une moindre alcalinité et généralement une plus grande acidité dane les sucs que ne l'a fait le phosphate naturel. L'assimilabilité du phosphate naturel ;i augmenté avec l'acidité actuelle du sol. Le nitrate d'ammoniaque comparé au nitrate de soude, sur le maïs, ;i eu une influence marquée sur l'acidité actuelle du sol el < 1 1 1 suc des racines, mais est resté sans effet sur l'acidité - racines. L'acidité totale des tiges de maïs a été le plus souvent \>\\\< grande avec l'emploi du nitrate de soude qu'avec l'emploi du nitrate d'ammoniaque. \h\u< les deux déterminations qui mit été effectuées, le calcaire paraît avoir ;il>;iiW' l'acidité actuelle du suc des nodosités de soja dans une plus large mesure qu'il ne l'a fait pour l'acidité actuelle Ar< sucs des racines mm lesquelles les nodosités se sonl développées. La variation dans l'acidité actuelle du suc des nodosités d« soja duc ;'i L'emploi du calcaire s'est produit? dans le même sens que la variation dans l'acidité actuelle des sucs des parties le plus élevées de la plante. 11. B. Mu i m. I E.). - Fnrther studies <>n the soluble *alt contenl of tleld soil s (Nouvelles études sur la teneur els solubles) Soil Science, t3, 6, p. 1 ■>•">-'' Jo). I. d. ! 63.113.4. I);iu< une étude précé- dente, l'auteur était arrivé aux conclusions suivantes : Dans les sols nus il \ ;i une variation continue de la teneur en sels -« > 1 1 il > 1< ~ dans la couche qui \;. de i 'i ;"> 6 pouces de profondeur. Cette teneur est très f;iil>lc au début du printemps, passe par un maximum en été et décroît ensuite. Il n'y ;i que de faibles variations dans le sous-sol u observe une forte concentration dans la couche superficielle (sur une épaisseur d'un quart de pouce) pendant la période de sécheresse. Lors- que le sol porte de la végétation, la tendance à l'accumulation superficielle des gels est largement diminuée. 1 ;i végétation tend a diminuer le l;m\ de matières solubles dane la couche de i \ h 6 pouces de profondeur et, â un moindre degré, dans celle de 6 à 12 ponces. 1 a nature de la plante semble avoir quelque influence dans cette action. Les velles expériences de l'au- teur confirment les conclusions précédentes. L'influence lu< rapide que dans le boI nu, non travaillé. II. B. Im 1 1 1 1 \ P Plant Indkatora of soi] type (Les plante* caracté- ristiques des types de sols) Soil Science, vol r3.6\ p. lu ia5, juii I. d. : 581.925. L 'autrui a étudié -e|>i 1 \ | n- de sols caractéristiques (Ches- ter Coimt) Pensylvanie . Il .1 déterminé coloriroétriquemenl la concentration eu i"u< Il de chaque type. Rien que cette quantité soil variable, la valem moyenne peut frire considérée comme typique. L'acidité du -<>l influe sui la flore h un tel point que certaines plantes peuvent frtre considi imme REVUE AGRONOMIQUE 381 caractéristiques. L'auteur montre dans des tableaux comprenant plus de cent espèces comment se fait la répartition de ces espèces dans sept types de sols dont pli varie de 7,2 à 5,75. H. B. kis.YBuuo Shibuya. — The latérite soils of Formose Island (Les sols à latérite de l'île Formose) (Soil Science, i3, 6, p. 425-/133, juin 1922). I. d.: 63.111.9. — H y a, dans l'île Formose, une latérite dérivée des roches tertiaires. Ce n'est pas la même que la latérite de l'Inde, mais elle rentre dans la classe des latérites au sens large du mot. Le sol à latérite recouvre les formations diluviales de l'île et forme couramment des collines et des plateaux. Il contient des oxydes, hydrates et silicates d'aluminium et de fer, dont le rôle principal esl dû à leur forme colloïdale dans le sol. Ce sol est très pauvre, principalement en azote et en acide phosphorique. L'examen I xérographique permet de déceler du quartz, de la silice amorphe, de l'hé- matite, de la magnétite, de la tournaline, du zircon, etc. La couleur rouge foncé caractéristique de ce sol dépend de l'oxyde de fer qu'il contient et en particulier de la répartition de cet oxyde dans les particules terreuses. H. B. Bertrand (Léon). — Géologie appliquée et géologie régionale (Revue scientifique, 28-1-1922). I. d. : 553. — Leçon d'ouverture du cours professé à la Faculté des Sciences de Paris. Définitions, objets de la géologie app 1 !- quée. Exemple de l'argile plastique. Enuniération des divers objets de la géologie appliquée à l'exclusion de l'étude de la formation des sols qui est dans le cadre de la géographie physique. L. B. CuATKLriiR (A. Le). — Les phosphates du Maroc (Rev. scient., 28-1-1932% I. d.: 63.167.21. — Extraits d'une conférence à l 'Associât ion française poul- ie développement des travaux publies. Historique de la question avec cri- tique des méthodes étatistes mises en œuvre pour l'exploitation des phos- phates. L. B. Wrangell (M. a on). — Gesetzma'ssigkeiten bei der Phosphorsaure- erna'hruiig der Pflanze (Règles dans la nutrition des plantes en acide phosphorique) (Laridw. Jahfbiïcher, t. 57, p. 1-72, 1922). I. d.: 63.167.2 et 63.161.1. — Les principales conclusions de ce travail sont les suivantes : Il se confirme que les différentes plantes montrent un pouvoir d'utilisa- tion absolument différent vis-à-vis '^'^ phosphates difficilement solubleis. Les plantes ealeieoles sont capables d'utiliser l'acide phosphorique des phosphates difficilement solubles (phosphates naturels, phosphate trieal- eique) même en présence d'une réaction faiblement alcaline. La présence en quantité modérée de sels de calcium, alcalins ou physiolojriquement alcalins, n'empêche pas, vu la haute consommation de la chaux de ces plantes, l'uti- lisation du phosphate de chaux. Un autre groupe de plantes, et en première ligne les céréales, n'utilise les phosphates difficilement solubles qu'au moyen île l'emploi d'un engrais auxiliaire physiologiquement acide ou dans un sol à réaction acide. Avec une fumure auxiliaire alcaline ou en présence da (baux, la réaction acide est détruite et l'action du phosphate de chaux cesse complètement. Le rapport CaO : P 2 () 5 dans les cendres de ces deux groupes de plantes est complètement différent. Dan-; les céréales calcifuges, le rapport chaux- acide phosphorique (rapport CaO : P 2 5 en molécules) est en moyenne de 1 à 3; chez les piaule- ealeieoles (crucifères, betteraves, chanvre, sarrasin) i! est beaucoup plus élevé, en moyenne supérieur à i5. La valeur élevée de ee coefficient donne lieu à une conclusion relative à la faculté de différentes plantes d'utiliser le phosphate de chaux. L'acide oxalique formé dans ia 3S2 WNWFS DE T.\ SCIENCE AGRONOMIQUE plante amène l'excèa de chaos -"us forme insoluble et le soustrait ainsi au courant cîrculaloire des produits. 11 y a des relations numériques définies entre l'absorption de la chaux ci de l'aride phosphorique dan- les différentes plantes. La limite à l'absorption de l'acide phosphorique du phosphate de chaux intervient d'autant plu* tard |ue la consommation de chaux de la plante considérée est en général plus élevée. Une céréale qui renferme normalement dans ses cendres moins île chaux par rapport à l'acide phosphorique que ne le demande la formule du phosphate tricalcique n'utilise celui-ci qu'en l'absence d'autres sels de chaux. En présence d'une molécule de carbonate de chaux |>om une molé- cule de phosphate tricalcique, le rendement de l'avoine pai exemple tomba .1 la moitié de Ba valeur; poui deux molécules de carbonate de chaux à un tiers en présence de cinq molécules de carbonate de chaux aucune action du phosphate tricalcique n'était plu* visible. Pour le blé noir, la chute de l'efficacité du phosphate tricalcique bous l'influence de doses croissantes de CaCo 8 a été beaucoup plu* progressive Ce n'est qu'en présence d'environ 600 molécules de phosphate de chaux que le rapport chaux -acide phosphorique) a atteint sa valeur maxima et que l'action du phosphate tricalcique a cessé complètement. Les limites entre lesquelles varie le rapport chaux - acide phosphorique) sont d'autant plus larges que le pouvoir d'absorption de la plante pour la chaux est plu* grand. Lorsque l'on connaît le rapport 'chaux -acide phosphorique) et les limites entre lesquelles il varie pour le* différentes plante*, le* analyses de cendres prennent une signification. Lorsque l'on donne du phosphate tricalcique pur dans un sable absolument neutre et exempt de chaux, la moutarde, par exemple, souffre du manque de chaux, le maïs du manque d'acide phospho- rique, ce dont l'analyse de* cendres nous donne l'explication. La moutard* dan* ces conditions, présente une teneur démesurément élevée en P-< •" contre une teneur anormalement basse en chaux (facteur 7 contre 1 5 environ pour la normale). Le mai*, par contre, donne une teneur faible en P'-< >' et une teneur en chaux anormalement élevée (facteur [6 contre environ 3 pour la normale). Le facteur [chaux -acide phosphorique) non* donne donc une indication sur les conditions dan* lesquelles la nutrition des plante* se produit el per- met de tirer des conclusions but la réaction du sol, sur la proportion de chaux par rapport à l'acide phosphorique dan* le sol, sur le degré d'effica- 1 ité de ces substances, etc. Tard dan* le« expériences de végétation que dan* la pratique, il peut y avoir des cas où. par suite de mauvais choix des autres éléments entrant dan* la fumure, réaction acide on alcaline, excès de chaux, rapport défec- tueux entre les éléments fertilisants, il se manifeste pn apparence un besoin pour un élément nutritif déterminé Bans que le sol, en lui-même manque de cet élé nt. Nos engrais salins solublcs agissent si activement parce qu'ils sont ton- de- électrolytes), qu'ils ne son! par conséquent pas seulement des éléments nutritifs, mais encore qu'ils agissent but la croissance en tant que catalyseurs, agents thérapeutiques dissolvants, agents modifiant les réactions d'une façon beaucoup plus Instantanément efficace que les éléments nutritif- us turels du sol moins fortement dissociés, On a réussi à triompher de l'inaptitude du lupin à végète] dans les sols contenant de la chaux par l'emploi prolongé de larges quantités de P 2 8 . Ici encore l'entrave apportée par la présence tic la chaux a l'absorption de l'acide phosphorique paraît jouer un grand rôle. La valeur du papporl 1 baux acide phosphorique p| le rendement de la récolte montrent d'une m caractéristique les relations dan- li - échangée. Kvcc un excès dk chaux et une nutrition Insuffisante en P*0*, le rapport s'élève à 3o et le rend. REVUE AGRONOMIQUE 383 ment tombe à 10 environ. Le rapport se maintient à sa valeur normale (environ 10), même avec la même dose élevée de chaux dès que l'alimenta- tion en P 2 5 est suffisante. Le rendement monte alors à 3o. La maladie qui se produit dans le premier stade du développement de la plante qui a été décrite par Merkenschlager et qui apparaît déjà dans la période de nutrition aux dépens des réserves des cotylédons, peut être combattue par une fumure au phosphate de fer. La réaction acide du sol favorise en général l'absorption des anions, la réaction alcaline l'absorption des cathions. Il se produit par suite un dépla- cement dans la proportion des éléments acides et des éléments basiques dans les cendres des plantes. L'avoine a donné : en milieu acide, 0,8 CaO pour 3,4 % P 2 5 ; rapport = 0,6; en milieu neutre, i,5 CaO pour o,4 % P 2 5 ; rapport =10. On a examiné différentes plantes en cultures mixtes, au point de vue de leur sensibilité aux acides ou aux brises en amenant la réaction du milieu, dans le sable, à un degré déterminé. Il s'est manifesté des différences indi- viduelles nettes entre les différentes plantes. En présence de phosphates solubles et en particulier de phosphates acides, apparaît principalement à la surface du sable, une forme de flagellâtes, vrai- semblablement riiamatococcus pluvialis. En l'absence d'acide phosphorique c'est la forme palmette rouge de la même espèce qui apparaît; en présence de phosphates difficilement solubles et avec une ^réaction acide, et parfois même en présence de phosphate dicalcique en milieu alcalin, les deux for- mes, c'est-à-dire la forme rouge et la forme verte, apparaissent l'une à côté de l'autre ou bien on rencontre aussi des formes mixtes des flagellâtes rouges avec un bord vert, ou des taches oranges ou colorées en jaune sale. La présence de ces formes caractéristiques permet de tirer des conclu- sions sur l'aptitude des combinaisons de l'acide phosphorique à être utili- sées par les plantes. L'utilisation des phosphates de chaux étant sous la dépendance de la pré- sence d'autres sels de chaux, on est conduit à envisager l'utilité d'employer des phosphates qui ne sont pas soumis dans la même mesure à cette in- fluence. L'utilisation des phosphates tertiaires de fer et d'aluminium n'est pas aussi dépendante de la présence de chaux et du pouvoir d'absorption pour la chaux des différentes plantes de culture. Les phosphates sont relati- vement bien utilisés. Le phosphate de magnésie est d'une assimilabilité par- ticulièrement facile et il convient excellemment pour les céréales calcifuges étant donné qu'il abaisse la teneur en chaux des cendres et qu'il est bien utilisé, même en présence de chaux. Pour la même raison, chez les plantes calcicoles, comme la moutarde, et fraîchement précipité, c'est-à-dire à un état particulièrement actif, il peut avoir un effet nuisible. On obtient des plantes avec une teneur anormalement élevée en P 2 5 et anormalement faible en chaux. La question de la portion basique des phosphates employés comme en- grais n'est pas une question accessoire. L'utilisation des phosphates de chaux, d'alumine, de fer et de magnésie varie suivant la prédilection des différentes plantes pour la base considérée. Pour chaque engrais la partie non utilisable par la plante est une surcharge. Les céréales laissent, après utilisation du phosphate tricalcique de la chaux libre CaO, qui est nuisible, la moutarde, avec apport de phosphate de magnésie, vraisemblablement de la magnésie MgO à réaction alcaline. On est donc, semble-t-il, autorisé à prévoir aussi l'emploi comme engrais d'autres combinaisons phosphatées que les phosphates de chaux employés jusqu'ici d'une manière exclusive. Il apparaît qu'il est possible dans celte voie d'utiliser plus complètement les réserves d'acide phosphorique que nous possédons. BIBLIOGRAPHIE Lambert E. el M). — Statistique des Engrais et Produits chimiques destinés à l'agriculture. Second volume (1910-1920), avec préface de M. L. \<;ini"N. Édité Paris, Bureau d'études économiques, industrielles el agricoles, 12, rue Miromcsnil (344 pages). — i'ii\ 35 francs. — I. d. « «;:{. 16 :81. Important ouvrage donnant pour chacun des principaux engrais le mou- rement mondial, le mouvement en Europe el en France, ainsi que les pria pratiqués. Dans une dernière partie figurent les tables donnant la production, le mouvement el la consommation des engrais et produits chimiques utiles à l'agriculture, de iûio à 1920, dans les principaux pays avei les données sta- tistiques sur leur superlicic, leur population et la répartition de leurs cul- tures. 11 paraît superflu d'indiquer l'intérêt d'une telle documentation poui les agronomes. \. l>. Swi.i.Aïui. — Bulletin technique et chimique du syndicat des Fabricants de sucre de France* — Travaux du Laboratoire syndical el Notes bibliogra- phiques du 1" avril au 1 ' juillet if)2>. — Imprimerie de la Presse, 16. rue du Croissant. — I. d. : (»(>4. Brochure de 70 pages rapportant 19 notes publiées sous forme de circu- laires hebdomadaires, traitant de questions diverses concernant directement mu indirectement la production belteravière el sucrière. A. B. ROUMANIE. — Bulletin de l'Agriculture. Vol. III, année lo'aa, juillet-août- septembre, — Publié par la Direction générale de l'Agriculture; Minis- tère de l'Agriculture cl des Domaines. I. d. : •'».*{. o.">. 198, Ce Bulletin, édité surtout en langue roumaine el partie en français, con- tient : I. — Lois, règlements, décrets, décisions pris en Roumanie (écoleB, lois agraires, contrôle du blé, de la farine et du pain, réquisition du blé, seigle el dérivés, exportation des sons el des tourteaux, etc.). II. — Etudes, communications et comptes rendus de questions agricoles. III. -- Statistiques concernant les animaux domestiques el la production agricole (résumé en français). I\ . — Chronique agricole é< onomique étrangère. \ . — Informations el bibliographie. \ I . I lu I Ici in agricole économique (en français). VII. — Institut international d'Agriculture de Rome : production mon- diale du l » I * - et du sucre de betterave. S. '■• / .. Gérant : J. COMBE IMI-IIIMir.ll BKROEH I.IVItAUl.T — NAM.V -l-Altl-. M llAMIUt m. TABLE MÉTHODIQUE CLASSÉE SELON L'INDEX DÉCIMAL INTERNATIONAL ANNEE 1922 Pages 025.3 : 38a Ciialot (C). — Principales exportations des colonies françaises en 1919 io5 33i.2 Bonvoisin (G.). — Les allocations familiales et l'agriculture 118 302.71 Semichon (L.). — Etude d'un système ban- caire agricole et viticole 11S 334 : 63 Sagnier (H.). — Les moulins coopératifs en Suisse 298 334.6 : 63 Payen (E.). — L'organisation profession- nelle agricole dans le Plateau central.. io3 33.69 Madagascar. — Note du directeur des tra- vaux publics concernant le programme des grands travaux à entreprendre à Ma- dagascar dans une période de quinze ans. 109 407. Si : 591.19 : 547.786.1 Sôrensen. — Sur l'albumine du blanc d'œuf de la poule 53 54 Kling et Lassieur. — Appareil pour la dé- termination de la concentration d'une solution en ions hydrogène 373 54i Lepape (A.). — La discontinuité et l'unité de la matière i83 54i.8 ions Demolon (A.). — Détermination de la concentration en H -fions par la mé- thode colorimétrique 20 54 18 ions Bettinger. — Les ions 289 541.87 Smith (C.-R.). — Osmose et gonflement de la gélatine i83 542 Audoyer. — Sur un appareil pour l'analyse industrielle des gaz 54 542.3 : 545.6 Bordas (F.) et Touplain (F.). — Degrés densimétriques, définition et étude des méthodes de mesure 110 N. B. — Les mémoires dont les titres sont composés en caractères gras ont paru in extenso, les autres sont résumés dans la partie bibliographique. ANN. SCIENCE AGKOX. — 19*22 25 ',\Si\ ANNALES DE I. \ SCIENCE AGRONOMIQUE Pages 543 Fboidbi u \ J.). — Sur le dosage de l'azote ammoniacal dans les matières organiques azotées et particulièrement dans les ma- tières protéiques et leurs produits de dédoublement i s j Colin (II.). — Tables pour le dosage du saccharose par double polarisation avant et après inversion diaslasique i s ' Ô43 Bhbtow (M . - Sur la présence <'t le dosage dan- le phosphore lipoïdique total éthérosoluble d composés phosphoi autres que les phosphatides 1 N • 543 Iîj.oor CU.)- — Méthode néphélométrique pour la détermination de l'acide j > î 1 • >- - phorique et de • - mposés contenus.. i v - 543 Bengen i^F.). — Récupération de l'alcool amylique des résidus de réactions.... 181 543 FONTIS (G,) et ThIVOLLE (L.). — Méthode de mioTodosagé manganimétrique du lactose. Application au lait 181 Oi>i.n\\ (H.). — Sur la nature des substan- ces précipitées par le -ulfate mercurique dans les solutions de caséinogène hydro- lysé, avec application au dosage el à l'isolement du tryptophane 181 5^3 Rosenthaleh. — Recherche et dosage de l'acide oxalique 543 La68ebub (A.). — Electrotimétrie ■ ■-'> 543 Maqlkwe (L. 1. — Sur l'interversion du saccharose par la liqueur cupro-alcaline. 375 SBonowam (M. et L.). — Sur un nouvel accélérateur de la destruction de la ma- tière organique dans le dosage de l'azote par la méthode Kjildahl 3^4 543 lîiiiiu \A — Dosage du glucose, do lé\n- lose, du saccharose et de la dextrine dan- un mélange ixa Mmunot (A.). — Dosage de l'eau dan- les combustibles n.' 543 Ki in,. 1 \. ,i M. ei M"" I issreuR. — Ap- pareil pour la détermination de la con- centration d'une solution en ions hydro- gène; application à la recherche des acides minéraux dans le) vinaigre 11 1 ilww.s. — Sur l'intervention du saccha- rose dans la liqueur cupro-alcaline.... Welteb G.). La mica oan il _.i- nique quantitative. Les méthodes de Pregl 181 Balland \ Composition chimique et valeur alimentaire «le- alimenta de France et -?> 547-663 Lotz (P.). et Frazer (J.). — Les pressions osmotiques des solutions concentrées de sucre ïS3 388 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'agc* [•'47. 663 Scatcharo (G.). — Détermination de l'hy- dratation du saccharose en solution aqueuse par la mesure des tensions tic vapeurs ibg r> 'j7 .6G4 Karrbb et Naegli. — La constitution de l'amidon el du glycogène. . ._ 53 T> '17.664 Hoop (jL. 1 • : i. — Conceptions nouvelles concernant la constitution des hydrates de carbone >7.l [>'i7.664 Mai.] itam) et Catoire. — Amycelluloses, amylopectines Amyloses 289 [•'17.664 Zwickkkh (J.). — Contribution à la con- naissance de la fécule [83 C> '17.664 Malfitano et Catoire. — L'amylooellulose considérée comme composé d'acide sali- cyîique et d'amylose i83 [•'17.664 Prinoshew (H.) et Goldstbin (K.). — Rap- port entre les a et /3 polyamyloses et le contenu et la substance enveloppante du grain d'amidon 375 T>'i7.664 Pringsheim (H.) et Persch (W.). — Pro- duits méthylés et acétyléides polyamy- loses 07.J [''17.664 Karrbb cl \\i.«. 1:1,1. — Sur la constitution de L'amidon de pomme de terre 53 [•'17.664 : 581.102 Manntcii (('.. 1 et I.exz (K.). — Sur une mé- thode polarimétrique de dosage .~w. 5 DESCOMBES (P.). — Variation de* pluies el des condensations occultes d'après l'alti- tude 117 5C>i.5 Mmh.vin (C). — La variation de la vitesse du vent avec l'altitude 117 553 Bbrtrand (L.). — Géologie appliquée <•! "volofrie régionale 38l 676.838 Sammartino (V.). — Sur Ic< vitamines.... 296 [•76.838.2 YV.ardbn (C). -- Sur la nature de la fer- mentation alcoolique 397 676.838.5 Kbuberg C.) et Sandberg (M Sur les catalyseurs chimiquement définis de la fermentation alcoolique 906 6-6.838.4 WiNooRAMKi (S.). — Sur 1,1 prétendue transformation du fermenl nitrique en espèce saproph) te 107 58. II. a MaQUBNNI l el Demoussi I.. Sur la végétation dans les milieux pauvres ûi ox> gène . TABLE MÉTHODIQUE 380 Pages. 5S.ii.3i Maquenne (L.) et Demoussy (E.). — In- fluence du calcium sur l'utilisation des réserves pendant la germination des 58.i 58.1 58. i 58. i 58i. 58i. 58i. 58i. 58i. 5Si. 58i. 58r. 58 1. 5Si. 5Si. 58i. 58i. 58.i 58.i 58.i grai 2, j3 .[fi Maquenne (L.) et Cerighelli (R.). — In- fluence de la chaux sur le rendement des graines pendant la période germinative. 2g4 .35 Chemin (E.). — Action corrosive des ra- cines sur le marbre n4 .4?. : 63.i68.3 Stoklasa (J.). — Influence du sélénium et du radium sur la germination des grains i85 .43 : 63.i68.3 Stoklasa '(J.). — Influence du sélénium sur l'évolution végétale, en présence ou en l'absence de radioactivité i85 9 Maquenne (L.) et Cerighelli. — Sur la distribution du fer dans les végétaux.. 54 9 Bertrand (G.) et M me Rosenblatt. — Sur la présence du manganèse dans le règne végétal 54 9 Noyés (H.). — La composition chimique des plantes, base d'évaluation de leur besoin en eau 294 9.21 Bertrand (G.) et M me Rosenblatt. — Va- riations de la teneur en manganèse des feuilles avec l'âge n5 9.21 Bertrand (G.) et M me Rosenblatt. — Re- cherches sur le 9 variations de la teneur en manganèse des feuilles avec l'âge.. 294 9.21 : 543.7 Maquenne (iL.). — Sur le dosage de très petites quantités de fer 54 9.23 André (G.). — Sur la filtration des sucs végétaux 293 9.21 Canals (E.). — Dosage du calcium et du magnésium dans quelques plantes de la région méditerranéenne iS4 Bertrand (G.) et M me Rosenblatt. — Sur 9.21 la répartition du manganèse dans l'or- ganisme des plantes supérieures i84 9.3i Zaepffel (E.). — L'amidon mobile et le géotropisme 55 9 : 546.72 Jones (H.). — Distribution du fer organi- que dans les tissus végétaux et animaux. 55 9.25 Kelley (A.). — Les plantes caractéristi- ques des types de sols 38o 96 Clayson, Norris et Schryver. — Substan- ces pectiques des plantes i85 .97 Nemec et Duchon. — Présence de la sac- charophosphatase dans l'organisme vé- gétal et son action 1 1 5 .97 Luers (H.) et Wasmund. — Mode d'action de l'amylase 296 .97 Sherman et Caldwell. — Influence de l'arginine, de l'histidine, du tryptophane et de la cystine sur la sacchnrification diastasique de l'amidon 2g5 58.11.97 Sherman et Walkeb. — Influence de cer- 390 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages. tains acides aminée sur la saccharifica- tion diastasique de l'amidon 2g5 58.ii.07 Shbbmab et Ua^h.v — L'action de cer- taine antiseptiques sur l'activité des amy- lases ".'■"' 58.ii.97 l i iront {L). — Influence de la Qltration sur les ani\ lases Q ^.x.n.g- \ w Labb $&.). — Recherches sur le modo d'action do- diastases bydrolysantes. . . . 58i.ia : jm.i^O \I\ouknne (L.) et Demoussï (E.). — Sur la respiration des feuilles dans le vide ou des atmosphères pauvres en oxygène, iii 5S.ii. (j7 Colin (H.) et M Ut Chaudun. — Sur la loi d'action de la sucrase : vitesse d'hydro- lyse et réaction du milieu ni 58.ii.Q7 |;u;i>i:kmann (W.). — Le constituant orga- aique des amylases et la véritable nature de l'autoiyse de l'amidon ir3 58. ii. 97 Ej front (J.). — Sur les propriétés distinc- tives des amylases de différentes prove- nances n3 58.ii.97 Mkndolesi (G.). — Action de la pression mit la vitesse -<).9i Gen-Itsu-Kita. — Influence des Bels de calcium bui l'< azyme liquéfiant l'amidon et provenanl de l'aspergillus orysae.... mi Richet (C.), Uachrach E.) et Caadoi H.). — L'accoutumance >\i\ ferment lactique aux poisons 1.91 1 ■ rnbai h el Sch en. L'acide pyrm ique dans la fermentation alcoolique 297 .,1 \i 1 ni m.. IiiiMii.ui et Sandberg. Nou- veaux stimulants de la fermentation al- coolique 11 .,1 Giaj l (J.). I ■ rç naase el la fei mentation alcoolique 112 Chassom ( ". I es microoi : r inismes et TABLE MÉTHODIQUE 391 Pages. quelques-uns de leurs emplois indus- triels 112 5S9.95 : 63.n5 : 540.22 Wàksman (S.) et Joffe (J.). — Microorga- nismes déterminant l'oxydation du sou- fre dans le sol ; i° Introduction; 2 Thio- bacillus thiooxidans, nouveau germe sulfoxydant isolé du sol 292 Lipman (J.), Waksman (S.) et Joffe (J.). — Oxydation du soufre par les microorga- nismes du sol 292 Bertrand (G.) et Vladesco (R.). — Sur la teneur en zinc des organes du lapin et quelques vertébrés 187 Porcher (C.) et Tapernoux (A.). — Re- cherches sur la rétention lactée. Rela- tions entre le lactose résorbé au niveau de la mamelle et le lactose urinaire . 118 Bertin (L.). — La bouche des insectes et leur adaptation 189 Borssat (Xavier de). — Les prélèvements du lait, la formalité substantielle du mé- lange 120 Porcher (C). — A propos des prélève- ments du lait *i2o Kopatscheck. — Procédé d'analyse quan- titative pour déceler les laits mouillés et pathologiques 3oi Hoyberg (H.). — Méthode de dosage de la matière grasse du lait ou de la crème. 3oi Andoyer (G.). — Détermination du mouil- lage et de l'écrémage sur des échantil- lons de lait altéré 55 6i/i.32i : 6S.71.001 Rice (F.) et Hanzawa (T.). — Méthode quantitative pour la détermination de la péroxydase dn lait Soi Toubeau (M.). — Le régime légal du lait écrémé ,... 122 Van Gilmour (G.). — Recherche de la fal- sification du beurre au moyen du point de fusion des acides volatils insolubles. 25o Panisset (L.). — La peste bovine 106 Panisset (L.). — A propos du traitement des maladies à trypanosomes des bovidés du Cameroun 108 Travaux de la Commission d'utilisation du combustible 252 Maugé (L.). — Les appareils modernes des- tinés au contrôle de la combustion et de la vaporisation 1 26 Sourisseau. — Sur les poteaux supports des lignes électriques agricoles 188 Baume (G.). — Les résultats du concours du carburant national 3o4 Hommel (R.). — La fièvre aphteuse en Al- sace-Lorraine de 1918 à 192 1 187 Almanaciï du blé pour 1922 101 5S9.95 : 54.622 : 63. 5g.n.o5 59.ii4 59.57.16 6i4-32 6i4-o2 6i4-32i 6i4-32i : 63.71.00231 6i4-32i : 63. 7 t. 6i4-324 6i4.325 : 543 6i4-9 614.9 (6 7i) 621.1 621. 1 621.3 62i.43i.: 223 63 63.o5g : 63.3n 63.o6] 63. 071 w 63.071 (78 63. 072 35i 63.ni g 03. i la 392 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Roumanie. — Bulletin de l'Agriculture. 184 Beckeiucb \. . — L'apprentissage hor- ticole 198 W'eri G.). — L'Institut national agro- nomique UQ MiM>ii.iu: m: l'Agriculture. — Création «l'un Institut des recherches agrono- miques 1 Kisaburo Shibuya. — Les sols à latérite de l'île Formosc ;s i H01 h 1.11 u. — Observations sur la trans- piration végétale cl son Influence sur l'alimentation des nappes et des cou- rants souterrains 10a Stoqubr. — Influence de la température sur les propriétés absorbantes des sols.. 116 12.2 Petit \.k — Observations relatiTes à l'influence de l'émiettement el du tas- sement do la terre snr ses conditions d'Iiuinidité 170 i3 Grj mi- I.i 1 llmsT (C). — Les solu- tions aquçtrscs du sol agi i3 Bai eb (F.) et Haas (A.). — Effet des cal- caires, du lessivage de la rorme du phos- phate et d'- l'engrais azoté sur l'acidité de la plante et du sol et leur relation avec le pouvoir assimilateur li\-i<|ur ,| m .,,1 .;-- 1 3.3 Rj M) .1.1 el Bidgeu 11. Sur l'emploi du fadeur conventionnel île carbone dans l'évaluation de la matière organi- que du Bol i3.3 Johnson II. . — Relation entre la concen- tration en ions hydrogène de- - — ' (4.35 Bbioi \ Ch. . — Les terres acides du pays ' l '■* ) de Caux. Etude sui L'emploi comparé de la < li.iux il des craies broyées pour lu correction de l'acidité tac 63. i5 : 63. 168.1 Robirbom (R.) el Buixis I». . — liilluen du carbonate de calcium, de l'oxyde je calcium <■! du - n I f.» i«- de calcium sur les éléments nutritifs solubles du sol dan- les sols acides 879 03. 16 \t>a) Gorabd G.). Les engrais, emploi rai- Bonné et lu. util' nu 63. 161. x Wiiw.iM M.-\.i. — Règles dans i.i nu- trition des plantes en acide phosphori- que 'i 63.i6a.5 Baluio. — LVjiainhge simultané en lignes *!<•> graines de semence el des en- grais (mimiques .171 63. 1627 : 63.1673 Depabdon. — Remarques pratiques sur le dosage de la potasse dans les sylvinites.. 63. 16 : 3i Lambert (E. el M.). —Statistique des en- grais et |uc>iluit~ chimiques destinés à l'agriculture (jj. iOj.i (6a) Prescoti J.-A.). — Le fumier de ferme en Egypte 1 v G3.i65 Baudri \. : . Epandage simultané en lignes parallèles el rapprochées des graines uV semences el des engrais chi- miques 03.i65 Berthault (P.). — Sur l 'epandage en lignes parallèles el rapprochées des grai- nes il'- semences el 'le- engrais chimi- ques s 1 63. 166. a : 6J$. 167.13 Mockbiudgb. — Existence el nature de substances activant la croissance des plantes dans les composts d'engrais or- ganiques ci5 M \ 1; 1 :n (J.-B.). — Es-;ii< d'engrais azotés institués en I u< 1 1 ••-< 1 - 1 .< >i 1 >■ 63. 167. 1 M\iicN(..\ (C). — Rapport île la Sosu> Commission des engrais azotés 3i3 63. 1 «'7 . '3 Dbmolon I \. 1. !>■■ l'alcalinité des Bcories dr déphosphoration 3o6 1 1 # . — 1 l.i Chatbxieb \..)'. — Lv* phosphates du Maroc 38i G3. 167.23 Demolow \ . — Sur 1rs éléments acces- soires '1rs scories de déphosphoration.. 3of> ■3.167 i B89.95 \\\h-M\\ el Joptb. Etude chimiq le l 'oxyda ti licrobienne du soufre av< production d'acide sulfurique el trans- formation des phosphates insolubles en composés solubles ->mt G3. 167.3 S ïbibaux. Engrais potassiques sur le 1 » I «'- en terres ai pileuses '•( argilon al> 1 aires 63.167.3 ' rtmiEB \. Sut les différents »-n- grais potassiques TAULE MÉTHODIQUE 395 Pages. C3.17 Julien (M.). — L'installation pratique de la motoculture électrique 072 Co.195.1 NemeC (A.) et Ducuon (F.). — Sur une méthode indicatrice permettant d'évaluer la vitalité des semences par voie biochi- mique 179 Go.igô.i Lesage (P.)- — Sur la détermination de la l'acuité germinative autrement que par la germination des graines 179 63.198.0 Hort. — Pour conserver les fruits...... 126 60.198.4(81) Piciiot (0.). — 'Le Brésil 102 63.2H Petit (A.). — Un cas de chlorose guéri par le calcaire 376 63. 218 : 621.07 » Faes (H.). — Les dommages causés aux cultures par les usines d'électrochimie. . 60 63.27 Bourdin (A.). — La cheimatobie, ses moeurs, ses ravages 190 60.259 Rabaté (R.). — La destruction des mau- vaises herbes 64 63.276 (cal gr) Piédallu (A.). — La destruction des charançons et autres parasites des grains et légumes secs 353 63.2g5.2i Salmon (E.) et 'Horth (E.). — Bouillies sulfo-calciques et caséinate de calcium comme fongicides 299 63.3n (01) WiÉRY (G.). — Le blé de France 287 63.3n.i94 Schribaux. — Sur le blé Carlotta Stram- pelli 287 63.3n : 58i.ioi.5 Newton (R.). — Etude comparée de varié- tés de blés d'hiver au point de vue spécial de leur résistance à l'hiver.... 372 63.3n : 63. 2^2 Dufrénoy (J.). — La sélection des blés résistant aux rouilles ioo 63. 3i — 192 Raybaud (L.). — Essai d'acclimatation en Provence de graminées coloniales 178 G3.01.197 : 676.2 Le Chatelier. — Emploi de la paille pour , la fabrication du papier blanc 102 63.3n : ig4 Beauverie (J.). — Sur la période critique du blé 371 63.3n.ig5 Boeuf (F.). — Cas de fécondation croisée spontanée chez le blé dur : Triticum duroim, et chez le blé tendre : T. vul- gare 286 63.3n.ig6.i Hitier (Henri). — L'état des blés en terre. 286 63.3n (61) Miège (E.). — Sur les blés durs marocains.' 286 63.3i3 Blaringiiem. — Bapport fait à la Société d'encouragement pour la culture des orges de brasserie en France 371 6o.3i5.i (62) Peescott (J.). 1 — Observations 'sur le développement du maïs en Egypte.... 118 60.321 Forf.es (R.). — Moki lima beans 180 63.32 (69) Husson et Maheu. — Graine comestible d'antaka de Madagascar 179 63 : 325.3 Pieraerts (J.). — Le souehot comestible. Données botaniques, chimiques, cultu- rales et commerciales io3 396 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages. 03: 33 Dufoux \. . — Le Haut-Beaujolais viti- colc après la guerre i°i 03 : 33i Bjngblmann M.l — Les travaux de la ferme '7 1 • Ji..jKj : j9.j7.1O5 Piet (J.). — Un fourrage piège à mouches a cultiver contre la maladie du sommeil. 63.33a. 1 — 19'i S. iimitAux. — Betteraves fourragères sélec- tionnées d'origine danoise 177 03.332.0. îtp : 58.il.58 Rolland (L.). — Une mi. Mahki. Matrod, Mow m el Lefbvre. — Etudes sur les plantes el matières premières coloniales propres à la fabrication du papier IQI G3.342.i7(73) Zolla l>.i. La culture des arachides aux Etats-1 nis to8 63. 34a. 44 Rigotard (L.). — L'acacia farnesiana Wild, piaule à tanin to4 03.3/j2.44 (599) Ammwn (L. et P.). — Utilisation des Cu- Nau du Tonkin en distillerie i"' - ' 143.1 (729) Rigotabd (M.). — Composition de terres à (■amie- ;'| BUCre 'le- \ll!i!le- l'i ;i UÇa i -e< . . l'M 63.343.3 Smiiahh I'.. 1. Composition des bette- raves Bauvages 177 'i3.3 de Viimohin (J.). — Publications de M. Mu- oerati sur la betterave à Bucre i - ^ '1 3 . 3 Lodi \. . Sur la limite de l'accumula- tion de sucre dans la betterave a85 58i i58 smi.i m.i. 1 Les graines de bette- raves ;• sucre i56 1, g BoifAME. fcxTOW-root; composition el rendement à Maurice t8o 145.11- l'i'i Mobeai F.). — Etudes préliminaires à des travaux de Bélection el d'amélioration du houblon i i45.ii : 58i.i58 Blaringbi m l amélioration de la culture de- houblons français roi i V 1 Chaloi C). — Les mauvai le li vanille 10- |5.ai Gattbi « 1 — > 1 Les végétaux aroma- tiqu< - de Madagascar 107 TABLE MÉTHODIQUE 397 Pages. C3.345.35 (691) Chalot (C). — :Sur l'amélioration de la cannelle de Madagascar 107 63.346.ii (671) Thiixard (R.). — La culture du tabac de Sumatra au Cameroun. io5 63.346.ii (69) Martin. — La culture du tabac à Madagas- car. 109 63.346. a4 Rigotard. — Les abris dans les planta- tions de cacaoyers cl caféiers de la Gua- deloupe • 107 63.346.24 Rigotard. — Importance de la sélection du cacaoyer. 108 63.347-3 Ripeau (F.). — L'Hevea en Bolivie 107 63.348 Stockberger (Y\ .). — Drug plant undcr cultivation 59 63 : 385 Calendrier des époques d'arrivages des fruits et légumes aux balles centrales de Paris 101 63 (071) Académie d'Agriculture. — Sur l'ensei- gnement agricole postscolaire 29S 63.348.9 Chalot (C.) et M lle Bonny (R.). — Com- position de la Papaye 107 63.4n-i — 198 IIutinel (D r ). — Sur le traitement des fruits, particulièrement les poires d'hi- ver, par un dérivé de la quinoléine. . . . 189 63 . /j 1 x : 61.196 Lesourd (F.). — Rajeunissement des pê- chers en plein vent dans l'Isère 189 C3.4i3 (668) Houard (A.). — Sur l'Irvingia Gabonensis H. Bn. au Dahomey io4 63. 410.9 Cualot (C). — Utilisation des coques de cocos pour la dessiccation du coprah.. io5 63.4i4 Condit (!'.). — The kaki or Oriental Per- sismnon 5g 03. '114.1 Webber (H.). — Sélection of stocks in Citrus propagation 5g 63.46 — 196.22 Moreau (iL.) et Vinet (E.). — L'effeuil- lage de la vigne 008 63.46.197.6 : 66.32 Ventre (J.). — Les utilisations possibles de la vendange en dehors de la produc- tion proprement dite de vin 120 63.46. 29. 5i : 546.19 Cazeneuve (P.). — Sur plusieurs cas d'in- toxication mortelle par l'arsenic dans les milieux viticoles 3oS 63.49 G te Imbart de la Tour. — La situation forestière actuelle 188 63. 49i.i3 Manges (L.). — Sur la reconstitution des châtaigneraies 188 60.49.198 .Tarry (M.)'. — Abatage mécanique du bois 187 63.492.1 Jagersciimidt (J.). — Note sur le sapin de Douglas 1S8 63.4g (691) Jumelle (H.). — L'Hazomalana de l'ouest de Madagascar io4 63.4g : 325.3 Bertin (A.). — Les bois coloniaux 106 63.5i2.i Brktignière (L.). — La pomme de terre, le topinambour 58 63.5i2.S Dumont (J.). — Fabrication de produits :',l»s WWI.ES de la science AGRONOMIQUE Pages. alimentaires a base de topinambours et autres plantes inulilères 002 n3.a (6) db Sobnai (P.). — Les cuourbitacées tropi- cales ioi 03.5 — njo l.Miii (V.). — Comment on aménage les couches à primeurs [80, 03 : 55i.5 Dabat (L.). — Le service des avertisse- ments agricoles au ministère de l'Agri- culture 1 ii) 03 : 55 \\ : 62) Labob (P.)- — La plaine Mortaise 65 Rothba. — Avoines et fourragea mé- lasses comprimés i65 636.o43 : 63.4g Emgbls (0.). — Sur la composition chi- mique et la valeur comme fourrage des feuilles et des menues branches d'un certain nombre d'arbres à différentes périodes de la végétation ioa .09 Roua K.i, Vallée (H.), Cabas* H.) et feu Nocard. — Résumé d'expériences -m la fièvre aphteuse 117 03G.i).|j Bmih (L.). — Sur les produits pour dé- truire les rats &•) Rigotahd (M.). — Le bétail à la Guade- loupe 106 G3.G32 <'.m n\ .1.). — Rôle de la chèvre au point de vue économique et Bocial 287 pi Collaud (M.). — L'élevage de la chèvre en Suisse ^7 63 1 Lamont-Van-Heckb. — La brebis laitière des Flandres x 7 596.716.5 Lbgbndre .1.1. — Rôle du lapin el auti animaux domestiques dans la défense contre les moustiques 108 63.69a : 675.6 I'iedallu (A.). — L'élevage du lapin el la préparation des fourrures à la portée 1.002:». 2 Mwuik. - Le lait de bouc Wm/mi 1 1 1 1-. (F.). — Dégradation de diffé- rents amidons pai l'amylase du lait de vaches 199 63.71 l.\x\ 0.). Les matières minérales dans le lait 'le feuillu 3oo 81 111 m et l'iii ' 1- • Teneur ,ln (ail et de Ses ilé! i acide citrique TABLE MÉTHODIQUE 399 Pages. 60.71.0023 Gorini. — Mutation de ferments lactiques par divergences individuelles 124 63.71.0023 Pichon-Vendeuil. — Sur les amino-acides du lait 124 6S.71.0023 : 63.632 Porcher. — Quelques mots sur le lait de chèvre 299 63.71.0025 Ayers (S.) et Mudge (C.). — La stérilisa- tion des ustensiles de laiterie à l'air chaud 25o 63. 7i.oo35 Porcher et Vitoux. — A propos du paie- ment du lait à la matière grasse ia3 63.7i.uo4i.2 Supplée (G.). — Comparaison au point de vue nutritif des laits liquides et des- séchés 55 63. 71.0041. 2 Dahlberg et Garner. — L'épreuve à l'al- cool comme moyen de déterminer la qualité du lait destiné à la condensation. 3oo 63.7i.oo44 Muller (A.). — 'Recherches sur la conser- vation du lait frais par addition de petites quantités d'eau oxygénée 3o2 63.71.0046.2 Buehle (G.). — Les saveurs anormales du beurre 299 63.71/3025 : 546.66 Trillat. — Emploi de l'aluminium dans les industries de fermentation, brasse- ries; en laiterie, en fromagerie 55 63.72.0022.2 Huxziker (0.). — L'overrun 3oo 63.72.0046.2 W olf (M.). — La fabrication du beurre régénéré aux Etats-Unis 201 63 (73) Lip-Mann (J.). — Evolution et état actuel de l'agriculture américaine 180 63.73.0022.1 Drugé (F.). — Deux petites recherches sur le lait 25o 63.73.0022.2 Orla-Jensen. — La maturation des fro- mages ■ 123 63.70.0922.1 Baur (E.) et Herzfeld (E.). — Sur le cail- lage du lait par la présure 299 63-74.oo44 Jones et du Bois. — Conservation des œufs par le savon d'alumine 2.52 63. 82. 06 Lambert (F.). — Instructions pour le net- toyage et la désinfection des magna- neries, de leur matériel et de leurs dé- pendances 287 66.02 Lixdet (L.). — L'outillage de l'industrie chimique agricole et alimentaire 128 661.25 : 60.1 67 Waksman (S.) et Joffe (J.). — Oxydation microbienne du soufre 186' 661.25 : 63.167 Waksman (S.) et Joffe (J.). — Production d'acide par une nouvelle bactérie sul- foxydante 186 661.25 : 63.167 Ltpman (J.), Blair (A.), Martin (W.) et Beckwith. — Le soufre bactérisé comme dissolvant des éléments minéraux utiles à la plante 1S6 661.25 : 63. 167 Lipman (J.) et Joffe (J."). — Influence de la réaction initiale sur l'oxydation du 'i'l i WWI.t? DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages. soufre el la formation de phosphates assimilables i s 7 Mi.5 Neumann (B.). — Double décomposition entre le carbonate d'ammoniaque et le gypse 3o5 661.I Fichtb (P.) et ScnAFFNBB E.). - Sur l'éli- mination du soufre de? cendres de [>>- rites i ■•*> 661.7a /.i.nsi inui 1 1 1 1; Spiritus Industrie. — Nouvelles sources d'alcool industriel uti- lisées en Allemagne pendant !;> guerre., CG1.9S3.1 hiicAuiuicuic 1 !.. 1. — Sur le rôle des impu- retés gazeuses dans l'oxydation cataly- tique du gaz ammoniac. Influence de l'hydrogène phosphore 661.983.2 Lefèvbi l'..i. — La synthèse de l'ammo- niac à Oppau i 'i 662.5 \~' iiw *).). — Sur la distillation du bois miiis pression réduite 662.9 Hck. — Quelques mots sur la chaufferie., i ■<• : ;.',:> DblababjbÉ. — Sur l'installation des appa- reils analyseurs continus dr gaz carbo- nique 1 6 663. i-1 W \iu:oi.i.iF.n et Le Mou.. — Disparition progressive de l'acide sulfureux librc dans un jus de pommes conservé ■■"> GO. 82 Semichon (L.). — Sur la composition des vins de lies et des lies de vin 00.32 Semichon (L) et Dutaczkt (R.). — In- fluence du limonage des vendanges sur ht composition des vins :5 66. Sa Fallût (M.). — Les vins de la récolte 1921 en Loir-et-Cher 3o4 00.32 Febboutllat. — Prix de revient de l'hec- tolitre de vin dans un domaine moven de l'Héraull '... 3o3 GC.32 Vnnales des Falsifications. Les vins du Midi de la récolte 1921 (enquête person- aelle du Laboratoire central de la R pression des Fraudes) 3o3 ■ ': 1 lii\i 1 m Vrrici ■ h hk. — Autoclaves pour vins mousseux 11 66.3a.oo46 Roussbaux E.). — Etude des défauts el maladies des vins 121 G0..v>.nn/|6. / i I 1 i;i;T L.). Le dépiquage des vins.... '..i Tbuelli. — Réfutation des objections sou- levées par le Syndicat général des Cidres 1 t Fruits .1 cidre contre l'appcllal i d'origine « < ! 1 1 \ ados » 1 .1 wm L). Les progrès récents réalis en vinaigrerie ia5 ( '..i wiN I .. i. Les i ins el eaux-de-A ie de vin de France '<- \i in m in < >. . La ci ise des \ ins fi'i^ de la Gironde 3o8 TABLE MÉTHODIQUE 401 Gekvais (P.) et Gouy (P.). — L'exporta- tion des vins 61 Suisse. — Technique suisse des vins sans alcool i2i Mathieu (L.). — Reprise de fermentation. 121 Ferré (L.). — Influence de la rétrogra- dation de l'acide malique sur la com- position des vins blancs 277 Mathieu (,L.). — La filtralion des vins. . . . 190 Fernbach (A.). — Quelques observations sur le refroidissement du moût 206 Moritz (E.). — Refroidissement et flocu- lation 256 Chabot (G.). — Questions d'actualité et d'avenir en brasserie 206 Héron (H.). — Quelques mots sur la dété- rioration du houblon pendant sa con- servation 255 M me Vanderiiaegen. — La fermentation du moût de brasserie en cuves fermées. . '.55 Ki/fferath et Van Laer. — Etudes sur lés levures du lambic. Leur action chimique sur les milieux de cultuie '56 Fernbach (A.). — • Le maïs en brasserie. . 255 Hopkins (R.). — Les ions hydrogène dans la bière et le brassage 121 Kolb (C.). — Le fût à bière 255 Van Laer et Lomaers (R.). — Recherche- sur l'influence des variations de l'acidité libre dans la germination de l'orge . 256 663.452.1 Luers (H.). — Sur les malts obtenus par séjour intermittent du grain dans le gaz carbonique 206 663.5 Claudain (P.). — Un nouveau débouché' pour l 'alcool du vin : 3o4 663.5 Sorel. — Procédés spéciaux pour l'utili- sation rationnelle des substances compo- sant les grains pour l'obtention du maxi- mum de produits utilisable* pour l'ali- mentation et l'industrie, en ne dépo- sant, pas, dans les divers stades du tra- vail, la température de 65° 3o3 663.5 : 336.' Effront (J.). — La dénaturation de l'al- cool au double point de vue du fisc et de l'alcoolisme 2" 4 663.55 Sorel. — Considérations générales sur la classification des produits par l'applica- tion actuelle des méthodes de rectifica- tion , 3o3 663.5 : 63. 4o — *97 Meunier (G.). — Action d'acides minéraux sur les celluloses bruts; formation el des- truction concomitantes de réduclèurs. lîtilisation de sous-produits de cette des- truction •<" 4 663.55 : 662.75 Marteler (C). — Sur une méthode de fractionnement des mélanges liquides et 60.32.C , 03 66.32 :m 66.325 66.32 : 24 543.1 663.25 663.4 - 663.4 663.4 663.4 663.4 663.4 663.4 663.4 663.4 : 663.45 674.4 3.1 102 OÎNALES DE I \ SCIENC1 AGRONOM1Q1 E I'... son application à la préparation d'un carburant national 1 '3 , j Saoxard. — Bulletin technique el chi- mique du Syndicat des Fabricants de SUCre do Fiance ; 664.1 M\i\i/in 1'. . Rjvaixand (C.) el Grand- champ L. . — Sur une nouvelle prépa- ration de l'hydrosulfite fonnaldéhyde cl d'un générateur économique d'acide hy- drosulfureux 664.1 Degl-ide (C.) et Bai d (P.). — Un nouveau procédé de fabrication industrielle de la baryte pour le traitement des mélasses en sucrerie loa 664-1 Potuliet. — Comparaison des résultats dans le désucrage par la chaux, la baryte ou la Btrontiane 3o3 664.i43 Muttblbt. — Recherche du jus de pom- mes dans les confitures pur fruit ; .i : 6G0.Ô Dki ifond E.). — Fabrication du Bucre el d'alcool d'agave : procédé d'électrisa- lion et de clarification du jus 1.6 \ni'iN M.). — Farines el poudres diverses employées en boulangerie pour le fieu- rage 664.8 Brunkow, Petérson el Fred. — Influence de quelques facteurs sur la composition de la choucroute 3o6 î/g Bordas F.). b 'acide borique pour la conservation ; "T i.g Hinard (G.). — Examen chimique des conserves de poissons 5. ' li iii.vrd (3.). — L'huile de colza l'hiver.. [84 5.3 Raymond E.). — Sur lés acides gras de l'huile de colza 3o"j 5.3 Berger (A.). L'industrie el les emplois d>' l'huile de ricin Matignon (C.) el Fréjacqubs M.). — Sur la transformation du gypse en Bulfate d'ammoniaque 5.6 l'i.i s.. \. 1. — I.< • 1 superphosphate; leur protection contre la corrosion chi- mique 3o6 • '. Evesque. — Rapport .i Matignon C). — Réalisation économique de réactions oxydantes dans les usines d'acide nitrique synthétique Thomas \. et 1 ■• S.). I es • "I- loïdes des extraits tanniques végétaux.. 77.11 n.3 LmDBl I..). — Machine à teiller le lin de M. I esage -j- R. I.iM. et Dtjibiav* Rattonji Nanji. — Nouvelle méthode de préparation de ide gluconique TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEUR ANNEE 1923 Pages Abribat. — Modifications à la méthode de Kohlrausch pour les mesures de conductibilité des électrolytes iS3 Académie d'Agriculture. — Sur l'enseignement agricole postscolaire.. 29S Almanach de blé pour 1922 ioi Ammann (L. et P.). — Utilisation des « Cu-Nau » du Tonkin en distillerie 106 Andoyer. — Sur un appareil pour l'analyse industrielle des gaz 54 Andoyer (G.). ■ — Détermination du mouillage et de l'écrémage sui- des échantillons de lait 55 André (E.). — La chimie des corps gras; son état actuel 296 André (G.). — Chimie agricole; chimie du sol 62 André (G.). — Sur les transformations que subissent les oranges au cours de la conservation n5 André (G.). — Sur la filtration des sucs végétaux 293 Annales des Falsifications et des Fraudes. — Les vins du Midi de la récolte 1921 (Enquête du Laboratoire central de la Répression des Fraudes) 3o3 Arpin (M.). — Farines et poudres diverses employées en boulangerie pour le fleurage 307 Aschan (0.). — Sur la distillation du bois sous pression réduite 3o5 Audebert (0.). — La crise des vins fins de la Gironde 3o8 Ayers (S. -H.) et Mudge (C.-S.). — La stérilisation des ustensiles de lai- terie à l'air chaud 200 Bahr (L.). — Sur les produits pour détruire les rats 287 Baker (J.-L.) et Everard (H.). — Les amylases des céréales : le seigle. . n3 Balland (A.). — Composition chimique et yaleur alimentaire des aliments de France et des colonies. Tables d'analyses ig3 B\udry (A.). — Epandage simultané en lignes parallèles et rappro- chées des graines de semences et des engrais chimiques 2S4 Baudry (A.). — L'épandage simultané en lignes des graines de semences et des engrais chimiques 371 Bauer (F.-C.) et Haas (A.-B.). — Effet des calcaires, du lessivage, de la forme du phosphate et de l'engrais azoté sur l'acidité de la plante et du sol, et leur relation avec le pouvoir assimilateur de la plante. . 379 Baume (G.). — Les résultats du concours du carburant national 3o4 Baur (E.) et Herzfeld (E.). — Sur le caillage du lait par la présure. . 299 V. B. — Les mémoires dont les titres sont composés en caractères gras ont paru in extenso, les autres sont résumés dans la partie bibliographique. '|l)'l WWI.tS DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pag s Bi vi M.j. — A j. l'une statistique laitière taa Bbauverii .1. . — Sur la période critique du !•!>'■ lW.inu. A. . - Dosage du glucose, du lévulose, du saccharose el de la dextrine dans un mélange 112 Bengkm I Récupération de l'alcool amylïque des résidus de ré - tion s i8i Bi kgkb A.). — L'industrie el les emplois des huiles <.l • ricin l'.i.nn.N L.i. — iLa bouche des insectes et leur adaptation Berthault (P.). — Sur l'épandage en 1 ï ^rm - - parallèles el rappro h des graines de semences el des engrais chimiques 34 I'.iiuin (A.). — Les l »« ■ i ~ coloniaux 1 ■'■ Bertrand I. Géologie appliquée el géologie régionale Bertrand (G.) el Mocragnatz. — [Sur la présence du cobalt et du nickel dans la terre arable 876 Bertrand G.) el M"" Rosi nblatt. — Sur la présence générale du niau- oèse dans le règne végétal ~>\ Bertrand G.) el M"" Rosenblatt. — Variations de la leneur en man- ganèse des feuilles avec l'âge 1 1 r> Bertrand (G.) el M""' Rosenblatt. — Sur la répartition du mangani dans l'organisme des plantes supérieures i84 Bertrand (G.) el M"" Rosenblatt. — Recherches -m les variations il la teneur en manganèse des feuilles avec l'âge \>\ Bertrand (G.) el Vladesco R.). — Sur la teneur en zinc des organes du lapin et de quelques vertébrés i N ~ Bettinger. — Les ions Biedbrmann \\ .). — Le constituant organique des amylases el la véri- table nature de l'autolyse de l'amidon 1 : - Blaringhbm !.. — amélioration delà culture des houblons français.! i"i Blaringheh (L.). — iRapporl fait à la Société d'cncouragemenl pou la culture des orges de brasseï i<' en France 071 !!:.i>on (W.i. — Méthode néphélométrique pian la détermination d> l'acide phosphorique el de ses composés contenus dans de petites quantités de Bang i x Bceui P.). - Cas de fécondation croisée spontanée ié tendre, T. vulgare Boname, — \i idw -n 1 1 . Composition el rendemenl à Maurice 180 Bonazzi (A.). — Rapport du carbone el de l'azote vis-à-vis du ferment nitrifiant Bonnet (E.). — action des sels solubles de plomb sur les plantes 11") BoNvonun (G.). — \a< allocations familiales el l'agriculture ii s Bordas F".). L'acide borique pour la conservation Bordas IV el Touplaw F.). - Degrés deniimétriques, définition el étude des méthodes de mesure 110 Borssai Xavier de). - Les prélèvements du lait, la formalité -u!.-'!;i- tielle du mélange 1 ..". Boum M. 1. — \ propos du calcul du mouillage dans les analyses de lait , ', B 1 i:i'iv \.i. — La cheimatobie, ses mœurs, -•■- ravages roo ■ mi M — Drainage des terres par auto-draineuses [7g Rretignieri I >). La pomme de terre, le topinambour Brioux 1 l»i»-.i iri- «le l'acide phosphorique et de la potasse dits « assimilables » dans les terre» arables n v « Les terres arides du pays de Caux (Etude mit l'em- ploi Comparé de la Chaux el des craies broyées pour la correc- tion de l'acidité , , TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 405 Pages. Bmoux (C). — Assimilabilité comparée du phosphate tricaîcique et des phosphates d'alumine et de fer o~ô Brunkow, Péterson et Fred. - — Influence de quelques facteurs sur la composition de la choucroute 3o6 Bruno (A.)- — Les sacs à superphosphate : leur protection contre la corrosion chimique 3o6 Bue. — Quelques mots sur la chaufferie 12G Caxals (E.). — Dosage du calcium et du magnésium dans quelques plantes de la région méditerranéenne i84 Caxals (E.). — Sur l'intervention du saccharose dans la liqueur cupro- alcaline 3;3 Carrieu (F.). — Recherches sur le pouvoir réducteur aldéhydique du lail iaa Cazeneuve (P.). — Sur plusieurs cas d'intoxication mortelle par l'ar- senic dans les milieux viticoles 3oS Chabot (G.). — Questions d'actualité et d'avenir en brasserie a5G Chabot (C). — Utilisation des coques de cocos pour la dessiccation du coprah io5 Chalot (C). — Principales exportations des colonies françaises en 1919. io5 Chalot (C). — Les « mauvaises odeurs » de la vanille 107 Chaloï (C). — Sur l'amélioration de la cannelle de Madagascar 107 Chalot (C) et >M lle iBonny (R.). — La papaye 107 Chaston (C). — Les microorganismes et quelques-uns de leurs emplois industriels 112 Chemin (E.). — Action corrosive des racines sur le marbre 114 Chemins de fer P.-L.-M. — Calendrier des époques d'arrivages des fruits et légumes aux Halles centrales de Paris ' 101 Chevallier (J.). — Rapport sur la réglementation du commerce des fromages, beurres, œufs a5o Claudain (P.). — Un nouveau débouché pour l'alcool du vin 3o/i Clayson, Norris et Schryver. — Substances pectiques des plantes.... iS5 Colin (H.). — Tables pour le dosage du saccharose par double polari- sation avant et après inversion diastasique 1S2 Colin (H.) et iM lle Chaudun. — Sur la loi d'action de la sucrase : vitesse d'hydrolyse et réaction du milieu n4 Collaùd (M.-B.). — L'élevage de la chèvre en Suisse 287 Commission d'utilisation du Combustible. — Travaux de la Commis- sion ?5a Condit (I.-T.). — The kaki or Oriental Persismnon r iQ Coxgdon et Ingersoll. — Influence du glucose sur la dialyse du saccha- rose à travers une membrane de parchemin, possibilité de séparer le glucose du saccharose par dialyse iS3 Copaux (H.). — Procédé rapide pour doser l'acide phosphorique. . . . 110 Coppetti. — Dosage de l'acide sulfureux 110 Couanon (G.). — Les vins et eaux-de-vie de vin de France 07 Couturier (G.). — Cours d'hydraulique, drainage et irrigations 62 Couturier (A.). — Sur différents engrais potassiques 3o5 Crépin (J.). — Rôle de la chèvre au point de vue économique et social. . 287 Cribier (J.). — Sur la recherche de l'arsenic disséminé dans les médi- caments chimiques (jj Curie (M lle L). — Eleetroscope pour ia mesure de la radioactivité des engrais 2 5 7 Dabat (L.). — Le service des avertissements agricoles au Ministère de l'Agriculture ng Daiilberg et. Garner. — L'épreuve à l'alcool comme moyen de déter- miner la qualité du lait à la condensation 3oo 400 INHALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE I' l-l 'S Decarrikre (E.). — Sur le rôle des impuretés gazeuses dans l'oxydation catarytique du gaz ammoniac. Influence de l'hydrogène phosphore. . Degi CDl C. el Baud (P.). — In DOUTeau procédé de fabrication indus- trielle de la baryte pour le traitement des mélasses es sucrerie i > i i \in\n iK.). — Fabrication de sucre et d'alcool d'agave : procédé d'électrisation el de clarification du jus Delehahhe. — Sur l'installation des appareils analyseurs continus de g .1/ carbonique i l'i tcoLON \.'). — Sur les éléments accessoires des scories de déphospho- ration Demolon V). — Détermination de la concentration en H + ions par la méthode colorimétriqne (application à l'étude de la réaction des sols) In pardon m. — Remarques pratiques sur le dosage de la potasse dans les syhiiiites i SJBE8 (P.). — Variations des finies et dos condensations occultes d'après l'altitude - 1 1 - Ih.m -oi iis-1)i-:saciu->. — Utilisation des puisards dans le drainage.... i s> Dibneri F.) et ErniLi-ARn (P.). — Existe-t-il des organismes suscep- tibles de reviviscence dans les roches après stérilisation par la chaleur. Dbsnert. — De- puisards absorbants pour l'absorption des eaux d< drainage i 8g Drugé (F.). — Deux petites recherches Bur le lait 200 l>M(.i\ \.i. — Le Haut-Beaujolais vitâcole après-guerre 101 |)i prenoi .1.). — (La sélection des blé* résistant aux rouilles 10." Dumont .1.1. — Fabrication de produits alimentaires à base de topi- nambours el autres piaule- inulifères 3o Earp-Tbomas (jG.-H.). — La tourbe comme milieu pour les bactéries., agi Effront (.T.). — Sur les propriétés distinctives des amylases des diffé- rentes provenances n3 Effront (J.). — iLa dénaturation de l'alcool au double point de vue du fisc et de l'alcoolisme a54 Effront (J.). — Influence de la filtration sur les amylases Ij.i.i.ii W.i. — Les acides humiques artificiels el tes acides humiques naturels 116 I 1 1 i:r (W.). — La synthèse des acide- humiques ago Enfbb V.). — 'Coin nient on aménage les couches à primeurs r8fl I N'.kls (0.). — Sur la composition chimique el la valeur comme four- rage des feuille- et de- menue- branches d'un certain nombre d'arbres 1 différentes périodes de la végétation 1 ■ni. — Rapport -m le fonctionnement du «service des mine* en rgao, à Madagascar ir>f> l les M). — Les dommages causés aux cultures par les usines d'élec- trochimie 60 1 \im.i M.- Les rins de la récolte tgai en Loir-et-Cher 3o6 Fbrnbacb \. . 1 1 maïs en brasserie Fbrnbacb (A.). — Quelques observations sur le refroidissemenl du moût -i'M 11 el Scbobn. L'acide pyruvique dan- la fermentation alcoo- lique , 'i mu': I.. 1. — Influence de la rétrogradation «le l'acide mallqne - 11 r la Composition des >in* blancs Fi 1 ■. h T. 1 !.. i. — Le dépiquage des \ in- ROUILLAT. Prh de I ( \ i.flt de l 'hectolitre dm- un domaine rno) n de l'Héraull 3o3 TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 407 Pages. Fichte (F.) et Schaffner (E.). — Sur l'élimination du soufre des cendres de pyrite 125 Fontes (G.) et Thivolle (L.). — Méthode de microdosage manganimé- trique du lactose. Application au lait 181 Forbes (R.-H.). — Moki lima béans 180 Frenkel. — Acide carbonique comme engrais 101 Froidevaux (J.). — Sur le dosage de l'azote ammoniacal dans les ma- tières organiques azotées et particulièrement dans les matières pro- téiques et leurs produits du dédoublement 182 Funk et Dubin. — iLes besoins en vitamines de quelques levures et bactéries 29S Gadais (L.). — Dosage du soufre dans les pyrites 110 Galtié (L.). 1 — Aménagement et mise en valeur des terrains maréca- geux de la côte est de Madagascar 110 Gattefossé (J.). - — 'Les végétaux aromatiques à Madagascar 107 Gen-Itsu-Kita. — Influence des sels de calcium sur l'enzyme liquéfiant et provenant de l'aspergillus orysae 297 Gervais (P.) et Gouy (P.). — L'exportation des vins 61 Giaja (J.). — La zymase et la fermentation alcoolique 112 Giral Pereira (J.). — Nouveaux nitrates organiques insolubles 375 Girard (C.). — Les engrais, emploi raisonné et lucratif 191 Gorini. — Mutation de ferments lactiques par divergences individuelles. ia4 Greaves (J.-E.) et Hirst (C.-T.). — Les solutions aqueuses de sol 291 Greaves (J.-E.). — Influence des sels sur la fixation de l'azote dan* le sol 078 Haynes (D.). — Action des sels et des non électrolytes sur des solutions tampon et des électrolytes amphotères et la relation de ces effets avec la perméabilité de la cellule 180 Heim (F.), Cbolard (A.), Maheu (J,),, Matrod (L.), Moreau (F.), Lefè- vre (L.). — 1 Etudes sur les plantes et matières premières coloniales propres à la fabrication du papier 19 1 Héron (H.). — Quelques notes sur la détérioration du houblon pen- dant sa conservation 2 55 Hinard (G.). — Examen chimique des conserves de poissons 3o7 Hitier (H.). — L'état des blés en terre 286 Hommel (R.). — La fièvre aphteuse en Alsace-Lorraine de 1918 à 1921. . 1S7 Hoop (L. de). — Conceptions nouvelles concernant la constitution des hydrates de carbone 370 Hopkins (R.-H.). — Les ions hydrogène dans la bière et le brassage.. 121 Hort. — Pour conserver les fruits 126 Houard (A.). — Sur 1' « irvingia gabonensis H Rn. » au Dahomey io4 Houillier. — Observations sur la transpiration végétale et son influence sur l'alimentation des nappes et des courants souterrains.. 102 Hoyberg (H.-iM.). — Méthode de dosage de la matière grasse du lait ou de la crème 3oi Husson et Maheu. — Graine comestible d'antaka de Madagascar 179 Hutinel (TF). — Sur le traitement des fruits, particulièrement les poires d'hiver par un dérivé de la quinoléinc 189 Hunziker (O.-F.). — L'overrun 3oo Jagerschmidt (J.). — Note sur le sapin de Douglas 188 Janke (A.). — Les progrès récents réalisés en vinaigrerie 125 .Tarry (M.). — Abatage mécanique du bois 187 Javillier (M.). — Les réactifs biologiques en chimie n3 Joffe (J.-iS.). — La concentration en H + ions des sols dans ses rapports avec leur besoin en chaux 2g3 '(ils \\\\ll> l»l LA SCIENCE AGRONOMIQUE f..'j S. Johnson II.-W.i. — Relation entre la concentration en i'>n~ hydrogène des sols cl leur besoin en chaux >~7 Jonas K. -<..). — Lc< substances humiques naturelles <•! artificielles.. 290 ,in\i~ el d\ Bois. Conservation des oeufs par le Bavon d'alnmine.. Jones H.-W.). — Distribution du fer organique dans les tissus végé- taux el animaux 55 Jones I..-II.1 el Suivi. J.-.WL). — Influence du fer sous forme de pho*- phate ferrique el de sulfate ferreux sur la croissance «In blé en solu- tion nutritive 1 v ~ Jonbsi 1 el \ vbcolii 1. - Nouvelle méthode pour le dosage rolumétrique dc< sucres réducteurs 54 ii h i \ju> .1. ). ■ — L'huile de colza d'hiver Julien M. 1. — L'installation pratique de la motoculture électrique '•• Jumelle II.). — L' « Hazomalana » de l'ouest de Madagascar io4 Karreb el Naegli. — La constitution de l'amidon el du glycogène. ... 53 Km.kii', cl Naegli. — Sur la constitution de l'amidon de pomme de terre 53 Kellei \.-l\ . — Les plantes caractéristiques i!' 1 - types de boIs Kempi \. . — Transformation du nitrate aramoniaco-potassique dans le c ol 1 1 '3 Kisabi ro Shibuya. — Les sols .'1 latérite de l'île Formosc 38i Kling (A.'i el M. et M"" Lassii 1 r. — appareil pour la détermination de la concentration d'une solution en ions hydrogène : application ;'i la recherche des acides minéraux dans le vinaigre lia Kling el Lassieur. — \ [»j ih r«i I pour lii détermination de la concen- tration d'une solution en ions hydrogène i "i il (C). — Le fût à bière 55 Kopatscheck. — Procédé d'analyse quantitative pour déceler les laits mouillée <'t pathologiques Kufferatb el Van Laer. — Etudes sur les levures du lambic. Leur action chimique 3ur les milieux de culture Lambert (E. el M.). — Statistique des engrais el produits chimiques destinés à l'agriculture 384 Lamberi (F.). — Instructions pour le nettoyage el la désinfection des magnaneries, de leur matériel el de leurs dépendances Lamont-Van-Hecke. — La brebis laitière des Flandres w i> M. . - Pèse-œufs apériodique des Vaub de Cernay 187 Larui P.). la Plaine Niortaise eub \.). — Electrotimétrie I \ Toub C** Imbaii de). — I.;i situation forestière actuelle >^ v Laxa 0.). — Le< matières minérales dans le l;iii de femme l.i Bbj h'\ M" e ). — Sur la présence el le di - dans le phosphon lipoïdique total éthérosoluble de composés phosphores autres que les phosphatides n\iiiiir, A.). — Emploi de la paille pour la fabrication du papier blanc l.i Chatelieb \. . Les phosphates «lu Maroc Iimvii l'.i. — La synthèse de l'ammoniac '■* Oppau | Legendri I. . Rôle du lapin el autres animaux domestiques dans la défense contre les moustiques Lbpapi \ I ■ discontinuité el l'unité de la matière Lebage P. . v '"i- la détermination de la faculté germinative aulri 11 ■ <- 11 1 que par la germination des graines Lesoi rd F, Rajeunissement des pêchers en plein venl dans l'Isère. LÈVE*] .1. . Ii sécheresse en igai TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 4(j9 Pages. Lieng (A.-R.) et Nanji. — Action de l'ammoniaque sur les sucres réduc- teurs 3;3 Lieng (A.-R.) et Nanji. — Nouvelle méthode de préparation de l'acide gluconique 3"/» Lindet (L.). — Observations sur la seconde végétation des pommes de terre en 1921 179 Lindet (L.). — Machine à teiller le lin de M. Lesage 202 Lindet (L.). — L'outillage de l'industrie chimique, agricole et alimen- taire ï 28 Lipmann (J.). — Evolution et étal actuel de l'agriculture américaine.. 1S0 Lipmann (J.), Blair, (A.), Martin <\V.) et Beckwtth (C). — Le soufre bactérisé comme dissolvant des éléments minéraux utiles à la plante. . 186 Lipman (J.) et Jioffe (J.). — Influence de la réaction initiale sur l'oxydation du soufre et la formation de phosphates assimilables.. 1S7 Lipman (J.), Selman (A.), Waxsman et Joffe (J.). — Oxydation du soufre par les microorganismes du sol 292 Lode (A.). — Sur la limite de l'accumulation de sucre dans la betterave 280 Lotz (P.) et Frazer i(J.). — Les pressions osmotiques des solutions concentrées de sucre i83 Luers (H.). — Sur les malts obtenus par séjour intermittent du grain dans le gaz carbonique 206 Li ers (H.) et Wasmund (W.). — Mode d'action de Pamylase 296 Lyttleton Lyon (T.) et Bizzel (J.). — 2 e série d'expériences dan? des cases de végétation i85 Macalik iB.). — Le lait de bouc 299 Madagascar. — 'Note du Directeur des Travaux publies concernant le programme des grands travaux à entreprendre à Madagascar dans une période de quinze ans 109 Matsonneuve. — Sixième année d'expériences sur la culture de la pomme de terre au moyen de petits fragments 286 M\lfitana (G.) et Catoire (M.). — L'amylocellulose considérée comme composé d'acide silicique et d'amylose i83 Malfitana (G.) et Catoire (M.). — Amylocellulose*, amylopectines, amyloses 289 Malyezin (P.), Biyalland (C.) et Grandchamp (L,). — Sur une nouvelle préparation de l 'hydrosulfite formaldéhyde et d'un générateur éco- nomique d'acide hydrosulfureux 253 Mangin (L.). — iSur la reconstitution des châtaigneraies 188 Mannicii (C.) et Lenz (K.). — Sur une méthode polarimétrique de dosage de l'amidon en solution dans le chlorure de calcium 110 Maquenne (L.) et Cerighelli. — Sur la distribution du fer dans les \ égétaux 54 Maquenne (L.) et Cerighelli (R.). — Influence de la chaux sur le rendement des graines pendant la période germinative 2y4 Maquenne (L.). — Sur l'interversion du saccharose par la liqurur cupro-alcaline 370 Maqurnne (L.). — -Sur le dosage de très petites quantités de fer 54 Maquenne (L.) et Demoussy (E.). — Sur la respiration des feuilles dans le vide ou des atmosphères pauvres en oxygène Iî4 Maquenne (L.) et Demoussy (E.). • — Influence du calcium sur l'utilisa- tion des réserves pendant la germination des grains 290 Maquenne (L.) et Demoussy (E.). — Sur la végétation dans les milieux pauvres en oxygène 293 Martller (C.). — Sur une méthode de fractionnement des mélanges liquide* et son application à la préparation d'un carburant national.. 12.0 410 ANNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages. Marinoi \. i. — Dosage de l'eau dans les combustibles no Martin. — La culture du tabac à Madagascar 109 Martin (J.-B. 1. — IS-.ii- d'engrais azot<-- institués rn lndiv-et-Loire. . 286 M v 1 hiki' (L.). — Reprise île fermentation 121 M m iiieu (L.). — La filtration des \ bu 190 M mignon (C.) et Ir.r.iM cm es (M.). — Sur l.i transformation du gypse en sulfate d'ammoniaque 3o6 Matignon (C). — Rapport de la sous-commission des engrai- azotés., m I Matignon (C). — Réalisation économique de réactions oxydantes dans les usines d'acide nitrique synthétique: applications 3o6 Maugé* (L.). — Les appareils modernes destinés au contrôle de la com- bustion et de la \aporisation 126 Mmuain (C.)- — La variation de la vitesse du vent avec l'altitude.... 117 Mimiolesi (G.). — ■Vction de la pression rar la vitesse de l'hydrolyse par la pepsine, la trypsine et la diastase 1 13 Mercier (A.). — Echanges ruraux individuels 11g Mi i nier (G.). — Action d'acides minéraux sur les celluloses bruts; formation et destruction concomitantes de réducteurs. Utilisation de sous-produits de cette destruction a54 Mm bj< 1 (R.). — Dosage de la chaux dans les phosphates naturels.. MrèGE (E.). — Sur les blés durs marocains Miii.Mt (E.), — Nouvelles études sur la teneur des sols arable- en seU solubles Ministerj de l'Agriculture. — Création d'un Institut de Recher- ches Agronomiques 1 Mockeridge. — I ixisb -née ci nature de substances activant la croissance des [liantes dans les composts d'engrais organiques nG Molliahi) (M.). — Sur une nouvelle fermentation acide produite par la sterigmatocystie oigra Moreau (F.). — Etudes préliminaires à des travaux de sélection el d'amélioration du houblon m. !.. 1 el Vinet (E.). — L'effeuillage de la vigne 3oS Moritz E.). — Refroidissement et floculation 266 Mi Min L). — Recherches sur la conservation du lait frais par addi- tion de petites quantités d'eau oxygénée 3o2 Muttelbt (M.). — Recherche du jus de pommes dans les confitu a pur fruit n 296 Mi iimkt. — Recherche des matières grasses végétales dans les ma- tières grasses animales : essai à l'acétate de phytostérine après préci- pitation avec digitonine ht Mi MMi 1 Nouvelle méthode pour (a recherche de la graisse de coco dans le beurre >\<- vache m Ni'mi.c el l>i cron. Présence de la saccharophosphatase dans l'orga- nisme végétal et -"M action m."> Njémec •! l"i > bon. ■ v nr une méthode indicatrice permettant d'évaluer la vitalité de- Bemences par voie biochimique 179 Nbubbrg, I'immiihh el Sandberg. Nouveaux stimulants de la fei mentation alcoolique 1 1 Neubbrg el Sanobbrg. Sur les catalyseurs chimiquemenl définis de la fermentation alcoolique '-'96 Nbumann I'». . - Double décomposition entre le carbonate d'amn niaque et le gypse Nbwtok lî.j. — Etude comparée de variétés de blés d'hivei au point de vue spécial de leur résistance à l'hiver \iii.i\-im\ M Gallotannin 374 TABLE ALPHABÉTIQUE PAR NOMS D'AUTEURS 411 Pages* Nodon (A.). — Les ultraradiations émises par le soleil et leur action sur la terre i85 Noyés (H. -A.)- — La composition chimique des plantes; base d'évalua- tion de leur besoin en eau 29^ Orla-Jensen. — La maturation des fromages 120 Ototzky (P.)- — Les eaux souterraines et les agents météorologi- ques 39 Ouslow (H.). — Sur la nature des substances précipitées par le sulfate mercurique dans les solutions de caséinogène hydrolyse, avec appli- cation au dosage et à l'isolement du tryptophane 181 Panisset (L.). — La production du lait. Lait et colostrum 11S Panisset (L.). — La peste bovine 106 Panisset (L). — A propos du traitement des maladies à trypanosomes des bovid 's du Cameroun 108 Parry (E.-J.). — Dosage des aldéhydes et des cétones 375 Paven (E.). — L'organisation professionnelle agricole dans le plateau central 1 00 Perey (M Ue M.). — Les Protozoaires du sol 33,3 Petit (A.)- — Observations relatives à l'influence de l'émiettement et du tassement de la terre sur ses conditious d'humidité 170 Petit (A.). — Un cas de chlorose guéri par le calcaire 376 Petit (H.). — Sur la culture de la pomme de terre 17S Pichon-Vendeuil. — Sur les amino-acides du lait 12/i Pichot (0.)- ' — Le Brésil 102 Piédaixu (A.). — La destruction des charançons et autres parasites des grains et légumes secs 353 Piedallu (A.). — L'élevage du lapin et la préparation des fourrures à la portée de tous 61 Pieraerts (J.). ' — Le souchet comestible. Données botaniques, chi- miques, culturales et commerciales io3 Piet (J.H.). — Un fourrage « piège à mouches » à cultiver contre la maladie du sommeil • 287 Porcher (C). — Rapport sur la réglementation du commerce du lait.. 2^9 Porcher (C). — Quelques mots sur le lait de chèvre 299 Porcher (C.) et Tapernoux (A.). — Recherches sur la rétention lactée. Relations entre le lactose résorbé au niveau de la mamelle et le lactose urinaire n8 Porcher (C). — A propos des prélèvements du lait 120 Porcher (C.) et Vitotjx (E.). — A propos du paiement du lait « à la matière grasse » 120 Potuliet. — Comparaison des 'résultats dans le désucrage par la chaux, la baryte ou la strontiane 3o3 Pouriau (A.) et Ammann (L.). — La laiterie 3o9 Prescott (J.). — Observations sur le développement du maïs en Egypte. 10S Prescott (j.). — Le fumier de ferme, en Egypte 180 Pringsheim (H.) et Goldstein (K.). — Rapport entre les a et f3 polya- myloses et le contenu et la substance enveloppante du grain d'ami- don 370 Pringsheim (H.) et Persch (W.). — Produits méthylés et acétyléïdos polyamyloses ^1^ Rabaté (R.). — La destruction des mauvaises herbes 04 Raybaud (L.). — Essai d'acclimatation en Provence de graminées colo- niales 178 Raymond (E.). — Sur les acides gras de l'huile de colza 3o? Read (J.) et Ridgelle fR.-H.). — Sur l'emploi du facteur conventionné] de carbone dans l'évaluation de la matière organique du sol 877 ll2 WWI.KS DB LA SCIENCE AGRONOMIQUE l'agi s. Revue de Viticultubb. — autoclaves pour \in< mousseux lai Uni F.) et Hanzawa T. . - Méthode quantitative pour la détermina- tion de l.i péroxydase du lail 3oi lii, m i C.)i Bagbracb E.) et Cardoi H.). — L'accoutumance du fer- ment tactique aux poisons 297 Rigotabd (M.). — Composition de terres à canne à sucre des Antilles Françaises io4 RlGOTARB I..). — L'acacia Fa I nc-i.i na Wild. plante à tanin to4 R1G01 \i»i> M.). — Le bétail à la < ïuadeloupe 10O Rigotarb . M.i. — Les al. ri- dans les plantations de cacaoyers et caféi» rs do la Guadeloupe 107 Rigotard M.i. — Importance de la sélection du cacaoyer 108 Kipeai I. . I." « Hevea » en Bolivie 107 RivrÈm G. ci Pichard G.). — La stérilisation partielle du sol 290 RrviÈRi G.) el Picbard G.). — De la stérilisation partielle du sol au mo\cn de l'arséniate de soude 366 RevGBLMANH M. 1. — Les tra\au\ de la Iciinc .171 ISobinson iR.-IL) et Blllis ^D.-E.). — influence du carbonate de calcium de l'oxyde de calcium et du sulfate de calcium sur les élé- ments nutritifs solubles du sol dans les sols acides .71 Rollami I..). — Une mission agricole aux Pays-Ba* 177 Rose L-R.). — Inversion el dosage «lu sucre de «aune no RosENTiiAu.H. — Recherche el dosage de l'acide oxalique ^7"» Rothba. Avoine et fourrages mélasses comprimés 26S Roumanie. — Bulletin de l'Agriculture 384 R 1 ssi v. \ I. . — Etude des défauts el maladies des vins } ,\ Roux I. . \ u m 1 11. 1 . CarbiS II.' el t'en No< \iu>. — Résumé d'expé- rience sur la Cèvre aphteuse 117 Ruehli '.. . Les saveurs anormales du beurre aog Sagnebb II. . - Les moulins coopératifs en Suisse 298 Saiixard (E.). — Graines de betteraves à sucre i.v, Sauxard E.). - — Composition des betteraves sauvages 177 Saili Mm È.). — Bulletin technique el chimique du Syndical des Fabri- cants de sucre en France ;;^i Salmom l.s.i el HonTB E.). — Bouillies sulfo-calciques el caséinate de calcium comme fongicides Sammartino (U.). — Sur les vitamines Sborowski M. ci L). — Sur un nouvel accélérateur de la destruction de la matière organique dans le dosage de l'azote par la méthod Kjeldahl :; : j S< m'iimui (G.). — Détermination de l'hydratation du saccharose en solution aqueuse par la mesure des tensions de vapeurs Scbrtbaux. Nouvelles observations sur la deuxième végétation des pommes ■ terre en (931. Nécessité de préparer dès à présent les tubercules de semences 17s Schribaux. — Engrais potassiques Bur le 1 » I *'- en terres argileuses el argilo-calcaires B5 ScffRiBAux. Sur le blé Carlotta Strampelli Scbribaux. Betteraves fourragères sélectionnées d'origine danoise.. 17- Semicbon I. el l»ir\i/ni 1; . . — Influence du limonage des ven- danges sur la composition des vins Srmichom l Etude d'un système bancaire agricole el viticole.. 118 Semb bob I s mi la composition des vins de li( - el des lies >}•■ vin. . Sbbrmab el Caldwbxx. Influence de l'arginine, de l'histidine, ' l'amidon -.> ( )5 TABLE ALPHABÉTIQUE l'Ali .NOMS DAU1EUHS 413 Pages. Shehman cL Walker. — Influence de certains acides aminés sur la sac- chariiication diastasique de l'amidon 295 Sherman et YVayman. — 'L'action de certains antiseptiques sur l'activité des amylases 295 SrsLEY (P.). — Etat actuel de nos connaissances sur la constitution du tanin ia 4 Smith (C.-R.). — Osmose et gonllemeiit de la gélatine i83 Sorel. — Procédés spéciaux pour l'utilisation rationnelle des substances composant les grains pour l'obtention du maximum de produits utilisables pour l'alimentation et l'industrie, en ne dépassant pas dans les divers stades du travail la température de 05° 3oj Sorel. — Considérations générales sur la classification des produits par l'application actuelle des méthodes de rectification 3o3 Sorensen. — Sur l'albumine du blanc d'oeuf de la poule 53 Sourisseau. — Sur les poteaux supports des lignes électriques agricoles. 188 Stockbergeu (v\ .). — Drug planl under cultivation 5y Stoklasa (J.). — Influence du sélénium sur l'évolution végétale eu pré- sence ou eu l'absence de radioactivité i85 Stoklasa (J.). — (Influence du sélénium et du radium sur la germi- nation des grains ii)L> Stocklasa. — Le rôle de l'acide carbonique dégagé par les microorga- nismes dans l'amélioration des terres arables pour obtenir le meilleur rendement cultura] 290 Stoquer. — Influence de la température sur les propriétés absorbantes des sols 117 Suisse. - — Technique suisse des vins sans alcool 121 Supplée (G.-C). — Comparaison au point de vue nutritif des laits liquides et desséchés 55 Supplée et Bellis. — Teneur du lait et de sçs dérivés en acide citrique. 201 Thomas (A.) et Foster (S.)- — Les colloïdes des extraits tanniques végé- taux 307 Toubeau (M.). — Le 'régime légal du lait écrémé 122 Thillard (R.). — La culture du tabac de Sumatra au Cameroun.... 100 Trillat. — Emploi de l'aluminium dans les industries de fermenta- tion, brasseries, etc.; en laiterie, en fromagerie, etc 55 Truelli. — Réfutation des objections soulevées par le Syndicat général des cidres et fruits à cidre contre l'appellation d'origine « Calvados ». 307 Truffaut (G.) et Bezssonnof (N,). — iSur les variations d'énergie du clostridium Pastorianum comme fixateur d'azote 1 iG Ungerer. — Formation de couches dans les suspensions d'argile au cours de l'analyse physique du sol 077 Un'gerer. — Formation de couches dans les suspensions d'argile au cours de l'analyse physique du sol 290 Vanderhaegen (M me ). — OLa fermentation du moût de brasserie en cuves ouvertes et en cuves fermées 255 Van Gilmour (G.). — Recherche de la falsification du beurre au moyen du point de fusion des acides volatils insolubles 25o Van Laer (M. -H.). — 'Recherches sur le mode d'action des diastases hydrolysantes 295 Van Laer et Lomaers (R.). — Recherches sur l'influence des variations de l'acidité libre dans la germination de l'orge 256 Vayssière (P.). — Le « Ver rose » dans la capsule du coton io5 Veil (M lle G.). ■ — Relation entre l'indice de chlore et la teneur en azote de la terre végétale 289 Ventre (J.). — Tes utilisations possible* de la vendange en dehors de la production proprement dite de vin 120 414 WNALES DE LA SCIENCE AGRONOMIQUE Pages. Vilmorin (J. de). — Publications de M. Munerati sur la betterave à sucre i ~S ViNCBNT (V.). — Sur hi mesure de l'acidité des sols par les liqueurs alcalines 070 Voici) (J.). — Influence de l'humus sur la sensibilité de l'azotobacter chroococcum vis-à-\is du bore 076 Waksman (S. -A.) et Joffe (J.-S.). — Production d'acide par une nou- \ elle bactérie eulfoxydante ibo Wak-man (S. -A.) et Joffe (J.-S.). ■ — Oxydation microbienne du soufre. 186 Waksmam <>.-A.). — Etudes de diverses variétés d'actinomyces 298 Waksman (6.-A.) et Joffe (J.). — Etude chimique de l'oxydation mi- ( lobienne du soufre avec production d'acide sulfurique et transfor- mation des phosphates insolubles en composés solubles 291 Waksman (S.-A.) et Joffe (J.). — Miaroorganismee déterminant l'oxy- dation du soufre dans le sol : i° Introduction; 2 Thiobacillus thiooxi- dans, nouveau germe sulfoxydant isolé du sol 292 W arcollier et Le Moal. — Disparition progressive de l'acide sulfureux libre dans un jus de pommes conservé 252 Warden (I .-C). — Sur la nature de la fermentation alcoolique.... 297 Webber (H.-J.). — Sélection of stocks in Gitrus propagation 5o W elter (G.). — La microanalyse organique quantitative. Les méthodes de Pregl 1S1 Welzmuuler (F.). — Dégradation de différents amidons par I'amylase du lait de vaches 299 \\ 1 hy (G.). — L'Institut national agronomique 119 \\ BRI oi Wrangbix (M.). — Règles dans la nutrition des plantes en acide phos- phorique 3Si Zaepffel (E.). — L'amidon mobile el le géotropisme 55 Zeitschrift fub spiritus [ndustbtb. — Nouvelles sources d'alcool industriel utilisées en Allemagne pendant la guerre 254 Zenghelis <'..-D.). — Une nouvelle réaction de l'ammoniaque 110 Zoixa (D.). — La culture des arachides aux Etats-Unis 10S Zwickkeb .l.-J.-L.). — Contribution à la connaissance de la fécule.... i83 • I il I ■ . \ I S' I N \ ' ï- \ •.' -I \<-> New York Botanical Garden Librar 3 5185 00258 5436